Explorateur de nature

Trésors Incas

10 jours / 9 nuits    difficulté: 1/3

Trésors Incas

10 jours / 9 nuits      difficulté: 1/3


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Jour 1 Arrivée à Lima

Arrivée à LimaArrivée de votre vol international.

Notes:
Si vous prévoyez une arrivée matinale, il sera nécessaire de réserver une chambre pour la nuit antérieure afin de profiter de celle-ci dès votre arrivée. Dans le cas contraire l’hôtel mettra à votre disposition les parties communes jusqu’à la disponibilité de votre chambre, vers 14h.

Jour 2 Lima et vol vers Arequipa - Visite complète de la ville

Lima et vol vers Arequipa - Visite complète de la villeTransfert à l'aéroport international de Lima accompagné par votre guide francophone (selon votre horaire de vol). Vol vers Arequipa (1h25 de vol environ).Cette journée est consacrée à la visite de la deuxième ville du pays, située au pied d’une impressionnante chaîne de volcans tutélaires, dont le Misti, qui culminent à plus de 5800 mètres au-dessus du niveau de la mer. Avec un ensoleillement exceptionnel et une gastronomie parmi les plus riches du Pérou, il est très plaisant de découvrir les trésors architecturaux et naturels de « la ville blanche », notamment à travers les étroites ruelles coloniales du centre-ville. C'est aussi la ville d’origine du célèbre écrivain Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature 2010.   Vous débuterez la visite de la ville par la Place des Armes, bordée d’arcades, dont tous les bâtiments qui l’entourent sont construits en Tuf de lave, ici appelé Sillar. Cette particularité architecturale a donné à la ville le surnom de « ville blanche ». Vous apprécierez la charmante Cathédrale, construite en sillar, endommagée par le tremblement de terre de 2001.La découverte de la ville se poursuivra par la visite du Couvent de Santa Catalina, construit au XVIème siècle, véritable ville religieuse aux couleurs vives et  aujourd’hui totalement intégrée dans le tissu urbain d’Arequipa. Le monastère couvre une surface de 20 000 m2, qui hébergeât, jusqu’en 1970, près de 500 religieuses qui vivaient coupées du monde extérieur. Aujourd’hui ouvert au public, les religieuses n’en occupent qu’une petite partie respectant encore la vie de cloitre. Visite du musée Sanctuario Andino. Ce musée est entièrement dédié à la découverte de la momie appelée « Princesse Juanita », la princesse des glaces. Le musée est composé des objets funéraires et rituels qui l’entouraient, et à la fin, comme une récompense, trônent les deux momies des jeunes filles sacrifiées.Nuit à Arequipa.

Notes:
A ce jour le vol utilisé est le vol de TACA - Départ 05h30. Selon disponibilité, vol à 19h20 sans modification tarifaire. Pour de meilleurs horaires, possibilité de vol avec LAN PERU (avec supplément tarifaire). 

Jour 3 Visite des alentours d’Arequipa / Puno

Visite des alentours d’Arequipa / Puno Nous partirons depuis notre hôtel en minibus privé vers la campagne environnant Arequipa.Nous y visiterons dans un premier temps le moulin de Sabandia, construit en 1785, où les domaines des alentours venaient faire moudre le blé.Comme de nombreux bâtiments d’Arequipa il est construit en pierres de sillar et reflète l’architecture locale.Départ à cheval pour une balade d’une heure environ, en passant par les terrasses andines où actuellement on cultive la pomme de terre, le maïs, l’oignon… Nous pourrons y respirer l’air frais de la campagne arequipenienne. Vues imprenable sur les volcans Chachani, Misti, et Picchu Picchu. Passage au mirador des croix et retour au ranch.Déjeuner libre à Arequipa.Transfert vers Puno en minibus (6 heures de routes environ avec chauffeur hispanophone uniquement). Continuation vers votre hôtel.

