Explorateur de nature

Pérou Secret

15 jours / 14 nuits    difficulté: 1/3

Pérou Secret

15 jours / 14 nuits      difficulté: 1/3


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Parapente à LimaPlace des armes à CuscoPort de PunoCathédrale à CuscoLac TiticacaLac TiticacaPisac - Vallée sacrée des IncasCathédrale à ArequipaMirador de Tapay à Canyon del Colca

Ce voyage vous permet de découvrir les principaux sites touristiques du Pérou avec l’un des plus profonds canyons au monde, le plus haut lac navigable, le site de Machu Picchu et la richesse de la forêt amazonienne. 

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima et vol vers Arequipa

Jour 3 - Visite de la ville blanche d'Arequipa

Jour 4 - Le Canyon de Colca

Jour 5 - Canyon de Colca - En route pour rencontrer le Roi des Andes !

Jour 6 - Visite de Taquile sur le lac Titicaca

Jour 7 - Traversée de l’Altiplano

Jour 8 - Cusco et ses environs

Jour 9 - Visite de la vallée sacrée des Incas

Jour 10 - Machu Picchu

Jour 11 - Pisac

Jour 12 - Cusco / Jungle amazonienne

Jour 13 - Jungle amazonienne

Jour 14 - Puerto Maldonado / Lima

Jour 15 - Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Ile aux singes

Tout près de Puerto-Maldonado cette petite île au milieu de la rivière Madre de dios est depuis quelques années le refuge de singes qui ont été récupéré par les services de la police pour la protection de la faune sauvage dans le but de les sauver du trafic d’animaux et de les réinsérer dans le milieu naturel. Cette île peut être un point de visite pour apprécier facilement des singes dans un milieu naturel.

Lago Sandoval

Ce lac amazonien, bordé de palmiers, se trouve en amont de Puerto Maldonado sur le fleuve principal, le Maldonado. On y trouve une concentration importante d’animaux amazoniens, du type crocodiles, loutres géantes (espèce menacée d’extinction), des tortues d’eau douce, et toutes sortes d’oiseaux exotiques. C’est un endroit idéal pour pratiquer la pêche, d’autant plus que les autorités y ont, depuis peu, réintroduit le paiche, espèce typique de la région, et qui mesure (au moins) 2m de long. Pour y accéder, la moitié du chemin se fait à pied, et l’on peut y observer de nombreux singes ; puis le reste se fait en canoë

Puerto Maldonado

Dans la partie sud de l’Amazonie, relié à Cusco par une toute nouvelle route en béton (aujourd’hui donc plus sûr, plus confortable et beaucoup plus rapide), Puerto Maldonado est la troisième plus grande ville de l’Amazonie péruvienne. C’est une grosse bourgade prise entre l’apathie due à la chaleur humide étouffante et l’activité frénétique d’une ville à l’activité économique intense. En effet, la découverte de minerais d’or, l’exploitation de ressources comme le gaz ou le pétrole ou encore du bois, la culture du caoutchouc, etc., boostent considérablement l’économie locale. D’autre part, l’accès à la frontière brésilienne en continuant vers le nord est, et la construction de l’autoroute interocéanique, a considérablement poussé le commerce international dans cette zone. Et puis bien sûr, le tourisme, avec la proximité du parc naturel Manu, l’un des plus vastes, des mieux préservés et des plus accessibles du pays. Les infrastructures, du plus humble au plus luxueux, poussent comme des champignons. Puerto Maldonado est donc sans aucun doute une excellente base d’exploration de l’Amazonie, avec tout confort et toute sécurité.

Rivière Madre de Dios

Grande rivière navigable qui traverse plusieurs réserve et parc nationaux au Pérou, c’est l’une des voies de communication les plus importante du sud de l’Amazonie. De nombreux Lodge se sont installés le long de la rivière surtout près de la ville de Puerto-Maldonado. C’est l’un des endroits au Pérou les plus facile pour visiter l’Amazonie avec des vols directs et en gros porteur depuis la ville de Cusco et de Lima.

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Canyon de Colca

A quatre heures de route environ, au nord d'Arequipa s'étend l'impressionnant canyon de Colca, le plus profond du monde avec jusqu’à 3400 m de profondeur à certains endroits (deux fois plus que le Gran Canyon des Etats-Unis !). Entouré des hauts sommets volcaniques, il s’étend sur plus 100km. Le fleuve  Colca coule au fond de la vallée ; il est parsemé de petits villages typiques, dont les habitants cultivent encore les terrasses construites à l’époque inca. Le canyon est surtout l’endroit idéal pour l’observation d’un emblématique animal andin : le condor. A Cruz del condor (la croix du condor), ils se rassemblent tôt le matin et volent parfois à quelques mètres des visiteurs  regroupés au bord de la falaise.

Le minuscule village de Cabanaconde est la base d’exploration du canyon de Colca : c’est là qu’il plonge le plus profond dans les antres de la terre. On y accède par des minibus en provenance de Chivay. 

Cathédrale d'Arequipa

Détruite régulièrement par des tremblements de terre, elle a presque toujours été restaurée en fonction du style d’origine. Son impressionnante façade de sillar brut domine toute une partie de la Plaza de Armas, ainsi que deux hautes tours blanches. Les immenses portes en bois valent le détour à elles seules. L’intérieur étant assez moyen, son intérêt principal réside surtout dans l’incroyable façade, immensément blanche. Petite curiosité, c’est l’une des rares églises autorisée à hisser le drapeau du Vatican.

Chivay

Chivay est un petit village situé dans le canyon de Colca à 3600 mètres d’altitude. Lieu de passage obligé lors de la visite du canyon de de Colca, la plupart des voyageurs choisissent de dormir à Chivay pour sa structure hôtelière, ses sources thermales et son typique marché.

