Explorateur de nature

Racines Andines

14 jours / 13 nuits    difficulté: 1/3

Racines Andines

14 jours / 13 nuits      difficulté: 1/3


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Côte Verte à LimaLézard à TucumeCôte Verte à LimaSeñor de Sipan - Huaca Rajada à LambayequePirámides de Túcume à LambayequeRizières à Chiclayo Compañía de Jesus  - CuscoPort de ChorillosLac Titicaca

Cet itinéraire proposé aux voyageurs expérimentés permet de découvrir en totalité le patrimoine de ce pays mythique, depuis les trésors archéologiques des sites pré-Incas du Nord à la Vallée Sacrée, en passant par  l'incontournable Machu Picchu et le légendaire lac Titicaca.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Transfert à Juliaca / Nuit au bord du lac Titicaca

Jour 3 - Visite de Taquile sur le lac Titicaca

Jour 4 - Traversée de l’Altiplano

Jour 5 - Cusco

Jour 6 - Matinée libre à Cusco et transfert à Aguas Calientes

Jour 7 - Machu Picchu

Jour 8 - Journée libre à Cusco

Jour 9 - Cusco / Lima / Trujillo

Jour 10 - Visite des Huacas del sol y de la luna - Huanchaco - Chan Chan

Jour 11 - Trujillo / Chiclayo

Jour 12 - Chiclayo

Jour 13 - Journée libre Lima

Jour 14 - Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Cathédrale de Chiclayo

Elle a été construite il y a à peine 100 et quelques années ! Le style s’en fait ressentir, moins colonial, plus néoclassique, plus moderne. Intéressant à comparer avec les autres cathédrales et les autres places centrales du Pérou.

Chan-Chan

Il s’agit des restes de l’ancienne capitale de l’empire Chimu, ce peuple militaire, guerrier, à l’expansion rapide et sans pitié. C’est la ville préhispanique la plus impressionnante de tout le continent, et les constructions en adobe (boue séchée) ont incroyablement bien surmonté les épreuves du temps. Malheureusement, les intempéries ont, elles, largement contribué à sa dévastation : le phénomène d’El Niño et les pluies torrentielles qui en découlent ont coûté de larges parties de la ville aux connaissances des historiens. Les trésors d’or et d’argent, rassemblés lors des conquêtes, ont été éparpillés avec l’invasion espagnole. Aujourd’hui, le site reste immense (plus de 14 km²) et les différentes citadelles (quartiers) sont composées de différents bâtiments que l’on peut visiter : ici un palais administratif, ici un temple dédié au soleil, là des stèles funéraires et des tombeaux...

Chiclayo

Capitale régionale de Lambayeque, Chiclayo signifie «cité de l’amitié». Fondée par des missionnaires jésuites, c’est un carrefour majeur de la côte nord : passage vers la jungle amazonienne au niveau de Bagua, vers les Andes en direction de Cajamarca et vers le nord en direction de l’Equateur, c’est une étape incontournable dans un périple vers le nord péruvien. La générosité et l’ouverture de ses habitants n’a d’égal que la richesse des trésors anciens qu’elle recèle : le musée des Tombes Royales de Sipan, à quelques dizaines de kilomètres au sud de la ville ; les pyramides de Tucume (plus de 26 !), ensemble archéologique immense et complexe ; le musée de Ferreñafe, retraçant de manière très didactique, claire et ludique l’évolution des civilisations pré incas de la région… Et bien d’autres surprises que vous réserve la région de Lambayeque. 

Huaca de la luna

Plus petit que sa voisine, la Huanca du Soleil, la Huanca de la Lune est par ailleurs bien plus intéressante. Cette petite pyramide est constituée d’une multitude de petites salles pleines de céramiques et de métaux précieux ; d’autre part, une foule de frises et fresques ornent les murs, en bas-reliefs polychromes relativement bien préservés. C’est là que furent enterrés 107 guerriers sacrifiés ! Leurs corps sont maintenant dispersés dans plusieurs musées de la région. La construction de ce curieux édifice dura en tout plus de 600 ans : à chaque génération et à chaque époque, les dirigeants le réaménageaient, l’étendaient, le modifiaient. C’est donc par étape que les archéologues mettent à jour les différentes phases et découvrent petit à petit les restes de ces civilisations anciennes. 

Huaca del sol

Cette pyramide comptait autrefois plusieurs niveaux et était la plus grande de la culture Chimu. Aujourd’hui, les pluies diluviennes d’El Niño ont fait disparaitre une bonne partie de cette merveille archéologique : l’intérieur, cependant, est composé de plusieurs tombes dont plusieurs traces indiquent que le site aurait pu être un site cérémoniel important. De par la taille et la hauteur de la pyramide, la vue depuis le sommet est impressionnante. 

Huanchaco

Avec l’expansion économique récente de Trujillo, le petit village de pêcheur de Huanchaco a vite fait de se transformer en station balnéaire accueillant les citadins las des tourments de la ville, le temps d’un week-end ou pour passer des vacances reposantes. Malgré l’essor rapide de l’urbanisation, il a su garder son charme et son authenticité d’antan. On peut par exemple faire des excursions sur les caballitos de totora (voir le paragraphe Particularités du Pérou), se baigner sur les plages tranquilles, ou surfer sur d’autres plus agitées. Les restes archéologiques à proximité participent également à l’attraction de ce modeste village de pêcheurs.

