Explorateur de nature

Sur le Chemin des Incas

15 jours / 14 nuits    difficulté: 2/3

Sur le Chemin des Incas

15 jours / 14 nuits      difficulté: 2/3


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Eglise de la médaille Miraculeuse - Parc Kennedy à LimaCôte Verte à LimaPlage à LimaEglise la merces à LimaPlace des armes à ArequipaCôte Verte à LimaLac TiticacaArtisan de PucaraPort de Puno

Ce voyage a été spécialement conçu pour les amoureux de la liberté et du trekking. Vous découvrirez un des chemins les plus connus d’Amérique latine qu’est le Chemin des Incas. Il est à noter que vous pouvez rajouter à ce circuit des options. 

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima et vol vers Arequipa

Jour 3 - Journée libre à Arequipa

Jour 4 - Canyon de Colca

Jour 5 - Canyon de Colca - En route pour rencontrer le Roi des Andes !

Jour 6 - Iles Uros et Amantani

Jour 7 - Ile de Taquile

Jour 8 - Traversée de l’Altiplano

Jour 9 - Matinée libre puis visite de Cusco - Sur les traces des Incas !

Jour 10 - Journée libre à Cusco

Jour 11 - Départ sur le « Chemin des Incas »

Jour 12 - Huayllabamba – Col Warmiwañusca – Pacaymayo

Jour 13 - Pacaymayo – Runkurakay – Sayacmarca – Wiñaywayna

Jour 14 - Wiñaywayna – Inti Punku Machu Picchu – Cusco

Jour 15 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Canyon de Colca

A quatre heures de route environ, au nord d'Arequipa s'étend l'impressionnant canyon de Colca, le plus profond du monde avec jusqu’à 3400 m de profondeur à certains endroits (deux fois plus que le Gran Canyon des Etats-Unis !). Entouré des hauts sommets volcaniques, il s’étend sur plus 100km. Le fleuve  Colca coule au fond de la vallée ; il est parsemé de petits villages typiques, dont les habitants cultivent encore les terrasses construites à l’époque inca. Le canyon est surtout l’endroit idéal pour l’observation d’un emblématique animal andin : le condor. A Cruz del condor (la croix du condor), ils se rassemblent tôt le matin et volent parfois à quelques mètres des visiteurs  regroupés au bord de la falaise.

Le minuscule village de Cabanaconde est la base d’exploration du canyon de Colca : c’est là qu’il plonge le plus profond dans les antres de la terre. On y accède par des minibus en provenance de Chivay. 

Chivay

Chivay est un petit village situé dans le canyon de Colca à 3600 mètres d’altitude. Lieu de passage obligé lors de la visite du canyon de de Colca, la plupart des voyageurs choisissent de dormir à Chivay pour sa structure hôtelière, ses sources thermales et son typique marché.

Cruz del Condor

L’arrivée à ce point de vue est considérée comme le clou du spectacle en ce qui concerne la visite du le Canyon du Colca. Son nom, « la croix du condor », vient de l’incroyable densité de colonies de condors qui nichent dans les corniches alentours, et qui s’approchent extrêmement près de la falaise pendant leur vol –et donc des visiteurs ; et de la présence d’une immense croix au niveau du Mirador. La vue plongeante sur les 1200m de profondeur du canyon, la rivière au fond, les pics qui en sortent et les volcans environnants (l’ombre du Mismi surplombe tous les environs), rend l’observation du vol des Condors d’autant plus impressionnante. C’est le matin qu’il est le plus probable de les voir : le soleil commençant à réchauffer la roche, ces majestueux oiseaux prennent leur envol et commencent à planer au dessus de ce paysage de rêve. 

Patapampa

Le col de Patapampa, point le plus haut en direction du canyon de Colca (et certainement également de votre voyage au Pérou) culmine à 4910m d’altitude.  Vous y trouverez souvent de la neige et pourrez observer les sommets alentours tels que les volcans d’Ampato, Sacanbaya et Hualca-Hualca

