Explorateur de nature

Sensations

14 jours / 13 nuits    difficulté: 1/3

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Plage à LimaPlace des armes de NazcaPlace des armes à LimaPlace des armes à CuscoVue panoramique de LimaCôte Verte à LimaPort de PunoCathédrale de LimaIle Amantani

Pour les plus sportifs, un séjour hors du commun pour découvrir les merveilles du Pérou à travers des activités variées : Kayak sur le lac Titicaca, VTT dans les salines de Maras, randonnées à travers les paysages andins de la Vallée Sacrée, … 


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima / Nazca

Jour 3 - Journée libre à Nazca et Nazca/ Arequipa en bus de ligne de nuit

Jour 4 - Journée libre à Arequipa

Jour 5 - Arequipa / Puno

Jour 6 - Iles Uros et Amantani en kayak

Jour 7 - Ile de Taquile en kayak

Jour 8 - Traversée de l’Altiplano

Jour 9 - Cusco

Jour 10 - Vélo tout terrain aux Salines de Maras

Jour 11 - Randonnée Cochahuasi - Patabamba

Jour 12 - Randonnée Patabamba - Pisac

Jour 13 - Machu Picchu

Jour 14 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Arequipa et le canyon de Colca

Arequipa

Lima et sa région

Lima

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Nazca

Les célèbres lignes de Nazca… Elles continuent à alimenter les spéculations les plus folles. Dessinées à même le sable et la roche des dunes qui environnent la ville elle-même, elles forment des géoglyphes aux formes étranges, des animaux, des formes géométriques, etc. La meilleure façon pour apprécier l’ampleur des travaux est de les survoler en avionnettes, pour un circuit de 30min environ. En outre, plusieurs musées expliquent l’histoire de ces signes et de la civilisation du même nom qui les aurait tracées entre 300 av JC et l’an 800 ; d’autres restes archéologiques de premier intérêt bordent la ville ; et un immense parc naturel commence là et s’étend en direction de Cusco. La ville est devenue hypra-touristique, mais ses trésors en valent vraiment la peine.

Route Nazca-Arequipa

Le trajet entre Nazca et Arequipa, lorsqu’il est réalisé avec un transport privatif, propose quelques arrêts intéressants.

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Maras

La ville de Maras est sur la route entre Cusco et Urubamba. Deux attractions principales qui justifient le détour : premièrement, les marais salins. Depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire ce précieux élément. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les hauts plateaux andins… L’autre attraction, un peu plus loin, est le site archéologique de Moray : des terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Patabamba

Ce petit village traditionnel andin situé sur les hauteurs de la vallée sacrée est situé à environ 40 minutes de Cusco.
Antipode propose en partenariat avec les villageois du tourisme « Vivenciel » avec des nuits chez l’habitant (Confort sommaire), des ateliers de teintures de tissus, de tissage et des repas traditionnels Pachamanka.

Pisaq village

L’autre intérêt de Pisac est le village lui-même. Pris en étau entre les deux hautes montagnes, au fond de la vallée où on cultive le maïs, Pisac est une petite bourgade tranquille où le tourisme a pris une importance conséquente. C’est le dimanche que le visage traditionnel de Pisac est le plus visible : après la messe (dite en quechua), les habitants sortent de l’église et traversent le village avec leurs habits et leurs coiffes traditionnelles, en soufflant dans leurs pututus, ces coquillages qui font l’effet d’une corne tyrolienne. Le marché dominical est riche en produits de la zone : patates, maïs, mais aussi fruits, légumes, pain et jus de fruits. Le reste du temps, c’est un marché plutôt touristique, mais qui a son charme, bariolé de couleurs et de saveurs bien typiques. Dans ce contexte, on a vu apparaitre un four à empanadas (ces snacks fourrés à la viande et aux légumes) : cuites dans un four à bois des plus traditionnels, colonial, c’est une attraction en tant que tel, et le goût et les saveurs des empanadas sont probablement les plus authentiques qu’on puisse trouver au Pérou.

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Amantani

Tout comme sa voisine Taquile, Amantani est relativement éloignée du littoral au départ de Puno, soit environ 4h. Et également comme Taquile, l’organisation sociale est remarquable : collectivisation du travail, des ressources apportées par le tourisme et par l’artisanat… L’activité dominante de l’île est l’agriculture : avec les terrasses de style inca, les céréales, tubercules et fèves sont la base de l’alimentation. D’autre part, l’artisanat est important, que ce soit la céramique, la laine ou encore le cuir. Moins touristique que Taquile, la beauté des paysages, des promenades et des ciels étoilés (attention au froid la nuit…) est à couper le souffle. Il est possible de dormir chez l’habitant, et on se déplace exclusivement à pied entre les 8 petits hameaux de l’île. Sur les deux sommets, à 300m au dessus du niveau du lac, des vestiges de l’empire de Tiahuanaco sont le centre des offrandes aux dieux de la nature de la religion altiplanique. 

