Explorateur de nature

Parfums des Andes

12 jours / 11 nuits    difficulté: 1/3

Parfums des Andes

12 jours / 11 nuits      difficulté: 1/3


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Eglise de San-Francisco à LimaPlace des armes à ArequipaVolcan Misti à Arequipa Monasterio de Santa Catalina à ArequipaParapente à LimaPlace des armes à ArequipaPort de PunoSalines de Maras - Vallée sacrée des IncasPalais du Gouvernement à Lima

Un séjour regroupant les trésors de l’empire Inca, depuis le lac Titicaca, jusqu’à la capitale de l’ancien empire, en tout confort avec notamment le train des Andes de Puno à Cusco.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Visite de Lima et vol vers Arequipa

Jour 3 - Arequipa

Jour 4 - Visite des alentours d’Arequipa / Puno

Jour 5 - Puno / Suasi

Jour 6 - Suasi -Puno

Jour 7 - Traversée de l’Altiplano avec le train des Andes

Jour 8 - Cusco et ses environs

Jour 9 - Visite de la vallée sacrée des Incas et nuit à Aguas Calientes

Jour 10 - Machu Picchu

Jour 11 - Pisac

Jour 12 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Cathédrale d'Arequipa

Détruite régulièrement par des tremblements de terre, elle a presque toujours été restaurée en fonction du style d’origine. Son impressionnante façade de sillar brut domine toute une partie de la Plaza de Armas, ainsi que deux hautes tours blanches. Les immenses portes en bois valent le détour à elles seules. L’intérieur étant assez moyen, son intérêt principal réside surtout dans l’incroyable façade, immensément blanche. Petite curiosité, c’est l’une des rares églises autorisée à hisser le drapeau du Vatican.

Monasterio de Santa Catalina

C’est un des édifices religieux les plus impressionnants de tout le pays : il apparait même sur les nouvelles pièces d’un sol. Avec ses 20 000m², cette citadelle est comme une ville au cœur de la ville : ses rues étroites, ses toutes petites places, ses cages d’escalier discrètes… On visite tout, tout,  tout, jusqu’aux cuisines et aux chambres-cellules. La pierre blanche, crème voire ocre de ses murs contrastent avec les fleurs aux couleurs vives des patios. Certaines religieuses ayant fait un vœu de retrait total de la société y vivent encore.  Le monastère abrite un petit musée archéologique, ainsi que quelques toiles d’art religieux de l’école de Cusco. C’est sans aucun doute l’un des arrêts inévitables et l’une des plus grandes merveilles de la ville d’Arequipa (qui n’en manque pourtant pas).

Horaires d'ouverture:
De 9.00 à 17.00
Le mardi et le jeudi de 08.00 à 20.00 


Moulin de Sabandia

Dans un quartier en pleine campagne situé a 9km de la ville, le moulin à eau de Sabandia, construit en 1622, fut abandonné puis restauré pour le plus grand plaisir des visiteurs. Aujourd’hui, il ne sert qu’à la démonstration de son utilisation traditionnelle, au milieu d’un parc de saules pleureurs. Des promenades à cheval et des picnics sont possibles, et très agréables, étant donné la magnifique vue sur le mont Misti. 

Musée Sanctuarios Andinos

Ce musée est entièrement dédié à la découverte de la momie appelée « Princesa Juanita », la princesse des glaces. En 1995, une expédition découvrit le corps de cette jeune princesse inca de 13 ou 14 ans, sacrifiée sur le glacier Nevado Ampato il y a 500 ans, en compagnie d’une autre enfant, également sacrifiée. Les riches vêtements ainsi que la multitude d’objets rituels dont elles sont couvertes témoignent de leur rang social ainsi que du but de leur mort, probablement pour calmer la colère des dieux. Emprisonnée par les glaces, son cadavre a été conservé de façon absolument exceptionnelle, des cheveux jusqu’aux ongles des pieds ; il n’a été mis au jour que par l’éruption d’un volcan voisin qui a fait fondre son tombeau de glace. Le musée est composé des objets funéraires et rituels qui l’entouraient, et à la fin, comme une récompense, trônent les deux momies des jeunes filles sacrifiées. Un must-do. 

Place des armes

Arequipa compte, comme toutes les autres villes péruviennes, une magnifique place  centrale. Elle est faite entièrement de la pierre blanche avec laquelle on a construit une bonne partie de la ville, le sillar : c’est ce qui lui vaut le surnom de la Ville Blanche. Tout autour, des arcades surplombées de balcons à colonnades en bois sculpté, abritant des cafés chics. Sur la place, les palmiers sont l’habitat naturel de nombreux pigeons, et au centre, une fontaine métallique peinte en vert. Dans ce cadre reposant et rafraichissant, la vue sur le Misti est à couper le souffle. 

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Awanacancha

Sur le chemin entre Cusco et la vallée sacrée des Incas, le  centre de tissage de Awanacancha offre une démonstration de fabrication de tissus traditionnels, un élevage de camélidés andin et une boutique de produits traditionnels. C’est une bonne approche de l’artisanat Péruvien.

Cathédrale de Cusco

Les colons espagnols firent construire ce gigantesque édifice en 1559 sur les vestiges du palais de l’Inca Viracocha, le dernier empereur inca, en signe de domination pure et simple de la nouvelle civilisation sur l’ancienne. Du haut de ses marches, surélevée, la cathédrale de Cusco et ses deux tours semblent trôner sur la Plaza de Armas. En réalité, ce sont trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite, l’église du Triomphe et l’église de Jésus Marie. L’intérieur est surchargé de détails, de petites chapelles adjacentes, d’or et d’argent, de sculptures (dont certaines d’artistes célèbres), de tableaux (plus de 400 !), très représentatifs de l’école cusquénienne… Mais le syncrétisme est omniprésent, avec ce mélange incessant de symboles andins avec des signes de la religion catholique classique. Lors des fêtes religieuses, la cathédrale se pare de ses habits de fêtes, et donne une certaine légèreté à cet édifice autrement lourd d’histoire et détails. Pour la petite histoire, on dit qu’un tunnel relierait la cathédrale avec le site de Sacsayhuaman…

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Maras

La ville de Maras est sur la route entre Cusco et Urubamba. Deux attractions principales qui justifient le détour : premièrement, les marais salins. Depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire ce précieux élément. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les hauts plateaux andins… L’autre attraction, un peu plus loin, est le site archéologique de Moray : des terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Marché de San Pedro

Le grand marché central de Cusco se tient dans un immense hangar en fer, en face de l’église San Pedro. On y trouve de tout : dans la partie haute, des objets et tissus d’artisanat, ensuite la section jus, puis viande, fromage, légumes, fleurs, objets en bois, avec tout au fond quelques rangées de cantine avec, au choix, cochon de lait (lechon), ceviche ou menu du jour. Malgré sa situation centrale et la présence constante de touristes, ce marché a gardé son ambiance locale et traditionnelle, et les prix sont relativement ceux que l’on trouve dans d’autres zones de la ville.

