Explorateur de nature

Les marches Andines

19 jours / 18 nuits    difficulté: 2/3

Découvrir les Andes Péruviennes par la marche

Les marches Andines

19 jours / 18 nuits      difficulté: 2/3
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Lac TiticacaIle AmantaniParacasIle AmantaniMaison poste et télégraphe de LimaPlace des armes à CuscoBuggies à la HuachinaCôte Verte à LimaHuacachina - Ica

Le principe de ce voyage est de découvrir le Pérou d´une façon originale et par la marche facile dans des zones de toute beauté. Vous découvrirez ainsi les iles Ballestas, peuplées de millions d'oiseaux, de phoques et d'otaries; le canyon de Colca (le plus profond du monde); le lac Titicaca; la Vallée Sacrée des Incas;  le Machu Picchu; l'incroyable ville de Cusco (le nombril du monde pour les Incas) et les communautés Huayruro.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima et route vers Paracas

Jour 3 - Les îles Ballestas et l'Oasis de Huacachina

Jour 4 - Matinée libre à Nazca et route vers Arequipa

Jour 5 - Journée libre à Arequipa

Jour 6 - Arequipa – Cabanaconde – San Juan de Chuccho

Jour 7 - San Juan de Chuccho – Sangalle

Jour 8 - Sangalle – Cabanaconde

Jour 9 - Arequipa / Puno

Jour 10 - Iles Uros et Amantani

Jour 11 - Ile de Taquile

Jour 12 - Traversée de l’Altiplano

Jour 13 - Cusco

Jour 14 - Cusco – bains thermaux de Lares – Huacahuasi

Jour 15 - Huacahuasi – col Epsay – Patacancha

Jour 16 - Patacancha – Willoq – Ollantaytambo – Aguas Calientes

Jour 17 - Aguas Calientes - Machu Picchu - Cusco

Jour 18 - Journée libre à Cusco

Jour 19 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Cabanaconde

Moins visité que d'autre village du canyon, Cabanaconde est situé 20 minutes environ après Cruz del Condor en venant de Chivay. Il est possible d’y dormir pour être de très bon heure à Cruz del Condor, mais c’est surtout le point de départ des treks menant vers le fon du canyon de Colca.

Canyon de Colca

A quatre heures de route environ, au nord d'Arequipa s'étend l'impressionnant canyon de Colca, le plus profond du monde avec jusqu’à 3400 m de profondeur à certains endroits (deux fois plus que le Gran Canyon des Etats-Unis !). Entouré des hauts sommets volcaniques, il s’étend sur plus 100km. Le fleuve  Colca coule au fond de la vallée ; il est parsemé de petits villages typiques, dont les habitants cultivent encore les terrasses construites à l’époque inca. Le canyon est surtout l’endroit idéal pour l’observation d’un emblématique animal andin : le condor. A Cruz del condor (la croix du condor), ils se rassemblent tôt le matin et volent parfois à quelques mètres des visiteurs  regroupés au bord de la falaise.

Le minuscule village de Cabanaconde est la base d’exploration du canyon de Colca : c’est là qu’il plonge le plus profond dans les antres de la terre. On y accède par des minibus en provenance de Chivay. 

Chivay

Chivay est un petit village situé dans le canyon de Colca à 3600 mètres d’altitude. Lieu de passage obligé lors de la visite du canyon de de Colca, la plupart des voyageurs choisissent de dormir à Chivay pour sa structure hôtelière, ses sources thermales et son typique marché.

Cruz del Condor

L’arrivée à ce point de vue est considérée comme le clou du spectacle en ce qui concerne la visite du le Canyon du Colca. Son nom, « la croix du condor », vient de l’incroyable densité de colonies de condors qui nichent dans les corniches alentours, et qui s’approchent extrêmement près de la falaise pendant leur vol –et donc des visiteurs ; et de la présence d’une immense croix au niveau du Mirador. La vue plongeante sur les 1200m de profondeur du canyon, la rivière au fond, les pics qui en sortent et les volcans environnants (l’ombre du Mismi surplombe tous les environs), rend l’observation du vol des Condors d’autant plus impressionnante. C’est le matin qu’il est le plus probable de les voir : le soleil commençant à réchauffer la roche, ces majestueux oiseaux prennent leur envol et commencent à planer au dessus de ce paysage de rêve. 

