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Peuple des nuages

13 jours / 12 nuits    difficulté: 2/3

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ChachapoyasHuaca las Balsas de Tucume à LambayequeCathédrale de LimaSeñor de Sipan - Huaca Rajada à LambayequePirámides de Túcume à LambayequeHuaca las Balsas de Tucume à LambayequeMusée de Sitio Huaca Rajada Sipan à  LambayequeSeñor de Sipan - Huaca Rajada à LambayequeChachapoyas

Partez pour un voyage complètement hors sentiers battus, à la découverte des merveilles du Nord du Pérou. Les trésors qui y sont présents restent encore méconnus et peu visités et pourtant… Vous découvrirez notamment le site de Kuelap construit par la civilisation Chachapoyas et la chute de Gocta élue 3ème plus haute chute d’eau du monde.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima et vol vers Chiclayo

Jour 3 - Chiclayo - Musée de Sican - Tucume - Chiclayo

Jour 4 - Chiclayo - Huaca Rajada - Musée des Tombes Royales - Chiclayo

Jour 5 - Chiclayo / Chachapoyas en bus privé

Jour 6 - Visite des sarcophages de Karajia

Jour 7 - Chachapoyas / Kuelap / Leymebamba

Jour 8 - Leymebamba / Celendin / Cajamarca

Jour 9 - Visite de Cajamarca et Cumbe Mayo

Jour 10 - Cajamarca / Trujillo en bus de ligne

Jour 11 - Visites de Trujillo et des Huacas du soleil et de la lune

Jour 12 - Visite de Chan Chan et de Huanchaco et vol vers Lima

Jour 13 - Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Cajamarca

Au sein de la haute cordillère du nord, à plus de 2700m d’altitude, sur de hauts plateaux, la ville de Cajamarca est unique en son genre. Des paysans aux tenues traditionnelles côtoient les jeunes gens branchés sur la Place d’Armes, dans le cadre merveilleux d’une des architectures coloniales les mieux préservées du pays. Partout autour de la ville, des restes d’architecture incas et pré incas exceptionnellement préservés, comme les Baños del Inca (bains de l’inca) ou encore l’aqueduc Cumbe de Mayo. L’environnement magnifique dans lequel est située la ville permet également de faire des excursions de toute sorte, VTT, randonnée, ballade à cheval, etc. La ville, souvent connue pour son niveau de pauvreté, est aujourd’hui en plein essor économique grâce aux mines d’or de Yanacocha, ce qui a provoqué la ruée des capitaux et des investisseurs étrangers.

Cathédrale de Cajamarca

La façade en pierre volcanique blanche est un chef-d’œuvre du style métissé, propre au Pérou. Construite sur plusieurs siècles mais terminée au XVIII° siècle, l’extérieur de la cathédrale est particulièrement travaillé, et contraste avec des nefs intérieures plutôt sobres. 

Cerro Santa Apolonia

C’est la colline (non-artificielle) qui surplombe toute la région. De son sommet, on a une vue imprenable sur des centaines de kilomètres à la ronde. C’est donc un point stratégique, et c’est sûrement pour cela que Pizarro et les troupes espagnoles s’y installèrent pour préparer l’attaque sur l’armée inca. En haut de la colline, il y a des jardins, fort agréables, ainsi que des sculptures précolombiennes –dont une espèce de trône, que l’on appelle aujourd’hui le siège de l’inca. Une ballade pittoresque et pleine d’histoire. 

Chachapoyas

En descendant des hauts plateaux du nord en direction de l’Amazonie, on trouve sur le chemin l’agréable village de Chachapoyas. Capitale régionale de l’Amazonas, son architecture coloniale bien préservée, son ambiance détendue, loin des foules touristiques, les petites places chaleureuses et les patios fleuris font de cette ville une halte reposante et rafraîchissante sur le chemin de la découverte du nord du Pérou, entre montagnes (on peut rejoindre Chiclayo par la sierra) et jungle. La région de Chachapoyas également est riche d’histoire : la civilisation pré inca du même nom y a laissé de très nombreux sites, enfouis dans la jungle épaisse. Des nombreuses randonnées et tours sont possibles à partir du centre-ville, afin de découvrir ces trésors d’histoire et de nature dans les environs.