Cruz del Condor

L’arrivée à ce point de vue est considérée comme le clou du spectacle en ce qui concerne la visite du le Canyon du Colca. Son nom, « la croix du condor », vient de l’incroyable densité de colonies de condors qui nichent dans les corniches alentours, et qui s’approchent extrêmement près de la falaise pendant leur vol –et donc des visiteurs ; et de la présence d’une immense croix au niveau du Mirador. La vue plongeante sur les 1200m de profondeur du canyon, la rivière au fond, les pics qui en sortent et les volcans environnants (l’ombre du Mismi surplombe tous les environs), rend l’observation du vol des Condors d’autant plus impressionnante. C’est le matin qu’il est le plus probable de les voir : le soleil commençant à réchauffer la roche, ces majestueux oiseaux prennent leur envol et commencent à planer au dessus de ce paysage de rêve. 

Monasterio de Santa Catalina

C’est un des édifices religieux les plus impressionnants de tout le pays : il apparait même sur les nouvelles pièces d’un sol. Avec ses 20 000m², cette citadelle est comme une ville au cœur de la ville : ses rues étroites, ses toutes petites places, ses cages d’escalier discrètes… On visite tout, tout,  tout, jusqu’aux cuisines et aux chambres-cellules. La pierre blanche, crème voire ocre de ses murs contrastent avec les fleurs aux couleurs vives des patios. Certaines religieuses ayant fait un vœu de retrait total de la société y vivent encore.  Le monastère abrite un petit musée archéologique, ainsi que quelques toiles d’art religieux de l’école de Cusco. C’est sans aucun doute l’un des arrêts inévitables et l’une des plus grandes merveilles de la ville d’Arequipa (qui n’en manque pourtant pas).

Horaires d'ouverture:
De 9.00 à 17.00
Le mardi et le jeudi de 08.00 à 20.00 


Patapampa

Le col de Patapampa, point le plus haut en direction du canyon de Colca (et certainement également de votre voyage au Pérou) culmine à 4910m d’altitude.  Vous y trouverez souvent de la neige et pourrez observer les sommets alentours tels que les volcans d’Ampato, Sacanbaya et Hualca-Hualca

Place des armes

Arequipa compte, comme toutes les autres villes péruviennes, une magnifique place  centrale. Elle est faite entièrement de la pierre blanche avec laquelle on a construit une bonne partie de la ville, le sillar : c’est ce qui lui vaut le surnom de la Ville Blanche. Tout autour, des arcades surplombées de balcons à colonnades en bois sculpté, abritant des cafés chics. Sur la place, les palmiers sont l’habitat naturel de nombreux pigeons, et au centre, une fontaine métallique peinte en vert. Dans ce cadre reposant et rafraichissant, la vue sur le Misti est à couper le souffle. 

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Awanacancha

Sur le chemin entre Cusco et la vallée sacrée des Incas, le  centre de tissage de Awanacancha offre une démonstration de fabrication de tissus traditionnels, un élevage de camélidés andin et une boutique de produits traditionnels. C’est une bonne approche de l’artisanat Péruvien.

Cathédrale de Cusco

Les colons espagnols firent construire ce gigantesque édifice en 1559 sur les vestiges du palais de l’Inca Viracocha, le dernier empereur inca, en signe de domination pure et simple de la nouvelle civilisation sur l’ancienne. Du haut de ses marches, surélevée, la cathédrale de Cusco et ses deux tours semblent trôner sur la Plaza de Armas. En réalité, ce sont trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite, l’église du Triomphe et l’église de Jésus Marie. L’intérieur est surchargé de détails, de petites chapelles adjacentes, d’or et d’argent, de sculptures (dont certaines d’artistes célèbres), de tableaux (plus de 400 !), très représentatifs de l’école cusquénienne… Mais le syncrétisme est omniprésent, avec ce mélange incessant de symboles andins avec des signes de la religion catholique classique. Lors des fêtes religieuses, la cathédrale se pare de ses habits de fêtes, et donne une certaine légèreté à cet édifice autrement lourd d’histoire et détails. Pour la petite histoire, on dit qu’un tunnel relierait la cathédrale avec le site de Sacsayhuaman…

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Maras

La ville de Maras est sur la route entre Cusco et Urubamba. Deux attractions principales qui justifient le détour : premièrement, les marais salins. Depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire ce précieux élément. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les hauts plateaux andins… L’autre attraction, un peu plus loin, est le site archéologique de Moray : des terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Marché de San Pedro

Le grand marché central de Cusco se tient dans un immense hangar en fer, en face de l’église San Pedro. On y trouve de tout : dans la partie haute, des objets et tissus d’artisanat, ensuite la section jus, puis viande, fromage, légumes, fleurs, objets en bois, avec tout au fond quelques rangées de cantine avec, au choix, cochon de lait (lechon), ceviche ou menu du jour. Malgré sa situation centrale et la présence constante de touristes, ce marché a gardé son ambiance locale et traditionnelle, et les prix sont relativement ceux que l’on trouve dans d’autres zones de la ville.

Moray

A une dizaine de kilomètres du village de Maras, le site archéologique de Moray est du jamais vu dans la région. Il s’agit de terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle, en deux cuvettes distinctes. En les regardant depuis le haut ou bien depuis le bas, toutes les perspectives sont incroyables. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Ollantaytambo - Site archéologique

Accrochée à la falaise au dessus du village, la citadelle inca d’Ollantaytambo fut le théâtre d’une des grandes victoires des Incas sur les envahisseurs espagnols. Forteresse mais également centre cérémoniel, un observatoire céleste et un site d’expérimentation agricole (comme à Tipon ou encore à Moray). Plusieurs grands ensembles sont visitables : les bains de l’Inca, et le Palais de la princesse au début de la visite ; puis, en remontant les terrasses agricoles, on accède à la Forteresse, avec ses remparts et ses hauts murs de protection, et avec, au centre, le Temple du Soleil. Les blocs de pierre, venus d’une carrière à 6km de là, sont si impressionnants que s’imaginer comment on a pu les entasser à une telle hauteur au dessus de la vallée est toute une épopée de l’imagination…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

pierre aux 12 angles et les murs incas et la

Dans tout le centre ville de Cusco, les fondations de la plupart des maisons sont d’origine inca. Ces murs, formés de pierres de très grande taille, encastrées les unes dans les autres de façon remarquable, sont souvent agrémentés de sculptures comme des corps ou têtes de serpent, ou encore des protubérances qui sortent des pierres. L’exemple le plus beau et le mieux conservé se trouve dans la rue Hatunrumiyoc, un peu à l’arrière de la cathédrale : c’est la fameuse pierre aux douze angles. Elle est parfaitement intégrée à toutes les autres pierres qui l’entourent, sans laisser ni un centimètre de vide : cette technique architecturale est vraiment très impressionnante. 

