Explorateur de nature

Paysages des hauts plateaux

12 jours / 11 nuits    difficulté: 1/3

Paysages des hauts plateaux

12 jours / 11 nuits      difficulté: 1/3


Demande d'informations
Demande d'informations et de tarifs
(En gras: les champs obligatoires)




Votre date de naissance

Date du début du voyage
Recommandez cette page à un ami




Maison de la littérature à LimaSalines de Maras - Vallée sacrée des IncasPlace des armes à ArequipaPort de ChorillosMonasterio de Santa Catalina à ArequipaMirador de Tapay à Canyon del ColcaSalines de Maras - Vallée sacrée des IncasPlace des armes à LimaMirador de Tapay à Canyon del Colca

Ce séjour vous montrera toutes les facettes des Andes depuis les paysages arides d’Arequipa et du canyon de Colca, jusqu’à la vallée verdoyante des Incas.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima et vol vers Arequipa

Jour 3 - Visite de la ville blanche d'Arequipa

Jour 4 - Le Canyon de Colca

Jour 5 - Canyon de Colca - En route pour rencontrer le Roi des Andes !

Jour 6 - Visite de Taquile sur le lac Titicaca

Jour 7 - Traversée de l’Altiplano

Jour 8 - Cusco et ses environs

Jour 9 - Visite de la vallée sacrée des Incas

Jour 10 - Visite de Machu Picchu

Jour 11 - Pisac

Jour 12 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Canyon de Colca

A quatre heures de route environ, au nord d'Arequipa s'étend l'impressionnant canyon de Colca, le plus profond du monde avec jusqu’à 3400 m de profondeur à certains endroits (deux fois plus que le Gran Canyon des Etats-Unis !). Entouré des hauts sommets volcaniques, il s’étend sur plus 100km. Le fleuve  Colca coule au fond de la vallée ; il est parsemé de petits villages typiques, dont les habitants cultivent encore les terrasses construites à l’époque inca. Le canyon est surtout l’endroit idéal pour l’observation d’un emblématique animal andin : le condor. A Cruz del condor (la croix du condor), ils se rassemblent tôt le matin et volent parfois à quelques mètres des visiteurs  regroupés au bord de la falaise.

Le minuscule village de Cabanaconde est la base d’exploration du canyon de Colca : c’est là qu’il plonge le plus profond dans les antres de la terre. On y accède par des minibus en provenance de Chivay. 

Cathédrale d'Arequipa

Détruite régulièrement par des tremblements de terre, elle a presque toujours été restaurée en fonction du style d’origine. Son impressionnante façade de sillar brut domine toute une partie de la Plaza de Armas, ainsi que deux hautes tours blanches. Les immenses portes en bois valent le détour à elles seules. L’intérieur étant assez moyen, son intérêt principal réside surtout dans l’incroyable façade, immensément blanche. Petite curiosité, c’est l’une des rares églises autorisée à hisser le drapeau du Vatican.

Chivay

Chivay est un petit village situé dans le canyon de Colca à 3600 mètres d’altitude. Lieu de passage obligé lors de la visite du canyon de de Colca, la plupart des voyageurs choisissent de dormir à Chivay pour sa structure hôtelière, ses sources thermales et son typique marché.

Cruz del Condor

L’arrivée à ce point de vue est considérée comme le clou du spectacle en ce qui concerne la visite du le Canyon du Colca. Son nom, « la croix du condor », vient de l’incroyable densité de colonies de condors qui nichent dans les corniches alentours, et qui s’approchent extrêmement près de la falaise pendant leur vol –et donc des visiteurs ; et de la présence d’une immense croix au niveau du Mirador. La vue plongeante sur les 1200m de profondeur du canyon, la rivière au fond, les pics qui en sortent et les volcans environnants (l’ombre du Mismi surplombe tous les environs), rend l’observation du vol des Condors d’autant plus impressionnante. C’est le matin qu’il est le plus probable de les voir : le soleil commençant à réchauffer la roche, ces majestueux oiseaux prennent leur envol et commencent à planer au dessus de ce paysage de rêve. 

Monasterio de Santa Catalina

C’est un des édifices religieux les plus impressionnants de tout le pays : il apparait même sur les nouvelles pièces d’un sol. Avec ses 20 000m², cette citadelle est comme une ville au cœur de la ville : ses rues étroites, ses toutes petites places, ses cages d’escalier discrètes… On visite tout, tout,  tout, jusqu’aux cuisines et aux chambres-cellules. La pierre blanche, crème voire ocre de ses murs contrastent avec les fleurs aux couleurs vives des patios. Certaines religieuses ayant fait un vœu de retrait total de la société y vivent encore.  Le monastère abrite un petit musée archéologique, ainsi que quelques toiles d’art religieux de l’école de Cusco. C’est sans aucun doute l’un des arrêts inévitables et l’une des plus grandes merveilles de la ville d’Arequipa (qui n’en manque pourtant pas).