Moray

A une dizaine de kilomètres du village de Maras, le site archéologique de Moray est du jamais vu dans la région. Il s’agit de terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle, en deux cuvettes distinctes. En les regardant depuis le haut ou bien depuis le bas, toutes les perspectives sont incroyables. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Ollantaytambo - Site archéologique

Accrochée à la falaise au dessus du village, la citadelle inca d’Ollantaytambo fut le théâtre d’une des grandes victoires des Incas sur les envahisseurs espagnols. Forteresse mais également centre cérémoniel, un observatoire céleste et un site d’expérimentation agricole (comme à Tipon ou encore à Moray). Plusieurs grands ensembles sont visitables : les bains de l’Inca, et le Palais de la princesse au début de la visite ; puis, en remontant les terrasses agricoles, on accède à la Forteresse, avec ses remparts et ses hauts murs de protection, et avec, au centre, le Temple du Soleil. Les blocs de pierre, venus d’une carrière à 6km de là, sont si impressionnants que s’imaginer comment on a pu les entasser à une telle hauteur au dessus de la vallée est toute une épopée de l’imagination…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

pierre aux 12 angles et les murs incas et la

Dans tout le centre ville de Cusco, les fondations de la plupart des maisons sont d’origine inca. Ces murs, formés de pierres de très grande taille, encastrées les unes dans les autres de façon remarquable, sont souvent agrémentés de sculptures comme des corps ou têtes de serpent, ou encore des protubérances qui sortent des pierres. L’exemple le plus beau et le mieux conservé se trouve dans la rue Hatunrumiyoc, un peu à l’arrière de la cathédrale : c’est la fameuse pierre aux douze angles. Elle est parfaitement intégrée à toutes les autres pierres qui l’entourent, sans laisser ni un centimètre de vide : cette technique architecturale est vraiment très impressionnante. 

Pisaq archéologique

Porte d’entrée à la Vallée Sacrée des Incas, le petit village de Pisac se trouve en contrebas d’un des sites archéologiques majeurs de la vallée. Suspendu au flanc de la montagne, encadré par deux falaises vertigineuses, cet ensemble exceptionnellement conservé se compose d’escaliers, de terrasses, de maisons, d’un centre cérémoniel, et d’autres encore. On y accède soit en taxi, soit, pour les plus courageux, par les 4kms d’escaliers abruptes qui montent les 400m de dénivelé, en passant par les larges terrasses de culture du maïs, et de quelques tours de surveillances que les Incas utilisaient probablement pour la défense de la vallée. Puis, après avoir traversé un tunnel pour traverser la roche, on arrive au centre même du site archéologique : un ensemble de cours carrées qui encadrent ce qui semble être un temple, avec un cadran solaire (Intihuatana) au milieu. L’état de conservation est absolument exceptionnel ; les murs, les portes, les fenêtres, tout est en parfait état. De l’autre côté, le long de la falaise, des trous à même la roche seraient les sépultures de nombreux nobles incas. Ce site est incontestablement un must de la vallée sacrée, et la promenade entre ses terrasses et ses édifices presque entiers laissent un souvenir inoubliable. 

Pisaq village

L’autre intérêt de Pisac est le village lui-même. Pris en étau entre les deux hautes montagnes, au fond de la vallée où on cultive le maïs, Pisac est une petite bourgade tranquille où le tourisme a pris une importance conséquente. C’est le dimanche que le visage traditionnel de Pisac est le plus visible : après la messe (dite en quechua), les habitants sortent de l’église et traversent le village avec leurs habits et leurs coiffes traditionnelles, en soufflant dans leurs pututus, ces coquillages qui font l’effet d’une corne tyrolienne. Le marché dominical est riche en produits de la zone : patates, maïs, mais aussi fruits, légumes, pain et jus de fruits. Le reste du temps, c’est un marché plutôt touristique, mais qui a son charme, bariolé de couleurs et de saveurs bien typiques. Dans ce contexte, on a vu apparaitre un four à empanadas (ces snacks fourrés à la viande et aux légumes) : cuites dans un four à bois des plus traditionnels, colonial, c’est une attraction en tant que tel, et le goût et les saveurs des empanadas sont probablement les plus authentiques qu’on puisse trouver au Pérou.

Place des armes de Cusco

Comme toute ville latino-américaine, le cœur de la ville bat sur sa Place d’Armes. A Cusco, c’est véritablement le centre historique, car avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui, c’était un centre cérémoniel, social, agricole majeur qui s’étendait sur plus de 4000m². C’est de là que partait les quatre grandes routes cardinales qui formaient les quatre grandes provinces de l’empire inca. Aujourd’hui, c’est un ravissant parterre fleuri, avec en son centre une fontaine surmontée de la statue de l’Inca Pachacutec, le fondateur de la grandeur inca. Tout autour, des bancs en fer où il fait bon s’assoir un moment au soleil, profitant de la vue. De part et d’autre, la Plaza de Armas est bordée par la cathédrale, l’église de la Compagnie de Jésus, ainsi que des maisons coloniales aux balcons en bois sculptés, un délice pour les yeux. Sur ces balcons, quelques cafés où se reposent les voyageurs en partance pour le Machu Picchu; des discothèques, aussi, qui s’animent le soir et donne un autre visage à la Plaza de Armas, celui de la fête jusqu’au bout de la nuit.

Puka Pukara

Le nom signifie “fort rouge” en quechua, et vient de la couleur rosâtre que prend la pierre à certains moments de la journée, en fonction de la lumière. Il s’agit de l’un des sites archéologiques situés à la sortie de Cusco en direction de la Vallée Sacrée ; c’était probablement une place forte pour la protection de la ville, ainsi qu’une sorte d’entrepôt d’un certain nombre de produits agricoles. Depuis l’esplanade à l’arrière du site, la vue sur Cusco est superbe. 

Q'enqo

Derrière le site de Sacsayhuaman et du Christ Blanc qui domine la ville, le site de Q’enko signifie « zigzag ». Il tire son nom des tunnels, des escaliers, et des cuves creusés dans le gros rocher calcaire, en forme de zigzag, probablement pour recevoir le sang ou la chicha lors des cérémonies rituelles. Au sommet de ce rocher, on peut distinguer des sculptures en bas relief de pumas, de lamas et de condors. En dessous, une petite grotte servait probablement de lieu de cérémonie. 