Oasis Sangalle

Au bout d’un trek, qui mène au fond du canyon du Colca, on peut découvrir une petite oasis au climat tropical. Coincés entre palmiers et piscines naturelles (chaudes), quelques campings et hébergements rudimentaires proposent de rester quelque temps dans ce petit paradis encadré par les hautes falaises du Canyon. Dans les alentours, de petites cascades ruissellent le long de la roche volcanique et vont grossir le fleuve Colca qui serpente au milieu de l’oasis et entre les terrasses chargées d’arbres fruitiers. Les trek dans le canyon de Cocla durent de 2 à 4 jours, 3 jours étant la durée de recommandé.

Patapampa

Le col de Patapampa, point le plus haut en direction du canyon de Colca (et certainement également de votre voyage au Pérou) culmine à 4910m d’altitude.  Vous y trouverez souvent de la neige et pourrez observer les sommets alentours tels que les volcans d’Ampato, Sacanbaya et Hualca-Hualca

San Juan de Chuccho

Au fond du canyon de Colca, l'un des lieux ou il est possible de dormir en refuge.

Bodega de vin à Ica 

Dans toute la région entre Pisco et Nazca, les plaines désertiques ont été transformées en de grands vignobles à l’arrosage intensif. Sur la route entre les deux villes, ça pullule de petites bourgades ou de caves isolées qui produisent encore le vin et le pisco de manière artisanale. Dans chacune, on a droit à une pause, explication et dégustation de l’alcool national, qui fait la fierté des Péruviens et alimente les revendications face à son voisin chilien. Pour citer quelques caves importantes : la Bodega Ocucaje, qui produit les meilleurs vins du pays, se situe à environ 30km au sud d’Ica ; la Bodega el Catador, l'une des plus visités qui foule encore le raisin au pied pour la plus grande joie des visiteurs et qui propose aussi un restaurant ; la Bodega Tacama, grand complexe industriel qui fournit tout le pays et certains de ses voisins en rouges et en champagnes. 

Huacachina

Au creux de plusieurs hautes dunes de sable, au milieu d’un désert aride, l’oasis et le lac de Huacachina semblent être un mirage. Au centre, le lac, d’une eau couleur émeraude, dégage une odeur sulfureuse –ce qui lui vaut la réputation d’être d’une grande aide curative pour toutes les maladies de la peau. Tout autour, de vieilles maisons coloniales, les hauts palmiers et les bougainvilliers en fleur rendent l’atmosphère presque idyllique. Le cadre est si beau qu’il a été reproduit au dos des billets de s/ 50. Autrefois point de rendez-vous de la bonne société péruvienne.

Ica

La région d’Ica est la première productrice de vins et de pisco. Un peu plus élevée que le niveau de la mer, entourée de dunes de sables et d’un désert sec, le climat est idéal pour la culture des vignobles. Plus que la ville, ce sont les alentours qui méritent le détour : on peut se promener en compagnie des caballeros aux grands chapeaux montés sur leur cheval de paso péruvien, entre dunes et oasis, en passant par de magnifiques lacs, ou bien faire d’autres sports comme le surf de sable, etc…

Iles Ballestas

Accessibles uniquement en bateau, ces îles abritent une quantité étonnante d’espèces marines. On passe par des grottes, des pics de roche isolés où se dorent au soleil quelques lions de mer, avec le survol des cormorans de Bougainville et des pélicans au dessus de nos têtes. Dans l’eau, dauphins et manchots de Humboldt font la course. Sur l’île, des colonies entières de flamants roses profitent de leur journée. Une excursion vraiment particulière, dû à l’incroyable densité de la biodiversité.

Nazca

Les célèbres lignes de Nazca… Elles continuent à alimenter les spéculations les plus folles. Dessinées à même le sable et la roche des dunes qui environnent la ville elle-même, elles forment des géoglyphes aux formes étranges, des animaux, des formes géométriques, etc. La meilleure façon pour apprécier l’ampleur des travaux est de les survoler en avionnettes, pour un circuit de 30min environ. En outre, plusieurs musées expliquent l’histoire de ces signes et de la civilisation du même nom qui les aurait tracées entre 300 av JC et l’an 800 ; d’autres restes archéologiques de premier intérêt bordent la ville ; et un immense parc naturel commence là et s’étend en direction de Cusco. La ville est devenue hypra-touristique, mais ses trésors en valent vraiment la peine.