Complejo de Belén

Cet ensemble colonial est composé d’une église et d’un hôpital. Sur la façade principale, on peut observer la curiosité suivante : une statue de femme à quatre seins, symbole de fertilité. L’intérieur, en plus de la visite des locaux, propose un musée archéologique abritant les momies de trois enfants ; et un musée de la médecine traditionnelle. L’église est remarquable de par sa très jolie coupole et sa chaire en bois sculpté, et un bon nombre de statues représentant le Christ en croix, mais surtout d’étranges angelots… 

Cuarto de rescate

C’est le seul bâtiment qui reste de l’époque inca à Cajamarca ; le seul, mais pas des moindres importances. C’est là que fut emprisonné l’empereur Atahualpa, qui avait sous-estimé les forces de la centaine d’Espagnols débarqués sur ses rives. Tombé dans un piège facile, il fut emprisonné et une rançon fut exigée contre sa libération. Dans cette pièce au plafond bas, aux portes et aux fenêtres en forme de trapèze (typique de l’architecture inca), on peut alors imaginer les derniers jours du dernier empereur Inca avant son exécution. On dit que la rançon exigée était de remplir la salle d’or jusqu’à la hauteur du bras levé de l’Inca... A l’entrée du site, on peut admirer des peintures modernes racontant l’histoire d’Atahualpa et de la fin du règne inca.

Cumbe mayo

En quechua « KUMPI MAYO », son nom signifie le « canal bien fait »: il s’agit en effet d’un complexe hydraulique fait d’aqueducs creusés dans la roche en zigzag. C’est l’un des plus grands du continent. On ne sait pas quel en était l’usage exact, car Cajamarca n’a jamais manqué d’eau. Peut être était-ce une construction religieuse ? Des autels sculptés et trônes ont été taillés dans la pierre, des pétroglyphes et des fresques gravés à même la roche. Une légende mystérieuse veut que les représentations soient celles d’alpinistes morts. A proximité, des pics rocheux taillés par le temps ressemblent à des religieux avec leurs capuches. 

Eglise de San Francisco

C’est la façade extrêmement ouvragée qui attire en premier le regard, depuis la Place Centrale : faite de pierre volcanique, elle est surplombée de deux clochers relativement plus modernes que le reste de l’édifice. A l’intérieur, des retables recouverts de fines couches d’or rivalisent de beauté avec l’autel de style gothique et les décorations murales très chargées. 

Kuelap

C’est le site inca le plus incroyable et époustouflant après le Machu Picchu. Cette ville fortifiée de forme ovale qui rivalise avec le symbole des symboles inca en termes de grandeur et de conservation. Avec 3080m d’altitude, la vue panoramique sur les plaines alentours est incroyable. Un rempart massif de 30m de haut, 3 portes en entonnoir, 400 bâtiments réunis en 3 niveaux, souvent circulaires, des frises en zigzag, des tours de guets, ou encore des bas-reliefs en formes géométriques : tout est en place pour instiller l’admiration et le mystère. Mais le plus intrigant reste la chambre sous-terraine en forme de cône renversé : on y a trouvé des restes de sacrifices, ce qui laisse à penser que le site avait avant tout un but religieux. Tout autour, la végétation luxuriante, avec une diversité étonnante d’orchidées, donne l’impression d’être sur une autre planète.

Leimebamba

L’hospitalité légendaire des habitants fait la renommée de cette région ; cavaliers depuis des générations, ils aiment partager leurs traditions, et le font avec enthousiasme. De plus, la région recèle de sites archéologiques plus intéressants et émouvants les uns que les autres. 

Musée Leymebamba

La création de ce musée a eu pour but d’exposer et d’expliquer les objets retrouvés dans la Lagune du Condor : principalement des momies, mais aussi un grand nombre d’objets funéraires. C’est également un centre de recherche archéologique et anthropologique majeur dans la région, et il expose des différentes pièces (céramiques, tissus, etc.) des différentes civilisations qui ont vécu dans la région.

Plaza des armas de Cajamarca

C’est un haut lieu historique que cette Place d’Arme de Cajamarca : Atahualpa y reçut Pizarro, et il y fut plus tard exécuté. Aujourd’hui, il ne reste pas grand-chose de cet épisode tragique : les petites maisons basses de style colonial se succèdent autour d’une jolie fontaine  de pierre, dans un calme étonnant. 