Lambayeque

La ville de Lambayeque est un paradis pour les passionnés d’Histoire. D’une part, la ville et les environs proches regorgent de sites archéologiques de toute première importance, des cultures Sican, Chimus, etc… d’autre part, les édifices laissés derrière eux par les Espagnols sont particulièrement représentatifs de la colonie et de l’époque impériale. Bref, une région où il est bien difficile de s’ennuyer.

Musée nacional de Sicán

Situé dans le petit village de Ferreñafe, cet incroyable musée est destiné à exposer des pièces archéologiques trouvées dans les dizaines de pyramides déterrées dans la zone du Bosque de Pomac, et de la culture Sican. Ces objets funéraires sont à couper le souffle : masques, statues, jarres, poteries diverses, le tout accompagné des explications nécessaires pour apprécier au mieux ces objets et leur provenance. 

Musée tumbas reales

Afin d’exposer le contenu extrêmement précieux de la tombe du Seigneur de Sipan, on a créé une réplique de la pyramide d’origine pour les organiser de la meilleure façon et les réinstaller dans leur cadre d’origine (ou le plus similaire possible). Le circuit de la visite du musée se passe dans le même ordre que celui dans lequel les archéologues ont découvert la tombe et les merveilles qu’elle contenait : des bijoux confectionnés à l’aide d’une technique particulièrement minutieuse (parmi les plus beaux de l’Amérique précolombienne), en particulier les boucles d’oreilles d’or et de turquoise de la momie ; des statues en or d’animaux ; des masques, des sandales en métal précieux ; et des parures en or. Ce musée est véritablement de stature internationale, tant de par les pièces exposées que de par la qualité de l’exposition et des explications données sur chacune des pièces. 

Le musée est située à Lambayeque,  à 10 km environ au Nord de Chiclayo, mais le site oú fut trouvé la tombe du señor de Sipan est situé à 40 km environ, à l'est de Chiclyo.


Pyramides de Tucume

Cet immense complexe de 26 pyramides, d’habitations et de murs à moitié délabrés serait une des villes principales de la civilisation lambayeque. Sa morphologie a subi de nombreuses modifications, au fil du temps et des civilisations qui se sont succédées dans ces lieux. Les fouilles ne sont que limitées car il n’y a pas eu de grandes découvertes. On a une bonne vue d’ensemble sur le site depuis la colline du Purgatoire (elle doit son nom au fait que les espagnols jetaient les païens récidivistes non-chrétiens du haut de la colline). Un petit musée fort bien construit contient les pièces découvertes sur le site.

Trujillo

Capitale de la région de La Libertad, la ville de Trujillo est une ravissante cité coloniale au nord de Lima sur la côte pacifique. Héritière de la civilisation rayonnante des Chan Chan, d’innombrables restes jonchent la ville et ses alentours. Citons par exemple les pyramides de Moche, la plus grand du Pérou. Mais ils ne sont qu’une partie des charmes de la capitale régionale : l’histoire récente est toute aussi passionnante. Creuset de nombreuses révoltes (contre les colonisateurs, pour l’indépendance), c’est aussi le lieu de naissance de l’APRA, parti politique à l’origine marxiste et férocement contestataire, au début du siècle. Le climat agréable et la proximité avec des vallées fertiles et abondantes lui ont a valu son surnom de la « ville au printemps éternel ». Le charme de ses vieilles rues pavées, les fenêtres de fer forgé, les balcons de bois taillé et ses nombreuses petites églises, donnent un charme subtil au centre-ville. Et de plus, son dynamisme culturel et sa gastronomie fine sauront sans aucun doute ravir votre cœur.

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

Juliaca

Juliaca est un quelque sorte la sœur jumelle de Puno. Aussi froide et aussi animée commercialement, avec une population très typique, mais avec l’accès au lac en moins. C’est avant tout une plaque tournante des transports dans la région et donc un point de passage obligé, à la croisé des chemin entre Arequipa, Puno et Cusco. 

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

Sillustani

Le site et la presqu’île de Sillustani, sur la route entre Puno et Juliaca, abrite plusieurs tours de pierre rondes, appelées chullpa, dans un décor féérique à cette altitude. Ces tours seraient des sépultures de l’époque inca et pré-inca (civilisation Colla, de langue aymara), aujourd’hui vides, mais dont l’allure imposante se reflète encore dans les eaux cristallines du lac Umayo. Au milieu des eaux, une île, seule, isolée, intrigante, semble fixer les visiteurs. Ce site archéologique hors du commun donne la sensation d’avoir été transporté dans une dimension parallèle. 

A savoir sur le Pérou

Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?L’artisanat Péruvien  La Gastronomie au PérouQuels sont les Péruviens les plus connus ?Les Afro-péruviens
Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?

Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?