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Salines de Maras

Un peu après le village de Maras, s’étend une plaine étonnante : en effet, depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire un précieux élément, le sel. Il vient de la source d’eau chaude, chargée en minéraux, qui coule d’un peu plus haut. Pour le recueillir, une technique assez développée a été de construire des terrasses, afin de retenir l’eau et qu’en s’évaporant, seul le sel reste, prêt à être recueilli. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les différentes terrasses allant de l’ocre au brun, les hauts plateaux andins…

Saqsayhuaman

Du haut des hauteurs environnantes de Cusco, se dresse l’incroyable site de Sacsayhuaman. Retenez ce nom, malgré la difficulté à le prononcer : c’est, de loin, le plus impressionnant dans les environs immédiats de Cusco (on peut y accéder à pied). De toute première importance tant sur le plan militaire que religieux, il ne reste que 20% de ce que c’était ; une grande forteresse, un complexe d’immenses remparts à trois étages, construits en zigzag, avec des blocs de pierre hauts de plusieurs mètres et lourds de plusieurs dizaines (voire centaines!) de tonnes. Au sommet de ces remparts encastrés, on trouve ce qui semble être un temple dédié au dieu solaire Inti ; et non loin de là, le trône de l’Inca et un autel sacré, appelé ushnu. On dit que Cusco fut conçu par l’Inca Pachacutec comme un puma ; Sacsayhuaman en serait la tête. C’est également ici que les festivités de l’Inti Raymi prennent fin, avec une représentation de la cérémonie traditionnelle qu’est le sacrifice de lamas pour pouvoir lire l’avenir dans leurs entrailles (rassurez-vous, ca n’est aujourd’hui plus qu’une mise en scène).

Tambomachay

C’est l’un des sites que l’on trouve à la sortie de Cusco, sur la route vers la Vallée Sacrée des Incas, un peu à l’écart de la route principale. On y découvre trois grandes terrasses en pierre taillée, reliées entre elles par des escaliers et des murs d’enceinte gravés de différents motifs liés à la religion des Incas. De plus, Tombamachay doit son surnom du Baño del Inca (bain de l’Inca) à la source d’eau naturelle qui jaillit dans la deuxième terrasse jusqu’à un bain de pierre cérémoniel ; les Incas auraient détourné des sources environnantes pour approvisionner en eau ce centre. 

Urubamba

Au milieu environ de la Vallée Sacrée, Urubamba est un carrefour important. A une altitude plus clémente que celle de Cusco, le climat est plus chaleureux, et les cultures de maïs, de légumes et de tubercules sont plus nombreuses. Les excursions en nature que proposent les environs d’Urubamba sont magnifiques (VTT, randonnée, parapente, balade à cheval…). Bordées des hautes montagnes des Andes, les paysages sont à couper le souffle. Le marché trisemanal est également gai et intéressant à visiter. 

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Eglise de San-Francisco

La construction de cet imposant bâtiment pris fin en 1674 ; le style baroque musulman, Moorish, y est archi-présent. Sa façade de pierre taillée et son parvis peuplé d’innombrables pigeons lui donnent un petit air de la place Saint Marc à Venise. L’importance de cette église tient avant tout à l’immense bibliothèque, qui contient des textes très anciens, en particulier des textes sur l’arrivée des conquistadors et le temps de la conquête espagnole. Certains manuscrits sont de véritables trésors de l’humanité. Les statues de saints et de martyrs dans la sacristie sont également un centre d’intérêt important. Finalement, ce qui fait la réputation de San Francisco est la présence  de catacombes : plus de 25 000 restes d’ossements, mystérieux, sont visitables le long de ces tunnels sombres dans les entrailles de la terre. 

Eglise et couvent de Notre Dame de la merced

Construite avant même la fondation de la ville, elle comprend un autel impressionnant et doré, et des reliques en argent précieuses. Elle a beaucoup souffert des catastrophes naturelles, et trois constructions successives et réparations ont été nécessaires à travers les siècles pour lui permettre de conserver sa fière allure d’origine.  

Eglise et couvent de Santo Domingo

Le plus ancien couvent de Lima, avec sa magnifique tour rose. On y trouve les restes de saints célèbres, comme Santa Rosa de Lima, Juan Masias et San Martin de Porres. L’influence mauresque de l’Espagne est palpable, et le cloître est d’une fraîcheur agréable avec ses grandes plantes, décoré d’azulejos ou d’arcades en pierre. Une jolie fresque en carrelage représente la vie de Saint Dominique. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Place des armes

Comme pour toutes les villes d’Amérique Latin, la Plaza de Armas est le cœur et le centre ville du Lima. C’est là que Pizarro, conquistador qui soumit l’empire inca et assis la royauté espagnole sur cette partie de l’Amérique, fonda la Ville des Rois. Au milieu de la place bordée de palmiers, trônent une grande fontaine en bronze et une statue du même Pizarro à cheval. Tout autour de la place, la Cathédrale, imposante, le Palais du gouvernement (on peut assister au renouvellement de la garde tous les jours à midi et 18h, avec trompette, descente du drapeau et discipline de fer de rigueur), le Conseil Municipal de style néocolonial, et enfin le Palais de l’Archevêché. C’est le centre de la vie politique et historique, et à chaque épisode marquant de la vie du pays, la Plaza de Armas est immédiatement au cœur des manifestations.  

Place San-martin

Reliée à la Plaza de Armas par le Jiron la Union (rue piétonne et commerçante bordée de quelques beaux bâtiments coloniaux), cette majestueuse place de pierre blanche est fortement influencée par un mélange de style français Louis XV et espagnol. Au centre, la statue équestre de San Martin, le libérateur latino-américain. Cette place donne une impression de grandeur et de noblesse ; elle est bordée par le Grand Hôtel Bolivar, à la réputation luxueuse, et par le théâtre Colon, le tout premier cinéma de Lima.   

Ile de Suasi

Cette petite île désertique fut aménagée dans le courant des années 1990 : sur la totalité de ses 2 hectares de superficie, seul un petit hôtel, construit avec des matériaux trouvé sur l’île elle-même et alimenté avec de l’énergie renouvelable, se dresse pour accueillir les visiteurs de passage, loin du circuit touristique classique. L’intérieur tout confort n’a d’égal que le charme du jardin fleuri de ce petit hôtel en pierre, et la plupart des aliments disponibles proviennent du potager qu’on y cultive. 

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

Quel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?Quels sont les Péruviens les plus connus ?Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ? La Gastronomie au PérouQuels sont les régions pratiquées au Pérou ?
Quel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?