Horaires d'ouverture:
De 9.00 à 17.00
Le mardi et le jeudi de 08.00 à 20.00 


Patapampa

Le col de Patapampa, point le plus haut en direction du canyon de Colca (et certainement également de votre voyage au Pérou) culmine à 4910m d’altitude.  Vous y trouverez souvent de la neige et pourrez observer les sommets alentours tels que les volcans d’Ampato, Sacanbaya et Hualca-Hualca

Place des armes

Arequipa compte, comme toutes les autres villes péruviennes, une magnifique place  centrale. Elle est faite entièrement de la pierre blanche avec laquelle on a construit une bonne partie de la ville, le sillar : c’est ce qui lui vaut le surnom de la Ville Blanche. Tout autour, des arcades surplombées de balcons à colonnades en bois sculpté, abritant des cafés chics. Sur la place, les palmiers sont l’habitat naturel de nombreux pigeons, et au centre, une fontaine métallique peinte en vert. Dans ce cadre reposant et rafraichissant, la vue sur le Misti est à couper le souffle. 

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Awanacancha

Sur le chemin entre Cusco et la vallée sacrée des Incas, le  centre de tissage de Awanacancha offre une démonstration de fabrication de tissus traditionnels, un élevage de camélidés andin et une boutique de produits traditionnels. C’est une bonne approche de l’artisanat Péruvien.

Cathédrale de Cusco

Les colons espagnols firent construire ce gigantesque édifice en 1559 sur les vestiges du palais de l’Inca Viracocha, le dernier empereur inca, en signe de domination pure et simple de la nouvelle civilisation sur l’ancienne. Du haut de ses marches, surélevée, la cathédrale de Cusco et ses deux tours semblent trôner sur la Plaza de Armas. En réalité, ce sont trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite, l’église du Triomphe et l’église de Jésus Marie. L’intérieur est surchargé de détails, de petites chapelles adjacentes, d’or et d’argent, de sculptures (dont certaines d’artistes célèbres), de tableaux (plus de 400 !), très représentatifs de l’école cusquénienne… Mais le syncrétisme est omniprésent, avec ce mélange incessant de symboles andins avec des signes de la religion catholique classique. Lors des fêtes religieuses, la cathédrale se pare de ses habits de fêtes, et donne une certaine légèreté à cet édifice autrement lourd d’histoire et détails. Pour la petite histoire, on dit qu’un tunnel relierait la cathédrale avec le site de Sacsayhuaman…

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Maras

La ville de Maras est sur la route entre Cusco et Urubamba. Deux attractions principales qui justifient le détour : premièrement, les marais salins. Depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire ce précieux élément. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les hauts plateaux andins… L’autre attraction, un peu plus loin, est le site archéologique de Moray : des terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Marché de San Pedro

Le grand marché central de Cusco se tient dans un immense hangar en fer, en face de l’église San Pedro. On y trouve de tout : dans la partie haute, des objets et tissus d’artisanat, ensuite la section jus, puis viande, fromage, légumes, fleurs, objets en bois, avec tout au fond quelques rangées de cantine avec, au choix, cochon de lait (lechon), ceviche ou menu du jour. Malgré sa situation centrale et la présence constante de touristes, ce marché a gardé son ambiance locale et traditionnelle, et les prix sont relativement ceux que l’on trouve dans d’autres zones de la ville.

Moray

A une dizaine de kilomètres du village de Maras, le site archéologique de Moray est du jamais vu dans la région. Il s’agit de terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle, en deux cuvettes distinctes. En les regardant depuis le haut ou bien depuis le bas, toutes les perspectives sont incroyables. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Ollantaytambo - Site archéologique

Accrochée à la falaise au dessus du village, la citadelle inca d’Ollantaytambo fut le théâtre d’une des grandes victoires des Incas sur les envahisseurs espagnols. Forteresse mais également centre cérémoniel, un observatoire céleste et un site d’expérimentation agricole (comme à Tipon ou encore à Moray). Plusieurs grands ensembles sont visitables : les bains de l’Inca, et le Palais de la princesse au début de la visite ; puis, en remontant les terrasses agricoles, on accède à la Forteresse, avec ses remparts et ses hauts murs de protection, et avec, au centre, le Temple du Soleil. Les blocs de pierre, venus d’une carrière à 6km de là, sont si impressionnants que s’imaginer comment on a pu les entasser à une telle hauteur au dessus de la vallée est toute une épopée de l’imagination…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

pierre aux 12 angles et les murs incas et la

Dans tout le centre ville de Cusco, les fondations de la plupart des maisons sont d’origine inca. Ces murs, formés de pierres de très grande taille, encastrées les unes dans les autres de façon remarquable, sont souvent agrémentés de sculptures comme des corps ou têtes de serpent, ou encore des protubérances qui sortent des pierres. L’exemple le plus beau et le mieux conservé se trouve dans la rue Hatunrumiyoc, un peu à l’arrière de la cathédrale : c’est la fameuse pierre aux douze angles. Elle est parfaitement intégrée à toutes les autres pierres qui l’entourent, sans laisser ni un centimètre de vide : cette technique architecturale est vraiment très impressionnante. 