Jour 4 Visite de Taquile sur le lac Titicaca

Visite de Taquile sur le lac Titicaca Transfert vers le port de Puno.Départ en bateau depuis le port de Puno. Nous débuterons la découverte du lac Titicaca avec la visite de l’archipel des Îles Uros, constituée d’une quarantaine d’îles faites d’un socle de plantes aquatiques tressées, et renforcées avec des roseaux du Lac, la « totora ». Cette première étape de l’excursion vous permettra d’aller à la rencontre de la communauté qui habite sur les différentes îles : ce sont plusieurs familles qui vivent principalement de pêche et du tourisme. Puis nous aurons l’occasion de découvrir les coutumes et traditions des habitants de l’île de Taquile, possédant une tradition textile de haute qualité. Le costume typique de l’île, reflétant état civil et fonction est également une particularité que les habitants seront fiers de nous faire partager.  Les femmes portent par exemple des couleurs vives lorsqu’elles sont célibataires et des couleurs obscures lorsqu’elles sont mariées. Les hommes quant à eux portent des bonnets rouge et blanc lorsqu’ils sont célibataires et rouge lorsqu’ils sont mariés L’île est administrée de façon communautaire, et nous pourrons acheter cet artisanat particulier dans les magasins gérés par les habitants. Plusieurs vestiges archéologiques pré inca et incas présents sur l’île témoignent de la présence de plusieurs brillantes civilisations, où le Lac occupait une place prépondérante dans les rites et offrandes. L’activité agricole et d’élevage est également importante sur l’île, qui s’est récemment ouverte au tourisme.Transfert depuis le port de Puno.

Jour 5 Traversée de l’Altiplano avec le train des Andes

Traversée de l’Altiplano avec le train des AndesTransfert à la gare de Puno accompagné par votre guide.  Début de ce voyage en train depuis Puno.Ce sensationnel voyage en train commence par la jolie ville de Puno sur les rives du lac Titicaca avant de gagner la ville historique de Cusco. Sur le parcours, le train monte depuis Puno en zig zag, vers des altitudes plus élevées et plus fraîches. La première partie du trajet donne sur les phénoménales montagnes andines, qui surplombent les vallées profondes de la rivière sinueuse d’Huatanay. Il traverse ensuite les plaines ondoyantes des Andes, où l’on peut apercevoir vigognes et alpacas. Si vous voyagez à bord de l’Andean Explorer, la voiture panoramique et ses parois vitrées vous permettront d’admirer pleinement le merveilleux paysage. Une pause touristique a lieu à La Raya, le site le plus élevé de l’itinéraire. Repas gastronomique compris à bord. Durée : 10 heures

Notes:
Le train Andean Explorer (1ère classe) est disponible tous les lundis, mercredis et samedis, les vendredis également d’avril à octobre. Si vous voyagez à d’autres dates, nous pouvons vous proposer un trajet en avion entre Juliaca et Cusco. Nous consulter.

Jour 6 Cusco et ses environs

Cusco et ses environsVous voici enfin à Cusco, le nombril du monde pour les quechuas. La capitale de l’Empire Inca, classée au patrimoine de l’humanité, a su conserver son centre-ville historique aux rues pavées et ses murs de pierres parfaitement taillées.Au cours de la journée vous effectuerez une visite de la célèbre cité impériale avec notamment la Place d’Armes. Témoignage de la maîtrise architecturale des Incas vous aurez l’occasion de découvrir la pierre aux 12 angles, construction inca où les pierres sont parfaitement imbriquées, ce qui soulève nombres d’interrogations. Visite de l’impressionnante cathédrale coloniale, dont la construction commença en 1559 et qui dura près de cent ans. Juxtaposée aux églises del Triunfo ainsi que celle de Jesús Maria, elle forme un ensemble architectural chargé d’histoire.Direction le temple de l’Or, ou « Coricancha » en quechua ; vous y découvrirez les fondations du monastère de Santo Domingo ainsi que de l’église coloniale.Vous aurez également l’occasion de découvrir le marché principal de la ville, San Pedro, toujours en effervescence. Il s’agit du marché le plus important de la ville, et vous pouvez y trouver fruits, légumes, épices, fleurs ; l’occasion idéale de s’imprégner de l’atmosphère locale ! La découverte de toutes les épices et fruits exotiques fera le délice des petits et des grands.  Découverte des principaux sites archéologiques autour de Cusco avec la forteresse de Saqsayhuaman, site destiné à protéger la ville.Nous visiterons également les bains cérémoniels de Tambomachay, voués au culte de l’eau et aux dieux, la forteresse de Puka Pukara  ainsi que le site cérémoniel de Q’enko.          Dîner libre à Cusco.