La population au Pérou

La Pérou est, avec la Bolivie et l’Equateur, l’un des pays connaissant la plus forte proportion de population indigène d’Amérique Latine. 

Malgré tout, la caractéristique principale de la population péruvienne reste le métissage : entre le descendant d’européen, blanc, l’autochtone des Andes, et l’afro-américain, les mélanges de populations sont très importants. Cependant, ces métissages sont plus présents dans certaines zones géographiques que dans d’autres : sur la côte, qui accueille près de la moitié de la population, la diversité de couleur de peau est réelle. Les blancs, les mestizos encore appelés criollos, et les afro-américains, mais aussi des asiatiques se côtoient dans la zone la plus économiquement dynamique du pays. C’est également dans cette région qu’une élite politique et sociale concentre tout le pouvoir du pays. Cette centralisation et cette élite sociopolitique est un de ces héritages de la coloniaux qui n’ont jamais été remis en question. 

Dans les Andes et dans la forêt amazonienne, au contraire, la proportion de population amérindienne est beaucoup plus forte. Dans des villes comme Cusco, Puno, Huaraz, ou encore Cajamarca, et dans toute la campagne andine et amazonienne, la grande majorité de la population est très nettement amérindienne. Attention, il faut noter que le terme indio, en espagnol, est connoté négativement et est très facilement perçu comme une insulte : à user avec précaution. L’importance de la « race » est encore très forte au Pérou, et les préjugés raciaux et les discriminations (de toutes les « races » vers toutes les autres) vont encore bon train. 

L’autre caractéristique de la population péruvienne est l’incroyable densité de population de sa capitale, Lima, qui accueille plus de 9 millions d’habitants, soit un tiers de la population péruvienne. Ce statu lui confère une place véritablement à part dans la vie économique, sociale et politique du pays. L’exode rural des années 1980 à 2000 a provoqué une augmentation fulgurante des pueblos jovenes, ces quartiers à l’organisation déstructurée et chaotiques où la pauvreté urbaine se développe très rapidement. La population rurale et agraire a diminué de moitié entre 1960 et aujourd’hui, la concentration humaine dans la région de Lima commence à devenir assez problématique.

L’artisanat Péruvien

L’artisanat Péruvien

Quels souvenirs peut-on acheter au Pérou ? 

L’artisanat a toujours été un élément crucial des cultures préhispaniques : dans les tombes, les tissus et céramiques les plus finement ornés ; et dans les lieux reculés, les techniques et usages traditionnels se sont conservés. Par exemple, certaines couleurs ou certains motifs indiquent le statut marital, l’appartenance à une ethnie, etc.

Aujourd’hui, on peut découvrir une immense variété d’objets artisanaux à travers tout le pays. Certains sont des dénominateurs communs : par exemple, la laine d’alpaca est utilisée pour confectionner des pulls, des tissages à suspendre au mur, des sacs. Egalement, les métaux précieux comme l’or, l’argent ou encore le cuivre sont finement sculptés en de nombreux bijoux. Le travail du cuir diffère selon les régions, mais reste une règle générale ; on y intègre souvent des morceaux de tissus aux motifs et aux couleurs traditionnels. 

D’autre part, certains objets d’artisanat sont typiques de certaines régions. Par exemple, à Arequipa, on trouve un type de broderie sur les chapeaux, aux motifs floraux et d’animaux, aux couleurs pastel. A Ayacucho, les retables sont les objets les plus prisés : ce sont des petites boîtes en bois peintes aux couleurs vives, contenant des personnages type santons, représentant soit des scènes de la nativité, soit des scènes de la vie quotidienne. Sur les rives du lac Titicaca, les femmes tissent des poupées et autres petits bateaux à partir du « totora », le roseau local. Près de Puno, dans un petit village du nom de Pupuja, on construit des petits taureaux en argile qu’on place sur les toits des maisons pour éloigner les mauvais esprits. Dans les environs d’Iquitos, dans l’Amazonie, on taille des bijoux yagua. A Huancayo, on tresse des ceintures colorées ; entre autres. 

En dehors de ces objets très traditionnels, beaucoup de jeunes (et moins jeunes) « hippies » parcourent les routes d’Amérique Latine et vendent des bijoux en pierre semi-précieuses et métal, reprenant des modèles préhispaniques, assez typiques. 

D’autre part, une forte industrie touristique a commencé à commercialiser des produits à la chaine, facilement accessibles et à très bas prix. C’est le cas du très connu bonnet péruvien, vendu à 5 soles dans tous les lieux touristiques, qui sont à présent inondés de ces produits pratiques et prêt-à-consommer. Pour trouver des choses un petit peu plus authentiques, il faut chercher un peu, s’aventurer dans des petites rues sombres ou les commander aux tisserands eux-mêmes. Dans tous les cas, le marchandage est de rigueur, car il est de coutume de profiter de la différence de niveau de prix et du manque de connaissance du marché du client. Cependant, le marchandage n’est pas aussi féroce que dans certains pays, comme en Afrique par exemple : acheter à 20, 30 ou 50% de moins que le prix original est généralement acceptable. 