Sarcophages de Karajia

Accroché à la falaise, ce site funéraire contient 6 cercueils de 2m de haut à forme humaine, construits dans différents matériaux (bois, paille, et terre séchée) ; ils se tiennent debout, sur des balcons, au dessus du vide. Certains se sont ouverts et dévoilent les objets rituels qu’ils contiennent. Cette méthode d’enterrement, d’environ 1000 ap.J.C., était réservée aux « grands » (guerriers, shamans, leaders), et les ossements et crânes qui jonchent le sol à côté des cercueils seraient ceux de leurs serviteurs. 

Chan-Chan

Il s’agit des restes de l’ancienne capitale de l’empire Chimu, ce peuple militaire, guerrier, à l’expansion rapide et sans pitié. C’est la ville préhispanique la plus impressionnante de tout le continent, et les constructions en adobe (boue séchée) ont incroyablement bien surmonté les épreuves du temps. Malheureusement, les intempéries ont, elles, largement contribué à sa dévastation : le phénomène d’El Niño et les pluies torrentielles qui en découlent ont coûté de larges parties de la ville aux connaissances des historiens. Les trésors d’or et d’argent, rassemblés lors des conquêtes, ont été éparpillés avec l’invasion espagnole. Aujourd’hui, le site reste immense (plus de 14 km²) et les différentes citadelles (quartiers) sont composées de différents bâtiments que l’on peut visiter : ici un palais administratif, ici un temple dédié au soleil, là des stèles funéraires et des tombeaux...

Chiclayo

Capitale régionale de Lambayeque, Chiclayo signifie «cité de l’amitié». Fondée par des missionnaires jésuites, c’est un carrefour majeur de la côte nord : passage vers la jungle amazonienne au niveau de Bagua, vers les Andes en direction de Cajamarca et vers le nord en direction de l’Equateur, c’est une étape incontournable dans un périple vers le nord péruvien. La générosité et l’ouverture de ses habitants n’a d’égal que la richesse des trésors anciens qu’elle recèle : le musée des Tombes Royales de Sipan, à quelques dizaines de kilomètres au sud de la ville ; les pyramides de Tucume (plus de 26 !), ensemble archéologique immense et complexe ; le musée de Ferreñafe, retraçant de manière très didactique, claire et ludique l’évolution des civilisations pré incas de la région… Et bien d’autres surprises que vous réserve la région de Lambayeque. 

Huaca de la luna

Plus petit que sa voisine, la Huanca du Soleil, la Huanca de la Lune est par ailleurs bien plus intéressante. Cette petite pyramide est constituée d’une multitude de petites salles pleines de céramiques et de métaux précieux ; d’autre part, une foule de frises et fresques ornent les murs, en bas-reliefs polychromes relativement bien préservés. C’est là que furent enterrés 107 guerriers sacrifiés ! Leurs corps sont maintenant dispersés dans plusieurs musées de la région. La construction de ce curieux édifice dura en tout plus de 600 ans : à chaque génération et à chaque époque, les dirigeants le réaménageaient, l’étendaient, le modifiaient. C’est donc par étape que les archéologues mettent à jour les différentes phases et découvrent petit à petit les restes de ces civilisations anciennes. 

Huaca del sol

Cette pyramide comptait autrefois plusieurs niveaux et était la plus grande de la culture Chimu. Aujourd’hui, les pluies diluviennes d’El Niño ont fait disparaitre une bonne partie de cette merveille archéologique : l’intérieur, cependant, est composé de plusieurs tombes dont plusieurs traces indiquent que le site aurait pu être un site cérémoniel important. De par la taille et la hauteur de la pyramide, la vue depuis le sommet est impressionnante. 