Pisaq archéologique

Porte d’entrée à la Vallée Sacrée des Incas, le petit village de Pisac se trouve en contrebas d’un des sites archéologiques majeurs de la vallée. Suspendu au flanc de la montagne, encadré par deux falaises vertigineuses, cet ensemble exceptionnellement conservé se compose d’escaliers, de terrasses, de maisons, d’un centre cérémoniel, et d’autres encore. On y accède soit en taxi, soit, pour les plus courageux, par les 4kms d’escaliers abruptes qui montent les 400m de dénivelé, en passant par les larges terrasses de culture du maïs, et de quelques tours de surveillances que les Incas utilisaient probablement pour la défense de la vallée. Puis, après avoir traversé un tunnel pour traverser la roche, on arrive au centre même du site archéologique : un ensemble de cours carrées qui encadrent ce qui semble être un temple, avec un cadran solaire (Intihuatana) au milieu. L’état de conservation est absolument exceptionnel ; les murs, les portes, les fenêtres, tout est en parfait état. De l’autre côté, le long de la falaise, des trous à même la roche seraient les sépultures de nombreux nobles incas. Ce site est incontestablement un must de la vallée sacrée, et la promenade entre ses terrasses et ses édifices presque entiers laissent un souvenir inoubliable. 

Pisaq village

L’autre intérêt de Pisac est le village lui-même. Pris en étau entre les deux hautes montagnes, au fond de la vallée où on cultive le maïs, Pisac est une petite bourgade tranquille où le tourisme a pris une importance conséquente. C’est le dimanche que le visage traditionnel de Pisac est le plus visible : après la messe (dite en quechua), les habitants sortent de l’église et traversent le village avec leurs habits et leurs coiffes traditionnelles, en soufflant dans leurs pututus, ces coquillages qui font l’effet d’une corne tyrolienne. Le marché dominical est riche en produits de la zone : patates, maïs, mais aussi fruits, légumes, pain et jus de fruits. Le reste du temps, c’est un marché plutôt touristique, mais qui a son charme, bariolé de couleurs et de saveurs bien typiques. Dans ce contexte, on a vu apparaitre un four à empanadas (ces snacks fourrés à la viande et aux légumes) : cuites dans un four à bois des plus traditionnels, colonial, c’est une attraction en tant que tel, et le goût et les saveurs des empanadas sont probablement les plus authentiques qu’on puisse trouver au Pérou.

Place des armes de Cusco

Comme toute ville latino-américaine, le cœur de la ville bat sur sa Place d’Armes. A Cusco, c’est véritablement le centre historique, car avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui, c’était un centre cérémoniel, social, agricole majeur qui s’étendait sur plus de 4000m². C’est de là que partait les quatre grandes routes cardinales qui formaient les quatre grandes provinces de l’empire inca. Aujourd’hui, c’est un ravissant parterre fleuri, avec en son centre une fontaine surmontée de la statue de l’Inca Pachacutec, le fondateur de la grandeur inca. Tout autour, des bancs en fer où il fait bon s’assoir un moment au soleil, profitant de la vue. De part et d’autre, la Plaza de Armas est bordée par la cathédrale, l’église de la Compagnie de Jésus, ainsi que des maisons coloniales aux balcons en bois sculptés, un délice pour les yeux. Sur ces balcons, quelques cafés où se reposent les voyageurs en partance pour le Machu Picchu; des discothèques, aussi, qui s’animent le soir et donne un autre visage à la Plaza de Armas, celui de la fête jusqu’au bout de la nuit.

Puka Pukara

Le nom signifie “fort rouge” en quechua, et vient de la couleur rosâtre que prend la pierre à certains moments de la journée, en fonction de la lumière. Il s’agit de l’un des sites archéologiques situés à la sortie de Cusco en direction de la Vallée Sacrée ; c’était probablement une place forte pour la protection de la ville, ainsi qu’une sorte d’entrepôt d’un certain nombre de produits agricoles. Depuis l’esplanade à l’arrière du site, la vue sur Cusco est superbe. 

Q'enqo

Derrière le site de Sacsayhuaman et du Christ Blanc qui domine la ville, le site de Q’enko signifie « zigzag ». Il tire son nom des tunnels, des escaliers, et des cuves creusés dans le gros rocher calcaire, en forme de zigzag, probablement pour recevoir le sang ou la chicha lors des cérémonies rituelles. Au sommet de ce rocher, on peut distinguer des sculptures en bas relief de pumas, de lamas et de condors. En dessous, une petite grotte servait probablement de lieu de cérémonie. 