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?Les Afro-péruviensQuels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ? La Gastronomie au PérouL’artisanat Péruvien 
Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?

Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?

La sécurité au Pérou

Question que se pose tout voyageur en Amérique Latine ; quel est le niveau d’insécurité dans les zones que je vais visiter ?

La menace principale qu’était le terrorisme s’est éteinte depuis maintenant 10 ans. Si le Pérou connait certains problèmes de délinquance et de narcotrafic, les circuits touristiques sont complètement exempts de tout risque. En dehors de certains quartiers dans la capitale, Lima, où la délinquance est un vrai problème, le reste du pays est plutôt tranquille. Les transports inter-cités sont de plus en plus sécurisés grâce à des filmassions, et le risque le plus grave que vous pourriez courir lors de votre voyage serait un vol à la tir de votre porte-monnaie.

Pour cela, évitez au maximum de trop ressembler à un touriste. Laisser son énorme appareil photo numérique pendre autour du cou attire autant l’attention qu’un Chinois en Afrique. Ne gardez jamais votre porte-monnaie dans les poches du pantalon, et à plus forte raison dans une des poches arrières. Ne gardez jamais sur vous votre passeport, vos billets d’avion, vos cartes bancaires, etc. Soyez toujours très attentif/ve à vos affaires, ne les laissez jamais sans surveillance. Les voleurs n’agissent souvent pas seuls, et lorsque l’un vous jette de la terre, du ketchup ou autre pour détourner votre attention, un autre profite de ce moment de distraction pour vous faire les poches. 


Les Afro-péruviens

Les Afro-péruviens

Communauté méconnue, les afro-péruviens sont pourtant bien présents au Pérou, en particulier sur la côté : au sud de Lima et dans l’extrême nord du pays. Ce sont les descendants des esclaves amenés d’Afrique pendant l’époque de la colonie, de différentes ethnies (bien qu’une unité culturelle certaine puisse être soulignée entre eux). Lima étant l’un des tous premiers ports coloniaux, tous les esclaves y passaient avant de rejoindre leur destination finale –ou de rester dans la Vice-Royauté du Pérou. Ca n’est qu’au moment de l’indépendance, en 1821, que l’esclavage sera aboli. 
Ils représentent aujourd’hui environ 6 ou 7% de la population totale, et il faut en outre noter qu’un fort métissage s’est produit avec le temps : on appelle mulato un mélange de sang blanc et noir et zambo entre amérindien et noir. Plusieurs institutions publiques dénoncent l’obnubilation des programmes de lutte contre la pauvreté pour les populations amérindiennes, passant sous silence les situations difficiles que vivent ces communautés afro-péruviennes. En effet, leur représentation politique est très faible dû à leur faible proportion dans la population, et le fait qu’ils vivent souvent rassemblés dans des communautés, dont la plus connue est la ville de Chincha. Dans cette ville, ils ont également la réputation étonnante de manger du chien…

Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?

Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?

Janvier : 
Pendant la dernière quinzaine du mois, Trujillo s’anime autour des concours de marineras sur la place centrale et dans différents lieux de la ville.

Février : 
C’est le mois du Carnaval à travers tout le Pérou : la cérémonie centrale consiste à planter un arbre et danser autour ; puis on coupe l’arbre et on se précipite sur les cadeaux accrochés à ses branches. Pendant ce temps, les bombes à eau volent dans tous les sens et on vaporise de mousse tous les passants. Une ambiance de fête comme aucune autre.
A partir du 2, et pendant les deux semaines suivantes, Puno célèbre la Candelaria (la chandeleur) :danses et musiques folkloriques comme la Diablada, masques monstrueux représentant des esprits et des monstres, c’est une fête pour le cycle de fertilité et aux récoltes, qui se finit par un culte aux morts.

Mars : 
Au sud de Lima, à San Vincente de Cañete, c’est le festival des sports d’extérieur : on peut  y pratiquer du VTT, du rafting, du parapente, du trekking dans les dunes…

Fin mars/début avril, tout le Pérou fête la Semaine Sainte (semana santa) : les marques de ferveur religieuse prennent le dessus sur la vie des habitants, et les rues s’enflamment de défilés, musiques et danses. Cette célébration est particulièrement intéressante à Ayacucho, où un tapis de fleurs est installé par terre pour que les foules viennent le piétiner. 