Huaca Rajada ou la tombe du Señor de Sipan

 C’est le nom donné à la momie retrouvée dans un état de conservation exceptionnelle dans une tombe royale mochica à proximité du village de Sipan. Cette excavation extraordinaire dans la Huaca Rajada a mis au jour des centaines d’objets, et fut véritablement la découverte du siècle pour la région. Au départ fouillée par des huaqueros, un archéologue s’y est ensuite intéressé, et fit appelle à la police quand il se rendit compte de la valeur de la découverte. L’intérêt des acteurs était tel que le conflit dégénéra en la mort d’un des pilleurs de tombe qui ne voulait pas céder le terrain… On y a trouvé une quantité impressionnante de bijoux précieux, de statues en or, d’armes, de mobilier, etc., témoignant du rang et du pouvoir du Seigneur de Sipan. De plus, avec lui, ont été enterrés deux hommes, deux femmes et un chien, signe de son rang et de son pouvoir : ces personnes ont probablement été sacrifiées au moment de la mort du propriétaire. Les tombes, aujourd’hui restaurées, comprennent quelques maquettes afin de restituer l’idée qu’on a de ce que devait être la tombe au moment où elle a été scellée.  Elle ressemble à une motte de terre ; c’est en réalité une pyramide en adobe (boue séchée) à moitié enfouie.

Huanchaco

Avec l’expansion économique récente de Trujillo, le petit village de pêcheur de Huanchaco a vite fait de se transformer en station balnéaire accueillant les citadins las des tourments de la ville, le temps d’un week-end ou pour passer des vacances reposantes. Malgré l’essor rapide de l’urbanisation, il a su garder son charme et son authenticité d’antan. On peut par exemple faire des excursions sur les caballitos de totora (voir le paragraphe Particularités du Pérou), se baigner sur les plages tranquilles, ou surfer sur d’autres plus agitées. Les restes archéologiques à proximité participent également à l’attraction de ce modeste village de pêcheurs.

Musée nacional de Sicán

Situé dans le petit village de Ferreñafe, cet incroyable musée est destiné à exposer des pièces archéologiques trouvées dans les dizaines de pyramides déterrées dans la zone du Bosque de Pomac, et de la culture Sican. Ces objets funéraires sont à couper le souffle : masques, statues, jarres, poteries diverses, le tout accompagné des explications nécessaires pour apprécier au mieux ces objets et leur provenance. 

Musée tumbas reales

Afin d’exposer le contenu extrêmement précieux de la tombe du Seigneur de Sipan, on a créé une réplique de la pyramide d’origine pour les organiser de la meilleure façon et les réinstaller dans leur cadre d’origine (ou le plus similaire possible). Le circuit de la visite du musée se passe dans le même ordre que celui dans lequel les archéologues ont découvert la tombe et les merveilles qu’elle contenait : des bijoux confectionnés à l’aide d’une technique particulièrement minutieuse (parmi les plus beaux de l’Amérique précolombienne), en particulier les boucles d’oreilles d’or et de turquoise de la momie ; des statues en or d’animaux ; des masques, des sandales en métal précieux ; et des parures en or. Ce musée est véritablement de stature internationale, tant de par les pièces exposées que de par la qualité de l’exposition et des explications données sur chacune des pièces. 

Le musée est située à Lambayeque,  à 10 km environ au Nord de Chiclayo, mais le site oú fut trouvé la tombe du señor de Sipan est situé à 40 km environ, à l'est de Chiclyo.


Place des armes de Trujillo

Le centre de la ville, à Trujillo comme ailleurs, est la place d’armes de la ville. Les belles façades qui entourent celle de Trujillo rivalisent d’élégance et de charme. Au centre, une belle statue représentant l’ange de la Liberté trône, et semble veiller sur ses habitants.  

Pyramides de Tucume

Cet immense complexe de 26 pyramides, d’habitations et de murs à moitié délabrés serait une des villes principales de la civilisation lambayeque. Sa morphologie a subi de nombreuses modifications, au fil du temps et des civilisations qui se sont succédées dans ces lieux. Les fouilles ne sont que limitées car il n’y a pas eu de grandes découvertes. On a une bonne vue d’ensemble sur le site depuis la colline du Purgatoire (elle doit son nom au fait que les espagnols jetaient les païens récidivistes non-chrétiens du haut de la colline). Un petit musée fort bien construit contient les pièces découvertes sur le site.