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Cathédrale de Cusco

Les colons espagnols firent construire ce gigantesque édifice en 1559 sur les vestiges du palais de l’Inca Viracocha, le dernier empereur inca, en signe de domination pure et simple de la nouvelle civilisation sur l’ancienne. Du haut de ses marches, surélevée, la cathédrale de Cusco et ses deux tours semblent trôner sur la Plaza de Armas. En réalité, ce sont trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite, l’église du Triomphe et l’église de Jésus Marie. L’intérieur est surchargé de détails, de petites chapelles adjacentes, d’or et d’argent, de sculptures (dont certaines d’artistes célèbres), de tableaux (plus de 400 !), très représentatifs de l’école cusquénienne… Mais le syncrétisme est omniprésent, avec ce mélange incessant de symboles andins avec des signes de la religion catholique classique. Lors des fêtes religieuses, la cathédrale se pare de ses habits de fêtes, et donne une certaine légèreté à cet édifice autrement lourd d’histoire et détails. Pour la petite histoire, on dit qu’un tunnel relierait la cathédrale avec le site de Sacsayhuaman…

Chemin des Incas

Les chemins (piétons) étaient la seule façon de communiquer au sein du gigantesque empire qu’était celui des Incas, allant du sud de la Colombie jusqu’au Chili. Parmi tous ces chemins tracés, le Chemin de l’Inca était la route principale et très empruntée entre la capitale impériale, Cusco, et le site spirituel et culturel majeur qu’était le Machu Picchu. Les constructions entre ces deux centres importants sont donc nombreuses : aujourd’hui, en marchant dans les pas des messagers incas, on traverse un très grand nombre de restes, de ruines, d’habitations, de constructions diverses installées pour améliorer autant que possible la communication de part et d’autre des hauts sommets enneigés des Andes.
C’est aujourd’hui un sentier de randonnée mondialement connue. Ce trek est la seule façon d'entrer à pied par la porte du soleil du Machu-Picchu ou Inti Punku. Son accés et très réglementée et extrêmement limité puisque seul 500 personnes par jour peuvent l’empruntées  (comprenant les guides, les porteurs, les cuisiniers et bien sûr les trekkeurs du monde entier). Il est donc vivement conseillé de réserver environ 5 à 6 mois en avance.

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Huayllabamba

Du quechua “plaine herbeuse”, ce site se tient à quelques 2750m d’altitude. C’est généralement là que se passe la 1ère nuit de camp. Seul village encore habité sur le chemin, on y trouve des petits stands pour faire ses achats. Le site en lui-même est très joli, avec ses maisons dispersées, ses terrasses, son ancien aqueduc et ses canaux.

Inti pata

Un peu à l’écart du chemin principal, ce sont les dernières vestiges avant l’arrivée au Machu Picchu.

Inti-Punku

Littéralement, « la Porte du Soleil », ce poste de garde à l’entrée de la ville marque l’entrée au site depuis le chemin de l’inca. Il est cependant possible d'y accéder depuis le site du Machu Picchu si vous n'effectuez pas la célèbre randonnée. Son accés et libre (pour l’instant) et c’est aussi le point limite d’accés possible pour « remonter » le chemin des Incas.. La vue sur le complexe est extraordinaire.


Kilomètre 82

C’est le point de départ pour la grande majorité des andinistes qui arriveront au Machu Picchu à pied, par le Chemin de l’Inca dasn sa version de 4 jours. Le kilomètre 82 de la voie ferrée entre Cusco et Aguas Calientes se trouve à côté du village de Chilca, à Piscacucho.

Llactapata

Le premier site archéologique de la randonnée en partant du Km 82 s’appelle Llactapata. Il s’agit de longues terrasses incas, d’environ 2 km : c’était un centre agricole habité de paysans (d’où la centaine de maisons éparpillées) ainsi que des bâtiments à 2 étages, chose rare tant dans les constructions incas que pour leur préservation. 

Llulluchupampa



Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Marché de San Pedro

Le grand marché central de Cusco se tient dans un immense hangar en fer, en face de l’église San Pedro. On y trouve de tout : dans la partie haute, des objets et tissus d’artisanat, ensuite la section jus, puis viande, fromage, légumes, fleurs, objets en bois, avec tout au fond quelques rangées de cantine avec, au choix, cochon de lait (lechon), ceviche ou menu du jour. Malgré sa situation centrale et la présence constante de touristes, ce marché a gardé son ambiance locale et traditionnelle, et les prix sont relativement ceux que l’on trouve dans d’autres zones de la ville.

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Paq’aymayo

Après une longue descente, on arrive à Paq’aymayo, au niveau d’une rivière (« mayo » en quechua) qui coule à 3500m d’altitude. Il faudra franchir la rivière pour continuer le chemin. 

Phuyupata-marca

La “ville au-dessus des nuages” s’élève à 3600m : le plus impressionnant dans le site sont les bains cérémoniels, où l’eau circule encore, grâce aux canaux incroyablement préservés. Il s’agissait également d’un relai inca, protégé par de hautes murailles circulaires.