Avril :
Dans les environs de Cusco, on fête le Señor de los Temblores (seigneur des tremblements)en jetant des petites fleurs rouges sur le sol, en représentation du sang du Christ.
Du 15 au 20, à Pachacamac, site préhispanique dans les environs proches de Lima, on fête le CaballoPeruano de Paso (cheval péruvien de promenade, mélange de race espagnole et arabe), fierté des Péruviens.

Mai :
Le 1°, Arequipa fête la Virgen de Chapi : tout un pèlerinage se constitue pour parcourir 45km de nuit, soit environ 15 heures de marche, pour se laver de ses péchés.
Pendant la 1° semaine, se déroule dans les environs de Cusco le pèlerinage le plus célèbre de toute l’Amérique Latine : le Q’oyllurRit’i, qui signifie Etoile des Neiges en quechua. Partant du village d’Ausangante, il s’agit de monter à mi-chemin du mont du même nom. Déguisés en ours, vêtus de costumes traditionnels, chargés de cadeaux et d’encens, environ 10 000 pèlerins viennent chaque année adorer l’image d’un Christ qui serait apparu à un berger, mais aussi vénérer les Apus, divinités des montagnes, Pachayaya, la mère-Eau, etc. Un des plus beaux exemples de syncrétisme religieux au Pérou.

Juin :
Au cours de la 1° semaine, Cusco est animée la fête de la bière.
Du 1° au 7 juin, Huaraz organise pour la Semaine de l’Alpinisme.
Pendant la deuxième semaine de juin, Ica fête les vendanges avec Festival International de la Vendemia.

Le Corpus Cristi est un point commun dans de nombreuses villes, mais est particulièrement intéressant à Cusco : aujourd’hui, vénération des saints, c’était à l’origine des fêtes nettement païennes. Défilés de danses et de saints dans toutes les rues.

Le 24, à Cusco, c’est l’Inti Raymi : fête inca par excellence, il s’agit de l’adoration du soleil au moment de l’équinoxe d’hiver pour ces latitudes sud. Fête très touristique, mais non moins intéressante pour la recréation fidèle de l’Inti Raymi préhispanique : l’Inca s’adresse au peule, défile avec ses soldats et ses nobles, le tout au milieu de fêtes, de musique, de danses. Départ au Q’oricancha et arrivée à Sacsayhuaman, où un(faux) sacrifice de deux lamas précèdent les incantations et les rituels magiques.


Le 24 également, dans le reste du Pérou, on fête la Saint Jean. Au programme,  feux de joie, danses, musiques traditionnelles, et défilés, surtout dans la jungle amazonienne au nord du pays (Iquitos).


Le 29, la région du lac Titicaca particulièrement, fête la St Pierre et St Paul, avec ses danses, costumes traditionnels, musique et défilés.


Juillet : 
Lors de la 2° semaine du mois, Paucartambo, dans la région de Cusco, fête la Virgendelcarmen (mamachadelcarmen), patronne des métis. C’est l’autre grand pèlerinage et défilés avec le Q’oyllurRit’i, tel l’aspect mâle et femelle d’une même chose, croyance chère aux incas. Comme en mai, les danses, célébrations, défilés, processions et costumes et masques sont pour le moins impressionnants, et draine des pèlerins de tout le pays.

Fin juillet, autour du 28 qui est jour de l’indépendance péruvienne, ce sont les fêtesnationalesdu Pérou  (Fiestas Patrias). C’est un temps privilégié pour être en famille et assister à des combats de coqs, des corridas et des défilés de chevaux.

Enfin, la Yawar Fiesta alieu dans la campagne profonde, à 8h d’Abancay ou d’Ayacucho, sur des routes défoncées. Cet évènement qui met en scène un condor accroché au dos d’un taureau remonte à l’époque de la colonisation, et est une sorte de revendication indigène. La position de supériorité du condor (représentant les autochtones des Andes) le mène le plus souvent à la victoire sur le taureau (représentant l’empire espagnol) et à la mort de ce dernier, comme une revanche sur l’empire espagnol. Cette fête a entre autre été dépeinte par José Maria Arguedas (voir Littérature péruvienne), dans son œuvre du même nom que la fête.

Aout :
Lima fête sa patronne, Santa Rosa de Lima (Ste Rose de Lima), en une célébration plein de ferveur religieuse, de défilés et de musique.