Trujillo

Capitale de la région de La Libertad, la ville de Trujillo est une ravissante cité coloniale au nord de Lima sur la côte pacifique. Héritière de la civilisation rayonnante des Chan Chan, d’innombrables restes jonchent la ville et ses alentours. Citons par exemple les pyramides de Moche, la plus grand du Pérou. Mais ils ne sont qu’une partie des charmes de la capitale régionale : l’histoire récente est toute aussi passionnante. Creuset de nombreuses révoltes (contre les colonisateurs, pour l’indépendance), c’est aussi le lieu de naissance de l’APRA, parti politique à l’origine marxiste et férocement contestataire, au début du siècle. Le climat agréable et la proximité avec des vallées fertiles et abondantes lui ont a valu son surnom de la « ville au printemps éternel ». Le charme de ses vieilles rues pavées, les fenêtres de fer forgé, les balcons de bois taillé et ses nombreuses petites églises, donnent un charme subtil au centre-ville. Et de plus, son dynamisme culturel et sa gastronomie fine sauront sans aucun doute ravir votre cœur.

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

A savoir sur le Pérou

La Danse au PérouQuels sont les régions pratiquées au Pérou ?Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?Caballos de totora Qui sont les principaux auteurs Péruviens ?
La Danse au Pérou

La Danse au Pérou

De par la grande variété de musiques coexistant au Pérou, il existe également une grande variété de danses. On peut les admirer tout au long de l’année, mais particulièrement lors des carnavals (Carnaval de Puno en mars) ou célébrations particulières (Inti Raymi à Cusco fin juin).

Sur la côte, les danses afro, avec son zapateo typique (où l’on frappe des pieds par terre) et le vals peruano sont les deux expressions classiques des influences venues d’Afrique et d’immigrants européens. La trace la plus claire de l’héritage colonial est la marinera, où les femmes portent de grandes robes, un peu à la flamenco espagnole, et brandissent des mouchoirs blancs de façon très élégante. C’est une danse de séduction où jamais l’on ne se touche. Cette danse est devenue le symbole national de l’identité péruvienne. 

Dans les Andes, une multitude de danses issues d’un mélange d’influences pourraient être mentionnées : danses préhispaniques, moquerie des colonisateurs, à caractère religieux et catholique, de séduction... Citons pour le moins la danza de las tijeras, la danse des ciseaux, qui tire son nom d’un instrument étrange au son duquel les danseurs font mille et une acrobaties. La diablada est caractéristique de la région aymara de Puno et du lac Titicaca : importée de Bolivie, elle représente la lutte entre le Bien et le Mal. Et puis, comme la musique que l’on a citée plus haut, le huayno est LA danse des Andes par excellence, et dansée lors de toutes les réunions sociales et fêtes dans la sierra.

Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?

Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?

La religion au Pérou

La religion est une composante essentielle de la culture péruvienne. 80% de la population se déclare catholique. L’Eglise Catholique jouit d’un pouvoir politique certain : la Constitution affirme que l’Etat lui apporte sa « collaboration », elle bénéficie d’exonération d’impôts, les prêtres sont payés en grande partie par l’Etat, près de la moitié des centres éducatifs sont gérés par des curés ou des religieuses, etc. Les images de la Vierge et du Christ sont présents dans toutes les écoles, dans tous les commissariats, dans tous les hôpitaux. Si la liberté de culte est officiellement reconnue, un péruvien qui n’a pas de religion est généralement mal perçue dans la société. 

Cependant, dans bien des régions du Pérou, ce catholicisme est fortement tinté de croyances et de pratique païennes, préhispaniques : le syncrétisme est une caractéristique essentielle de la religiosité andine. Ainsi, les cérémonies et les offrandes à la Pachamama, la mère Terre, sont encore bien vivantes ; et de nombreux défilés en l’honneur de Saints sont souvent des détournements de cérémonies andines préexistantes à l’arrivée des Espagnols et des curés. Dans les campagnes, on continue d’adorer les Apus, esprit protecteur des montagnes, Inti, le dieu-soleil, Killa, la lune, en tissant des liens entre le monde d’en dessous, le monde du milieu (le nôtre) et le monde d’au-dessus.

Une dynamique récente que l’on voit se développer, particulièrement dans les villes, mais aussi de plus en plus dans les campagnes, est l’apparition et l’explosion de mouvements protestants, évangélistes, témoins de Jéhovah, mormons, adventistes, qui font construire des temples à tous les coins de rues. Souvent présents dans les quartiers les plus défavorisés où les gens ont perdu tout repère culturel avec l’exode rural, il n’est pas rare de voir des foules venir s’agenouiller, pleurer, et crier toute la nuit. 

Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?

Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?