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Salines de Maras

Un peu après le village de Maras, s’étend une plaine étonnante : en effet, depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire un précieux élément, le sel. Il vient de la source d’eau chaude, chargée en minéraux, qui coule d’un peu plus haut. Pour le recueillir, une technique assez développée a été de construire des terrasses, afin de retenir l’eau et qu’en s’évaporant, seul le sel reste, prêt à être recueilli. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les différentes terrasses allant de l’ocre au brun, les hauts plateaux andins…

Saqsayhuaman

Du haut des hauteurs environnantes de Cusco, se dresse l’incroyable site de Sacsayhuaman. Retenez ce nom, malgré la difficulté à le prononcer : c’est, de loin, le plus impressionnant dans les environs immédiats de Cusco (on peut y accéder à pied). De toute première importance tant sur le plan militaire que religieux, il ne reste que 20% de ce que c’était ; une grande forteresse, un complexe d’immenses remparts à trois étages, construits en zigzag, avec des blocs de pierre hauts de plusieurs mètres et lourds de plusieurs dizaines (voire centaines!) de tonnes. Au sommet de ces remparts encastrés, on trouve ce qui semble être un temple dédié au dieu solaire Inti ; et non loin de là, le trône de l’Inca et un autel sacré, appelé ushnu. On dit que Cusco fut conçu par l’Inca Pachacutec comme un puma ; Sacsayhuaman en serait la tête. C’est également ici que les festivités de l’Inti Raymi prennent fin, avec une représentation de la cérémonie traditionnelle qu’est le sacrifice de lamas pour pouvoir lire l’avenir dans leurs entrailles (rassurez-vous, ca n’est aujourd’hui plus qu’une mise en scène).

Tambomachay

C’est l’un des sites que l’on trouve à la sortie de Cusco, sur la route vers la Vallée Sacrée des Incas, un peu à l’écart de la route principale. On y découvre trois grandes terrasses en pierre taillée, reliées entre elles par des escaliers et des murs d’enceinte gravés de différents motifs liés à la religion des Incas. De plus, Tombamachay doit son surnom du Baño del Inca (bain de l’Inca) à la source d’eau naturelle qui jaillit dans la deuxième terrasse jusqu’à un bain de pierre cérémoniel ; les Incas auraient détourné des sources environnantes pour approvisionner en eau ce centre. 

Urubamba

Au milieu environ de la Vallée Sacrée, Urubamba est un carrefour important. A une altitude plus clémente que celle de Cusco, le climat est plus chaleureux, et les cultures de maïs, de légumes et de tubercules sont plus nombreuses. Les excursions en nature que proposent les environs d’Urubamba sont magnifiques (VTT, randonnée, parapente, balade à cheval…). Bordées des hautes montagnes des Andes, les paysages sont à couper le souffle. Le marché trisemanal est également gai et intéressant à visiter. 

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

Quels sont les régions pratiquées au Pérou ? Qui sont les principaux auteurs Péruviens ?Quels sports sont pratiqués au Pérou ?La Danse au Pérou La Gastronomie au Pérou
Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?

Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?

La religion au Pérou

La religion est une composante essentielle de la culture péruvienne. 80% de la population se déclare catholique. L’Eglise Catholique jouit d’un pouvoir politique certain : la Constitution affirme que l’Etat lui apporte sa « collaboration », elle bénéficie d’exonération d’impôts, les prêtres sont payés en grande partie par l’Etat, près de la moitié des centres éducatifs sont gérés par des curés ou des religieuses, etc. Les images de la Vierge et du Christ sont présents dans toutes les écoles, dans tous les commissariats, dans tous les hôpitaux. Si la liberté de culte est officiellement reconnue, un péruvien qui n’a pas de religion est généralement mal perçue dans la société. 

Cependant, dans bien des régions du Pérou, ce catholicisme est fortement tinté de croyances et de pratique païennes, préhispaniques : le syncrétisme est une caractéristique essentielle de la religiosité andine. Ainsi, les cérémonies et les offrandes à la Pachamama, la mère Terre, sont encore bien vivantes ; et de nombreux défilés en l’honneur de Saints sont souvent des détournements de cérémonies andines préexistantes à l’arrivée des Espagnols et des curés. Dans les campagnes, on continue d’adorer les Apus, esprit protecteur des montagnes, Inti, le dieu-soleil, Killa, la lune, en tissant des liens entre le monde d’en dessous, le monde du milieu (le nôtre) et le monde d’au-dessus.

Une dynamique récente que l’on voit se développer, particulièrement dans les villes, mais aussi de plus en plus dans les campagnes, est l’apparition et l’explosion de mouvements protestants, évangélistes, témoins de Jéhovah, mormons, adventistes, qui font construire des temples à tous les coins de rues. Souvent présents dans les quartiers les plus défavorisés où les gens ont perdu tout repère culturel avec l’exode rural, il n’est pas rare de voir des foules venir s’agenouiller, pleurer, et crier toute la nuit. 

 Qui sont les principaux auteurs Péruviens ?

Qui sont les principaux auteurs Péruviens ?

La littérature Péruvienne

La littérature péruvienne est particulièrement riche et complexe. De la période préhispanique, ne restent que des poèmes et des récits oraux, souvent en Quechua, mais dont la tradition dans les communautés rurales reste vivace. Les premiers écrits qui nous sont parvenus datent de la colonisation, avec les chroniques de Felipe Guamán Poma de Ayala, critiques violentes de la domination espagnole et chrétienne. A peu près à la même époque, l’Inca Garcilaso de la Vega, fils d’un espagnol et d’une princesses inca, est moins virulent dans sa critique sociale et tente au contraire de concilier et de faire cohabiter les deux cultures dans des descriptions précieuses de la société de l’époque.

A partir de l’indépendance du pays, au XIX° siècle, un courant romantique, réaliste et naturaliste traverse tout le pays ; quelques personnalités se démarquent, comme Ricardo Palma, avec son œuvre ‘’Traditions’’ et la Bibliothèque municipale de Lima, ou plus à la marge de la société, deux femmes, Clorinda Matteo de Turner et Flora Tristan, une franco-péruvienne dont les écrits féministes inspirent encore aujourd’hui les luttes pour l’égalité des genres. 