Septembre : 
Fête du printemps à Trujillo pour la dernière semaine (danses chants défilés…)

Andahuaylas (près d’Abancay) célèbre la Virgen de Cocharcas, une sorte de reprise de la Virgen de la Candelaria à Copacabana en Bolivie et sur les rives du lac Titicaca (bénédiction de voitures, processions religieuses, …etc)

Octobre :
Saint le plus populaire de toute l’Amérique Latine, le Señor de los Milagros(seigneur des miracles) est adoré tout au long du mois d’octobre. C’est un des seuls saints ‘’moreno ‘’, noir, du continent. Pour cette époque, beaucoup de gens s’habillent volontiers en violet (couleur favorite de ce saint, qui est connu pour répondre aux prières en ce mois d’octobre et pour faire des miracles.) Les dimanches sont souvent réservés aux corridas. 

Pendant la 2° semaine du mois, à Abacaya, Piura, on célèbre le Señor Cautivo(seigneur captif), réputé pour être également miraculeux. 

Pendant la 3° semaine, Ica fête le Señor de Luren.

Novembre : 
Le, 1° la Toussaintest célébrée dans tous le pays, et le 2, pour la fête des morts, les familles vont au cimetière pour rendre visite à leurs proches.

A partir du 5, c’est la Semaine de Puno, avec moultes festivités, où l’on évoque la fondation de l’empire Inca.

Décembre : 
Evidemment, la Navidad (nativité, noël) est fêtée avec ferveur dans tout le pays. Dans les Andes, les images de syncrétisme religieux entre catholicisme et repères culturels andins remplissent les places publiques.

A Cusco, le 24 (soit la veille de Noël), le Santiranticuyest un peu notre marché de Noël, avec sur la place d’armes de nombreux articles d’artisanat à admirer ou à acquérir, comme des poteries, des céramiques, des poupées, etc.

Enfin, le 27 décembre, sur la côte, les communautés noires afro-américaines fête leur patronnela Virgendel Carmen, surnommée à cette époque Peoncita.

 La Gastronomie au Pérou

La Gastronomie au Pérou

Quels sont les plats typiques et emblématiques du Pérou ?

La cuisine péruvienne est, avec le foot, LA fierté nationale et le trait d’union entre toutes ces populations aux cultures et aux réalités très différentes. C’est véritablement une composante essentielle de la culture nationale. Reconnue (selon eux) comme la meilleure cuisine du monde, voici quelques pistes pour partir à la découverte d’un menu aussi varié que savoureux.

Les caractéristiques majeures de la cuisine péruvienne est la présence de riz à tous les repas (les péruviens ne peuvent pas concevoir un repas sans riz) accompagné de tubercules (pommes de terre, yuca et autre). La viande est présente dans presque tous les plats, ainsi que l’aji, une sauce qui se décline sous divers variantes mais qui ne manque jamais d’être très piquante. La soupe est un élément crucial du repas, et les menus disponibles sont à 80% composé d’une soupe et d’un plat principal (qui peut parfois être remplacée par une entrée).

On ne peut pas commencer à parler de la cuisine péruvienne sans parler du cebiche. Ce plat à base de poisson est le fer de lance de la fierté nationale péruvienne car le conflit avec le Chili (ennemi juré) à propos de l’origine de ce plat est encore extrêmement vif. Le principe est simple : prenez du poisson frais, coupez-le en petits dés, laissez-le cuire (oui, j’ai bien dit cuire) dans le jus de citron, ajoutez des lamelles d’oignons et de l’aji, ce piment local très fort, et servez très frais. Servi avec sa soupe de poisson, le chilcano, ce plat est tellement apprécié que même loin de la côte et dans les hautes montagnes des Andes, on fait importer du poisson de Lima pour faire des cebiche et les servir à toute heure. 

Plusieurs tendances culinaires (en fonction de la zone géographique) se déclinent à travers le pays. La comida criolla, originaire de la côte et fortement influencée par la cuisine espagnole et coloniale, est aujourd’hui répandue dans tout le pays. C’est celle qui fait sa reconnaissance internationale. L’aji de gallina est un plat à base de morceaux de poulet baignés dans une sauce jaune plus ou moins piquante, à base d’aji amarillo, variante jaune et douce du même piment que celui du cebiche. C’est lui que l’on utilise aussi pour la papa a la huancaina, entrée typique composée de morceaux de pomme de terre recouverts d’une sauce jaune légèrement pimentée. Délicieux. Autre entrée criolla, el escabeche de pollo : chou-fleur, carotte et oignon marinés dans du vinaigre, avec des lamelles de poulet. La papa rellena, littéralement ‘’pomme de terre fourrée’’, est une entrée où la purée de pomme de terre enrobe un fourrage fait de viande, carotte, petit pois, œuf dur, raisins secs, olives, que l’on frit. Ce même fourrage est utilisé dans le rocoto relleno : le rocoto est une forme d’aji plus grande, vert ou rouge, qui est dans ce cas fourré. La causa limeña est une sauce à base de mayonnaise et de thon coincée entre deux couches de pâte de pomme de terre, froide. Parfois, par manque d’accès à ce poisson, il est remplacé par du poulet. Toutes ces entrées peuvent aussi être consommées dans les marchés ou dans les rues comme piqueos, des snacks sur le pouce, comme le tamal, à base de farine de maïs ou autre, sucré ou salé, enrobé de feuille de bananier ou de maïs selon la région…