La population au Pérou

La Pérou est, avec la Bolivie et l’Equateur, l’un des pays connaissant la plus forte proportion de population indigène d’Amérique Latine. 

Malgré tout, la caractéristique principale de la population péruvienne reste le métissage : entre le descendant d’européen, blanc, l’autochtone des Andes, et l’afro-américain, les mélanges de populations sont très importants. Cependant, ces métissages sont plus présents dans certaines zones géographiques que dans d’autres : sur la côte, qui accueille près de la moitié de la population, la diversité de couleur de peau est réelle. Les blancs, les mestizos encore appelés criollos, et les afro-américains, mais aussi des asiatiques se côtoient dans la zone la plus économiquement dynamique du pays. C’est également dans cette région qu’une élite politique et sociale concentre tout le pouvoir du pays. Cette centralisation et cette élite sociopolitique est un de ces héritages de la coloniaux qui n’ont jamais été remis en question. 

Dans les Andes et dans la forêt amazonienne, au contraire, la proportion de population amérindienne est beaucoup plus forte. Dans des villes comme Cusco, Puno, Huaraz, ou encore Cajamarca, et dans toute la campagne andine et amazonienne, la grande majorité de la population est très nettement amérindienne. Attention, il faut noter que le terme indio, en espagnol, est connoté négativement et est très facilement perçu comme une insulte : à user avec précaution. L’importance de la « race » est encore très forte au Pérou, et les préjugés raciaux et les discriminations (de toutes les « races » vers toutes les autres) vont encore bon train. 

L’autre caractéristique de la population péruvienne est l’incroyable densité de population de sa capitale, Lima, qui accueille plus de 9 millions d’habitants, soit un tiers de la population péruvienne. Ce statu lui confère une place véritablement à part dans la vie économique, sociale et politique du pays. L’exode rural des années 1980 à 2000 a provoqué une augmentation fulgurante des pueblos jovenes, ces quartiers à l’organisation déstructurée et chaotiques où la pauvreté urbaine se développe très rapidement. La population rurale et agraire a diminué de moitié entre 1960 et aujourd’hui, la concentration humaine dans la région de Lima commence à devenir assez problématique.

Caballos de totora

Caballos de totora

La totora est une espèce de roseau qui pousse tant sur les rives du lac Titicaca que sur le littoral péruvien. Depuis 3000 avant Jésus-Christ, ces roseaux sont utilisés par les pêcheurs Chimu ou Mochica pour construire des embarcations légères et rapides : les « petits chevaux de totora ». On les monte à la manière d’un surf moderne, profitant des vagues pour s’éloigner ou se rapprocher du littoral, et ainsi atteindre les bans de poissons. 
Le port le plus connu pour ces ‘’caballitos de totora’’ est celui de Huanchaco, bien que toute la côte péruvienne ait connu et connaisse encore ce phénomène. A Huanchaco, des compétitions de surf sur les caballitos de totora sont organisées chaque année.
 Qui sont les principaux auteurs Péruviens ?

Qui sont les principaux auteurs Péruviens ?

La littérature Péruvienne

La littérature péruvienne est particulièrement riche et complexe. De la période préhispanique, ne restent que des poèmes et des récits oraux, souvent en Quechua, mais dont la tradition dans les communautés rurales reste vivace. Les premiers écrits qui nous sont parvenus datent de la colonisation, avec les chroniques de Felipe Guamán Poma de Ayala, critiques violentes de la domination espagnole et chrétienne. A peu près à la même époque, l’Inca Garcilaso de la Vega, fils d’un espagnol et d’une princesses inca, est moins virulent dans sa critique sociale et tente au contraire de concilier et de faire cohabiter les deux cultures dans des descriptions précieuses de la société de l’époque.

A partir de l’indépendance du pays, au XIX° siècle, un courant romantique, réaliste et naturaliste traverse tout le pays ; quelques personnalités se démarquent, comme Ricardo Palma, avec son œuvre ‘’Traditions’’ et la Bibliothèque municipale de Lima, ou plus à la marge de la société, deux femmes, Clorinda Matteo de Turner et Flora Tristan, une franco-péruvienne dont les écrits féministes inspirent encore aujourd’hui les luttes pour l’égalité des genres. 