Le XX° siècle a été une époque prolifique des lettres péruviennes. César Vallejo, est sans conteste le plus grand poète péruvien ; on considère qu’il a révolutionné la littérature latino-américaine, au même titre que Pablo Neruda. Il vécu même un temps en France aux côtés de son épouse, française. L’autre mouvement très important est l’indigénisme : fondé en 1926, il revendique une libération des Indiens de leur condition de domination sociale, de misère et d’injustices. Le sociologue et romancier José Maria Arguedas, né en plein cœur des Andes, peint de façon pointue la vie et les souffrances des paysans quechuas dans ses romans Les Fleuves Profonds ou encore Tous les sangs, autant que leur univers magique, cosmique, rituel. L’autre grande figure de ce mouvement est l’écrivain Ciro Alegria : dans son œuvre maitresse «Vaste est le monde», il dresse le portrait d’une communauté indigène dans sa lutte pour se libérer de l’écrasante domination des grands propriétaires terriens, du gouvernement civil et des forces armées. Il fut également un activiste politique très important, ce qui le conduisit à être expulsé du pays et conduit à l’exil. 

De façon plus contemporaine, la littérature est tout aussi foisonnante. En dehors d’auteur comme Alfredo Elchenique ou encore Daniel Alarcon, elle a surtout fait parler d’elle au niveau international avec l’attribution du Prix Nobel de Littérature en 2010 à Mario Vargas Llosa, auteur de très nombreux romans comme La ville et les chiens, Le rêve du Celte, Conversation à la Cathédrale, etc. Très impliqué dans la vie politique de son pays natal, il a écrit un grand nombre d’essais politiques et, à l’époque, s’est même présenté contre l’ancien dictateur Fujimori, en 1990, lors de la 1° élection. Journaliste, essayiste, romancier, auteur et critique de théâtre, ses opinions ont un très grand poids dans la vie intellectuelle et sociale du pays.

Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Le sport au Pérou

Comme dans toute l’Amérique Latine, le fútbol est LE sport fétiche des Péruviens. Transportés par une fièvre invincible lors des matchs opposant des rivaux traditionnels, tout le pays semble s’arrêter de vivre le temps du match. La pichanga du dimanche est elle aussi un grand incontournable : match entre différents clubs, entre amis, sur un terrain vague ou sur les hauts plateaux dans des communautés perdues dans les Andes, tout le monde joue de près ou de loin au foot. L’absence de l’équipe péruvienne aux différentes Coupe du Monde est un sujet qui ne cesse d’alimenter les frustrations nationales.

D’autres sports sont également pratiqués, mais très loin derrière le football : par exemple, le volleyball (surtout féminin) et le basketball. Le jogging et la randonnée sont des choses complètement inconnues de la plupart des Péruviens, qui considèrent la marche à pied comme chose réservée aux paysans qui n’ont pas la possibilité de prendre un bus (par manque d’argent ou manque d’infrastructures routières) ; ou des touristes. En effet, les possibilités de sports d’extérieur abondent : rafting, VTT, treks et andinisme (l’équivalent sud-américain de l’alpinisme), escalade ; sur la côte, plongée, surf, sandboard… 

Outre les « sports » à proprement parler, un centre d’intérêt particulier des Péruviens sont les corridas, d’une part, et les combats de coqs, de l’autre. Les paris vont bon train et l’argent et la bière circulent, dans ces réunions dominicales très typiquement latino-américaines. 

La Danse au Pérou

La Danse au Pérou

De par la grande variété de musiques coexistant au Pérou, il existe également une grande variété de danses. On peut les admirer tout au long de l’année, mais particulièrement lors des carnavals (Carnaval de Puno en mars) ou célébrations particulières (Inti Raymi à Cusco fin juin).

Sur la côte, les danses afro, avec son zapateo typique (où l’on frappe des pieds par terre) et le vals peruano sont les deux expressions classiques des influences venues d’Afrique et d’immigrants européens. La trace la plus claire de l’héritage colonial est la marinera, où les femmes portent de grandes robes, un peu à la flamenco espagnole, et brandissent des mouchoirs blancs de façon très élégante. C’est une danse de séduction où jamais l’on ne se touche. Cette danse est devenue le symbole national de l’identité péruvienne. 

Dans les Andes, une multitude de danses issues d’un mélange d’influences pourraient être mentionnées : danses préhispaniques, moquerie des colonisateurs, à caractère religieux et catholique, de séduction... Citons pour le moins la danza de las tijeras, la danse des ciseaux, qui tire son nom d’un instrument étrange au son duquel les danseurs font mille et une acrobaties. La diablada est caractéristique de la région aymara de Puno et du lac Titicaca : importée de Bolivie, elle représente la lutte entre le Bien et le Mal. Et puis, comme la musique que l’on a citée plus haut, le huayno est LA danse des Andes par excellence, et dansée lors de toutes les réunions sociales et fêtes dans la sierra.

 La Gastronomie au Pérou

La Gastronomie au Pérou

Quels sont les plats typiques et emblématiques du Pérou ?

La cuisine péruvienne est, avec le foot, LA fierté nationale et le trait d’union entre toutes ces populations aux cultures et aux réalités très différentes. C’est véritablement une composante essentielle de la culture nationale. Reconnue (selon eux) comme la meilleure cuisine du monde, voici quelques pistes pour partir à la découverte d’un menu aussi varié que savoureux.

Les caractéristiques majeures de la cuisine péruvienne est la présence de riz à tous les repas (les péruviens ne peuvent pas concevoir un repas sans riz) accompagné de tubercules (pommes de terre, yuca et autre). La viande est présente dans presque tous les plats, ainsi que l’aji, une sauce qui se décline sous divers variantes mais qui ne manque jamais d’être très piquante. La soupe est un élément crucial du repas, et les menus disponibles sont à 80% composé d’une soupe et d’un plat principal (qui peut parfois être remplacée par une entrée).

On ne peut pas commencer à parler de la cuisine péruvienne sans parler du cebiche. Ce plat à base de poisson est le fer de lance de la fierté nationale péruvienne car le conflit avec le Chili (ennemi juré) à propos de l’origine de ce plat est encore extrêmement vif. Le principe est simple : prenez du poisson frais, coupez-le en petits dés, laissez-le cuire (oui, j’ai bien dit cuire) dans le jus de citron, ajoutez des lamelles d’oignons et de l’aji, ce piment local très fort, et servez très frais. Servi avec sa soupe de poisson, le chilcano, ce plat est tellement apprécié que même loin de la côte et dans les hautes montagnes des Andes, on fait importer du poisson de Lima pour faire des cebiche et les servir à toute heure. 