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Runturacay

Ces vestiges circulaires tirent leur nom du quechua “bâtiment en forme de panier” : elles servaient de relais pour les messagers faisant la liaison entre Cusco et le Machu Picchu. De là, la vue est tout simplement splendide. 

Sayacmarca

De la “ville dominante”, la vue est superbe : cet ensemble de vestiges se dresse sur une corniche rocheuse à 3600m d’altitude, et semble suspendue au dessus du vide. C’est un labyrinthe de petites rues étroites, de places avec des fontaines au centre, de canaux qui les irriguent, et de maisons entourées de murailles fortifiées…

Sites Inca sur le chemin des incas

Les chemins (piétons) étaient la seule façon de communiquer au sein du gigantesque empire qu’était celui des Incas, allant du sud de la Colombie jusqu’au Chili. Parmi tous ces chemins tracés, le Chemin de l’Inca était la route principale et très empruntée entre la capitale impériale, Cusco, et le site spirituel et culturel majeur qu’était le Machu Picchu. Les constructions entre ces deux centres importants sont donc nombreuses : aujourd’hui, en marchant dans les pas des messagers incas, on traverse un très grand nombre de restes, de ruines, d’habitations, de constructions diverses installées pour améliorer autant que possible la communication de part et d’autre des hauts sommets enneigés des Andes.

Trois pierres

Le chemin qui monte raide, après avoir enjambé le fleuve Llullucha, s’appelle les Trois pierres, bien qu’aujourd’hui, celles qui auraient donné leur nom au lieu aient disparu. 

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Warmiwañusca

Après deux ou trois heures de montée après Llulluchupampa, on passe par le point le plus haut du Chemin de l’Inca, à 4200m, répondant au doux nom de « col de la Femme Morte ».

Wiñayhuayna

Son nom “éternellement jeune” vient du nom d’une orchidée qui pousse toute l’année dans la région. En effet, arrivés à Wiñayhuayna, on est déjà dans le climat tropical du Machu Picchu : ce complexe urbain et le grand escalier en son centre sont les prémices de l’arrivée à la citadelle sacrée des Incas. En haut du site, une place cérémonielle s’étend, avec au milieu des bains sacrés.

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Amantani

Tout comme sa voisine Taquile, Amantani est relativement éloignée du littoral au départ de Puno, soit environ 4h. Et également comme Taquile, l’organisation sociale est remarquable : collectivisation du travail, des ressources apportées par le tourisme et par l’artisanat… L’activité dominante de l’île est l’agriculture : avec les terrasses de style inca, les céréales, tubercules et fèves sont la base de l’alimentation. D’autre part, l’artisanat est important, que ce soit la céramique, la laine ou encore le cuir. Moins touristique que Taquile, la beauté des paysages, des promenades et des ciels étoilés (attention au froid la nuit…) est à couper le souffle. Il est possible de dormir chez l’habitant, et on se déplace exclusivement à pied entre les 8 petits hameaux de l’île. Sur les deux sommets, à 300m au dessus du niveau du lac, des vestiges de l’empire de Tiahuanaco sont le centre des offrandes aux dieux de la nature de la religion altiplanique. 

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

La culture «  Chicha » au PérouQuels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?Quels sports sont pratiqués au Pérou ?Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?La famille Péruvienne 
La culture «  Chicha » au Pérou

La culture « Chicha » au Pérou

La culture populaire au Pérou

La culture chica est le nom donné à une fusion de bien des styles différents : produit de l’histoire et de la diversité des cultures péruviennes, c’est aujourd’hui une mouvance extrêmement forte. Bien que rejetée pendant longtemps par l’élite péruvienne, aujourd’hui, la musique chicha, au moins, fait l’unanimité chez les jeunes.

Tout d’abord, expliquons l’origine du mot « chicha » : c’est une boisson que préparaient les Incas, à base de maïs fermenté, alcoolisée, qui était au cœur des fêtes avant l’arrivée des Espagnols dans les Andes. 

Ensuite, il faut savoir que cette culture « chicha » a commencé dans les pueblos jovenesde Lima, ces quartiers périphériques, sales et désordonnés. En effet, par vagues successives, la Lima coloniale s’est vue affublée petit à petit d’un nombre croissant de quartiers nouveaux, pauvres, fabriqués de toute pièce par des migrants andins, avec tout ce qu’ils pouvaient trouver : carton, planches dépareillées, tuiles en fer, bâche en plastique... D’abord dans les années 1950, à la recherche d’un travail et d’une vie plus digne (à l’époque les Indiens étaient employés comme servants dans bien des haciendas, propriétés agricoles gérées par des blancs). Puis, dans les années 1970 à 2000, en conséquence des terribles évènements liés au terrorisme et à la violence armée entre l’armée et le mouvement de guérilla. C’est ainsi qu’en une vingtaine d’année, Lima va tripler de taille : les migrants de l’exode rural ne sont plus minoritaires, mais bien majoritaires dans la capitale. 