Le XX° siècle a été une époque prolifique des lettres péruviennes. César Vallejo, est sans conteste le plus grand poète péruvien ; on considère qu’il a révolutionné la littérature latino-américaine, au même titre que Pablo Neruda. Il vécu même un temps en France aux côtés de son épouse, française. L’autre mouvement très important est l’indigénisme : fondé en 1926, il revendique une libération des Indiens de leur condition de domination sociale, de misère et d’injustices. Le sociologue et romancier José Maria Arguedas, né en plein cœur des Andes, peint de façon pointue la vie et les souffrances des paysans quechuas dans ses romans Les Fleuves Profonds ou encore Tous les sangs, autant que leur univers magique, cosmique, rituel. L’autre grande figure de ce mouvement est l’écrivain Ciro Alegria : dans son œuvre maitresse «Vaste est le monde», il dresse le portrait d’une communauté indigène dans sa lutte pour se libérer de l’écrasante domination des grands propriétaires terriens, du gouvernement civil et des forces armées. Il fut également un activiste politique très important, ce qui le conduisit à être expulsé du pays et conduit à l’exil. 

De façon plus contemporaine, la littérature est tout aussi foisonnante. En dehors d’auteur comme Alfredo Elchenique ou encore Daniel Alarcon, elle a surtout fait parler d’elle au niveau international avec l’attribution du Prix Nobel de Littérature en 2010 à Mario Vargas Llosa, auteur de très nombreux romans comme La ville et les chiens, Le rêve du Celte, Conversation à la Cathédrale, etc. Très impliqué dans la vie politique de son pays natal, il a écrit un grand nombre d’essais politiques et, à l’époque, s’est même présenté contre l’ancien dictateur Fujimori, en 1990, lors de la 1° élection. Journaliste, essayiste, romancier, auteur et critique de théâtre, ses opinions ont un très grand poids dans la vie intellectuelle et sociale du pays.

Petites anecdotes sur le Pérou

Quels sont les propriétés de la maca ? Est-ce aphrodisiaque ?Les Tapadas….les scandaleuses de LimaQuel fait divers a inspiré le film «  la mort suspendue »Friajes dans l’AmazonieLe Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco
Quels sont les propriétés de la maca ? Est-ce aphrodisiaque ?

Quels sont les propriétés de la maca ? Est-ce aphrodisiaque ?

La maca
Tout comme le quinoa, la maca est une plante qui pousse entre 3500m et 4200m d’altitude, où rien d’autre ne prend racine. On a pu retracer sa présence l’alimentation des habitants de la région grâce à la découverte de cette plante dans des restes préincas datant de 1600 av J.C. Il s’agit d’un tubercule assez charnu, dont on ne consomme en réalité que la racine. La préparation de la racine de la maca peut se présenter sous différentes formes : gâteaux, chips, farine, boissons… Ses propriétés alimentaires et énergétiques sont indiscutables : riches en protéines et en nutriments vitaux, elle favorise le système nerveux, la mémoire, et fait office de régulateur hormonal.
C’est surtout cette dernière propriété qui fait parler de la maca. Son surnom de « ginseng péruvien » ou de « viagra péruvien » découle de la propriété qu’on lui reconnait d’aphrodisiaque et de stimulant naturel. Ce serait un remède contre l’impuissance et la stérilité masculine. Les recherches scientifiques n’ont pas démontré de relation indiscutable entre les deux, mais cela n’empêche pas les Péruviens d’en consommer régulièrement, au petit déjeuner ou au goûter, dans l’espoir d’améliorer leurs performances...

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Au 18º siècle à Lima la cohabitation entre Espagnols nés en Espagne et métisses (Indiens/Espagnols) créa des tensions qui mena à l’indépendance du Pérou.
De ces tensions, a émergé une rivalité originale entre les femmes nées en Espagne et les métisses nées au Pérou.
Les Espagnoles qui arrivaient avec leurs somptueuses robes et leurs bijoux du vieux continent rendaient jalouses les métisses de Lima ; et à leur tour, ces dernières créèrent la mode des Tapadas (les couvertes). Cela consistait à se cacher tout le visage sauf un œil, mais en montrant une partie des jambes à l’air libre, ce qui, à cette époque, était proprement scandaleux. En prônant un comportement volontairement « féministe » et tapageur pour l’époque, elles ont attiré sur elles les foudres de l’Eglise catholique.
La plus connues de ces Tapadas fut sans doute l’actrice Micaela VILLEGAS, qui fut l’amante du vice-roi Amat y Juniet. Celui-ci, lors d’une dispute en public, la traita de « Chienne de Métisse » ce qui lui valu le surnom de « Perrichola ».
C’est de cette histoire que Jacques OFFENBACH s’inspira pour composer l’opéra La Périchole, créé en 1868.