 La Gastronomie au Pérou

La Gastronomie au Pérou

Quels sont les plats typiques et emblématiques du Pérou ?

La cuisine péruvienne est, avec le foot, LA fierté nationale et le trait d’union entre toutes ces populations aux cultures et aux réalités très différentes. C’est véritablement une composante essentielle de la culture nationale. Reconnue (selon eux) comme la meilleure cuisine du monde, voici quelques pistes pour partir à la découverte d’un menu aussi varié que savoureux.

Les caractéristiques majeures de la cuisine péruvienne est la présence de riz à tous les repas (les péruviens ne peuvent pas concevoir un repas sans riz) accompagné de tubercules (pommes de terre, yuca et autre). La viande est présente dans presque tous les plats, ainsi que l’aji, une sauce qui se décline sous divers variantes mais qui ne manque jamais d’être très piquante. La soupe est un élément crucial du repas, et les menus disponibles sont à 80% composé d’une soupe et d’un plat principal (qui peut parfois être remplacée par une entrée).

On ne peut pas commencer à parler de la cuisine péruvienne sans parler du cebiche. Ce plat à base de poisson est le fer de lance de la fierté nationale péruvienne car le conflit avec le Chili (ennemi juré) à propos de l’origine de ce plat est encore extrêmement vif. Le principe est simple : prenez du poisson frais, coupez-le en petits dés, laissez-le cuire (oui, j’ai bien dit cuire) dans le jus de citron, ajoutez des lamelles d’oignons et de l’aji, ce piment local très fort, et servez très frais. Servi avec sa soupe de poisson, le chilcano, ce plat est tellement apprécié que même loin de la côte et dans les hautes montagnes des Andes, on fait importer du poisson de Lima pour faire des cebiche et les servir à toute heure. 

Plusieurs tendances culinaires (en fonction de la zone géographique) se déclinent à travers le pays. La comida criolla, originaire de la côte et fortement influencée par la cuisine espagnole et coloniale, est aujourd’hui répandue dans tout le pays. C’est celle qui fait sa reconnaissance internationale. L’aji de gallina est un plat à base de morceaux de poulet baignés dans une sauce jaune plus ou moins piquante, à base d’aji amarillo, variante jaune et douce du même piment que celui du cebiche. C’est lui que l’on utilise aussi pour la papa a la huancaina, entrée typique composée de morceaux de pomme de terre recouverts d’une sauce jaune légèrement pimentée. Délicieux. Autre entrée criolla, el escabeche de pollo : chou-fleur, carotte et oignon marinés dans du vinaigre, avec des lamelles de poulet. La papa rellena, littéralement ‘’pomme de terre fourrée’’, est une entrée où la purée de pomme de terre enrobe un fourrage fait de viande, carotte, petit pois, œuf dur, raisins secs, olives, que l’on frit. Ce même fourrage est utilisé dans le rocoto relleno : le rocoto est une forme d’aji plus grande, vert ou rouge, qui est dans ce cas fourré. La causa limeña est une sauce à base de mayonnaise et de thon coincée entre deux couches de pâte de pomme de terre, froide. Parfois, par manque d’accès à ce poisson, il est remplacé par du poulet. Toutes ces entrées peuvent aussi être consommées dans les marchés ou dans les rues comme piqueos, des snacks sur le pouce, comme le tamal, à base de farine de maïs ou autre, sucré ou salé, enrobé de feuille de bananier ou de maïs selon la région…

Dans les plats criollo, le carapulcra (très différent de son presque homonyme bolivien) est une sorte de mélange juteux à base de patate sèche de couleur marron, typique de la côte au climat chaleureux, mais encore une fois récupéré dans tout le pays. De même,l’arroz con pollo (riz et poulet, avec assaisonnement),l’arroz con pato (même chose avec du canard), oul’arroz con mariscos  (avec des fruits de mer). Le lomo saltado est un mélange de tomate et oignon à la poêle avec des frites et des morceaux de viande de bœuf. Le seco de res (de porc, mais aussi possible avec du poulet, du bœuf, etc.) est un plat avec seulement du riz et de la viande recouverte d’une sauce verte, succulente.

Pour les amateurs de viande, le Pérou est le pays des merveilles, tant par la qualité de la viande que par la diversité des préparations. La grande surprise que le Pérou vous réserve est le cuy (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Le cuy chactado d’Arequipa ou al horno de Cusco sont différentes variantes. D’autre part, lechicharrónest un morceau  de viande de porc frit, grillé, servi avec du mote (mélange de maïs, de fèves, etc. bouillis) et des feuilles de menthe. Comme on dit, ‘’tout est bon dans le cochon’’ : même les tripes (la pansa), même l’estomac (le rachi, estomac de vache lavé, bouilli et frit)… Dans le poulet, les mollejitas sont une partie de l’appareil digestif de l’animal très recherchée. On en mange aussi les pattes, dans un plat appelé patita con mani (avec des cacahuètes). On en trouve partout dans le pays. De la même manière, les anticuchos se trouvent littéralement à tous les coins de rue : ce sont des brochettes de viandes (poulet, bœuf, et le plus typique : le cœur de bœuf) surmontées d’une pomme de terre, qui se mangent sur le pouce avec de l’ají. Et puis, un passage par le Pérou ne peut pas se concevoir sans goûter à la viande de lama… 