Jour 7 Visite de la vallée sacrée des Incas et nuit à Aguas Calientes

Visite de la vallée sacrée des Incas  et nuit à Aguas CalientesVisite du site de Moray, formé de terrasses circulaires concentriques. Elles auraient probablement servi de laboratoire agricole : les populations locales y reproduisaient (artificiellement) différents climats afin d’évaluer les capacités de production de la zone. Nous poursuivrons la découverte de la vallée sacrée des Incas avec la visite des salines de Maras, fabuleux contraste au cœur de la vallée. Les salines sont constituées de plus de trois cents terrasses à flanc de montagne ; le sel y est extrait grâce à un approvisionnement en eau salée des bassins, où l’eau s’évapore et laisse une fine couche de sel solidifiée, endurcie par le soleil. Nous y ferons une petite balade et découvrirons le mécanisme d’extraction du sel. Déjeuner libre à Urubamba.Visite de la forteresse d'Ollantaytambo. La situation géographique stratégique de ce dernier bastion inca leur permit de résister aux Espagnols ; les restes de la forteresse témoignent des affrontements qui eurent lieu à la suite de la perte de Cusco aux mains des conquistadors. Lieu d’autant plus chargé d’histoire, qu’il faut remarquer que le village a très peu changé depuis l’époque inca. Les murs de pierre taillée, l’organisation du village ainsi que l’architecture des maisons et des bâtiments demeurent sensiblement identiques. Trajet en train 1er classe vers Aguas Calientes.

Notes:
Horaires de train aller: 13h27 ou 10h32  (Perú Rail) selon disponibilités (autre horaires et services sur demande)

Jour 8 Machu Picchu

Machu PicchuNous prendrons le bus pour nous diriger vers le site. Retour en bus vers Aguas Calientes.Trajet en train 1er classe vers Ollantaytambo.Transfert depuis la gare d'Ollantaytambo vers Cusco.

Notes:
Horaires de train retour: 15h48 ou 18h10 (Perú Rail) selon disponibilités (autre horaires et services sur demande)

Jour 9 Pisac

PisacDépart en direction du village de Pisac. Sur la route, visite d’un élevage de lamas et d'alpagas, célèbres camélidés sud-américains. Il sera possible d'observer le processus complet du tissage de cette laine très recherchée, à la fois fine, légère, et très agréable au toucher.Visite du site Incas de Pisac.Situées sur une crête qui surplombe la vallée de l’Urubamba, cette forteresse permettait de contrôler les allers et venues sur la rive droite du río Vilcanota. Les Incas y avaient installé un centre administratif de taille importante, qui régissait toute la province. Celui-ci se compose d’un observatoire solaire ou Intihuatana, d’une zone sacrée dédiée aux cultes des divinités andines, d’un espace agricole constitué de terrasses ainsi qu’une zone réservée aux logements des habitants. Possibilité, pour ceux qui le souhaite (et si le temps le permet), de descendre à pied vers le village de Pisaq, depuis l'Intihuatana (1h30 de marche environ).Déjeuner libre dans la vallée.Continuation vers le village de Pisac. Un temps libre sur le marché artisanal permettra de découvrir tout l’artisanat andin : ponchos, textiles d’alpaca et de mouton, bijoux, antiquités, peintures et de nombreux autres articles de qualité. Vous trouverez également des artistes vendant ici leurs productions.Après-midi libre à Cusco

Notes:
Le marché a lieu tous les jours.