Quel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?

L’école de peinture de Cusco

La conquête espagnole des territoires du Nouveau Monde aura connu deux temps forts : d’abord la conquête politique, obtenue par la force en peu de temps, et la conquête des esprits, plus difficile à obtenir, car sur le long terme. Si l’épée réussit à soumettre par la peur, c’est le lavage de cerveau religieux qui permettra aux Espagnols de gagner pleinement et complètement la bataille sur les autochtones. 

Evangéliser ces populations païennes et condamnées au feu éternel de l’Enfer pour ne pas croire au Dieu chrétien, c’est le but que se fixent toutes les sectes chrétiennes qui arrivent sur ces territoires inconnus : Jésuites, Franciscains, et autres se lancent rapidement dans une compétition féroce pour ramener le plus de monde à soi. Première étape : frapper les esprits, impressionner, instiller la peur et le respect. Il faut donc construire, du grand et de l’imposant : d’où la multitude d’églises qui poussent comme des champignons aux quatre coins du pays. On déverse une bonne partie de l’or pillé dans les monuments religieux, comme pour montrer où doit aller la nouvelle allégeance. 

Mais pour décorer ces églises, il faut des peintures, des sculptures, de l’art. Il faut aussi instruire ces peuples, souvent peu éduqués, qui ne se savent ni lire ni écrire, et qui souvent dominent mal la langue du colonisateur : l’œuvre d’art prend alors une dimension très didactique. Commence alors la formation de toute une génération d’artistes autochtones, dans but qu’ils abreuvent de leurs pièces les églises nouvellement construites et qu’ils travaillent à convertir les autochtones récalcitrant à la Parole Divine.

Mais ces artistes ne répondent pas stricto sensu à la demande des « padrecitos » (prêtres) : ils incorporent, aux scènes commandées, des éléments de leur culture andine et de leur cosmovision. Ainsi, la Vierge Marie est représentée comme une grande pyramide, représentation de l’Apu (divinité des montagnes) et associée à la Pachamama ; le Christ en croix est entouré de symbole comme le soleil et la lune, avec à ses pieds le serpent et dans le ciel le condor ; les paysages de fond sont très représentatifs des hauts plateaux des Andes, ou encore de la végétation exubérante de la jungle amazonienne, etc… Ce mélange d’éléments strictement chrétiens et de cosmovision andine est le principal trait de reconnaissance de l’Ecole de Cuzco.

D’autres aspects sont également très caractéristiques : l’absence de perspective (un peu comme l’art médiéval en Europe), le traitement très expressif des sujets (les Christs en croix sont particulièrement forts), les couleurs vives (ainsi que l’utilisation d’or liquide sur les toiles elles-mêmes), certains sujets comme les anges-soldats, et, surtout, l’anonymat complet de la plupart des artistes, dont l’origine indigène ne pouvait évidemment pas être une fierté. Ce n’est qu’avec le temps que le racisme et la discrimination laisseront la place à quelques artistes. Le premier qui s’est fait un nom est Diego Quispe Tito (1611-1681), un jeune descendant de la noblesse inca, qui après avoir suivi un temps le style appelé « maniérisme », donne ses lettres de noblesses à ce qui va devenir l’Ecole de Cusco. Après lui, d’autres comme Basilio de Santa Cruz Pumacallao (1635-1710) ou encore Marcos Zapata (1710-1773), continueront le mouvement artistique. Celui-ci n’étant pas l’apanage des peintres Quechua, natifs, exclusivement, certains métis s’y sont également illustrés : Julio Lopez de Uturrizafa, Juan Espinoza de los Monteros, LazarroPardodelLago, etc. Pour finir, bien que l’Ecole de Cuzco soit né dans l’ancienne capitale impériale, presque toutes les villes péruviennes possèdent des toiles de l’Ecole de Cuzco.

Quels sont les Péruviens les plus connus ?

Quels sont les Péruviens les plus connus ?

Sofia Mulanovich
Née le 24 Juin 1983 à Punta hermosa, Sofia Mulanovich est une surfeuse péruvienne professionnelle. Dès son plus jeune âge, elle a pratiqué ce sport sur tous les spots péruviens. 
Considérée par les spécialistes comme l’une des meilleures surfeuses au monde, elle est la porte drapeau et un des facteurs de l’engouement de ce sport au Pérou.

Son palmarès est impressionnant :
2004  Championne du monde
2003  Deuxième place au  World Qualifying Series WQS
2003  Septième place au World Championship Tour WCT
2003  Elue comme meilleure espoir au  WCT
2002  Deuxième place au WQS
2002  Championne nationale du Pérou pour la quatrième fois consécutive

Mario Testino
Ainée d’une famille nombreuse de Lima, il s’installa à Londres en 1976 et commença à travailler comme photographe de mode. Très vite, son talent le propulsa au premier rang des photographes et il collabora avec les plus grands magazines comme Vogue ou Vanity Fair.
Il a beaucoup travaillé avec Kate Moss et cette collaboration participera beaucoup au succès du mannequin.

Gastón Acurio
Fils d’un sénateur péruvien, il fit des études de droit à l’université de Lima mais abandonna rapidement pour partir à Paris faire des études au Cordon Bleu, par passion pour la cuisine et le terroir.
Véritable entrepreneur, il est à la tête d’un empire de la cuisine avec des franchises partout sur le territoire national et dans le monde. Il contribue largement au développement et au rayonnement de la cuisine péruvienne, notamment avec l’organisation, chaque année, de la foire internationale de gastronomie à Lima. Il est selon les spécialistes le meilleur chef d’Amérique du sud et chaque ouverture de restaurant est un événement.

Juan Diego Flores
Ancien élève du Conservatorio Nacional de Música de Lima né le 13 janvier 1973, il commença sa carrière de chanteur au Coro Nacional du Pérou. Repéré très tôt pour son aptitude comme ténor et sa maîtrise remarquable dans les aigües, il obtint une bourse Curtis Institute de Philadelphie.
Dès ses 23 ans, il fit ses débuts au très célèbre Rossini Opera festival et enchaina les prestations dans les plus prestigieux Opéras du monde comme le Metropolitan Opera de New-York, Carnegie hall et le Théâtre des champs Elysées.

Mario vargas llosa
Mario Vargas Llosa est certainement le Péruvien le plus célèbre, lauréat du prix Nobel de littérature en 2010. Il écrivit son premier roman en 1963 à Paris, La ville et les chiens, œuvre inspirée de sa jeunesse et de son éducation dans une école militaire à Lima. Encensé par la critique et connaissant un succès commercial mondial, il est traduit dans plus de 20 pays : c’est le début d’une formidable carrière d’écrivain qui commence.