Des Andes, on retiendra particulièrement tous les types de tubercules : en dehors de la pomme de terre, il y a l’olluco (servi avec une sauce particulière), la yuca (sorte de manioque, souvent frite et servie avec de l’avocat), le camote (orange, sorte de patate douce), la virraca, la uncucha… Et les différentes préparations de ceux-ci : le chuño et la moraya sont des patates déshydratées, condensées, que l’on prépare souvent en soupe. Pendant la saison sèche, de mai/juin à octobre, on les prépare souvent en huatia : on construit un four de terre sèche à l’intérieur duquel on allume un feu. Quand les braises sont chaudes, on met les tubercules et/ou la viande, on fait s’effondrer le four au dessus, et le tout cuit lentement, récupérant le goût de la terre rouge des Andes. On trouve aussi quelques céréales typiques : lequinoa (voir Particularités pour plus de précisions), le tarwi, la kiwicha…De la forêt amazonienne, il faut mentionner la pachamanca : c’est un mélange de tubercules et de viandes enrobés dans une grande feuille de bananier, que l’on cuit dans la terre, sous une grosse pierre, un peu comme la huatia. Le plus typique de la région est la préparation de tout ce qui dérive de la banane : soupe de banane, farine de banane, pancake de banane, gâteau de banane, banane frite… ainsi que tous les poissons d’eau douce : le zungaro, le paiche, etc. 
En dehors de ces spécialités, classiques du Pérou, les Péruviens raffolent de certaines choses pas si typiques… Le chifa, mélange entre cuisine chinoise et ingrédients/saveurs péruviennes, est un succès total. De la même façon, le pollo a la brasa, simple poulet rôti servi avec des frites, une salade et parfois une petite soupe, est la diète hebdomadaire (voir plus) de tout le pays.

Pour les gourmands qui ne peuvent pas se passer de sucre, les desserts péruviens sont assez riches et variés, malgré le peu d’intérêt des Péruviens eux-mêmes pour les choses sucrées. Dans les gâteaux, il faut mentionner le tres leches (‘’trois laits’’), le suspiro a la limeña (très sucré et surmonté de meringue), la torta helada (‘’gâteau congelé’’, avec de la gélatine). D’autres douceurs sucrées qui valent le détour, les picarones, cette espèce de pâte de camote et de citrouille frite dans de l’huile bouillante et servie avec une espèce de miel –à en tomber à la renverse ; la mazamorra morada, une pâte un peu gélatineuse faite à partir de maïs violet bouillie et d’épice comme la cannelle et le clou de girofle, souvent accompagnée de riz au lait (arroz con leche). Niveau pâtisserie, pas grand-chose à part l’alfajor, rond, fourré de manjar blanco(comme le dulce de leche, crème de lait bouillie sucrée). Leturrón de doña Pepeest aussi à mentionner. 

Quant aux boissons, le Pérou a de nombreuses choses à vous faire découvrir. Pour commencer sans alcool, la chicha morada a pour beaucoup le goût du Pérou. Comme la mazamorra, faite à base de maïs violet bouilli avec quelques autres fruits, de la cannelle et des clous de girofle, on en vend à tous les coins de rue. Les boissons gazeuses appelées gaseosas sont très consommées : en dehors du Coca Cola typique et autres fanta et sprite, la particularité locale s’appelle l’Inca Kola : jaune fluorescent et au goût de chewing gum, les Péruviens ne vous laisseront pas repartir sans l’avoir goûtée. Puis, différentes infusions (mate) sont disponibles : de coca, d’anis, de camomille (manzanilla)…

En ce qui concerne les boissons alcoolisées, il faut évidemment commencer par le pisco : avec le cebiche, c’est l’autre rivalité avec le Chili. Il est principalement produit sur la côte au sud de Lima : liqueur de raisin distillée, il est à environ 40°. Son utilisation la plus connue est pour la confection du fameux Pisco Sour, cocktail à base de pisco, de jus de citron, de sucre et de blanc d’œuf. Un must des soirées péruviennes. On l’utilise aussi pour le cocktail appelé algarrobina, du nom de la gousse de mestique (sucrée et très protéinée) qui est sa composante principale, avec du pisco, du lait, du jaune d’œuf, du sucre et de la cannelle. En ce qui concerne les bières, elles sont assez diversifiées : la plus connue est la cusqueña, dans sa bouteille au design très particulier, la plus consommée (blonde ou brune) de par sa qualité nettement supérieure aux autres. Ensuite, la Pilsen, avec sa bouteille d’1,1 litre, la plus populaire lors des réunions de famille ou dans les communautés ; la Cristal, surtout consommée sur la côte ; laBramha pas forcément la meilleure, et donc légèrement en perte de vitesse. Avec la bière, le rhum est l’alcool le plus consommé (souvent mélangé avec des sodas). 