Jour 10 Cusco / Lima

Cusco / LimaDépart depuis votre hôtel à l’aéroport de Cusco accompagné par votre guide (aide aux formalités d’embarquement). Nous nous envolerons vers Lima en survolant la majestueuse Cordillère des Andes et ses innombrables sommets enneigés. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Place des armes

Arequipa compte, comme toutes les autres villes péruviennes, une magnifique place  centrale. Elle est faite entièrement de la pierre blanche avec laquelle on a construit une bonne partie de la ville, le sillar : c’est ce qui lui vaut le surnom de la Ville Blanche. Tout autour, des arcades surplombées de balcons à colonnades en bois sculpté, abritant des cafés chics. Sur la place, les palmiers sont l’habitat naturel de nombreux pigeons, et au centre, une fontaine métallique peinte en vert. Dans ce cadre reposant et rafraichissant, la vue sur le Misti est à couper le souffle. 

Cathédrale d'Arequipa

Détruite régulièrement par des tremblements de terre, elle a presque toujours été restaurée en fonction du style d’origine. Son impressionnante façade de sillar brut domine toute une partie de la Plaza de Armas, ainsi que deux hautes tours blanches. Les immenses portes en bois valent le détour à elles seules. L’intérieur étant assez moyen, son intérêt principal réside surtout dans l’incroyable façade, immensément blanche. Petite curiosité, c’est l’une des rares églises autorisée à hisser le drapeau du Vatican.

Monasterio de Santa Catalina

C’est un des édifices religieux les plus impressionnants de tout le pays : il apparait même sur les nouvelles pièces d’un sol. Avec ses 20 000m², cette citadelle est comme une ville au cœur de la ville : ses rues étroites, ses toutes petites places, ses cages d’escalier discrètes… On visite tout, tout,  tout, jusqu’aux cuisines et aux chambres-cellules. La pierre blanche, crème voire ocre de ses murs contrastent avec les fleurs aux couleurs vives des patios. Certaines religieuses ayant fait un vœu de retrait total de la société y vivent encore.  Le monastère abrite un petit musée archéologique, ainsi que quelques toiles d’art religieux de l’école de Cusco. C’est sans aucun doute l’un des arrêts inévitables et l’une des plus grandes merveilles de la ville d’Arequipa (qui n’en manque pourtant pas).

Horaires d'ouverture:
De 9.00 à 17.00
Le mardi et le jeudi de 08.00 à 20.00 


Musée Sanctuarios Andinos

Ce musée est entièrement dédié à la découverte de la momie appelée « Princesa Juanita », la princesse des glaces. En 1995, une expédition découvrit le corps de cette jeune princesse inca de 13 ou 14 ans, sacrifiée sur le glacier Nevado Ampato il y a 500 ans, en compagnie d’une autre enfant, également sacrifiée. Les riches vêtements ainsi que la multitude d’objets rituels dont elles sont couvertes témoignent de leur rang social ainsi que du but de leur mort, probablement pour calmer la colère des dieux. Emprisonnée par les glaces, son cadavre a été conservé de façon absolument exceptionnelle, des cheveux jusqu’aux ongles des pieds ; il n’a été mis au jour que par l’éruption d’un volcan voisin qui a fait fondre son tombeau de glace. Le musée est composé des objets funéraires et rituels qui l’entouraient, et à la fin, comme une récompense, trônent les deux momies des jeunes filles sacrifiées. Un must-do. 

Moulin de Sabandia

Dans un quartier en pleine campagne situé a 9km de la ville, le moulin à eau de Sabandia, construit en 1622, fut abandonné puis restauré pour le plus grand plaisir des visiteurs. Aujourd’hui, il ne sert qu’à la démonstration de son utilisation traditionnelle, au milieu d’un parc de saules pleureurs. Des promenades à cheval et des picnics sont possibles, et très agréables, étant donné la magnifique vue sur le mont Misti. 