Paracas

A une vingtaine de kilomètres de Pisco, le petit village de Paracas est entouré de plages, de palmiers, de restaurants tranquilles bercés par la brise et de stands à coquillage. Mais c’est surtout pour le parc naturel de sa presqu’île que l’on vient à Paracas. Le mariage du désert et de la mer a permis à des milliers d’espèces de fleurir dans un environnement de toute beauté : poissons, oiseaux, mammifères… Le parc contient aussi d’incroyables pièces archéologiques de la civilisation du même nom que la ville (céramiques, poteries, etc.), ainsi que des ruines vieilles de plus de 5000 ans !

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Lares

Lares est un petit village dans la cordillère des Andes sur la route vers l’Amazonie. C’est le départ de plusieurs trekkings qui sont pour la plupart des anciens chemins Incas pour rejoindre la vallée sacrée des Incas.
Le village a aménagé des bains thermaux aux eaux chaudes naturelles qui font le plaisir des habitants et des voyageurs.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Trekking de Lares

Une des meilleures alternatives au chemin des incas : le trekking de Lares est aussi un ancien chemin emprunté par les incas qui relie les hauteurs de la vallée sacrée avec le village de Ollantaytambo. Cette marche à la particularité de traverser des villages andins typiques au costumes, traditions et mode de vie encore préservé de la mondialisation. La randonnée de 3 ou 4 jours est connectable avec une visite au Machu-Picchu en prenant le train depuis Ollantaytambo le dernier jour pour rejoindre le village d’Aguas-calientes.

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Amantani

Tout comme sa voisine Taquile, Amantani est relativement éloignée du littoral au départ de Puno, soit environ 4h. Et également comme Taquile, l’organisation sociale est remarquable : collectivisation du travail, des ressources apportées par le tourisme et par l’artisanat… L’activité dominante de l’île est l’agriculture : avec les terrasses de style inca, les céréales, tubercules et fèves sont la base de l’alimentation. D’autre part, l’artisanat est important, que ce soit la céramique, la laine ou encore le cuir. Moins touristique que Taquile, la beauté des paysages, des promenades et des ciels étoilés (attention au froid la nuit…) est à couper le souffle. Il est possible de dormir chez l’habitant, et on se déplace exclusivement à pied entre les 8 petits hameaux de l’île. Sur les deux sommets, à 300m au dessus du niveau du lac, des vestiges de l’empire de Tiahuanaco sont le centre des offrandes aux dieux de la nature de la religion altiplanique. 

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

Quels sports sont pratiqués au Pérou ?Quel est le niveau de la santé au Pérou ?La Danse au PérouQuel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?
Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Le sport au Pérou

Comme dans toute l’Amérique Latine, le fútbol est LE sport fétiche des Péruviens. Transportés par une fièvre invincible lors des matchs opposant des rivaux traditionnels, tout le pays semble s’arrêter de vivre le temps du match. La pichanga du dimanche est elle aussi un grand incontournable : match entre différents clubs, entre amis, sur un terrain vague ou sur les hauts plateaux dans des communautés perdues dans les Andes, tout le monde joue de près ou de loin au foot. L’absence de l’équipe péruvienne aux différentes Coupe du Monde est un sujet qui ne cesse d’alimenter les frustrations nationales.

D’autres sports sont également pratiqués, mais très loin derrière le football : par exemple, le volleyball (surtout féminin) et le basketball. Le jogging et la randonnée sont des choses complètement inconnues de la plupart des Péruviens, qui considèrent la marche à pied comme chose réservée aux paysans qui n’ont pas la possibilité de prendre un bus (par manque d’argent ou manque d’infrastructures routières) ; ou des touristes. En effet, les possibilités de sports d’extérieur abondent : rafting, VTT, treks et andinisme (l’équivalent sud-américain de l’alpinisme), escalade ; sur la côte, plongée, surf, sandboard… 

Outre les « sports » à proprement parler, un centre d’intérêt particulier des Péruviens sont les corridas, d’une part, et les combats de coqs, de l’autre. Les paris vont bon train et l’argent et la bière circulent, dans ces réunions dominicales très typiquement latino-américaines. 