Pisaq archéologique

Porte d’entrée à la Vallée Sacrée des Incas, le petit village de Pisac se trouve en contrebas d’un des sites archéologiques majeurs de la vallée. Suspendu au flanc de la montagne, encadré par deux falaises vertigineuses, cet ensemble exceptionnellement conservé se compose d’escaliers, de terrasses, de maisons, d’un centre cérémoniel, et d’autres encore. On y accède soit en taxi, soit, pour les plus courageux, par les 4kms d’escaliers abruptes qui montent les 400m de dénivelé, en passant par les larges terrasses de culture du maïs, et de quelques tours de surveillances que les Incas utilisaient probablement pour la défense de la vallée. Puis, après avoir traversé un tunnel pour traverser la roche, on arrive au centre même du site archéologique : un ensemble de cours carrées qui encadrent ce qui semble être un temple, avec un cadran solaire (Intihuatana) au milieu. L’état de conservation est absolument exceptionnel ; les murs, les portes, les fenêtres, tout est en parfait état. De l’autre côté, le long de la falaise, des trous à même la roche seraient les sépultures de nombreux nobles incas. Ce site est incontestablement un must de la vallée sacrée, et la promenade entre ses terrasses et ses édifices presque entiers laissent un souvenir inoubliable. 

Pisaq village

L’autre intérêt de Pisac est le village lui-même. Pris en étau entre les deux hautes montagnes, au fond de la vallée où on cultive le maïs, Pisac est une petite bourgade tranquille où le tourisme a pris une importance conséquente. C’est le dimanche que le visage traditionnel de Pisac est le plus visible : après la messe (dite en quechua), les habitants sortent de l’église et traversent le village avec leurs habits et leurs coiffes traditionnelles, en soufflant dans leurs pututus, ces coquillages qui font l’effet d’une corne tyrolienne. Le marché dominical est riche en produits de la zone : patates, maïs, mais aussi fruits, légumes, pain et jus de fruits. Le reste du temps, c’est un marché plutôt touristique, mais qui a son charme, bariolé de couleurs et de saveurs bien typiques. Dans ce contexte, on a vu apparaitre un four à empanadas (ces snacks fourrés à la viande et aux légumes) : cuites dans un four à bois des plus traditionnels, colonial, c’est une attraction en tant que tel, et le goût et les saveurs des empanadas sont probablement les plus authentiques qu’on puisse trouver au Pérou.

Place des armes de Cusco

Comme toute ville latino-américaine, le cœur de la ville bat sur sa Place d’Armes. A Cusco, c’est véritablement le centre historique, car avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui, c’était un centre cérémoniel, social, agricole majeur qui s’étendait sur plus de 4000m². C’est de là que partait les quatre grandes routes cardinales qui formaient les quatre grandes provinces de l’empire inca. Aujourd’hui, c’est un ravissant parterre fleuri, avec en son centre une fontaine surmontée de la statue de l’Inca Pachacutec, le fondateur de la grandeur inca. Tout autour, des bancs en fer où il fait bon s’assoir un moment au soleil, profitant de la vue. De part et d’autre, la Plaza de Armas est bordée par la cathédrale, l’église de la Compagnie de Jésus, ainsi que des maisons coloniales aux balcons en bois sculptés, un délice pour les yeux. Sur ces balcons, quelques cafés où se reposent les voyageurs en partance pour le Machu Picchu; des discothèques, aussi, qui s’animent le soir et donne un autre visage à la Plaza de Armas, celui de la fête jusqu’au bout de la nuit.

Puka Pukara

Le nom signifie “fort rouge” en quechua, et vient de la couleur rosâtre que prend la pierre à certains moments de la journée, en fonction de la lumière. Il s’agit de l’un des sites archéologiques situés à la sortie de Cusco en direction de la Vallée Sacrée ; c’était probablement une place forte pour la protection de la ville, ainsi qu’une sorte d’entrepôt d’un certain nombre de produits agricoles. Depuis l’esplanade à l’arrière du site, la vue sur Cusco est superbe. 