Dans les plats criollo, le carapulcra (très différent de son presque homonyme bolivien) est une sorte de mélange juteux à base de patate sèche de couleur marron, typique de la côte au climat chaleureux, mais encore une fois récupéré dans tout le pays. De même,l’arroz con pollo (riz et poulet, avec assaisonnement),l’arroz con pato (même chose avec du canard), oul’arroz con mariscos  (avec des fruits de mer). Le lomo saltado est un mélange de tomate et oignon à la poêle avec des frites et des morceaux de viande de bœuf. Le seco de res (de porc, mais aussi possible avec du poulet, du bœuf, etc.) est un plat avec seulement du riz et de la viande recouverte d’une sauce verte, succulente.

Pour les amateurs de viande, le Pérou est le pays des merveilles, tant par la qualité de la viande que par la diversité des préparations. La grande surprise que le Pérou vous réserve est le cuy (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Le cuy chactado d’Arequipa ou al horno de Cusco sont différentes variantes. D’autre part, lechicharrónest un morceau  de viande de porc frit, grillé, servi avec du mote (mélange de maïs, de fèves, etc. bouillis) et des feuilles de menthe. Comme on dit, ‘’tout est bon dans le cochon’’ : même les tripes (la pansa), même l’estomac (le rachi, estomac de vache lavé, bouilli et frit)… Dans le poulet, les mollejitas sont une partie de l’appareil digestif de l’animal très recherchée. On en mange aussi les pattes, dans un plat appelé patita con mani (avec des cacahuètes). On en trouve partout dans le pays. De la même manière, les anticuchos se trouvent littéralement à tous les coins de rue : ce sont des brochettes de viandes (poulet, bœuf, et le plus typique : le cœur de bœuf) surmontées d’une pomme de terre, qui se mangent sur le pouce avec de l’ají. Et puis, un passage par le Pérou ne peut pas se concevoir sans goûter à la viande de lama… 

Des Andes, on retiendra particulièrement tous les types de tubercules : en dehors de la pomme de terre, il y a l’olluco (servi avec une sauce particulière), la yuca (sorte de manioque, souvent frite et servie avec de l’avocat), le camote (orange, sorte de patate douce), la virraca, la uncucha… Et les différentes préparations de ceux-ci : le chuño et la moraya sont des patates déshydratées, condensées, que l’on prépare souvent en soupe. Pendant la saison sèche, de mai/juin à octobre, on les prépare souvent en huatia : on construit un four de terre sèche à l’intérieur duquel on allume un feu. Quand les braises sont chaudes, on met les tubercules et/ou la viande, on fait s’effondrer le four au dessus, et le tout cuit lentement, récupérant le goût de la terre rouge des Andes. On trouve aussi quelques céréales typiques : lequinoa (voir Particularités pour plus de précisions), le tarwi, la kiwicha…De la forêt amazonienne, il faut mentionner la pachamanca : c’est un mélange de tubercules et de viandes enrobés dans une grande feuille de bananier, que l’on cuit dans la terre, sous une grosse pierre, un peu comme la huatia. Le plus typique de la région est la préparation de tout ce qui dérive de la banane : soupe de banane, farine de banane, pancake de banane, gâteau de banane, banane frite… ainsi que tous les poissons d’eau douce : le zungaro, le paiche, etc. 
En dehors de ces spécialités, classiques du Pérou, les Péruviens raffolent de certaines choses pas si typiques… Le chifa, mélange entre cuisine chinoise et ingrédients/saveurs péruviennes, est un succès total. De la même façon, le pollo a la brasa, simple poulet rôti servi avec des frites, une salade et parfois une petite soupe, est la diète hebdomadaire (voir plus) de tout le pays.