Son œuvre :

La ciudad y los perros, 1963 
La maison verte, 1965 
Les chiots, 1967 
Conversation à la cathédrale, 1969 
Pantaleón et les visiteuses, 1973 
La tante Julia et le sribouillard, 1977 
La guerre de la fin du monde, 1981 Histoire de Mayta, 1984 
Qui a tué Palomino Molero ?, 1986 
L’homme qui parle, 1987 
Eloge de la marâtre, 1988 
Lituma dans les Andes, 1993 
Les cahiers de Don Rigoberto, 1997
La fête au bouc, 2000 
Le paradis – Un peu plus loin, 2003 
Tours et détours de la vilaine fille, 2006 
Un Rasta à Berlin, octobre 2009 
Comment j'ai vaincu ma peur de l'avion, 2009 
Le rêve du Celte, 2010 

Victor Delfin
Peintre et sculpteur péruvien né le 20 Décembre 1927, il est connu mondialement pour ses œuvres qui tournent autour des oiseaux, des chevaux et d’autres animaux, chargés de sensualité. Il réalisa la sculpture la plus connue de Lima qui est dans le parc de l’amour : « El beso ».
Il s’est illustré notamment contre la dictature de Fujimori dans les années 90 et contre la guerre entre le Pérou et l’Equateur.
Sa maison à Lima est un musée privé qu’il est possible de visiter (seulement sur demande).

Yma Sumac
Yma Sumac, de son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chávarri del Castillo, née le 12 Septembre 1922 et décédée le 1 Novembre 2008, était une chanteuse Mezzo-Soprano péruvienne.
Elle est une descendante directe du dernier empereur Inca Atahualpa.
Dès son plus jeune âge, elle chantait dans des groupes de musique folklorique andine. Repérée par le ministère de l’éducation, elle commença d’abord une carrière nationale au Pérou.
Très vite, son art s’exporta dans les Opéras du monde entier, mais son véritable succès fut aux Etats Unis d’Amérique : surnommée «  La castafiore Inca », elle termina sa carrière par des films à Hollywood 


Javier Perez del Cuellar
Né le 19 Janvier 1920, il commença sa carrière d’avocat au service diplomatique du Pérou et fut très vite nommé ambassadeur en France, au Royaume-Uni, en Bolivie et au Brésil.
Après avoir été pendant de longues années la voix du Pérou à l’ONU il devient pour deux mandats le secrétaire général des nations unis.
Il est connu pour avoir apaisé les tensions entre l’Angleterre et l’Argentine après la guerre des Malouines, avoir ramené la paix et la stabilité en Amérique centrale et avoir aidé à maintenir la paix au Sahara occidental entre le front Polisario et le Maroc.


Chabuca granda
Chabuca Granda, de son vrai nom Maria Isabel Granda y Larco, née le 3 Septembre 1920 et décédée le 8 Mars 1983, est considérée comme l'une des plus grandes chanteuses-compositrices du Pérou. Son style de chanson fut d'inspiration Afro-péruvienne, principalement la valse, mais aussi le Tondero,  la  Copla et  le Lando.
Véritable icône de la culture péruvienne, il n’y a pas de fête au Pérou sans une de ces compositions.



Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?

Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?

Une vie andine encore préservé de la mondialisation

Loin des villes, de la société de l’information et de la culture globalisée, il existe, dans les Andes, des communautés rescapées d’une époque aujourd’hui révolue.
Souvent à plusieurs heures de marche des derniers villages, les dernières communautés andines perpétuent un mode et rythme de vie bien particulier. Ayant intégré par la force la religion catholique, ils continuent cependant à croire à la religion andine.
Leurs maisons, construites en adobe ou en pierre, ressemblent plus à des refuges qu’à de véritables demeures. La vie quasiment autarcique est très liée à l’élevage de l’Alpaga et à l’agriculture vivrière.
La journée commence bien avant le lever du soleil, le plus souvent avec une soupe de pommes de terre et de fèves pour commencer les travaux agricoles, et se finit à la tombée de la nuit lorsque l’obscurité et le froid s’emparent des Andes.
La plupart du temps, sans aucun avantage social ou véritable salaire, les habitants ont organisé les communautés autour de principes stricts de solidarité, qui font écho au mode de vie des Incas.
L’Ayllu est le groupe familial élargi qui est la base de la structure sociale de la communauté. L’Ayniest un système d’échange et de réciprocité (sans argent), comme par exemple le fait d’aider à labourer le champ d’un voisin contre de l’aide pour construire sa maison. LesMinkasont les travaux d’intérêt général qui sont obligatoires, sous peine d’amende.
Chaque année, une fête du village est organisée par un Carguyocqui doit payer et organiser les festivités, et dont la générosité reflète les positions sociales des villageois.

 La Gastronomie au Pérou

La Gastronomie au Pérou

Quels sont les plats typiques et emblématiques du Pérou ?

La cuisine péruvienne est, avec le foot, LA fierté nationale et le trait d’union entre toutes ces populations aux cultures et aux réalités très différentes. C’est véritablement une composante essentielle de la culture nationale. Reconnue (selon eux) comme la meilleure cuisine du monde, voici quelques pistes pour partir à la découverte d’un menu aussi varié que savoureux.

Les caractéristiques majeures de la cuisine péruvienne est la présence de riz à tous les repas (les péruviens ne peuvent pas concevoir un repas sans riz) accompagné de tubercules (pommes de terre, yuca et autre). La viande est présente dans presque tous les plats, ainsi que l’aji, une sauce qui se décline sous divers variantes mais qui ne manque jamais d’être très piquante. La soupe est un élément crucial du repas, et les menus disponibles sont à 80% composé d’une soupe et d’un plat principal (qui peut parfois être remplacée par une entrée).

On ne peut pas commencer à parler de la cuisine péruvienne sans parler du cebiche. Ce plat à base de poisson est le fer de lance de la fierté nationale péruvienne car le conflit avec le Chili (ennemi juré) à propos de l’origine de ce plat est encore extrêmement vif. Le principe est simple : prenez du poisson frais, coupez-le en petits dés, laissez-le cuire (oui, j’ai bien dit cuire) dans le jus de citron, ajoutez des lamelles d’oignons et de l’aji, ce piment local très fort, et servez très frais. Servi avec sa soupe de poisson, le chilcano, ce plat est tellement apprécié que même loin de la côte et dans les hautes montagnes des Andes, on fait importer du poisson de Lima pour faire des cebiche et les servir à toute heure. 