Q'enqo

Derrière le site de Sacsayhuaman et du Christ Blanc qui domine la ville, le site de Q’enko signifie « zigzag ». Il tire son nom des tunnels, des escaliers, et des cuves creusés dans le gros rocher calcaire, en forme de zigzag, probablement pour recevoir le sang ou la chicha lors des cérémonies rituelles. Au sommet de ce rocher, on peut distinguer des sculptures en bas relief de pumas, de lamas et de condors. En dessous, une petite grotte servait probablement de lieu de cérémonie. 

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Salines de Maras

Un peu après le village de Maras, s’étend une plaine étonnante : en effet, depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire un précieux élément, le sel. Il vient de la source d’eau chaude, chargée en minéraux, qui coule d’un peu plus haut. Pour le recueillir, une technique assez développée a été de construire des terrasses, afin de retenir l’eau et qu’en s’évaporant, seul le sel reste, prêt à être recueilli. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les différentes terrasses allant de l’ocre au brun, les hauts plateaux andins…

Saqsayhuaman

Du haut des hauteurs environnantes de Cusco, se dresse l’incroyable site de Sacsayhuaman. Retenez ce nom, malgré la difficulté à le prononcer : c’est, de loin, le plus impressionnant dans les environs immédiats de Cusco (on peut y accéder à pied). De toute première importance tant sur le plan militaire que religieux, il ne reste que 20% de ce que c’était ; une grande forteresse, un complexe d’immenses remparts à trois étages, construits en zigzag, avec des blocs de pierre hauts de plusieurs mètres et lourds de plusieurs dizaines (voire centaines!) de tonnes. Au sommet de ces remparts encastrés, on trouve ce qui semble être un temple dédié au dieu solaire Inti ; et non loin de là, le trône de l’Inca et un autel sacré, appelé ushnu. On dit que Cusco fut conçu par l’Inca Pachacutec comme un puma ; Sacsayhuaman en serait la tête. C’est également ici que les festivités de l’Inti Raymi prennent fin, avec une représentation de la cérémonie traditionnelle qu’est le sacrifice de lamas pour pouvoir lire l’avenir dans leurs entrailles (rassurez-vous, ca n’est aujourd’hui plus qu’une mise en scène).

Tambomachay

C’est l’un des sites que l’on trouve à la sortie de Cusco, sur la route vers la Vallée Sacrée des Incas, un peu à l’écart de la route principale. On y découvre trois grandes terrasses en pierre taillée, reliées entre elles par des escaliers et des murs d’enceinte gravés de différents motifs liés à la religion des Incas. De plus, Tombamachay doit son surnom du Baño del Inca (bain de l’Inca) à la source d’eau naturelle qui jaillit dans la deuxième terrasse jusqu’à un bain de pierre cérémoniel ; les Incas auraient détourné des sources environnantes pour approvisionner en eau ce centre. 

Urubamba

Au milieu environ de la Vallée Sacrée, Urubamba est un carrefour important. A une altitude plus clémente que celle de Cusco, le climat est plus chaleureux, et les cultures de maïs, de légumes et de tubercules sont plus nombreuses. Les excursions en nature que proposent les environs d’Urubamba sont magnifiques (VTT, randonnée, parapente, balade à cheval…). Bordées des hautes montagnes des Andes, les paysages sont à couper le souffle. Le marché trisemanal est également gai et intéressant à visiter. 

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?La Danse au PérouQuels sont les Péruviens les plus connus ?Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?
Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?

Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?

La religion au Pérou

La religion est une composante essentielle de la culture péruvienne. 80% de la population se déclare catholique. L’Eglise Catholique jouit d’un pouvoir politique certain : la Constitution affirme que l’Etat lui apporte sa « collaboration », elle bénéficie d’exonération d’impôts, les prêtres sont payés en grande partie par l’Etat, près de la moitié des centres éducatifs sont gérés par des curés ou des religieuses, etc. Les images de la Vierge et du Christ sont présents dans toutes les écoles, dans tous les commissariats, dans tous les hôpitaux. Si la liberté de culte est officiellement reconnue, un péruvien qui n’a pas de religion est généralement mal perçue dans la société. 

Cependant, dans bien des régions du Pérou, ce catholicisme est fortement tinté de croyances et de pratique païennes, préhispaniques : le syncrétisme est une caractéristique essentielle de la religiosité andine. Ainsi, les cérémonies et les offrandes à la Pachamama, la mère Terre, sont encore bien vivantes ; et de nombreux défilés en l’honneur de Saints sont souvent des détournements de cérémonies andines préexistantes à l’arrivée des Espagnols et des curés. Dans les campagnes, on continue d’adorer les Apus, esprit protecteur des montagnes, Inti, le dieu-soleil, Killa, la lune, en tissant des liens entre le monde d’en dessous, le monde du milieu (le nôtre) et le monde d’au-dessus.