Quel est le niveau de la santé au Pérou ?

Quel est le niveau de la santé au Pérou ?

La santé au Pérou

Ce qui caractérise l’accès à la santé des Péruviens, c’est l’inégalité profonde qui existe. Comme dans beaucoup d’autres domaines, le clivage ville/campagne, ainsi que littoral/reste du Pérou est criant. En termes de chiffres, l’espérance de vie varie entre 61 ans en moyenne dans la région de Huancavelica (une des régions les plus pauvres du pays, située dans les Andes) et 79 ans dans la ville de Lima. De même, la mortalité infantile passe de moins de 20 pour mille dans la capitale à plus de 80 pour mille dans certaines provinces. La dénutrition chronique est un problème grave en zone rurale, qui touche presque 50% des enfants de moins de 5 ans. Un problème fondamental des régions isolées du Pérou est la santé environnementale et le manque, par exemple, d’accès à l’eau potable et à un assainissement des eaux usées : dans les régions andines, jusqu’à 50% des communautés ne sont pas reliées à ces services d’hygiène de base. Ce problème se retrouve également dans de nombreux quartiers « jeunes » de grandes villes comme Lima, où des espèces de bidons-villes et d’urbanisation sauvage sont complètement oubliées par l’Etat. Les inégalités sont frappantes. 

Comme en Bolivie, une des barrières à l’accès à la médecine « officielle » est le gouffre culturel qui existe entre le médecin en blouse blanche et le malade vivant en campagne. D’abord, celui-ci ne parle que le quechua, ce qui limite grandement la qualité du service médical offert. Ensuite, il a une autre conception de l’hygiène et de la médecine. L’interculturalité est un sujet de débat et de réforme permanente pour le Ministère de la Santé ; par exemple, il est coutume, dans les Andes, de conserver comme un trésor le placenta d’une femme qui vient d’accoucher, car on lui accorde un nombre impressionnant de vertus. Or, souvent, le médecin refusait de rendre le placenta à la femme, par mesure d’hygiène, d’incompréhension ou de simple imposition de la supériorité de sa connaissance (« il faut en finir avec ces superstitions ridicules »). 

En outre, la santé sexuelle est très préoccupante au Pérou. Le taux de mortalité en couche est l’un des plus importants sur le continent, selon un rapport d’Amnesty International. L’avortement étant illégal sauf en cas de danger de mort pour la mère, les avortements clandestins coûtent régulièrement la vie à beaucoup de jeunes filles. Or, en l’absence d’une éducation sexuelle appropriée (éducation excessivement religieuse et/ou isolement géographique qui génère une désinformation inquiétante), la seule solution est l’avortement clandestin, ou alors de mener la grossesse adolescente à terme. Ce filles-mères entrent alors dans un cercle vicieux de pauvreté (elles doivent travailler et s’occuper d’un bébé à 15 ans) où l’accès à la santé est encore plus limité, pour elle comme pour leur enfant. 

L’accès à une couverture sociale est actuellement en pleine expansion. Depuis la création du SIS (Seguro Integral de Salud, en français Assurance Maladie Intégrale), l’accès gratuit aux services médicaux de base est accessible à un nombre grandissant de personnes, avec pour seule exigence la présentation de la Carte d’Identité. L’autre établissement public relativement accessible est Essalud, auquel est automatiquement affiliée toute personne qui est employée par un contrat. Si cela ne règle pas les problèmes de disponibilité de personnel, de matériel (surtout dans les campagnes), que le travail illégal (sans contrat) limite son utilisation, et qu’il ne couvre largement pas tous les aspects de la santé des Péruviens, ces établissements de sécurité sociale et d’attention au public sont tout de même une avancée notoire



La Danse au Pérou

La Danse au Pérou

De par la grande variété de musiques coexistant au Pérou, il existe également une grande variété de danses. On peut les admirer tout au long de l’année, mais particulièrement lors des carnavals (Carnaval de Puno en mars) ou célébrations particulières (Inti Raymi à Cusco fin juin).

Sur la côte, les danses afro, avec son zapateo typique (où l’on frappe des pieds par terre) et le vals peruano sont les deux expressions classiques des influences venues d’Afrique et d’immigrants européens. La trace la plus claire de l’héritage colonial est la marinera, où les femmes portent de grandes robes, un peu à la flamenco espagnole, et brandissent des mouchoirs blancs de façon très élégante. C’est une danse de séduction où jamais l’on ne se touche. Cette danse est devenue le symbole national de l’identité péruvienne. 