Plusieurs tendances culinaires (en fonction de la zone géographique) se déclinent à travers le pays. La comida criolla, originaire de la côte et fortement influencée par la cuisine espagnole et coloniale, est aujourd’hui répandue dans tout le pays. C’est celle qui fait sa reconnaissance internationale. L’aji de gallina est un plat à base de morceaux de poulet baignés dans une sauce jaune plus ou moins piquante, à base d’aji amarillo, variante jaune et douce du même piment que celui du cebiche. C’est lui que l’on utilise aussi pour la papa a la huancaina, entrée typique composée de morceaux de pomme de terre recouverts d’une sauce jaune légèrement pimentée. Délicieux. Autre entrée criolla, el escabeche de pollo : chou-fleur, carotte et oignon marinés dans du vinaigre, avec des lamelles de poulet. La papa rellena, littéralement ‘’pomme de terre fourrée’’, est une entrée où la purée de pomme de terre enrobe un fourrage fait de viande, carotte, petit pois, œuf dur, raisins secs, olives, que l’on frit. Ce même fourrage est utilisé dans le rocoto relleno : le rocoto est une forme d’aji plus grande, vert ou rouge, qui est dans ce cas fourré. La causa limeña est une sauce à base de mayonnaise et de thon coincée entre deux couches de pâte de pomme de terre, froide. Parfois, par manque d’accès à ce poisson, il est remplacé par du poulet. Toutes ces entrées peuvent aussi être consommées dans les marchés ou dans les rues comme piqueos, des snacks sur le pouce, comme le tamal, à base de farine de maïs ou autre, sucré ou salé, enrobé de feuille de bananier ou de maïs selon la région…

Dans les plats criollo, le carapulcra (très différent de son presque homonyme bolivien) est une sorte de mélange juteux à base de patate sèche de couleur marron, typique de la côte au climat chaleureux, mais encore une fois récupéré dans tout le pays. De même,l’arroz con pollo (riz et poulet, avec assaisonnement),l’arroz con pato (même chose avec du canard), oul’arroz con mariscos  (avec des fruits de mer). Le lomo saltado est un mélange de tomate et oignon à la poêle avec des frites et des morceaux de viande de bœuf. Le seco de res (de porc, mais aussi possible avec du poulet, du bœuf, etc.) est un plat avec seulement du riz et de la viande recouverte d’une sauce verte, succulente.

Pour les amateurs de viande, le Pérou est le pays des merveilles, tant par la qualité de la viande que par la diversité des préparations. La grande surprise que le Pérou vous réserve est le cuy (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Le cuy chactado d’Arequipa ou al horno de Cusco sont différentes variantes. D’autre part, lechicharrónest un morceau  de viande de porc frit, grillé, servi avec du mote (mélange de maïs, de fèves, etc. bouillis) et des feuilles de menthe. Comme on dit, ‘’tout est bon dans le cochon’’ : même les tripes (la pansa), même l’estomac (le rachi, estomac de vache lavé, bouilli et frit)… Dans le poulet, les mollejitas sont une partie de l’appareil digestif de l’animal très recherchée. On en mange aussi les pattes, dans un plat appelé patita con mani (avec des cacahuètes). On en trouve partout dans le pays. De la même manière, les anticuchos se trouvent littéralement à tous les coins de rue : ce sont des brochettes de viandes (poulet, bœuf, et le plus typique : le cœur de bœuf) surmontées d’une pomme de terre, qui se mangent sur le pouce avec de l’ají. Et puis, un passage par le Pérou ne peut pas se concevoir sans goûter à la viande de lama… 

Des Andes, on retiendra particulièrement tous les types de tubercules : en dehors de la pomme de terre, il y a l’olluco (servi avec une sauce particulière), la yuca (sorte de manioque, souvent frite et servie avec de l’avocat), le camote (orange, sorte de patate douce), la virraca, la uncucha… Et les différentes préparations de ceux-ci : le chuño et la moraya sont des patates déshydratées, condensées, que l’on prépare souvent en soupe. Pendant la saison sèche, de mai/juin à octobre, on les prépare souvent en huatia : on construit un four de terre sèche à l’intérieur duquel on allume un feu. Quand les braises sont chaudes, on met les tubercules et/ou la viande, on fait s’effondrer le four au dessus, et le tout cuit lentement, récupérant le goût de la terre rouge des Andes. On trouve aussi quelques céréales typiques : lequinoa (voir Particularités pour plus de précisions), le tarwi, la kiwicha…De la forêt amazonienne, il faut mentionner la pachamanca : c’est un mélange de tubercules et de viandes enrobés dans une grande feuille de bananier, que l’on cuit dans la terre, sous une grosse pierre, un peu comme la huatia. Le plus typique de la région est la préparation de tout ce qui dérive de la banane : soupe de banane, farine de banane, pancake de banane, gâteau de banane, banane frite… ainsi que tous les poissons d’eau douce : le zungaro, le paiche, etc. 
En dehors de ces spécialités, classiques du Pérou, les Péruviens raffolent de certaines choses pas si typiques… Le chifa, mélange entre cuisine chinoise et ingrédients/saveurs péruviennes, est un succès total. De la même façon, le pollo a la brasa, simple poulet rôti servi avec des frites, une salade et parfois une petite soupe, est la diète hebdomadaire (voir plus) de tout le pays.

Pour les gourmands qui ne peuvent pas se passer de sucre, les desserts péruviens sont assez riches et variés, malgré le peu d’intérêt des Péruviens eux-mêmes pour les choses sucrées. Dans les gâteaux, il faut mentionner le tres leches (‘’trois laits’’), le suspiro a la limeña (très sucré et surmonté de meringue), la torta helada (‘’gâteau congelé’’, avec de la gélatine). D’autres douceurs sucrées qui valent le détour, les picarones, cette espèce de pâte de camote et de citrouille frite dans de l’huile bouillante et servie avec une espèce de miel –à en tomber à la renverse ; la mazamorra morada, une pâte un peu gélatineuse faite à partir de maïs violet bouillie et d’épice comme la cannelle et le clou de girofle, souvent accompagnée de riz au lait (arroz con leche). Niveau pâtisserie, pas grand-chose à part l’alfajor, rond, fourré de manjar blanco(comme le dulce de leche, crème de lait bouillie sucrée). Leturrón de doña Pepeest aussi à mentionner. 