Une dynamique récente que l’on voit se développer, particulièrement dans les villes, mais aussi de plus en plus dans les campagnes, est l’apparition et l’explosion de mouvements protestants, évangélistes, témoins de Jéhovah, mormons, adventistes, qui font construire des temples à tous les coins de rues. Souvent présents dans les quartiers les plus défavorisés où les gens ont perdu tout repère culturel avec l’exode rural, il n’est pas rare de voir des foules venir s’agenouiller, pleurer, et crier toute la nuit. 

La Danse au Pérou

La Danse au Pérou

De par la grande variété de musiques coexistant au Pérou, il existe également une grande variété de danses. On peut les admirer tout au long de l’année, mais particulièrement lors des carnavals (Carnaval de Puno en mars) ou célébrations particulières (Inti Raymi à Cusco fin juin).

Sur la côte, les danses afro, avec son zapateo typique (où l’on frappe des pieds par terre) et le vals peruano sont les deux expressions classiques des influences venues d’Afrique et d’immigrants européens. La trace la plus claire de l’héritage colonial est la marinera, où les femmes portent de grandes robes, un peu à la flamenco espagnole, et brandissent des mouchoirs blancs de façon très élégante. C’est une danse de séduction où jamais l’on ne se touche. Cette danse est devenue le symbole national de l’identité péruvienne. 

Dans les Andes, une multitude de danses issues d’un mélange d’influences pourraient être mentionnées : danses préhispaniques, moquerie des colonisateurs, à caractère religieux et catholique, de séduction... Citons pour le moins la danza de las tijeras, la danse des ciseaux, qui tire son nom d’un instrument étrange au son duquel les danseurs font mille et une acrobaties. La diablada est caractéristique de la région aymara de Puno et du lac Titicaca : importée de Bolivie, elle représente la lutte entre le Bien et le Mal. Et puis, comme la musique que l’on a citée plus haut, le huayno est LA danse des Andes par excellence, et dansée lors de toutes les réunions sociales et fêtes dans la sierra.

Quels sont les Péruviens les plus connus ?

Quels sont les Péruviens les plus connus ?

Sofia Mulanovich
Née le 24 Juin 1983 à Punta hermosa, Sofia Mulanovich est une surfeuse péruvienne professionnelle. Dès son plus jeune âge, elle a pratiqué ce sport sur tous les spots péruviens. 
Considérée par les spécialistes comme l’une des meilleures surfeuses au monde, elle est la porte drapeau et un des facteurs de l’engouement de ce sport au Pérou.

Son palmarès est impressionnant :
2004  Championne du monde
2003  Deuxième place au  World Qualifying Series WQS
2003  Septième place au World Championship Tour WCT
2003  Elue comme meilleure espoir au  WCT
2002  Deuxième place au WQS
2002  Championne nationale du Pérou pour la quatrième fois consécutive

Mario Testino
Ainée d’une famille nombreuse de Lima, il s’installa à Londres en 1976 et commença à travailler comme photographe de mode. Très vite, son talent le propulsa au premier rang des photographes et il collabora avec les plus grands magazines comme Vogue ou Vanity Fair.
Il a beaucoup travaillé avec Kate Moss et cette collaboration participera beaucoup au succès du mannequin.

Gastón Acurio
Fils d’un sénateur péruvien, il fit des études de droit à l’université de Lima mais abandonna rapidement pour partir à Paris faire des études au Cordon Bleu, par passion pour la cuisine et le terroir.
Véritable entrepreneur, il est à la tête d’un empire de la cuisine avec des franchises partout sur le territoire national et dans le monde. Il contribue largement au développement et au rayonnement de la cuisine péruvienne, notamment avec l’organisation, chaque année, de la foire internationale de gastronomie à Lima. Il est selon les spécialistes le meilleur chef d’Amérique du sud et chaque ouverture de restaurant est un événement.

Juan Diego Flores
Ancien élève du Conservatorio Nacional de Música de Lima né le 13 janvier 1973, il commença sa carrière de chanteur au Coro Nacional du Pérou. Repéré très tôt pour son aptitude comme ténor et sa maîtrise remarquable dans les aigües, il obtint une bourse Curtis Institute de Philadelphie.
Dès ses 23 ans, il fit ses débuts au très célèbre Rossini Opera festival et enchaina les prestations dans les plus prestigieux Opéras du monde comme le Metropolitan Opera de New-York, Carnegie hall et le Théâtre des champs Elysées.

