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Qui sont les principaux empereurs de l’empire Incas ?

Qui sont les principaux empereurs de l’empire Incas ?

Chronologie de la dynastie Inca 

A l’origine, les Incas n’étaient qu’une tribu parmi tant d’autres, qui peuplait la vallée entre Pisac et Ollantaytambo, était en constante rivalité avec ses voisins, et qui guerroyait pour avoir le monopole de ces terres arables. Le fondateur de la dynastie serait Manco Inca, au XIII° siècle ; la légende veut que lui et sa femme, Mama Oclla, soient sortis des eaux du lac Titicaca, envoyés par le dieu majeur Viracocha afin de trouver le site qui verrait grandir une grande et puissante civilisation. En le trouvant, son bâton d’or s’enfoncerait de lui-même dans le sol. Et ce fut la naissance de Cusco.

Les historiens s’accordent à dire que les Incas était une tribu venue des rives du lac Titicaca, qui s’était installée dans la vallée sacrée. Les 7 premiers empereurs incas, jusqu’à Pachacutec, ne sont en réalité que des demi-vérités historiques, et ce que l’on sait d’eux reste assez flou. Pour des raisons de sûreté, la tribu inca s’était intégrée à une alliance militaire locale, dans une position d’abord subordonnée puis grandissante : les quatre Incas suivant Manco Inca montèrent en grade et prirent de l’importance dans les décisions militaires communes, jusqu’à une large domination sur les peuples voisins. Fils de Manco Inca, Sinchi Roca fut un chef relativement pacifique, promoteur de la technique agricole d’irrigation (ce qui permit une croissance démographique certaine) ; il mit en place le premier recensement de l’empire inca, et il établit quelques signes de noblesse, comme l’oreille percée, qui perdureraient pendant toute l’hégémonie inca. Lui succédant, son fils Lloque Yupanqui maintint également de bonnes relations diplomatiques avec les voisins et une paix relative. Puis, vint  Mayta Capac, trop jeune pour assumer le pouvoir au moment de la mort de son père ; il dut gérer des rébellions locales et quelques guerres contre les Ayamarcas, le grand rival local. Puis, à sa mort, Capac Yupanqui prit le pouvoir des mains de son cousin, l’Inca légitime, par la force, en l’assassinant, lui et ses 9 frères et sœurs ; il signa une alliance avec les Ayamarcas contre les Chancas, devenu un peuple vraiment dangereux. Enfin,  Inca Roca, qui avait pris la tête de l’alliance militaire après un coup d’état contre Capac Yupanqui, construit le palais Hatun Rumiyoc, soumet de plus en plus d’ethnies voisines, mais n’étend pas particulièrement le territoire de domination inca. 

Le court règne de Yahuar Huacac est marqué par son kidnapping quand il était petit ; il fut sur le point d’être exécuté, mais pleura du sang (ce qui serait peut être le signe d’une conjonctivite ?), et fut libéré. Son règne s’écourta, car il fut victime d’une rébellion d’un peuple « soumis ». Lui succédant, Viracocha Inca améliora les techniques agricoles et textiles, et malgré la menace Chanca, qui demandait la soumission inca, il maintint cette domination locale relative. Ceci, jusqu’à une bataille particulièrement féroce contre les Chancas, en 1438 ; Viracocha Inca abandonne les troupes et prend la fuite, mais son fils, Pachacutec, va reprendre les rênes de l’armée et mettre en déroute l’armée Chancas. Profitant de cette victoire inattendue, ce fin stratège militaire pousse la conquête à des régions de plus en plus éloignées, ne rencontrant à chaque fois que très peu de résistance. 
Pachacutec organise l’empire qu’il est en train de construire, le Tahuantinsuyu : il le divise en 4 suyus et nomme des proches à leur tête. Il commence à bâtir des voies de communication entre les différentes divisions administratives, érige des bâtiments pour améliorer l’agriculture (aqueducs, canaux d’irrigation, terrasses…), rénove et urbanise de façon organisée la ville de Cusco, afin qu’elle puisse faire face à l’augmentation de la population (« cité impériale ») : on lui doit par exemple les canaux d’évacuation d’eau et le grand Qoricancha. Il est le premier à se faire appeler « le fils du Soleil », et reste l’empereur le plus important de la dynastie inca. Il meurt d’une mort naturelle, à l’apogée de l’empire. 

Ses descendants continueront l’œuvre de leur prédécesseur, et en 100 ans se bâtit un empire incroyablement organisé et viable pour l’époque et la géographie difficile. Tupac Yupanqui fut un général militaire très brillant ; sous son règne, l’expansion territoriale atteint son niveau maximum. Il renforce l’administration du royaume et crée toute une élite administrative. Huayna Capac termine l’expansion vers le Nord jusqu'à l’Equateur, avant de mourir de maladie.

Après Huayna Capac, l’empire entre en crise profonde avec la guerre de succession entre Atahualpa (fils de la province de Quito, dont l’armée était particulièrement crainte) et son demi-frère Huascar (fils de la province de Cusco, héritier légitime désigné par son père). Avec cette lutte interne pour le pouvoir, les Espagnols arrivent, tendent une embuscade et exécutent Atahualpa, qui avait auparavant fait assassiner son frère. Les envahisseurs mettent en place un Inca fantoche, Manco Inca, demi-frère d’Atahualpa et de Huascar. Il abandonne Cusco aux Espagnols, mais revient avec  une armée bien mieux préparée et fait le siège de Cusco. 8 mois plus tard, c’est un échec, il est repoussé de Cusco à Ollantaytambo, et d’Ollantaytambo à la couverture épaisse et protectrice de la jungle. Les derniers héritiers de la lignée royale inca vécurent encore quelques années, protégés dans la citadelle de Vilcabamba, et surnommés les Rois de Vilcabamba : à Manco Inca, assassiné par un conquistador espagnol, a succédé son fils Sayri Tupac. Celui-ci, après de longues négociations avec les Espagnols, part de Vilcabamba et se convertit au christianisme contre des terres et des propriétés dans la vallée sacrée. Frère de Sayri Tupac, Titu Kusi Yupanqui devient le nouveau chef suprême de ce qu’il reste de l’empire inca : de caractère très belliqueux, il conquière des terres alentours et s’enrichit. Les Espagnols, gênés par cette puissance renaissante, passent un traité de capitulation volontaire et le font baptiser. Finalement, Tupac Amaru, frère de Sayri Tupac, est le dernier des Rois de Vilcabamba. Plus rebelle que ses frères, il tue plusieurs ambassadeurs des Espagnols en signe de non-soumission. Ces derniers attaquent Vilcabamba et détruisent tout. Ils vont jusqu’à assassiner jusqu’à la 4e génération de proches de l’Inca pour éviter la transmission du pouvoir.

Deux cents ans plus tard, en 1781, un individu qui s’auto-dénommait Tupac Amaru II, se disant dernier héritier de la lignée royale des Incas, tenta de mener une rébellion contre l’ordre colonial; il fut attrapé et écartelé sur la Place d’Armes de Cusco, afin de briser toute future tentative de rébellion.

Aujourd’hui, des rumeurs courent sur l’existence d’une famille descendante de la lignée royale des Incas, cachée et discrète, mais cela relève encore de la rumeur pure… Encore un mystère que le Pérou n’a pas encore dévoilé !