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Place des armes de Cusco

Comme toute ville latino-américaine, le cœur de la ville bat sur sa Place d’Armes. A Cusco, c’est véritablement le centre historique, car avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui, c’était un centre cérémoniel, social, agricole majeur qui s’étendait sur plus de 4000m². C’est de là que partait les quatre grandes routes cardinales qui formaient les quatre grandes provinces de l’empire inca. Aujourd’hui, c’est un ravissant parterre fleuri, avec en son centre une fontaine surmontée de la statue de l’Inca Pachacutec, le fondateur de la grandeur inca. Tout autour, des bancs en fer où il fait bon s’assoir un moment au soleil, profitant de la vue. De part et d’autre, la Plaza de Armas est bordée par la cathédrale, l’église de la Compagnie de Jésus, ainsi que des maisons coloniales aux balcons en bois sculptés, un délice pour les yeux. Sur ces balcons, quelques cafés où se reposent les voyageurs en partance pour le Machu Picchu; des discothèques, aussi, qui s’animent le soir et donne un autre visage à la Plaza de Armas, celui de la fête jusqu’au bout de la nuit.

pierre aux 12 angles et les murs incas et la

Dans tout le centre ville de Cusco, les fondations de la plupart des maisons sont d’origine inca. Ces murs, formés de pierres de très grande taille, encastrées les unes dans les autres de façon remarquable, sont souvent agrémentés de sculptures comme des corps ou têtes de serpent, ou encore des protubérances qui sortent des pierres. L’exemple le plus beau et le mieux conservé se trouve dans la rue Hatunrumiyoc, un peu à l’arrière de la cathédrale : c’est la fameuse pierre aux douze angles. Elle est parfaitement intégrée à toutes les autres pierres qui l’entourent, sans laisser ni un centimètre de vide : cette technique architecturale est vraiment très impressionnante. 

Cathédrale de Cusco

Les colons espagnols firent construire ce gigantesque édifice en 1559 sur les vestiges du palais de l’Inca Viracocha, le dernier empereur inca, en signe de domination pure et simple de la nouvelle civilisation sur l’ancienne. Du haut de ses marches, surélevée, la cathédrale de Cusco et ses deux tours semblent trôner sur la Plaza de Armas. En réalité, ce sont trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite, l’église du Triomphe et l’église de Jésus Marie. L’intérieur est surchargé de détails, de petites chapelles adjacentes, d’or et d’argent, de sculptures (dont certaines d’artistes célèbres), de tableaux (plus de 400 !), très représentatifs de l’école cusquénienne… Mais le syncrétisme est omniprésent, avec ce mélange incessant de symboles andins avec des signes de la religion catholique classique. Lors des fêtes religieuses, la cathédrale se pare de ses habits de fêtes, et donne une certaine légèreté à cet édifice autrement lourd d’histoire et détails. Pour la petite histoire, on dit qu’un tunnel relierait la cathédrale avec le site de Sacsayhuaman…

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Marché de San Pedro

Le grand marché central de Cusco se tient dans un immense hangar en fer, en face de l’église San Pedro. On y trouve de tout : dans la partie haute, des objets et tissus d’artisanat, ensuite la section jus, puis viande, fromage, légumes, fleurs, objets en bois, avec tout au fond quelques rangées de cantine avec, au choix, cochon de lait (lechon), ceviche ou menu du jour. Malgré sa situation centrale et la présence constante de touristes, ce marché a gardé son ambiance locale et traditionnelle, et les prix sont relativement ceux que l’on trouve dans d’autres zones de la ville.