Mario vargas llosa
Mario Vargas Llosa est certainement le Péruvien le plus célèbre, lauréat du prix Nobel de littérature en 2010. Il écrivit son premier roman en 1963 à Paris, La ville et les chiens, œuvre inspirée de sa jeunesse et de son éducation dans une école militaire à Lima. Encensé par la critique et connaissant un succès commercial mondial, il est traduit dans plus de 20 pays : c’est le début d’une formidable carrière d’écrivain qui commence.

Son œuvre :

La ciudad y los perros, 1963 
La maison verte, 1965 
Les chiots, 1967 
Conversation à la cathédrale, 1969 
Pantaleón et les visiteuses, 1973 
La tante Julia et le sribouillard, 1977 
La guerre de la fin du monde, 1981 Histoire de Mayta, 1984 
Qui a tué Palomino Molero ?, 1986 
L’homme qui parle, 1987 
Eloge de la marâtre, 1988 
Lituma dans les Andes, 1993 
Les cahiers de Don Rigoberto, 1997
La fête au bouc, 2000 
Le paradis – Un peu plus loin, 2003 
Tours et détours de la vilaine fille, 2006 
Un Rasta à Berlin, octobre 2009 
Comment j'ai vaincu ma peur de l'avion, 2009 
Le rêve du Celte, 2010 

Victor Delfin
Peintre et sculpteur péruvien né le 20 Décembre 1927, il est connu mondialement pour ses œuvres qui tournent autour des oiseaux, des chevaux et d’autres animaux, chargés de sensualité. Il réalisa la sculpture la plus connue de Lima qui est dans le parc de l’amour : « El beso ».
Il s’est illustré notamment contre la dictature de Fujimori dans les années 90 et contre la guerre entre le Pérou et l’Equateur.
Sa maison à Lima est un musée privé qu’il est possible de visiter (seulement sur demande).

Yma Sumac
Yma Sumac, de son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chávarri del Castillo, née le 12 Septembre 1922 et décédée le 1 Novembre 2008, était une chanteuse Mezzo-Soprano péruvienne.
Elle est une descendante directe du dernier empereur Inca Atahualpa.
Dès son plus jeune âge, elle chantait dans des groupes de musique folklorique andine. Repérée par le ministère de l’éducation, elle commença d’abord une carrière nationale au Pérou.
Très vite, son art s’exporta dans les Opéras du monde entier, mais son véritable succès fut aux Etats Unis d’Amérique : surnommée «  La castafiore Inca », elle termina sa carrière par des films à Hollywood 


Javier Perez del Cuellar
Né le 19 Janvier 1920, il commença sa carrière d’avocat au service diplomatique du Pérou et fut très vite nommé ambassadeur en France, au Royaume-Uni, en Bolivie et au Brésil.
Après avoir été pendant de longues années la voix du Pérou à l’ONU il devient pour deux mandats le secrétaire général des nations unis.
Il est connu pour avoir apaisé les tensions entre l’Angleterre et l’Argentine après la guerre des Malouines, avoir ramené la paix et la stabilité en Amérique centrale et avoir aidé à maintenir la paix au Sahara occidental entre le front Polisario et le Maroc.


Chabuca granda
Chabuca Granda, de son vrai nom Maria Isabel Granda y Larco, née le 3 Septembre 1920 et décédée le 8 Mars 1983, est considérée comme l'une des plus grandes chanteuses-compositrices du Pérou. Son style de chanson fut d'inspiration Afro-péruvienne, principalement la valse, mais aussi le Tondero,  la  Copla et  le Lando.
Véritable icône de la culture péruvienne, il n’y a pas de fête au Pérou sans une de ces compositions.



Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?

Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?

La musique au Pérou

Héritage de son histoire métissée et colorée, la musique (ou plutôt, les musiques) du Pérou sont d’une incroyable richesse et diversité. 

De l’époque pré inca, les Andins ont gardé plusieurs instruments : la zampoña, cette flûte de pan sur laquelle est jouée El Condor Pasa ; la quena, sorte de flûte en bois au son très distinctif ; le charango, espèce de mini guitare à douze cordes et aux harmonies très aiguës ; le pututo, coquillage dans lequel on souffle, telle la corne tyrolienne. Ces mélodies andines sont encore jouées dans toutes les communautés et accompagnent toutes sortes de danses : c’est l’image parfaite que l’on se fait de la musique péruvienne. L’air le plus classique dans ce genre est le huayno, à la fois mélodie et danse typique des Andes.

D’autre part, sur la côte, l’influence des rythmes afro-américains est très importante: le landó, accompagné de tambours et du cajon typique (caisse de résonnance utilisée comme percussion). Deux chanteuses incarnent cette tendance musicale : Susana Baca, nommée Ministre de la Culture en 2011, et Eva Ayllon, toutes deux d’origine noire, dont le charisme n’a d’égal que leur fierté pour leurs origines afro-américaines.