Reprenant donc le terme de la boisson andine, toute une culture urbaine se développe dans ces nouveaux quartiers : andins, certes, mais non plus campagnards, et d’une culture andine aménagée. C’est la culture Chicha. 

Le plus représentatif de cette culture est sans aucun doute la musique : mélange de cumbia colombienne et de rythmes andins comme le huayno, on y a ajouté le rythme du bigbox américain, du hiphop, et les sonorités ont été réarrangées pour qu’elles soient plus « modernes ». Cette cumbia non traditionnelle fait donc fureur dans les quartiers pauvres de Lima, et rapidement s’étend à tout le pays. Les affiches et posters pour ces groupes « chicha » (citons par exemple Los Shapis, los HermanosYaypén) arborent des couleurs fluo et des formes presque psychédéliques. La plupart de la cumbia moderne qui s’écoute dans tout le Pérou appartient à la culture chicha. 

Chicha, on le dit également de la presse : dans ces quartiers pauvres, habités par des personnes de classes socio-culturelles basses voire très basses, apparaissent des journaux qui promeuvent le scandale, les pin-ups, les déclarations sensationnelles, les campagnes d’humiliation publique et la désinformation totale. L’ex-président Alberto Fujimori a d’ailleurs été impliqué dans plusieurs affaires de corruption ayant affaire à la presse chicha : il a souvent décidé des titres que ces journaux allaient faire paraitre, et orienté volontairement les sujets que cette frange de la population allait lire, car elle était la base de son électorat. Aujourd’hui, la presse chica est n’importe quel journal de basse qualité journalistique mais qui divertit en relatant les agissements scandaleux des célébrités.

Maintenant, chicha, on le dit de tout et n’importe quoi, tant que cela promeut la fête, la musique, et représente ce mélange de l’histoire et de la culture péruvienne, la masse souvent peu formée, l’urbain et l’andin en général.
Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?

Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?

La musique au Pérou

Héritage de son histoire métissée et colorée, la musique (ou plutôt, les musiques) du Pérou sont d’une incroyable richesse et diversité. 

De l’époque pré inca, les Andins ont gardé plusieurs instruments : la zampoña, cette flûte de pan sur laquelle est jouée El Condor Pasa ; la quena, sorte de flûte en bois au son très distinctif ; le charango, espèce de mini guitare à douze cordes et aux harmonies très aiguës ; le pututo, coquillage dans lequel on souffle, telle la corne tyrolienne. Ces mélodies andines sont encore jouées dans toutes les communautés et accompagnent toutes sortes de danses : c’est l’image parfaite que l’on se fait de la musique péruvienne. L’air le plus classique dans ce genre est le huayno, à la fois mélodie et danse typique des Andes.

D’autre part, sur la côte, l’influence des rythmes afro-américains est très importante: le landó, accompagné de tambours et du cajon typique (caisse de résonnance utilisée comme percussion). Deux chanteuses incarnent cette tendance musicale : Susana Baca, nommée Ministre de la Culture en 2011, et Eva Ayllon, toutes deux d’origine noire, dont le charisme n’a d’égal que leur fierté pour leurs origines afro-américaines.

Et puis, hérité de la colonie pure, la musica criolla est un style qui est toujours très apprécié des Péruviens. Raul Garcia Zarate, le meilleur guitariste que le Pérou ait connu, s’est révélé par la musique créole. Deux chanteuses méritent d’être citées, Chabuca Granda et Lucha Reyes, dont les chansons constituent le répertoire classique des Péruviens, ce qui serait pour les francophones Edith Piaf ou Jacques Brel. 

En dehors de ces grandes tendances musicales, la musique à la mode est une fusion de plusieurs styles. Ce qu’on appelle la musique chicha est un mélange des sonorités des instruments andins, des rythmes de la cumbia importée de Colombie ou de Bolivie et des influences rock qui traversent toute l’Amérique Latine, pour donner le style inimitable du groupe Los Shapis.


Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Le sport au Pérou

Comme dans toute l’Amérique Latine, le fútbol est LE sport fétiche des Péruviens. Transportés par une fièvre invincible lors des matchs opposant des rivaux traditionnels, tout le pays semble s’arrêter de vivre le temps du match. La pichanga du dimanche est elle aussi un grand incontournable : match entre différents clubs, entre amis, sur un terrain vague ou sur les hauts plateaux dans des communautés perdues dans les Andes, tout le monde joue de près ou de loin au foot. L’absence de l’équipe péruvienne aux différentes Coupe du Monde est un sujet qui ne cesse d’alimenter les frustrations nationales.

D’autres sports sont également pratiqués, mais très loin derrière le football : par exemple, le volleyball (surtout féminin) et le basketball. Le jogging et la randonnée sont des choses complètement inconnues de la plupart des Péruviens, qui considèrent la marche à pied comme chose réservée aux paysans qui n’ont pas la possibilité de prendre un bus (par manque d’argent ou manque d’infrastructures routières) ; ou des touristes. En effet, les possibilités de sports d’extérieur abondent : rafting, VTT, treks et andinisme (l’équivalent sud-américain de l’alpinisme), escalade ; sur la côte, plongée, surf, sandboard… 

Outre les « sports » à proprement parler, un centre d’intérêt particulier des Péruviens sont les corridas, d’une part, et les combats de coqs, de l’autre. Les paris vont bon train et l’argent et la bière circulent, dans ces réunions dominicales très typiquement latino-américaines. 

Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?

Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?

Janvier : 
Pendant la dernière quinzaine du mois, Trujillo s’anime autour des concours de marineras sur la place centrale et dans différents lieux de la ville.

Février : 
C’est le mois du Carnaval à travers tout le Pérou : la cérémonie centrale consiste à planter un arbre et danser autour ; puis on coupe l’arbre et on se précipite sur les cadeaux accrochés à ses branches. Pendant ce temps, les bombes à eau volent dans tous les sens et on vaporise de mousse tous les passants. Une ambiance de fête comme aucune autre.
A partir du 2, et pendant les deux semaines suivantes, Puno célèbre la Candelaria (la chandeleur) :danses et musiques folkloriques comme la Diablada, masques monstrueux représentant des esprits et des monstres, c’est une fête pour le cycle de fertilité et aux récoltes, qui se finit par un culte aux morts.

Mars : 
Au sud de Lima, à San Vincente de Cañete, c’est le festival des sports d’extérieur : on peut  y pratiquer du VTT, du rafting, du parapente, du trekking dans les dunes…

Fin mars/début avril, tout le Pérou fête la Semaine Sainte (semana santa) : les marques de ferveur religieuse prennent le dessus sur la vie des habitants, et les rues s’enflamment de défilés, musiques et danses. Cette célébration est particulièrement intéressante à Ayacucho, où un tapis de fleurs est installé par terre pour que les foules viennent le piétiner. 

Avril :
Dans les environs de Cusco, on fête le Señor de los Temblores (seigneur des tremblements)en jetant des petites fleurs rouges sur le sol, en représentation du sang du Christ.
Du 15 au 20, à Pachacamac, site préhispanique dans les environs proches de Lima, on fête le CaballoPeruano de Paso (cheval péruvien de promenade, mélange de race espagnole et arabe), fierté des Péruviens.

Mai :
Le 1°, Arequipa fête la Virgen de Chapi : tout un pèlerinage se constitue pour parcourir 45km de nuit, soit environ 15 heures de marche, pour se laver de ses péchés.
Pendant la 1° semaine, se déroule dans les environs de Cusco le pèlerinage le plus célèbre de toute l’Amérique Latine : le Q’oyllurRit’i, qui signifie Etoile des Neiges en quechua. Partant du village d’Ausangante, il s’agit de monter à mi-chemin du mont du même nom. Déguisés en ours, vêtus de costumes traditionnels, chargés de cadeaux et d’encens, environ 10 000 pèlerins viennent chaque année adorer l’image d’un Christ qui serait apparu à un berger, mais aussi vénérer les Apus, divinités des montagnes, Pachayaya, la mère-Eau, etc. Un des plus beaux exemples de syncrétisme religieux au Pérou.

Juin :
Au cours de la 1° semaine, Cusco est animée la fête de la bière.
Du 1° au 7 juin, Huaraz organise pour la Semaine de l’Alpinisme.
Pendant la deuxième semaine de juin, Ica fête les vendanges avec Festival International de la Vendemia.

Le Corpus Cristi est un point commun dans de nombreuses villes, mais est particulièrement intéressant à Cusco : aujourd’hui, vénération des saints, c’était à l’origine des fêtes nettement païennes. Défilés de danses et de saints dans toutes les rues.