Quant aux boissons, le Pérou a de nombreuses choses à vous faire découvrir. Pour commencer sans alcool, la chicha morada a pour beaucoup le goût du Pérou. Comme la mazamorra, faite à base de maïs violet bouilli avec quelques autres fruits, de la cannelle et des clous de girofle, on en vend à tous les coins de rue. Les boissons gazeuses appelées gaseosas sont très consommées : en dehors du Coca Cola typique et autres fanta et sprite, la particularité locale s’appelle l’Inca Kola : jaune fluorescent et au goût de chewing gum, les Péruviens ne vous laisseront pas repartir sans l’avoir goûtée. Puis, différentes infusions (mate) sont disponibles : de coca, d’anis, de camomille (manzanilla)…

En ce qui concerne les boissons alcoolisées, il faut évidemment commencer par le pisco : avec le cebiche, c’est l’autre rivalité avec le Chili. Il est principalement produit sur la côte au sud de Lima : liqueur de raisin distillée, il est à environ 40°. Son utilisation la plus connue est pour la confection du fameux Pisco Sour, cocktail à base de pisco, de jus de citron, de sucre et de blanc d’œuf. Un must des soirées péruviennes. On l’utilise aussi pour le cocktail appelé algarrobina, du nom de la gousse de mestique (sucrée et très protéinée) qui est sa composante principale, avec du pisco, du lait, du jaune d’œuf, du sucre et de la cannelle. En ce qui concerne les bières, elles sont assez diversifiées : la plus connue est la cusqueña, dans sa bouteille au design très particulier, la plus consommée (blonde ou brune) de par sa qualité nettement supérieure aux autres. Ensuite, la Pilsen, avec sa bouteille d’1,1 litre, la plus populaire lors des réunions de famille ou dans les communautés ; la Cristal, surtout consommée sur la côte ; laBramha pas forcément la meilleure, et donc légèrement en perte de vitesse. Avec la bière, le rhum est l’alcool le plus consommé (souvent mélangé avec des sodas). 

Le Pérou produit de très bons vins, bien que leur consommation ne soit pas particulièrement répandue. Pour cette raison, la majorité du raisin produit sur la côte (Ica, Nazca, Moquegua, etc…) est distillé pour en faire du pisco. Cependant, quelques vins sont à mentionner : le Borgoña, vin rouge extrêmement sucré (!!) est présent dans tous les points de vente.  L’une des grandes marques du vin péruvien est Tacama ; situé au sud de la ville d’Ica, ce vignoble importe depuis les années 1920 des plants et des technologies de France. La collaboration étroite avec des spécialistes français a, entre autre, participé à l’obtention de plusieurs prix internationaux. L’autre grand vignoble, Ocucaje, a aussi été récompensé de nombreuses fois au niveau international, tant pour leurs blancs que pour leurs rouges. Tabernero s’est, quant à lui, spécialisé dans les champagnes, plutôt secs, ainsi que dans les vins sucrés (qui connaissent un grand succès au Pérou). Enfin, les vins péruviens doivent faire face à la concurrence des vins chiliens et argentins qui sont importés en large quantité et très populaires au Pérou.

Les festivals de gastronomie sont importants au Pérou. Le plus connu est le festival de Lima nommé Mistura, littéralement «mélange» en espagnol, ce qui reflète bien à la fois la variété de la gastronomie péruvienne et celle des plats présentés à ce festival. A travers le pays, de multiples initiatives voient le jour : le festival PROVOCARTE, où la mise en ligne de vidéos de recettes et de préparations cherche à promouvoir et conserver les traditions péruviennes ; le Cusco Come (qosqo mijuy, ou encore Cusco Mange) ; la Feria de lagastronomía y el vina en Chiclana ; etc. De très grands chefs péruviens sont également reconnus internationalement : d’abord, Gaston Acurio, le co-fondateur de Mistura ; Pedro Miguel Schiaffino, dont la cuisine expérimentale et innovatrice a fait ses preuves ; Don Cucho la Rosa, connu pour ses recettes strictement traditionnelles mais incroyablement savoureuses et Patrick Vogin qui mélange de façon subtile la cuisine Française avec la cuisine Péruvienne dans son restaurant l’Indio Feliz de Aguas Calientes… Bref, pour les amoureux de bonne chaire, le Pérou vous attend pour vous faire découvrir la richesse et la diversité de ses coups de fourchette.


Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?

Quels sont les régions pratiquées au Pérou ?

La religion au Pérou

La religion est une composante essentielle de la culture péruvienne. 80% de la population se déclare catholique. L’Eglise Catholique jouit d’un pouvoir politique certain : la Constitution affirme que l’Etat lui apporte sa « collaboration », elle bénéficie d’exonération d’impôts, les prêtres sont payés en grande partie par l’Etat, près de la moitié des centres éducatifs sont gérés par des curés ou des religieuses, etc. Les images de la Vierge et du Christ sont présents dans toutes les écoles, dans tous les commissariats, dans tous les hôpitaux. Si la liberté de culte est officiellement reconnue, un péruvien qui n’a pas de religion est généralement mal perçue dans la société. 

Cependant, dans bien des régions du Pérou, ce catholicisme est fortement tinté de croyances et de pratique païennes, préhispaniques : le syncrétisme est une caractéristique essentielle de la religiosité andine. Ainsi, les cérémonies et les offrandes à la Pachamama, la mère Terre, sont encore bien vivantes ; et de nombreux défilés en l’honneur de Saints sont souvent des détournements de cérémonies andines préexistantes à l’arrivée des Espagnols et des curés. Dans les campagnes, on continue d’adorer les Apus, esprit protecteur des montagnes, Inti, le dieu-soleil, Killa, la lune, en tissant des liens entre le monde d’en dessous, le monde du milieu (le nôtre) et le monde d’au-dessus.

Une dynamique récente que l’on voit se développer, particulièrement dans les villes, mais aussi de plus en plus dans les campagnes, est l’apparition et l’explosion de mouvements protestants, évangélistes, témoins de Jéhovah, mormons, adventistes, qui font construire des temples à tous les coins de rues. Souvent présents dans les quartiers les plus défavorisés où les gens ont perdu tout repère culturel avec l’exode rural, il n’est pas rare de voir des foules venir s’agenouiller, pleurer, et crier toute la nuit. 

Petites anecdotes sur le Pérou

 Qu’est-ce que le jeu du sapo ?Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco Quel est l’origine du coton Pima ? Où trouve-t-on du coton écologique et de grande qualité ? Qu’est-ce que le phénomène de «  El niño » ?Le bonnet Péruvien, entre tradition et accessoire de mode
 Qu’est-ce que le jeu du sapo ?

Qu’est-ce que le jeu du sapo ?