Pour les gourmands qui ne peuvent pas se passer de sucre, les desserts péruviens sont assez riches et variés, malgré le peu d’intérêt des Péruviens eux-mêmes pour les choses sucrées. Dans les gâteaux, il faut mentionner le tres leches (‘’trois laits’’), le suspiro a la limeña (très sucré et surmonté de meringue), la torta helada (‘’gâteau congelé’’, avec de la gélatine). D’autres douceurs sucrées qui valent le détour, les picarones, cette espèce de pâte de camote et de citrouille frite dans de l’huile bouillante et servie avec une espèce de miel –à en tomber à la renverse ; la mazamorra morada, une pâte un peu gélatineuse faite à partir de maïs violet bouillie et d’épice comme la cannelle et le clou de girofle, souvent accompagnée de riz au lait (arroz con leche). Niveau pâtisserie, pas grand-chose à part l’alfajor, rond, fourré de manjar blanco(comme le dulce de leche, crème de lait bouillie sucrée). Leturrón de doña Pepeest aussi à mentionner. 

Quant aux boissons, le Pérou a de nombreuses choses à vous faire découvrir. Pour commencer sans alcool, la chicha morada a pour beaucoup le goût du Pérou. Comme la mazamorra, faite à base de maïs violet bouilli avec quelques autres fruits, de la cannelle et des clous de girofle, on en vend à tous les coins de rue. Les boissons gazeuses appelées gaseosas sont très consommées : en dehors du Coca Cola typique et autres fanta et sprite, la particularité locale s’appelle l’Inca Kola : jaune fluorescent et au goût de chewing gum, les Péruviens ne vous laisseront pas repartir sans l’avoir goûtée. Puis, différentes infusions (mate) sont disponibles : de coca, d’anis, de camomille (manzanilla)…

En ce qui concerne les boissons alcoolisées, il faut évidemment commencer par le pisco : avec le cebiche, c’est l’autre rivalité avec le Chili. Il est principalement produit sur la côte au sud de Lima : liqueur de raisin distillée, il est à environ 40°. Son utilisation la plus connue est pour la confection du fameux Pisco Sour, cocktail à base de pisco, de jus de citron, de sucre et de blanc d’œuf. Un must des soirées péruviennes. On l’utilise aussi pour le cocktail appelé algarrobina, du nom de la gousse de mestique (sucrée et très protéinée) qui est sa composante principale, avec du pisco, du lait, du jaune d’œuf, du sucre et de la cannelle. En ce qui concerne les bières, elles sont assez diversifiées : la plus connue est la cusqueña, dans sa bouteille au design très particulier, la plus consommée (blonde ou brune) de par sa qualité nettement supérieure aux autres. Ensuite, la Pilsen, avec sa bouteille d’1,1 litre, la plus populaire lors des réunions de famille ou dans les communautés ; la Cristal, surtout consommée sur la côte ; laBramha pas forcément la meilleure, et donc légèrement en perte de vitesse. Avec la bière, le rhum est l’alcool le plus consommé (souvent mélangé avec des sodas). 

Le Pérou produit de très bons vins, bien que leur consommation ne soit pas particulièrement répandue. Pour cette raison, la majorité du raisin produit sur la côte (Ica, Nazca, Moquegua, etc…) est distillé pour en faire du pisco. Cependant, quelques vins sont à mentionner : le Borgoña, vin rouge extrêmement sucré (!!) est présent dans tous les points de vente.  L’une des grandes marques du vin péruvien est Tacama ; situé au sud de la ville d’Ica, ce vignoble importe depuis les années 1920 des plants et des technologies de France. La collaboration étroite avec des spécialistes français a, entre autre, participé à l’obtention de plusieurs prix internationaux. L’autre grand vignoble, Ocucaje, a aussi été récompensé de nombreuses fois au niveau international, tant pour leurs blancs que pour leurs rouges. Tabernero s’est, quant à lui, spécialisé dans les champagnes, plutôt secs, ainsi que dans les vins sucrés (qui connaissent un grand succès au Pérou). Enfin, les vins péruviens doivent faire face à la concurrence des vins chiliens et argentins qui sont importés en large quantité et très populaires au Pérou.

Les festivals de gastronomie sont importants au Pérou. Le plus connu est le festival de Lima nommé Mistura, littéralement «mélange» en espagnol, ce qui reflète bien à la fois la variété de la gastronomie péruvienne et celle des plats présentés à ce festival. A travers le pays, de multiples initiatives voient le jour : le festival PROVOCARTE, où la mise en ligne de vidéos de recettes et de préparations cherche à promouvoir et conserver les traditions péruviennes ; le Cusco Come (qosqo mijuy, ou encore Cusco Mange) ; la Feria de lagastronomía y el vina en Chiclana ; etc. De très grands chefs péruviens sont également reconnus internationalement : d’abord, Gaston Acurio, le co-fondateur de Mistura ; Pedro Miguel Schiaffino, dont la cuisine expérimentale et innovatrice a fait ses preuves ; Don Cucho la Rosa, connu pour ses recettes strictement traditionnelles mais incroyablement savoureuses et Patrick Vogin qui mélange de façon subtile la cuisine Française avec la cuisine Péruvienne dans son restaurant l’Indio Feliz de Aguas Calientes… Bref, pour les amoureux de bonne chaire, le Pérou vous attend pour vous faire découvrir la richesse et la diversité de ses coups de fourchette.