Le 24, à Cusco, c’est l’Inti Raymi : fête inca par excellence, il s’agit de l’adoration du soleil au moment de l’équinoxe d’hiver pour ces latitudes sud. Fête très touristique, mais non moins intéressante pour la recréation fidèle de l’Inti Raymi préhispanique : l’Inca s’adresse au peule, défile avec ses soldats et ses nobles, le tout au milieu de fêtes, de musique, de danses. Départ au Q’oricancha et arrivée à Sacsayhuaman, où un(faux) sacrifice de deux lamas précèdent les incantations et les rituels magiques.


Le 24 également, dans le reste du Pérou, on fête la Saint Jean. Au programme,  feux de joie, danses, musiques traditionnelles, et défilés, surtout dans la jungle amazonienne au nord du pays (Iquitos).


Le 29, la région du lac Titicaca particulièrement, fête la St Pierre et St Paul, avec ses danses, costumes traditionnels, musique et défilés.


Juillet : 
Lors de la 2° semaine du mois, Paucartambo, dans la région de Cusco, fête la Virgendelcarmen (mamachadelcarmen), patronne des métis. C’est l’autre grand pèlerinage et défilés avec le Q’oyllurRit’i, tel l’aspect mâle et femelle d’une même chose, croyance chère aux incas. Comme en mai, les danses, célébrations, défilés, processions et costumes et masques sont pour le moins impressionnants, et draine des pèlerins de tout le pays.

Fin juillet, autour du 28 qui est jour de l’indépendance péruvienne, ce sont les fêtesnationalesdu Pérou  (Fiestas Patrias). C’est un temps privilégié pour être en famille et assister à des combats de coqs, des corridas et des défilés de chevaux.

Enfin, la Yawar Fiesta alieu dans la campagne profonde, à 8h d’Abancay ou d’Ayacucho, sur des routes défoncées. Cet évènement qui met en scène un condor accroché au dos d’un taureau remonte à l’époque de la colonisation, et est une sorte de revendication indigène. La position de supériorité du condor (représentant les autochtones des Andes) le mène le plus souvent à la victoire sur le taureau (représentant l’empire espagnol) et à la mort de ce dernier, comme une revanche sur l’empire espagnol. Cette fête a entre autre été dépeinte par José Maria Arguedas (voir Littérature péruvienne), dans son œuvre du même nom que la fête.

Aout :
Lima fête sa patronne, Santa Rosa de Lima (Ste Rose de Lima), en une célébration plein de ferveur religieuse, de défilés et de musique.

Septembre : 
Fête du printemps à Trujillo pour la dernière semaine (danses chants défilés…)

Andahuaylas (près d’Abancay) célèbre la Virgen de Cocharcas, une sorte de reprise de la Virgen de la Candelaria à Copacabana en Bolivie et sur les rives du lac Titicaca (bénédiction de voitures, processions religieuses, …etc)

Octobre :
Saint le plus populaire de toute l’Amérique Latine, le Señor de los Milagros(seigneur des miracles) est adoré tout au long du mois d’octobre. C’est un des seuls saints ‘’moreno ‘’, noir, du continent. Pour cette époque, beaucoup de gens s’habillent volontiers en violet (couleur favorite de ce saint, qui est connu pour répondre aux prières en ce mois d’octobre et pour faire des miracles.) Les dimanches sont souvent réservés aux corridas. 

Pendant la 2° semaine du mois, à Abacaya, Piura, on célèbre le Señor Cautivo(seigneur captif), réputé pour être également miraculeux. 

Pendant la 3° semaine, Ica fête le Señor de Luren.

Novembre : 
Le, 1° la Toussaintest célébrée dans tous le pays, et le 2, pour la fête des morts, les familles vont au cimetière pour rendre visite à leurs proches.

A partir du 5, c’est la Semaine de Puno, avec moultes festivités, où l’on évoque la fondation de l’empire Inca.

Décembre : 
Evidemment, la Navidad (nativité, noël) est fêtée avec ferveur dans tout le pays. Dans les Andes, les images de syncrétisme religieux entre catholicisme et repères culturels andins remplissent les places publiques.

A Cusco, le 24 (soit la veille de Noël), le Santiranticuyest un peu notre marché de Noël, avec sur la place d’armes de nombreux articles d’artisanat à admirer ou à acquérir, comme des poteries, des céramiques, des poupées, etc.