Le Pérou produit de très bons vins, bien que leur consommation ne soit pas particulièrement répandue. Pour cette raison, la majorité du raisin produit sur la côte (Ica, Nazca, Moquegua, etc…) est distillé pour en faire du pisco. Cependant, quelques vins sont à mentionner : le Borgoña, vin rouge extrêmement sucré (!!) est présent dans tous les points de vente.  L’une des grandes marques du vin péruvien est Tacama ; situé au sud de la ville d’Ica, ce vignoble importe depuis les années 1920 des plants et des technologies de France. La collaboration étroite avec des spécialistes français a, entre autre, participé à l’obtention de plusieurs prix internationaux. L’autre grand vignoble, Ocucaje, a aussi été récompensé de nombreuses fois au niveau international, tant pour leurs blancs que pour leurs rouges. Tabernero s’est, quant à lui, spécialisé dans les champagnes, plutôt secs, ainsi que dans les vins sucrés (qui connaissent un grand succès au Pérou). Enfin, les vins péruviens doivent faire face à la concurrence des vins chiliens et argentins qui sont importés en large quantité et très populaires au Pérou.

Les festivals de gastronomie sont importants au Pérou. Le plus connu est le festival de Lima nommé Mistura, littéralement «mélange» en espagnol, ce qui reflète bien à la fois la variété de la gastronomie péruvienne et celle des plats présentés à ce festival. A travers le pays, de multiples initiatives voient le jour : le festival PROVOCARTE, où la mise en ligne de vidéos de recettes et de préparations cherche à promouvoir et conserver les traditions péruviennes ; le Cusco Come (qosqo mijuy, ou encore Cusco Mange) ; la Feria de lagastronomía y el vina en Chiclana ; etc. De très grands chefs péruviens sont également reconnus internationalement : d’abord, Gaston Acurio, le co-fondateur de Mistura ; Pedro Miguel Schiaffino, dont la cuisine expérimentale et innovatrice a fait ses preuves ; Don Cucho la Rosa, connu pour ses recettes strictement traditionnelles mais incroyablement savoureuses et Patrick Vogin qui mélange de façon subtile la cuisine Française avec la cuisine Péruvienne dans son restaurant l’Indio Feliz de Aguas Calientes… Bref, pour les amoureux de bonne chaire, le Pérou vous attend pour vous faire découvrir la richesse et la diversité de ses coups de fourchette.


Quels sont les Péruviens les plus connus ?

Quels sont les Péruviens les plus connus ?

Sofia Mulanovich
Née le 24 Juin 1983 à Punta hermosa, Sofia Mulanovich est une surfeuse péruvienne professionnelle. Dès son plus jeune âge, elle a pratiqué ce sport sur tous les spots péruviens. 
Considérée par les spécialistes comme l’une des meilleures surfeuses au monde, elle est la porte drapeau et un des facteurs de l’engouement de ce sport au Pérou.

Son palmarès est impressionnant :
2004  Championne du monde
2003  Deuxième place au  World Qualifying Series WQS
2003  Septième place au World Championship Tour WCT
2003  Elue comme meilleure espoir au  WCT
2002  Deuxième place au WQS
2002  Championne nationale du Pérou pour la quatrième fois consécutive

Mario Testino
Ainée d’une famille nombreuse de Lima, il s’installa à Londres en 1976 et commença à travailler comme photographe de mode. Très vite, son talent le propulsa au premier rang des photographes et il collabora avec les plus grands magazines comme Vogue ou Vanity Fair.
Il a beaucoup travaillé avec Kate Moss et cette collaboration participera beaucoup au succès du mannequin.

Gastón Acurio
Fils d’un sénateur péruvien, il fit des études de droit à l’université de Lima mais abandonna rapidement pour partir à Paris faire des études au Cordon Bleu, par passion pour la cuisine et le terroir.
Véritable entrepreneur, il est à la tête d’un empire de la cuisine avec des franchises partout sur le territoire national et dans le monde. Il contribue largement au développement et au rayonnement de la cuisine péruvienne, notamment avec l’organisation, chaque année, de la foire internationale de gastronomie à Lima. Il est selon les spécialistes le meilleur chef d’Amérique du sud et chaque ouverture de restaurant est un événement.

Juan Diego Flores
Ancien élève du Conservatorio Nacional de Música de Lima né le 13 janvier 1973, il commença sa carrière de chanteur au Coro Nacional du Pérou. Repéré très tôt pour son aptitude comme ténor et sa maîtrise remarquable dans les aigües, il obtint une bourse Curtis Institute de Philadelphie.
Dès ses 23 ans, il fit ses débuts au très célèbre Rossini Opera festival et enchaina les prestations dans les plus prestigieux Opéras du monde comme le Metropolitan Opera de New-York, Carnegie hall et le Théâtre des champs Elysées.

Mario vargas llosa
Mario Vargas Llosa est certainement le Péruvien le plus célèbre, lauréat du prix Nobel de littérature en 2010. Il écrivit son premier roman en 1963 à Paris, La ville et les chiens, œuvre inspirée de sa jeunesse et de son éducation dans une école militaire à Lima. Encensé par la critique et connaissant un succès commercial mondial, il est traduit dans plus de 20 pays : c’est le début d’une formidable carrière d’écrivain qui commence.