Et puis, hérité de la colonie pure, la musica criolla est un style qui est toujours très apprécié des Péruviens. Raul Garcia Zarate, le meilleur guitariste que le Pérou ait connu, s’est révélé par la musique créole. Deux chanteuses méritent d’être citées, Chabuca Granda et Lucha Reyes, dont les chansons constituent le répertoire classique des Péruviens, ce qui serait pour les francophones Edith Piaf ou Jacques Brel. 

En dehors de ces grandes tendances musicales, la musique à la mode est une fusion de plusieurs styles. Ce qu’on appelle la musique chicha est un mélange des sonorités des instruments andins, des rythmes de la cumbia importée de Colombie ou de Bolivie et des influences rock qui traversent toute l’Amérique Latine, pour donner le style inimitable du groupe Los Shapis.


Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?

Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?

La sécurité au Pérou

Question que se pose tout voyageur en Amérique Latine ; quel est le niveau d’insécurité dans les zones que je vais visiter ?

La menace principale qu’était le terrorisme s’est éteinte depuis maintenant 10 ans. Si le Pérou connait certains problèmes de délinquance et de narcotrafic, les circuits touristiques sont complètement exempts de tout risque. En dehors de certains quartiers dans la capitale, Lima, où la délinquance est un vrai problème, le reste du pays est plutôt tranquille. Les transports inter-cités sont de plus en plus sécurisés grâce à des filmassions, et le risque le plus grave que vous pourriez courir lors de votre voyage serait un vol à la tir de votre porte-monnaie.

Pour cela, évitez au maximum de trop ressembler à un touriste. Laisser son énorme appareil photo numérique pendre autour du cou attire autant l’attention qu’un Chinois en Afrique. Ne gardez jamais votre porte-monnaie dans les poches du pantalon, et à plus forte raison dans une des poches arrières. Ne gardez jamais sur vous votre passeport, vos billets d’avion, vos cartes bancaires, etc. Soyez toujours très attentif/ve à vos affaires, ne les laissez jamais sans surveillance. Les voleurs n’agissent souvent pas seuls, et lorsque l’un vous jette de la terre, du ketchup ou autre pour détourner votre attention, un autre profite de ce moment de distraction pour vous faire les poches. 


Petites anecdotes sur le Pérou

Le Caballo de pasoOù se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ? Où Werner Herzog a tourné son film « Fitzcarraldo » ?Le bonnet Péruvien, entre tradition et accessoire de mode Qu’est-ce que le jeu du sapo ?
Le Caballo de paso

Le Caballo de paso

Qu’est-ce qu’un caballo de paso ou cheval de dressage Péruvien ?

Le Paso péruvien est une race de cheval typiquement péruvienne qui doit ses particularités au croisement entre cheval espagnol et cheval arabe. Du fait d’un certain isolement d’autres lieux d’élevages de ces animaux, ces caractéristiques se sont préservées de manière exceptionnelle à travers les siècles. L’une de ces caractéristiques principales est sa capacité et sa grâce pour le pas latéral, appelé le paso llano. On le retrouve particulièrement dans le nord du pays.

Où se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ?

Où se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ?

La tauromachie au PérouLa tauromachie, aussi connue sous le nom de corrida de taureaux, est évidemment un des nombreux héritages de la colonie. En 1558, elle devient le spectacle officiel de la Vice-Royauté du Pérou, et jusqu’à l’heure d’aujourd’hui, c’est un divertissement très prisé des Péruviens. La représentation majeure de cet enthousiasme pour la corrida est la Feria du Señor de los Milagros, pendant tout le mois d’octobre jusqu’à début novembre. A Lima, les Arènes d’Acho, situées près du centre, accueillent des corridas tous les dimanches. Construites en 1766, ce sont les plus vastes et les plus anciennes arènes de tauromachie du continent sud-américain.En dehors de cette fête majeure de la tauromachie dans la capitale, les petits villages de campagne organisent leurs propres corridas. Mais par manque de moyen, le temps et l’énergie que coûte l’élevage de telles bêtes, le taureau n’est presque jamais mis à mort à la fin du combat, et il est même rarement blessé pour le simple divertissement des humains. Il s’agit réellement de mesurer la force de l’homme contre celle de la bête, et non de montrer sa mise à mort.

 Où Werner Herzog a tourné son film « Fitzcarraldo » ?

Où Werner Herzog a tourné son film « Fitzcarraldo » ?