Plusieurs tendances culinaires (en fonction de la zone géographique) se déclinent à travers le pays. La comida criolla, originaire de la côte et fortement influencée par la cuisine espagnole et coloniale, est aujourd’hui répandue dans tout le pays. C’est celle qui fait sa reconnaissance internationale. L’aji de gallina est un plat à base de morceaux de poulet baignés dans une sauce jaune plus ou moins piquante, à base d’aji amarillo, variante jaune et douce du même piment que celui du cebiche. C’est lui que l’on utilise aussi pour la papa a la huancaina, entrée typique composée de morceaux de pomme de terre recouverts d’une sauce jaune légèrement pimentée. Délicieux. Autre entrée criolla, el escabeche de pollo : chou-fleur, carotte et oignon marinés dans du vinaigre, avec des lamelles de poulet. La papa rellena, littéralement ‘’pomme de terre fourrée’’, est une entrée où la purée de pomme de terre enrobe un fourrage fait de viande, carotte, petit pois, œuf dur, raisins secs, olives, que l’on frit. Ce même fourrage est utilisé dans le rocoto relleno : le rocoto est une forme d’aji plus grande, vert ou rouge, qui est dans ce cas fourré. La causa limeña est une sauce à base de mayonnaise et de thon coincée entre deux couches de pâte de pomme de terre, froide. Parfois, par manque d’accès à ce poisson, il est remplacé par du poulet. Toutes ces entrées peuvent aussi être consommées dans les marchés ou dans les rues comme piqueos, des snacks sur le pouce, comme le tamal, à base de farine de maïs ou autre, sucré ou salé, enrobé de feuille de bananier ou de maïs selon la région…

Dans les plats criollo, le carapulcra (très différent de son presque homonyme bolivien) est une sorte de mélange juteux à base de patate sèche de couleur marron, typique de la côte au climat chaleureux, mais encore une fois récupéré dans tout le pays. De même,l’arroz con pollo (riz et poulet, avec assaisonnement),l’arroz con pato (même chose avec du canard), oul’arroz con mariscos  (avec des fruits de mer). Le lomo saltado est un mélange de tomate et oignon à la poêle avec des frites et des morceaux de viande de bœuf. Le seco de res (de porc, mais aussi possible avec du poulet, du bœuf, etc.) est un plat avec seulement du riz et de la viande recouverte d’une sauce verte, succulente.

Pour les amateurs de viande, le Pérou est le pays des merveilles, tant par la qualité de la viande que par la diversité des préparations. La grande surprise que le Pérou vous réserve est le cuy (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Le cuy chactado d’Arequipa ou al horno de Cusco sont différentes variantes. D’autre part, lechicharrónest un morceau  de viande de porc frit, grillé, servi avec du mote (mélange de maïs, de fèves, etc. bouillis) et des feuilles de menthe. Comme on dit, ‘’tout est bon dans le cochon’’ : même les tripes (la pansa), même l’estomac (le rachi, estomac de vache lavé, bouilli et frit)… Dans le poulet, les mollejitas sont une partie de l’appareil digestif de l’animal très recherchée. On en mange aussi les pattes, dans un plat appelé patita con mani (avec des cacahuètes). On en trouve partout dans le pays. De la même manière, les anticuchos se trouvent littéralement à tous les coins de rue : ce sont des brochettes de viandes (poulet, bœuf, et le plus typique : le cœur de bœuf) surmontées d’une pomme de terre, qui se mangent sur le pouce avec de l’ají. Et puis, un passage par le Pérou ne peut pas se concevoir sans goûter à la viande de lama… 

Des Andes, on retiendra particulièrement tous les types de tubercules : en dehors de la pomme de terre, il y a l’olluco (servi avec une sauce particulière), la yuca (sorte de manioque, souvent frite et servie avec de l’avocat), le camote (orange, sorte de patate douce), la virraca, la uncucha… Et les différentes préparations de ceux-ci : le chuño et la moraya sont des patates déshydratées, condensées, que l’on prépare souvent en soupe. Pendant la saison sèche, de mai/juin à octobre, on les prépare souvent en huatia : on construit un four de terre sèche à l’intérieur duquel on allume un feu. Quand les braises sont chaudes, on met les tubercules et/ou la viande, on fait s’effondrer le four au dessus, et le tout cuit lentement, récupérant le goût de la terre rouge des Andes. On trouve aussi quelques céréales typiques : lequinoa (voir Particularités pour plus de précisions), le tarwi, la kiwicha…De la forêt amazonienne, il faut mentionner la pachamanca : c’est un mélange de tubercules et de viandes enrobés dans une grande feuille de bananier, que l’on cuit dans la terre, sous une grosse pierre, un peu comme la huatia. Le plus typique de la région est la préparation de tout ce qui dérive de la banane : soupe de banane, farine de banane, pancake de banane, gâteau de banane, banane frite… ainsi que tous les poissons d’eau douce : le zungaro, le paiche, etc. 
En dehors de ces spécialités, classiques du Pérou, les Péruviens raffolent de certaines choses pas si typiques… Le chifa, mélange entre cuisine chinoise et ingrédients/saveurs péruviennes, est un succès total. De la même façon, le pollo a la brasa, simple poulet rôti servi avec des frites, une salade et parfois une petite soupe, est la diète hebdomadaire (voir plus) de tout le pays.