Son œuvre :

La ciudad y los perros, 1963 
La maison verte, 1965 
Les chiots, 1967 
Conversation à la cathédrale, 1969 
Pantaleón et les visiteuses, 1973 
La tante Julia et le sribouillard, 1977 
La guerre de la fin du monde, 1981 Histoire de Mayta, 1984 
Qui a tué Palomino Molero ?, 1986 
L’homme qui parle, 1987 
Eloge de la marâtre, 1988 
Lituma dans les Andes, 1993 
Les cahiers de Don Rigoberto, 1997
La fête au bouc, 2000 
Le paradis – Un peu plus loin, 2003 
Tours et détours de la vilaine fille, 2006 
Un Rasta à Berlin, octobre 2009 
Comment j'ai vaincu ma peur de l'avion, 2009 
Le rêve du Celte, 2010 

Victor Delfin
Peintre et sculpteur péruvien né le 20 Décembre 1927, il est connu mondialement pour ses œuvres qui tournent autour des oiseaux, des chevaux et d’autres animaux, chargés de sensualité. Il réalisa la sculpture la plus connue de Lima qui est dans le parc de l’amour : « El beso ».
Il s’est illustré notamment contre la dictature de Fujimori dans les années 90 et contre la guerre entre le Pérou et l’Equateur.
Sa maison à Lima est un musée privé qu’il est possible de visiter (seulement sur demande).

Yma Sumac
Yma Sumac, de son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chávarri del Castillo, née le 12 Septembre 1922 et décédée le 1 Novembre 2008, était une chanteuse Mezzo-Soprano péruvienne.
Elle est une descendante directe du dernier empereur Inca Atahualpa.
Dès son plus jeune âge, elle chantait dans des groupes de musique folklorique andine. Repérée par le ministère de l’éducation, elle commença d’abord une carrière nationale au Pérou.
Très vite, son art s’exporta dans les Opéras du monde entier, mais son véritable succès fut aux Etats Unis d’Amérique : surnommée «  La castafiore Inca », elle termina sa carrière par des films à Hollywood 


Javier Perez del Cuellar
Né le 19 Janvier 1920, il commença sa carrière d’avocat au service diplomatique du Pérou et fut très vite nommé ambassadeur en France, au Royaume-Uni, en Bolivie et au Brésil.
Après avoir été pendant de longues années la voix du Pérou à l’ONU il devient pour deux mandats le secrétaire général des nations unis.
Il est connu pour avoir apaisé les tensions entre l’Angleterre et l’Argentine après la guerre des Malouines, avoir ramené la paix et la stabilité en Amérique centrale et avoir aidé à maintenir la paix au Sahara occidental entre le front Polisario et le Maroc.


Chabuca granda
Chabuca Granda, de son vrai nom Maria Isabel Granda y Larco, née le 3 Septembre 1920 et décédée le 8 Mars 1983, est considérée comme l'une des plus grandes chanteuses-compositrices du Pérou. Son style de chanson fut d'inspiration Afro-péruvienne, principalement la valse, mais aussi le Tondero,  la  Copla et  le Lando.
Véritable icône de la culture péruvienne, il n’y a pas de fête au Pérou sans une de ces compositions.



Les Afro-péruviens

Les Afro-péruviens

Communauté méconnue, les afro-péruviens sont pourtant bien présents au Pérou, en particulier sur la côté : au sud de Lima et dans l’extrême nord du pays. Ce sont les descendants des esclaves amenés d’Afrique pendant l’époque de la colonie, de différentes ethnies (bien qu’une unité culturelle certaine puisse être soulignée entre eux). Lima étant l’un des tous premiers ports coloniaux, tous les esclaves y passaient avant de rejoindre leur destination finale –ou de rester dans la Vice-Royauté du Pérou. Ca n’est qu’au moment de l’indépendance, en 1821, que l’esclavage sera aboli. 
Ils représentent aujourd’hui environ 6 ou 7% de la population totale, et il faut en outre noter qu’un fort métissage s’est produit avec le temps : on appelle mulato un mélange de sang blanc et noir et zambo entre amérindien et noir. Plusieurs institutions publiques dénoncent l’obnubilation des programmes de lutte contre la pauvreté pour les populations amérindiennes, passant sous silence les situations difficiles que vivent ces communautés afro-péruviennes. En effet, leur représentation politique est très faible dû à leur faible proportion dans la population, et le fait qu’ils vivent souvent rassemblés dans des communautés, dont la plus connue est la ville de Chincha. Dans cette ville, ils ont également la réputation étonnante de manger du chien…

Petites anecdotes sur le Pérou

 Qu’est-ce que le phénomène de «  El niño » ?Où peut-on trouver des chiens sans poils ?Qu’est-ce que le Paititi ou les cités d’or ? Ou se trouve-t-il ?Quel fait divers a inspiré le film «  la mort suspendue »Où peut-on surfer la vague la plus longue vague au monde ?
 Qu’est-ce que le phénomène de «  El niño » ?