Quel fait divers a inspiré le film «  la mort suspendue »

Quel fait divers a inspiré le film « la mort suspendue »

La mort suspendue.
Le film “ la mort suspendue”, ou “ Touching the void” dans sa version originale, relate la véritable histoire de deux amis alpinistes, Simon YATES et Joe SIMPSON, lors de l’ascension de Siula grande (6330 mètres) dans la cordillère du Huayhuash.
Lors de la descente, Joe SIMPSON se cassa la jambe ; son ami ne pouvant pas le porter, il le descendit au bout d’une corde.
En pleine tempête, la corde se bloque et Joe SIMPSON se retrouve suspendu dans le vide. Simon YATES, qui se voit alors déjà condamné, décide de couper la corde et de laisser tomber son ami dans le vide. Le croyant mort, Simon retourne au camp de base. Finalement son ami Joe a miraculeusement survécu à la chute et parvient à rejoindre le camp de base dans la nuit.

Friajes dans l’Amazonie

Friajes dans l’Amazonie

Vous pensiez que l’Amazonie était une des rares zones au monde à connaitre un ensoleillement constant, toute l’année, avec le thermomètre au beau fixe et une humidité étouffante ? Vous allez déchanter. 
En effet, en dehors de la saison de forte précipitation (donc souvent entre juin et septembre), des vents froids et secs venus des hauts plateaux des Andes font un petit tour du côté des zones basses. La température baisse alors soudainement, passant de 27° à quelques 9° ou 10° et faisant chuter le taux d’humidité de façon drastique. De plus, les vents sont régulièrement très forts quand ils passent à ces basses altitudes.
Ce phénomène peut causer un gros problème pour des cultures semi-constantes, comme le sont le cacao, le café, le thé etc. (ne supportant ni le froid ni le manque d’humidité), ainsi que pour des populations sensibles (enfants et personnes âgées) non habituées au froid en général. Mais, d’un autre côté, il semblerait qu’il soit bénéfique à la biodiversité et à l’endémisme biologique de cette zone. 
En tout cas, si vous pensez faire un tour dans le Sud de l’Amazonie péruvienne entre juin et septembre, pensez à prendre quelque chose à vous mettre sur le dos : tongs et petit short ne seront pas suffisants si vous tombez juste sur l’une de ces vagues de froid.

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

C’est l’un des derniers ponts de tradition Inca dans les Andes péruviennes. A l’origine, l’empire inca avait besoin de consolider les voies de communication entre les différentes régions. Or, du fait des paysages accidentés et des nombreuses catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, éboulements, etc.) la maintenance de grandes œuvres était assez compliquée. On en est venu à la conclusion que la solution la plus adaptée serait d’avoir un pont que l’on pourrait déployer et retirer à souhait, en utilisant des matériaux locaux et disponibles rapidement et en grande quantité.
Avec des herbes sèches nommées « ichu », écrasée puis trempée et tressée en des cordelettes de plus en plus épaisses, on obtient des grosses cordes très résistantes. Puis, ces cordes, agencées, tressées, attachées entre elles, deviennent un pont de corde que les hommes vont accrocher de part et d’autre du précipice. C’est un travail collectif qui exige du temps, de l’organisation et de la collaboration. Il est accompagné de danses et de rituels magiques traditionnels, afin de demander la permission aux Apus de construire cette voie de communication en toute sécurité. A la fin du travail, au moment de l’inauguration du pont, ce sont des explosions de joie, de musique, de danses, et d’alcool pendant toute une journée.Plus de 1000 paysans locaux participent chaque année, au mois de juin, à la construction du pont de Queswachaca. Celui-ci est donc un pont suspendu d’environ 33m au dessus du fleuve Apurimac, à environ 100km de la ville de Cusco. Et tous les ans, pendant la saison des pluies, il est retiré, selon l’usage stratégique que les Incas en avaient, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui. 

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