Pour les gourmands qui ne peuvent pas se passer de sucre, les desserts péruviens sont assez riches et variés, malgré le peu d’intérêt des Péruviens eux-mêmes pour les choses sucrées. Dans les gâteaux, il faut mentionner le tres leches (‘’trois laits’’), le suspiro a la limeña (très sucré et surmonté de meringue), la torta helada (‘’gâteau congelé’’, avec de la gélatine). D’autres douceurs sucrées qui valent le détour, les picarones, cette espèce de pâte de camote et de citrouille frite dans de l’huile bouillante et servie avec une espèce de miel –à en tomber à la renverse ; la mazamorra morada, une pâte un peu gélatineuse faite à partir de maïs violet bouillie et d’épice comme la cannelle et le clou de girofle, souvent accompagnée de riz au lait (arroz con leche). Niveau pâtisserie, pas grand-chose à part l’alfajor, rond, fourré de manjar blanco(comme le dulce de leche, crème de lait bouillie sucrée). Leturrón de doña Pepeest aussi à mentionner. 

Quant aux boissons, le Pérou a de nombreuses choses à vous faire découvrir. Pour commencer sans alcool, la chicha morada a pour beaucoup le goût du Pérou. Comme la mazamorra, faite à base de maïs violet bouilli avec quelques autres fruits, de la cannelle et des clous de girofle, on en vend à tous les coins de rue. Les boissons gazeuses appelées gaseosas sont très consommées : en dehors du Coca Cola typique et autres fanta et sprite, la particularité locale s’appelle l’Inca Kola : jaune fluorescent et au goût de chewing gum, les Péruviens ne vous laisseront pas repartir sans l’avoir goûtée. Puis, différentes infusions (mate) sont disponibles : de coca, d’anis, de camomille (manzanilla)…

En ce qui concerne les boissons alcoolisées, il faut évidemment commencer par le pisco : avec le cebiche, c’est l’autre rivalité avec le Chili. Il est principalement produit sur la côte au sud de Lima : liqueur de raisin distillée, il est à environ 40°. Son utilisation la plus connue est pour la confection du fameux Pisco Sour, cocktail à base de pisco, de jus de citron, de sucre et de blanc d’œuf. Un must des soirées péruviennes. On l’utilise aussi pour le cocktail appelé algarrobina, du nom de la gousse de mestique (sucrée et très protéinée) qui est sa composante principale, avec du pisco, du lait, du jaune d’œuf, du sucre et de la cannelle. En ce qui concerne les bières, elles sont assez diversifiées : la plus connue est la cusqueña, dans sa bouteille au design très particulier, la plus consommée (blonde ou brune) de par sa qualité nettement supérieure aux autres. Ensuite, la Pilsen, avec sa bouteille d’1,1 litre, la plus populaire lors des réunions de famille ou dans les communautés ; la Cristal, surtout consommée sur la côte ; laBramha pas forcément la meilleure, et donc légèrement en perte de vitesse. Avec la bière, le rhum est l’alcool le plus consommé (souvent mélangé avec des sodas). 

Le Pérou produit de très bons vins, bien que leur consommation ne soit pas particulièrement répandue. Pour cette raison, la majorité du raisin produit sur la côte (Ica, Nazca, Moquegua, etc…) est distillé pour en faire du pisco. Cependant, quelques vins sont à mentionner : le Borgoña, vin rouge extrêmement sucré (!!) est présent dans tous les points de vente.  L’une des grandes marques du vin péruvien est Tacama ; situé au sud de la ville d’Ica, ce vignoble importe depuis les années 1920 des plants et des technologies de France. La collaboration étroite avec des spécialistes français a, entre autre, participé à l’obtention de plusieurs prix internationaux. L’autre grand vignoble, Ocucaje, a aussi été récompensé de nombreuses fois au niveau international, tant pour leurs blancs que pour leurs rouges. Tabernero s’est, quant à lui, spécialisé dans les champagnes, plutôt secs, ainsi que dans les vins sucrés (qui connaissent un grand succès au Pérou). Enfin, les vins péruviens doivent faire face à la concurrence des vins chiliens et argentins qui sont importés en large quantité et très populaires au Pérou.

Les festivals de gastronomie sont importants au Pérou. Le plus connu est le festival de Lima nommé Mistura, littéralement «mélange» en espagnol, ce qui reflète bien à la fois la variété de la gastronomie péruvienne et celle des plats présentés à ce festival. A travers le pays, de multiples initiatives voient le jour : le festival PROVOCARTE, où la mise en ligne de vidéos de recettes et de préparations cherche à promouvoir et conserver les traditions péruviennes ; le Cusco Come (qosqo mijuy, ou encore Cusco Mange) ; la Feria de lagastronomía y el vina en Chiclana ; etc. De très grands chefs péruviens sont également reconnus internationalement : d’abord, Gaston Acurio, le co-fondateur de Mistura ; Pedro Miguel Schiaffino, dont la cuisine expérimentale et innovatrice a fait ses preuves ; Don Cucho la Rosa, connu pour ses recettes strictement traditionnelles mais incroyablement savoureuses et Patrick Vogin qui mélange de façon subtile la cuisine Française avec la cuisine Péruvienne dans son restaurant l’Indio Feliz de Aguas Calientes… Bref, pour les amoureux de bonne chaire, le Pérou vous attend pour vous faire découvrir la richesse et la diversité de ses coups de fourchette.


Petites anecdotes sur le Pérou

Où se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ? Quel est l’origine du quinoa ?Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco Qu’est-ce que le phénomène de «  El niño » ?
Où se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ?

Où se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ?

La tauromachie au PérouLa tauromachie, aussi connue sous le nom de corrida de taureaux, est évidemment un des nombreux héritages de la colonie. En 1558, elle devient le spectacle officiel de la Vice-Royauté du Pérou, et jusqu’à l’heure d’aujourd’hui, c’est un divertissement très prisé des Péruviens. La représentation majeure de cet enthousiasme pour la corrida est la Feria du Señor de los Milagros, pendant tout le mois d’octobre jusqu’à début novembre. A Lima, les Arènes d’Acho, situées près du centre, accueillent des corridas tous les dimanches. Construites en 1766, ce sont les plus vastes et les plus anciennes arènes de tauromachie du continent sud-américain.En dehors de cette fête majeure de la tauromachie dans la capitale, les petits villages de campagne organisent leurs propres corridas. Mais par manque de moyen, le temps et l’énergie que coûte l’élevage de telles bêtes, le taureau n’est presque jamais mis à mort à la fin du combat, et il est même rarement blessé pour le simple divertissement des humains. Il s’agit réellement de mesurer la force de l’homme contre celle de la bête, et non de montrer sa mise à mort.