Qu’est-ce que le phénomène de « El niño » ?

Le phénomène El Niño 
Le phénomène climatique ‘’El Niño’’ (l’Enfant, sous-entendu l’enfant Jésus) tire son nom de l’époque de l’année où il se donne, c'est-à-dire au moment de Noël. Des eaux chaudes arrivent de l’équateur jusqu’aux rives péruviennes, perturbant le climat normal. Son antithèse, la Niña, est le courant d’eau froide qui remonte depuis le Chili, qui en temps normal chasse les eaux chaudes superficielles. Mais quand le phénomène d’El Niño est trop fort, les eaux chaudes venant du nord l’emportent. Ce phénomène intervient par cycle tous les 3 à 8 ans.
Il a un impact très important sur l’industrie de la pêche, qui s’arrête du fait que les poissons préfèrent des eaux froides. Le climat est lui aussi déréglé, et de très fortes précipitations inondent tout le littoral péruvien (provoquant d’immenses pertes agricoles), et causant des sécheresses sans précédent en Australie. Les vents soufflent en tempête sur tout le continent Sud-Américain. Dans les périodes incas et préincas, les effets de ce phénomène climatique était sujet à de nombreuses offrandes et rituels afin de regagner la confiance et la paix de la Pachamama…

Où peut-on trouver des chiens sans poils ?

Où peut-on trouver des chiens sans poils ?

Le chien nu Péruvien : 
Cette race de chien est originaire du Pérou, comme en témoigne les céramiques pré-incas ornées de motifs représentant ces animaux. Leur caractéristique principale est l’absence totale de poil sur leur corps, excepté sur leur tête en une petite crête noire. Pour compenser la perte de chaleur due à l’absence de poils, la température de leur corps est donc plus élevée d’environ 3°C par rapport à d’autres races de chiens. D’où, un usage traditionnellement médicinal de ces animaux, afin de traiter les rhumatismes ou encore l’asthme. 

Qu’est-ce que le Paititi ou les cités d’or ? Ou se trouve-t-il ?

Qu’est-ce que le Paititi ou les cités d’or ? Ou se trouve-t-il ?

Paititi – Mythe ou réalité ?
Cette légende prend racine au moment de l’effondrement de l’empire Inca, quand Pizarro tient prisonnier l’empereur Atahualpa qui propose de verser une rançon en échange de sa liberté ; il promet alors à l’envahisseur espagnol de lui remettre les richesses du grand Paititi. 
Ce serait une ville immense, recouverte par la densité de la végétation amazonienne, sur le flanc oriental des Andes péruviennes. Elle aurait accueilli les nobles et des grands prêtres incas en fuite, ainsi qu’un trésor merveilleux. Plusieurs légendes courent sur ce qu’abrite cette cité-mystère, l’El Dorado disparu de l’empire Inca, mais nul ne le sait précisément.
Ces dernières années, un français, Thierry Jamin, multiplie les recherches dans la région de Madre de Dios, à cheval entre les Andes et l’Amazonie ; peut être la découverte de ce site mythique et de ce qu’il contient n’est-elle pas loin…

Quel fait divers a inspiré le film «  la mort suspendue »

Quel fait divers a inspiré le film « la mort suspendue »

La mort suspendue.
Le film “ la mort suspendue”, ou “ Touching the void” dans sa version originale, relate la véritable histoire de deux amis alpinistes, Simon YATES et Joe SIMPSON, lors de l’ascension de Siula grande (6330 mètres) dans la cordillère du Huayhuash.
Lors de la descente, Joe SIMPSON se cassa la jambe ; son ami ne pouvant pas le porter, il le descendit au bout d’une corde.
En pleine tempête, la corde se bloque et Joe SIMPSON se retrouve suspendu dans le vide. Simon YATES, qui se voit alors déjà condamné, décide de couper la corde et de laisser tomber son ami dans le vide. Le croyant mort, Simon retourne au camp de base. Finalement son ami Joe a miraculeusement survécu à la chute et parvient à rejoindre le camp de base dans la nuit.

Où peut-on surfer la vague la plus longue vague au monde ?

Où peut-on surfer la vague la plus longue vague au monde ?

La plus longue vague au monde – Chicama
Le paradis des surfeurs… Situé sur la côté nord du Pérou, le village de Chicama est célèbre pour la présence sur sa côte de la plus longue vague au monde. Variant en théorie entre 2,2 et 4km de long (en fonction des vents et des marées), les surfeurs n’auraient pu atteindre « qu’une » longueur de 1,8km à a fois, car les eaux plus profondes qu’elle traverse ne le permettent pas. 
Autour de Puerto Malabrigo, des ruines archéologiques sont visitables, et les environs dignes d’une carte postale sont à couper le souffle.

Vue panoramique de LimaPirámides de Túcume à LambayequeHuaca las Balsas de Tucume à LambayequePyramides de Tucume à LambayequePoste centrale de LimaPyramides de Tucume à LambayequePort de PunoLac TiticacaMusée Tumbas Reales de Sipan à Lambayeque