Enfin, le 27 décembre, sur la côte, les communautés noires afro-américaines fête leur patronnela Virgendel Carmen, surnommée à cette époque Peoncita.

La famille Péruvienne

La famille Péruvienne

C’est l’un des piliers fondamentaux de la société péruvienne. Si le film « Tanguy » a pu faire rire en France parce que, décidément, quand à 28 ans un fils n’est pas parti de la maison, l’heure est grave ; cet humour serait totalement incompris au Pérou. En effet, les jeunes (même quand ils ne sont plus si jeunes) restent chez leurs parents jusqu’à tard… très tard. Il n’est pas rare de voir des personnes de 35 ou 40 ans vivre encore chez leurs parents. Première raison évidente : les restrictions financières. Le monde du travail étant assez difficile et informel, rester chez ses parents reste la solution de facilité au niveau économique. Mais au-delà de cette explication matérielle, la réalité est que le poids de la famille est très, très fort dans la culture péruvienne. 
La mère a un statut presque sacralisé et fait de son devoir suprême le fait de servir ses enfants (et souvent aussi son mari) à tous les niveaux : repas, lavage des vêtements, rangement des affaires, etc. Pourquoi partir si Maman met un point d’honneur à tout faire pour soi ? Et pire, se sent abandonnée et reniée en tant que mère si l’on part ? Les fils, en particulier, sont ultra-choyés par leurs mères, qui les appellent « hijito » (mon fils, mon petit, mon tout petit) toute leur vie. Les pères sont aussi surprotecteurs avec leurs filles et ne laissent que difficilement des prétendants s’approcher. D’ailleurs, quand ils déménagent de chez leurs parents (au moment de se marier, souvent), c’est pour habiter dans la maison d’à côté, ou même dans une dépendance de la même maison. 
D’autre part, la solidarité familiale est extrêmement importante. Les relations sociales se font d’abord avec la famille, et ensuite avec d’autres personnes. La plupart du temps, ayant grandis entre cousins et cousines, les Péruviens devenus adultes sortent, dînent, se réunissent, passent leur temps entre membres de la famille. La grand-mère est souvent chargée de s’occuper des enfants pendant que les enfants vont travailler ; et le problème d’une personne est prise à bras le corps par toute la communauté. 
Il faut également savoir que la conception de « famille », au Pérou, est extensive. Il n’est pas rare d’appeler « tio » ou « tia » (oncle ou tante) des amis intimes des parents, bien qu’ils ne soient pas reliés par le sang. Par conséquent, les enfants de ces personnes sont nos « primos », nos cousins. Entre cette généralité et le fait que les familles ont encore tendance à être assez nombreuses, on voit donc qu’il n’est nullement besoin de sortir de la famille pour avoir une vie sociale.  



Petites anecdotes sur le Pérou

Quels sont les propriétés de la maca ? Est-ce aphrodisiaque ?La communauté allemande d’Oxapampa:Où peut-on surfer la vague la plus longue vague au monde ?Où peut-on trouver des chiens sans poils ?Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco
Quels sont les propriétés de la maca ? Est-ce aphrodisiaque ?

Quels sont les propriétés de la maca ? Est-ce aphrodisiaque ?

La maca
Tout comme le quinoa, la maca est une plante qui pousse entre 3500m et 4200m d’altitude, où rien d’autre ne prend racine. On a pu retracer sa présence l’alimentation des habitants de la région grâce à la découverte de cette plante dans des restes préincas datant de 1600 av J.C. Il s’agit d’un tubercule assez charnu, dont on ne consomme en réalité que la racine. La préparation de la racine de la maca peut se présenter sous différentes formes : gâteaux, chips, farine, boissons… Ses propriétés alimentaires et énergétiques sont indiscutables : riches en protéines et en nutriments vitaux, elle favorise le système nerveux, la mémoire, et fait office de régulateur hormonal.
C’est surtout cette dernière propriété qui fait parler de la maca. Son surnom de « ginseng péruvien » ou de « viagra péruvien » découle de la propriété qu’on lui reconnait d’aphrodisiaque et de stimulant naturel. Ce serait un remède contre l’impuissance et la stérilité masculine. Les recherches scientifiques n’ont pas démontré de relation indiscutable entre les deux, mais cela n’empêche pas les Péruviens d’en consommer régulièrement, au petit déjeuner ou au goûter, dans l’espoir d’améliorer leurs performances...