Tambomachay

C’est l’un des sites que l’on trouve à la sortie de Cusco, sur la route vers la Vallée Sacrée des Incas, un peu à l’écart de la route principale. On y découvre trois grandes terrasses en pierre taillée, reliées entre elles par des escaliers et des murs d’enceinte gravés de différents motifs liés à la religion des Incas. De plus, Tombamachay doit son surnom du Baño del Inca (bain de l’Inca) à la source d’eau naturelle qui jaillit dans la deuxième terrasse jusqu’à un bain de pierre cérémoniel ; les Incas auraient détourné des sources environnantes pour approvisionner en eau ce centre. 

Puka Pukara

Le nom signifie “fort rouge” en quechua, et vient de la couleur rosâtre que prend la pierre à certains moments de la journée, en fonction de la lumière. Il s’agit de l’un des sites archéologiques situés à la sortie de Cusco en direction de la Vallée Sacrée ; c’était probablement une place forte pour la protection de la ville, ainsi qu’une sorte d’entrepôt d’un certain nombre de produits agricoles. Depuis l’esplanade à l’arrière du site, la vue sur Cusco est superbe. 

Q'enqo

Derrière le site de Sacsayhuaman et du Christ Blanc qui domine la ville, le site de Q’enko signifie « zigzag ». Il tire son nom des tunnels, des escaliers, et des cuves creusés dans le gros rocher calcaire, en forme de zigzag, probablement pour recevoir le sang ou la chicha lors des cérémonies rituelles. Au sommet de ce rocher, on peut distinguer des sculptures en bas relief de pumas, de lamas et de condors. En dessous, une petite grotte servait probablement de lieu de cérémonie. 

Saqsayhuaman

Du haut des hauteurs environnantes de Cusco, se dresse l’incroyable site de Sacsayhuaman. Retenez ce nom, malgré la difficulté à le prononcer : c’est, de loin, le plus impressionnant dans les environs immédiats de Cusco (on peut y accéder à pied). De toute première importance tant sur le plan militaire que religieux, il ne reste que 20% de ce que c’était ; une grande forteresse, un complexe d’immenses remparts à trois étages, construits en zigzag, avec des blocs de pierre hauts de plusieurs mètres et lourds de plusieurs dizaines (voire centaines!) de tonnes. Au sommet de ces remparts encastrés, on trouve ce qui semble être un temple dédié au dieu solaire Inti ; et non loin de là, le trône de l’Inca et un autel sacré, appelé ushnu. On dit que Cusco fut conçu par l’Inca Pachacutec comme un puma ; Sacsayhuaman en serait la tête. C’est également ici que les festivités de l’Inti Raymi prennent fin, avec une représentation de la cérémonie traditionnelle qu’est le sacrifice de lamas pour pouvoir lire l’avenir dans leurs entrailles (rassurez-vous, ca n’est aujourd’hui plus qu’une mise en scène).

Moray

A une dizaine de kilomètres du village de Maras, le site archéologique de Moray est du jamais vu dans la région. Il s’agit de terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle, en deux cuvettes distinctes. En les regardant depuis le haut ou bien depuis le bas, toutes les perspectives sont incroyables. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Maras

La ville de Maras est sur la route entre Cusco et Urubamba. Deux attractions principales qui justifient le détour : premièrement, les marais salins. Depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire ce précieux élément. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les hauts plateaux andins… L’autre attraction, un peu plus loin, est le site archéologique de Moray : des terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Salines de Maras

Un peu après le village de Maras, s’étend une plaine étonnante : en effet, depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire un précieux élément, le sel. Il vient de la source d’eau chaude, chargée en minéraux, qui coule d’un peu plus haut. Pour le recueillir, une technique assez développée a été de construire des terrasses, afin de retenir l’eau et qu’en s’évaporant, seul le sel reste, prêt à être recueilli. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les différentes terrasses allant de l’ocre au brun, les hauts plateaux andins…

Urubamba

Au milieu environ de la Vallée Sacrée, Urubamba est un carrefour important. A une altitude plus clémente que celle de Cusco, le climat est plus chaleureux, et les cultures de maïs, de légumes et de tubercules sont plus nombreuses. Les excursions en nature que proposent les environs d’Urubamba sont magnifiques (VTT, randonnée, parapente, balade à cheval…). Bordées des hautes montagnes des Andes, les paysages sont à couper le souffle. Le marché trisemanal est également gai et intéressant à visiter. 