 Quel est l’origine du quinoa ?

Quel est l’origine du quinoa ?

Quels sont les propriétés du quinoa ?
Cette céréale qui a fait son apparition sur le marché européen ces dernières années est en réalité originaire des Andes. Les recherches archéologiques montrent que son utilisation dans les hauts plateaux andins remonte à plus de 5000 ans. En effet, à la manière de la pomme de terre, sa résistance aux conditions climatiques extrêmes a permis sa culture entre 2500m et 4000m d’altitude, dans des sols particulièrement pauvres et difficiles à cultiver. 
Le quinoa est un aliment particulièrement riche et complet : son taux de protéines (entre 16 et 23%) est deux fois plus élevé que dans les autres types de céréales, et elle est également très riche en calcium, en phosphore et en fer. L’absence de gluten dans ses composantes rend sa digestion beaucoup plus facile, caractéristique précieuse à ces altitudes élevées. Traditionnellement, le quinoa fermenté est utilisé pour faire de la chicha, cette boisson typiquement andine. On en fait aussi un usage médicinal : on dit que le quinoa guérirait les hémorragies, les abcès, et les luxations. On l’utilise aussi dans les rituels traditionnels andins, comme offrande à la Pachamama, etc. 
Depuis les années 1970, les pays européens ont commencé à importer le quinoa, devenu le symbole du bio et du commerce équitable ; mais les conséquences sont très mitigées. L’augmentation des prix qu’a provoquée l’ouverture du marché international s’est répercutée sur le marché locale, et la consommation locale de cette céréale est en chute libre. De plus, l’opportunité économique que cela représente a réorienté toute la production locale sur ce seul secteur : spécialisation entraînant monoculture et tous les problèmes que cela crée (environnementaux, tensions sociales par rapport aux terres, abandon de l’élevage de lamas ou d’autres plantes nécessaires à l’équilibre alimentaire local). 

Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?

Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?

Les huaqueros
Comme dans toutes les régions du monde qui abritent des trésors archéologiques, le Pérou connait des problèmes dus auxdits « huaqueros », ces pilleurs de tombes incas et préincas. Les légendes et les mythes sur les trésors que renferment ces huaca (lieu sacré, en quechua), attirent depuis toujours des personnes sans foi ni loi qui, après avoir profané les tombes, se dédient au commerce illégal d’objets anciens, précieux, archéologiques trouvés à l’intérieur. De façon plus ample, il y a aussi le cas d’héritiers de certaines pièces qui vendent ces biens, du fait de la nécessité de satisfaire des besoins primaires et qui ignorent la valeur réelle de ces objets. De manière générale, le commerce au noir a dilapidé des pièces inestimables qui auraient permis de retracer avec une grande exactitude des pages entière de l’Histoire du Pérou et de l’Humanité. On estime à environ 20 000 pièces la quantité des pertes annuelles au Pérou.

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

C’est l’un des derniers ponts de tradition Inca dans les Andes péruviennes. A l’origine, l’empire inca avait besoin de consolider les voies de communication entre les différentes régions. Or, du fait des paysages accidentés et des nombreuses catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, éboulements, etc.) la maintenance de grandes œuvres était assez compliquée. On en est venu à la conclusion que la solution la plus adaptée serait d’avoir un pont que l’on pourrait déployer et retirer à souhait, en utilisant des matériaux locaux et disponibles rapidement et en grande quantité.
Avec des herbes sèches nommées « ichu », écrasée puis trempée et tressée en des cordelettes de plus en plus épaisses, on obtient des grosses cordes très résistantes. Puis, ces cordes, agencées, tressées, attachées entre elles, deviennent un pont de corde que les hommes vont accrocher de part et d’autre du précipice. C’est un travail collectif qui exige du temps, de l’organisation et de la collaboration. Il est accompagné de danses et de rituels magiques traditionnels, afin de demander la permission aux Apus de construire cette voie de communication en toute sécurité. A la fin du travail, au moment de l’inauguration du pont, ce sont des explosions de joie, de musique, de danses, et d’alcool pendant toute une journée.Plus de 1000 paysans locaux participent chaque année, au mois de juin, à la construction du pont de Queswachaca. Celui-ci est donc un pont suspendu d’environ 33m au dessus du fleuve Apurimac, à environ 100km de la ville de Cusco. Et tous les ans, pendant la saison des pluies, il est retiré, selon l’usage stratégique que les Incas en avaient, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui. 

 Qu’est-ce que le phénomène de «  El niño » ?

Qu’est-ce que le phénomène de « El niño » ?

Le phénomène El Niño 
Le phénomène climatique ‘’El Niño’’ (l’Enfant, sous-entendu l’enfant Jésus) tire son nom de l’époque de l’année où il se donne, c'est-à-dire au moment de Noël. Des eaux chaudes arrivent de l’équateur jusqu’aux rives péruviennes, perturbant le climat normal. Son antithèse, la Niña, est le courant d’eau froide qui remonte depuis le Chili, qui en temps normal chasse les eaux chaudes superficielles. Mais quand le phénomène d’El Niño est trop fort, les eaux chaudes venant du nord l’emportent. Ce phénomène intervient par cycle tous les 3 à 8 ans.
Il a un impact très important sur l’industrie de la pêche, qui s’arrête du fait que les poissons préfèrent des eaux froides. Le climat est lui aussi déréglé, et de très fortes précipitations inondent tout le littoral péruvien (provoquant d’immenses pertes agricoles), et causant des sécheresses sans précédent en Australie. Les vents soufflent en tempête sur tout le continent Sud-Américain. Dans les périodes incas et préincas, les effets de ce phénomène climatique était sujet à de nombreuses offrandes et rituels afin de regagner la confiance et la paix de la Pachamama…

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