Jeux du sapo au Pérou
Ce jeu, présent dans plusieurs autres pays d’Amérique Latine, signifie ‘’jeu du crapaud’’. Il s’agit d’un jeu traditionnel dans les chicherias ou les picanterias (où on allait pour manger et pour boire, surtout les weekends) : il faut lancer des pièces de monnaie en direction d’une table en fer ou en bronze au milieu de laquelle trône un crapaud qui attend, bouche ouverte. Celui qui arrive à faire rentrer la pièce dans la bouche du crapaud remporte le jeu –et l’argent que tous les joueurs auront misé. En attendant, des trous sont répartis autour du crapaud, le joueur marquant certains points en fonction de la proximité de ce trou avec le crapaud.
Ce jeu remonte à la légende inca selon laquelle les crapauds étaient des animaux magiques qui accordaient des vœux à qui lui donnait une pièce de monnaie à manger, et que celui-ci se transformait en or. L’Inca lui-même allait régulièrement sur le lac Titicaca pour tenter sa chance. Encore aujourd’hui, les Péruviens jouent volontiers à ce jeu, qui s’accompagne souvent de musique, de rires et de bière.

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

C’est l’un des derniers ponts de tradition Inca dans les Andes péruviennes. A l’origine, l’empire inca avait besoin de consolider les voies de communication entre les différentes régions. Or, du fait des paysages accidentés et des nombreuses catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, éboulements, etc.) la maintenance de grandes œuvres était assez compliquée. On en est venu à la conclusion que la solution la plus adaptée serait d’avoir un pont que l’on pourrait déployer et retirer à souhait, en utilisant des matériaux locaux et disponibles rapidement et en grande quantité.
Avec des herbes sèches nommées « ichu », écrasée puis trempée et tressée en des cordelettes de plus en plus épaisses, on obtient des grosses cordes très résistantes. Puis, ces cordes, agencées, tressées, attachées entre elles, deviennent un pont de corde que les hommes vont accrocher de part et d’autre du précipice. C’est un travail collectif qui exige du temps, de l’organisation et de la collaboration. Il est accompagné de danses et de rituels magiques traditionnels, afin de demander la permission aux Apus de construire cette voie de communication en toute sécurité. A la fin du travail, au moment de l’inauguration du pont, ce sont des explosions de joie, de musique, de danses, et d’alcool pendant toute une journée.Plus de 1000 paysans locaux participent chaque année, au mois de juin, à la construction du pont de Queswachaca. Celui-ci est donc un pont suspendu d’environ 33m au dessus du fleuve Apurimac, à environ 100km de la ville de Cusco. Et tous les ans, pendant la saison des pluies, il est retiré, selon l’usage stratégique que les Incas en avaient, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui. 

 Quel est l’origine du coton Pima ? Où trouve-t-on du coton écologique et de grande qualité ?

Quel est l’origine du coton Pima ? Où trouve-t-on du coton écologique et de grande qualité ?

Le coton Péruvien Pima
Le coton endémique  péruvien Pima (gossypium barbadense) est récolté par les peuples précolombiens depuis plus de 4000 ans dans le nord du Pérou, et plus spécifiquement dans la région de Piura. Ce coton est cultivé encore aujourd’hui sans pesticides et sans engrais, ce qui en fait un produit écologique. Le climat tropical, les terres riches et la pureté de l’eau, combinée à sa finesse et à sa longueur, en fait un des meilleurs cotons au monde.
Ce coton rare et d’une exceptionnelle qualité est appelé «  La soie des Andes ».
Les vêtements en coton péruvien Pima ont comme avantage d’être très respirants, résistants à la chaleur et à l’humidité, écologiques, lavables en machine à 40ºC et hypoallergéniques.

 Qu’est-ce que le phénomène de «  El niño » ?

Qu’est-ce que le phénomène de « El niño » ?

Le phénomène El Niño 
Le phénomène climatique ‘’El Niño’’ (l’Enfant, sous-entendu l’enfant Jésus) tire son nom de l’époque de l’année où il se donne, c'est-à-dire au moment de Noël. Des eaux chaudes arrivent de l’équateur jusqu’aux rives péruviennes, perturbant le climat normal. Son antithèse, la Niña, est le courant d’eau froide qui remonte depuis le Chili, qui en temps normal chasse les eaux chaudes superficielles. Mais quand le phénomène d’El Niño est trop fort, les eaux chaudes venant du nord l’emportent. Ce phénomène intervient par cycle tous les 3 à 8 ans.
Il a un impact très important sur l’industrie de la pêche, qui s’arrête du fait que les poissons préfèrent des eaux froides. Le climat est lui aussi déréglé, et de très fortes précipitations inondent tout le littoral péruvien (provoquant d’immenses pertes agricoles), et causant des sécheresses sans précédent en Australie. Les vents soufflent en tempête sur tout le continent Sud-Américain. Dans les périodes incas et préincas, les effets de ce phénomène climatique était sujet à de nombreuses offrandes et rituels afin de regagner la confiance et la paix de la Pachamama…

Le bonnet Péruvien, entre tradition et accessoire de mode

Le bonnet Péruvien, entre tradition et accessoire de mode

Qui aujourd’hui ne connait pas le fameux bonnet péruvien ?... Entre toutes les ‘’marques de fabriques’’ de ce pays, le bonnet qui couvre les oreilles est de loin le plus répandu à travers le monde. L’origine exacte de ce bonnet est inconnue : certains disent que ce serait un mélange entre la culture huari et les espagnols, ou dérivé du béret espagnol auquel on aurait rajouté des oreilles (pour le froid) et des motifs incas… Toujours est-il qu’aujourd’hui, ce bonnet est omniprésent non seulement dans les campagnes péruviennes mais aussi tout autour du monde.
En effet, les Indiens Quechua, en particulier les hommes, portent ces bonnets faits de laine aux couleurs naturelles pour se protéger du froid de la haute altitude. Les motifs variant selon les lieux et les ethnies, les cultures locales se le sont véritablement approprié, chacune à sa manière. C’est à travers l’influence de chanteurs comme Manu Chao que ce bonnet a commencé à être à la mode dans des milieux sociaux complètement opposés et éloignés des Indiens Quechua. Revendiquant la culture latino-américaine et ses racines amérindiennes, Manu Chao a pris le bonnet péruvien comme symbole de sa revendication –celui-ci devenant le symbole même de l’Amérique Latine aux yeux de la société européenne. Puis, avec l’utilisation qu’en fait Jamiroquai, autre chanteur ‘’branché’’, ce bonnet devient un simple article de mode… Aujourd’hui, on peut le trouver dans presque toutes les villes d’Europe, ainsi que dans tous les sites touristiques du Pérou. Il vous sera donc bien utile contre le froid des hautes Andes, et de retour en France, vous pourrez vous vanter d’avoir un « vrai » bonnet péruvien.

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