L’artisanat Péruvien

L’artisanat Péruvien

Quels souvenirs peut-on acheter au Pérou ? 

L’artisanat a toujours été un élément crucial des cultures préhispaniques : dans les tombes, les tissus et céramiques les plus finement ornés ; et dans les lieux reculés, les techniques et usages traditionnels se sont conservés. Par exemple, certaines couleurs ou certains motifs indiquent le statut marital, l’appartenance à une ethnie, etc.

Aujourd’hui, on peut découvrir une immense variété d’objets artisanaux à travers tout le pays. Certains sont des dénominateurs communs : par exemple, la laine d’alpaca est utilisée pour confectionner des pulls, des tissages à suspendre au mur, des sacs. Egalement, les métaux précieux comme l’or, l’argent ou encore le cuivre sont finement sculptés en de nombreux bijoux. Le travail du cuir diffère selon les régions, mais reste une règle générale ; on y intègre souvent des morceaux de tissus aux motifs et aux couleurs traditionnels. 

D’autre part, certains objets d’artisanat sont typiques de certaines régions. Par exemple, à Arequipa, on trouve un type de broderie sur les chapeaux, aux motifs floraux et d’animaux, aux couleurs pastel. A Ayacucho, les retables sont les objets les plus prisés : ce sont des petites boîtes en bois peintes aux couleurs vives, contenant des personnages type santons, représentant soit des scènes de la nativité, soit des scènes de la vie quotidienne. Sur les rives du lac Titicaca, les femmes tissent des poupées et autres petits bateaux à partir du « totora », le roseau local. Près de Puno, dans un petit village du nom de Pupuja, on construit des petits taureaux en argile qu’on place sur les toits des maisons pour éloigner les mauvais esprits. Dans les environs d’Iquitos, dans l’Amazonie, on taille des bijoux yagua. A Huancayo, on tresse des ceintures colorées ; entre autres. 

En dehors de ces objets très traditionnels, beaucoup de jeunes (et moins jeunes) « hippies » parcourent les routes d’Amérique Latine et vendent des bijoux en pierre semi-précieuses et métal, reprenant des modèles préhispaniques, assez typiques. 

D’autre part, une forte industrie touristique a commencé à commercialiser des produits à la chaine, facilement accessibles et à très bas prix. C’est le cas du très connu bonnet péruvien, vendu à 5 soles dans tous les lieux touristiques, qui sont à présent inondés de ces produits pratiques et prêt-à-consommer. Pour trouver des choses un petit peu plus authentiques, il faut chercher un peu, s’aventurer dans des petites rues sombres ou les commander aux tisserands eux-mêmes. Dans tous les cas, le marchandage est de rigueur, car il est de coutume de profiter de la différence de niveau de prix et du manque de connaissance du marché du client. Cependant, le marchandage n’est pas aussi féroce que dans certains pays, comme en Afrique par exemple : acheter à 20, 30 ou 50% de moins que le prix original est généralement acceptable. 

Petites anecdotes sur le Pérou

La communauté allemande d’Oxapampa:Cuy –le cochon d’inde…El condor pasaQuels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?Les Tapadas….les scandaleuses de Lima
La communauté allemande d’Oxapampa:

La communauté allemande d’Oxapampa:

Au milieu du XIX° siècle, avec le boum du caoutchouc, la nécessité de peupler la forêt amazonienne devient de plus en plus forte. Un contrat est passé entre le gouvernement péruvien et un baron allemand : en échange de terres et de facilités pratiques une fois sur place, plusieurs dizaines de familles prendraient la route du Nouveau Monde, afin de fuir les difficultés économiques de l’époque en Europe. La première colonie s’installe en 1859 à Pozuzo, dans l’Amazonie centrale.
Aujourd’hui, les descendants de ces familles habitent toujours certaines régions. Dans des villages érigés selon des techniques et un style architectural typiquement germano-autrichien, ces grands blonds aux yeux bleus ont maintenu leurs traditions (particulièrement au niveau culinaire, et particulièrement les fromages alpins) : les vêtements, les danses, les fêtes traditionnelles (dates, motifs, manifestations), et même un dialecte tyrolien qu’ils continuent à parler. Cependant, sous certains aspects, ces coutumes se sont mélangées avec le temps avec les coutumes locales. Avec les matériaux disponibles, ces colonies ont reproduit l’artisanat de leur pays. Aujourd’hui, elles vivent principalement de l’agriculture, de leur artisanat et du tourisme, curiosité au milieu de la campagne indigène du Pérou. 