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Ollantaytambo - Site archéologique

Accrochée à la falaise au dessus du village, la citadelle inca d’Ollantaytambo fut le théâtre d’une des grandes victoires des Incas sur les envahisseurs espagnols. Forteresse mais également centre cérémoniel, un observatoire céleste et un site d’expérimentation agricole (comme à Tipon ou encore à Moray). Plusieurs grands ensembles sont visitables : les bains de l’Inca, et le Palais de la princesse au début de la visite ; puis, en remontant les terrasses agricoles, on accède à la Forteresse, avec ses remparts et ses hauts murs de protection, et avec, au centre, le Temple du Soleil. Les blocs de pierre, venus d’une carrière à 6km de là, sont si impressionnants que s’imaginer comment on a pu les entasser à une telle hauteur au dessus de la vallée est toute une épopée de l’imagination…

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Awanacancha

Sur le chemin entre Cusco et la vallée sacrée des Incas, le  centre de tissage de Awanacancha offre une démonstration de fabrication de tissus traditionnels, un élevage de camélidés andin et une boutique de produits traditionnels. C’est une bonne approche de l’artisanat Péruvien.

Pisaq archéologique

Porte d’entrée à la Vallée Sacrée des Incas, le petit village de Pisac se trouve en contrebas d’un des sites archéologiques majeurs de la vallée. Suspendu au flanc de la montagne, encadré par deux falaises vertigineuses, cet ensemble exceptionnellement conservé se compose d’escaliers, de terrasses, de maisons, d’un centre cérémoniel, et d’autres encore. On y accède soit en taxi, soit, pour les plus courageux, par les 4kms d’escaliers abruptes qui montent les 400m de dénivelé, en passant par les larges terrasses de culture du maïs, et de quelques tours de surveillances que les Incas utilisaient probablement pour la défense de la vallée. Puis, après avoir traversé un tunnel pour traverser la roche, on arrive au centre même du site archéologique : un ensemble de cours carrées qui encadrent ce qui semble être un temple, avec un cadran solaire (Intihuatana) au milieu. L’état de conservation est absolument exceptionnel ; les murs, les portes, les fenêtres, tout est en parfait état. De l’autre côté, le long de la falaise, des trous à même la roche seraient les sépultures de nombreux nobles incas. Ce site est incontestablement un must de la vallée sacrée, et la promenade entre ses terrasses et ses édifices presque entiers laissent un souvenir inoubliable. 

Pisaq village

L’autre intérêt de Pisac est le village lui-même. Pris en étau entre les deux hautes montagnes, au fond de la vallée où on cultive le maïs, Pisac est une petite bourgade tranquille où le tourisme a pris une importance conséquente. C’est le dimanche que le visage traditionnel de Pisac est le plus visible : après la messe (dite en quechua), les habitants sortent de l’église et traversent le village avec leurs habits et leurs coiffes traditionnelles, en soufflant dans leurs pututus, ces coquillages qui font l’effet d’une corne tyrolienne. Le marché dominical est riche en produits de la zone : patates, maïs, mais aussi fruits, légumes, pain et jus de fruits. Le reste du temps, c’est un marché plutôt touristique, mais qui a son charme, bariolé de couleurs et de saveurs bien typiques. Dans ce contexte, on a vu apparaitre un four à empanadas (ces snacks fourrés à la viande et aux légumes) : cuites dans un four à bois des plus traditionnels, colonial, c’est une attraction en tant que tel, et le goût et les saveurs des empanadas sont probablement les plus authentiques qu’on puisse trouver au Pérou.