La communauté allemande d’Oxapampa:

La communauté allemande d’Oxapampa:

Au milieu du XIX° siècle, avec le boum du caoutchouc, la nécessité de peupler la forêt amazonienne devient de plus en plus forte. Un contrat est passé entre le gouvernement péruvien et un baron allemand : en échange de terres et de facilités pratiques une fois sur place, plusieurs dizaines de familles prendraient la route du Nouveau Monde, afin de fuir les difficultés économiques de l’époque en Europe. La première colonie s’installe en 1859 à Pozuzo, dans l’Amazonie centrale.
Aujourd’hui, les descendants de ces familles habitent toujours certaines régions. Dans des villages érigés selon des techniques et un style architectural typiquement germano-autrichien, ces grands blonds aux yeux bleus ont maintenu leurs traditions (particulièrement au niveau culinaire, et particulièrement les fromages alpins) : les vêtements, les danses, les fêtes traditionnelles (dates, motifs, manifestations), et même un dialecte tyrolien qu’ils continuent à parler. Cependant, sous certains aspects, ces coutumes se sont mélangées avec le temps avec les coutumes locales. Avec les matériaux disponibles, ces colonies ont reproduit l’artisanat de leur pays. Aujourd’hui, elles vivent principalement de l’agriculture, de leur artisanat et du tourisme, curiosité au milieu de la campagne indigène du Pérou. 

Où peut-on surfer la vague la plus longue vague au monde ?

Où peut-on surfer la vague la plus longue vague au monde ?

La plus longue vague au monde – Chicama
Le paradis des surfeurs… Situé sur la côté nord du Pérou, le village de Chicama est célèbre pour la présence sur sa côte de la plus longue vague au monde. Variant en théorie entre 2,2 et 4km de long (en fonction des vents et des marées), les surfeurs n’auraient pu atteindre « qu’une » longueur de 1,8km à a fois, car les eaux plus profondes qu’elle traverse ne le permettent pas. 
Autour de Puerto Malabrigo, des ruines archéologiques sont visitables, et les environs dignes d’une carte postale sont à couper le souffle.

Où peut-on trouver des chiens sans poils ?

Où peut-on trouver des chiens sans poils ?

Le chien nu Péruvien : 
Cette race de chien est originaire du Pérou, comme en témoigne les céramiques pré-incas ornées de motifs représentant ces animaux. Leur caractéristique principale est l’absence totale de poil sur leur corps, excepté sur leur tête en une petite crête noire. Pour compenser la perte de chaleur due à l’absence de poils, la température de leur corps est donc plus élevée d’environ 3°C par rapport à d’autres races de chiens. D’où, un usage traditionnellement médicinal de ces animaux, afin de traiter les rhumatismes ou encore l’asthme. 

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

C’est l’un des derniers ponts de tradition Inca dans les Andes péruviennes. A l’origine, l’empire inca avait besoin de consolider les voies de communication entre les différentes régions. Or, du fait des paysages accidentés et des nombreuses catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, éboulements, etc.) la maintenance de grandes œuvres était assez compliquée. On en est venu à la conclusion que la solution la plus adaptée serait d’avoir un pont que l’on pourrait déployer et retirer à souhait, en utilisant des matériaux locaux et disponibles rapidement et en grande quantité.
Avec des herbes sèches nommées « ichu », écrasée puis trempée et tressée en des cordelettes de plus en plus épaisses, on obtient des grosses cordes très résistantes. Puis, ces cordes, agencées, tressées, attachées entre elles, deviennent un pont de corde que les hommes vont accrocher de part et d’autre du précipice. C’est un travail collectif qui exige du temps, de l’organisation et de la collaboration. Il est accompagné de danses et de rituels magiques traditionnels, afin de demander la permission aux Apus de construire cette voie de communication en toute sécurité. A la fin du travail, au moment de l’inauguration du pont, ce sont des explosions de joie, de musique, de danses, et d’alcool pendant toute une journée.Plus de 1000 paysans locaux participent chaque année, au mois de juin, à la construction du pont de Queswachaca. Celui-ci est donc un pont suspendu d’environ 33m au dessus du fleuve Apurimac, à environ 100km de la ville de Cusco. Et tous les ans, pendant la saison des pluies, il est retiré, selon l’usage stratégique que les Incas en avaient, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui. 

Mirador Cruz Del Condor - Canyon de Colca - ArequipaRue d'ArequipaMirador Cruz Del Condor - Canyon de Colca - ArequipaLac TiticacaPlace des armes à CuscoPlace des armes à ArequipaMirador de Tapay à Canyon del ColcaÉglise de Santa Ana de Maca à Canyon de ColcaÉglise de Yanque - Canyon de Colca