Dans le célèbre film de Werner Herzog de 1982, Brian Sweeney Fitzgerald, ou Fitzcarraldo, représente un personnage réel, Carlos Fitzcarrald : fils d’un marin nord-américain et d’une Péruvienne, il fut l’un des plus intrépides aventuriers à se lancer à travers la forêt amazonienne. Après quelques déboires pendant la guerre du Pacifique contre le Chili en 1881, il se gagne le surnom de « fou de la forêt », quand, se cachant dans la région d’Iquitos (au milieu de la forêt amazonienne), il est l’un des premiers « barons du caoutchouc ». Mais le transport de cette matière première incroyable se trouvait bloqué par la présence imposante des Andes.De là lui surgit l’idée de chercher un fleuve qui naitrait dans l’Amazonie péruvienne ou bolivienne et qui rejoindrait le grand fleuve Amazone pour emporter directement par voie fluviale le caoutchouc en direction de l’Atlantique. Cette quête prit rapidement des dimensions colossales : il tenta de creuser lui-même un fleuve, eut à se confronter à des rébellions de populations natives, acheta des terrains dans une zone réputée inaccessible de l’Amazonie, lança des milliers de barques et d’hommes au milieu de la forêt vierge à la recherche d’un passage miraculeux, dû les transporter à dos d’hommes quand les rapides se faisaient trop forts… Il fit construire des mansardes de taille disproportionnée, au confluent de deux fleuves pour en faire sa base d’opérations, au milieu de nulle part…Le film de Herzog met évidemment en avant la figure du visionnaire-fou ayant vécu des aventures dignes d’Indiana Jones ; mais l’histoire vraie n’est finalement pas bien loin de la fiction.

Le bonnet Péruvien, entre tradition et accessoire de mode

Le bonnet Péruvien, entre tradition et accessoire de mode

Qui aujourd’hui ne connait pas le fameux bonnet péruvien ?... Entre toutes les ‘’marques de fabriques’’ de ce pays, le bonnet qui couvre les oreilles est de loin le plus répandu à travers le monde. L’origine exacte de ce bonnet est inconnue : certains disent que ce serait un mélange entre la culture huari et les espagnols, ou dérivé du béret espagnol auquel on aurait rajouté des oreilles (pour le froid) et des motifs incas… Toujours est-il qu’aujourd’hui, ce bonnet est omniprésent non seulement dans les campagnes péruviennes mais aussi tout autour du monde.
En effet, les Indiens Quechua, en particulier les hommes, portent ces bonnets faits de laine aux couleurs naturelles pour se protéger du froid de la haute altitude. Les motifs variant selon les lieux et les ethnies, les cultures locales se le sont véritablement approprié, chacune à sa manière. C’est à travers l’influence de chanteurs comme Manu Chao que ce bonnet a commencé à être à la mode dans des milieux sociaux complètement opposés et éloignés des Indiens Quechua. Revendiquant la culture latino-américaine et ses racines amérindiennes, Manu Chao a pris le bonnet péruvien comme symbole de sa revendication –celui-ci devenant le symbole même de l’Amérique Latine aux yeux de la société européenne. Puis, avec l’utilisation qu’en fait Jamiroquai, autre chanteur ‘’branché’’, ce bonnet devient un simple article de mode… Aujourd’hui, on peut le trouver dans presque toutes les villes d’Europe, ainsi que dans tous les sites touristiques du Pérou. Il vous sera donc bien utile contre le froid des hautes Andes, et de retour en France, vous pourrez vous vanter d’avoir un « vrai » bonnet péruvien.

 Qu’est-ce que le jeu du sapo ?

Qu’est-ce que le jeu du sapo ?

Jeux du sapo au Pérou
Ce jeu, présent dans plusieurs autres pays d’Amérique Latine, signifie ‘’jeu du crapaud’’. Il s’agit d’un jeu traditionnel dans les chicherias ou les picanterias (où on allait pour manger et pour boire, surtout les weekends) : il faut lancer des pièces de monnaie en direction d’une table en fer ou en bronze au milieu de laquelle trône un crapaud qui attend, bouche ouverte. Celui qui arrive à faire rentrer la pièce dans la bouche du crapaud remporte le jeu –et l’argent que tous les joueurs auront misé. En attendant, des trous sont répartis autour du crapaud, le joueur marquant certains points en fonction de la proximité de ce trou avec le crapaud.
Ce jeu remonte à la légende inca selon laquelle les crapauds étaient des animaux magiques qui accordaient des vœux à qui lui donnait une pièce de monnaie à manger, et que celui-ci se transformait en or. L’Inca lui-même allait régulièrement sur le lac Titicaca pour tenter sa chance. Encore aujourd’hui, les Péruviens jouent volontiers à ce jeu, qui s’accompagne souvent de musique, de rires et de bière.

Église de Santa Ana de Maca à Canyon de ColcaArtisan de PucaraCôte Verte à LimaPort de PunoSalines de Maras - Vallée sacrée des IncasCentre Colonial de LimaPucaraVue Panoramique à CuscoMonasterio de Santa Catalina à Arequipa