Cuy –le cochon d’inde…

Cuy –le cochon d’inde…

Vous pensiez que le cochon d’inde était un animal domestique tout doux et tout chaud que les enfants cajolent ? Eh bien en tout cas, pas au Pérou ! En effet, ici le cochon d’inde, appelé le cuy, est une spécialité culinaire…
Cet animal se reproduit très rapidement et en grande quantité, ne prend pas d’espace, ne demande pas beaucoup de soins et ne consomme pas grand-chose ; c’est donc un animal très facile et pratique à élever pour sa viande ! Viande savoureuse, d’ailleurs, et très bien mise en valeur par l’assaisonnement typique du pays. Malgré tout, la présentation de ce plat on-ne-peut-plus traditionnel (dans les campagnes, toutes les familles élèvent –au moins— quelques familles de cuys) peut choquer les âmes sensibles : il est servi entier, avec la tête, les oreilles, les pattes, les petites griffes… 
Cela dit, aller au Pérou et ne pas goûter au cuy, c’est comme aller en France et ne pas goûter aux fromages. Ca serait vraiment dommage.

El condor pasa

El condor pasa

Probablement la mélodie andine la plus connue au monde. A l’origine, c’est une œuvre théatro-musicale du même nom, dont l’air principal a été composé au début du XX° siècle : c’est une reprise d’une mélodie typique des Andes, agencée en une histoire d’exploitation des indigènes dans les mines du Pérou. Le Condor représente l’aspiration à la liberté de ces populations opprimées.
Présenté en 1960 à Paris par le groupe péruvien Los Incas, cet air sera récupéré à maintes reprises (Simon and Garfunkel en 1970, entre autres) avec des paroles de plus en plus différentes. Depuis 2004, cet air est classé comme Patrimoine Culturel National, et on peut l’entendre très souvent aux quatre coins du pays.

Quels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?

Quels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?

Ernest Hemingway au Pérou
Histoire inconnue des biographes du célèbre auteur américain, son court passage par la côte péruvienne nord en 1956 est pourtant des plus intéressants. Il avait entendu parler d’un paradis de la pêche où vivait encore le marlin noir, cette espèce de poisson qu’il décrivit dans son œuvre la plus célèbre Le vieil homme et la mer et dont la présence est assez rare dans la majorité des eaux. C’est dans le but de tourner certaines scènes du film basé sur son livre qu’Hemingway passa 32 jours dans le petit village de Cabo Blanco. Tous les jours, un bateau chargé d’équipement cinématographique sortait du port, dans l’espoir de pouvoir capturer des images de ce fameux poisson. Le séjour d’Hemingway à 1000km au nord de Lima ne passa pas inaperçu, ayant gagné le prix Pulitzer en 1953 et le prix Nobel de Littérature en 1954, soit quelques années auparavant ; et cela reste encore une des grandes fiertés des Péruviens.

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Au 18º siècle à Lima la cohabitation entre Espagnols nés en Espagne et métisses (Indiens/Espagnols) créa des tensions qui mena à l’indépendance du Pérou.
De ces tensions, a émergé une rivalité originale entre les femmes nées en Espagne et les métisses nées au Pérou.
Les Espagnoles qui arrivaient avec leurs somptueuses robes et leurs bijoux du vieux continent rendaient jalouses les métisses de Lima ; et à leur tour, ces dernières créèrent la mode des Tapadas (les couvertes). Cela consistait à se cacher tout le visage sauf un œil, mais en montrant une partie des jambes à l’air libre, ce qui, à cette époque, était proprement scandaleux. En prônant un comportement volontairement « féministe » et tapageur pour l’époque, elles ont attiré sur elles les foudres de l’Eglise catholique.
La plus connues de ces Tapadas fut sans doute l’actrice Micaela VILLEGAS, qui fut l’amante du vice-roi Amat y Juniet. Celui-ci, lors d’une dispute en public, la traita de « Chienne de Métisse » ce qui lui valu le surnom de « Perrichola ».
C’est de cette histoire que Jacques OFFENBACH s’inspira pour composer l’opéra La Périchole, créé en 1868.

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