Dans les Andes, une multitude de danses issues d’un mélange d’influences pourraient être mentionnées : danses préhispaniques, moquerie des colonisateurs, à caractère religieux et catholique, de séduction... Citons pour le moins la danza de las tijeras, la danse des ciseaux, qui tire son nom d’un instrument étrange au son duquel les danseurs font mille et une acrobaties. La diablada est caractéristique de la région aymara de Puno et du lac Titicaca : importée de Bolivie, elle représente la lutte entre le Bien et le Mal. Et puis, comme la musique que l’on a citée plus haut, le huayno est LA danse des Andes par excellence, et dansée lors de toutes les réunions sociales et fêtes dans la sierra.

Quel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?

Quel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?

L’école de peinture de Cusco

La conquête espagnole des territoires du Nouveau Monde aura connu deux temps forts : d’abord la conquête politique, obtenue par la force en peu de temps, et la conquête des esprits, plus difficile à obtenir, car sur le long terme. Si l’épée réussit à soumettre par la peur, c’est le lavage de cerveau religieux qui permettra aux Espagnols de gagner pleinement et complètement la bataille sur les autochtones. 

Evangéliser ces populations païennes et condamnées au feu éternel de l’Enfer pour ne pas croire au Dieu chrétien, c’est le but que se fixent toutes les sectes chrétiennes qui arrivent sur ces territoires inconnus : Jésuites, Franciscains, et autres se lancent rapidement dans une compétition féroce pour ramener le plus de monde à soi. Première étape : frapper les esprits, impressionner, instiller la peur et le respect. Il faut donc construire, du grand et de l’imposant : d’où la multitude d’églises qui poussent comme des champignons aux quatre coins du pays. On déverse une bonne partie de l’or pillé dans les monuments religieux, comme pour montrer où doit aller la nouvelle allégeance. 

Mais pour décorer ces églises, il faut des peintures, des sculptures, de l’art. Il faut aussi instruire ces peuples, souvent peu éduqués, qui ne se savent ni lire ni écrire, et qui souvent dominent mal la langue du colonisateur : l’œuvre d’art prend alors une dimension très didactique. Commence alors la formation de toute une génération d’artistes autochtones, dans but qu’ils abreuvent de leurs pièces les églises nouvellement construites et qu’ils travaillent à convertir les autochtones récalcitrant à la Parole Divine.

Mais ces artistes ne répondent pas stricto sensu à la demande des « padrecitos » (prêtres) : ils incorporent, aux scènes commandées, des éléments de leur culture andine et de leur cosmovision. Ainsi, la Vierge Marie est représentée comme une grande pyramide, représentation de l’Apu (divinité des montagnes) et associée à la Pachamama ; le Christ en croix est entouré de symbole comme le soleil et la lune, avec à ses pieds le serpent et dans le ciel le condor ; les paysages de fond sont très représentatifs des hauts plateaux des Andes, ou encore de la végétation exubérante de la jungle amazonienne, etc… Ce mélange d’éléments strictement chrétiens et de cosmovision andine est le principal trait de reconnaissance de l’Ecole de Cuzco.

D’autres aspects sont également très caractéristiques : l’absence de perspective (un peu comme l’art médiéval en Europe), le traitement très expressif des sujets (les Christs en croix sont particulièrement forts), les couleurs vives (ainsi que l’utilisation d’or liquide sur les toiles elles-mêmes), certains sujets comme les anges-soldats, et, surtout, l’anonymat complet de la plupart des artistes, dont l’origine indigène ne pouvait évidemment pas être une fierté. Ce n’est qu’avec le temps que le racisme et la discrimination laisseront la place à quelques artistes. Le premier qui s’est fait un nom est Diego Quispe Tito (1611-1681), un jeune descendant de la noblesse inca, qui après avoir suivi un temps le style appelé « maniérisme », donne ses lettres de noblesses à ce qui va devenir l’Ecole de Cusco. Après lui, d’autres comme Basilio de Santa Cruz Pumacallao (1635-1710) ou encore Marcos Zapata (1710-1773), continueront le mouvement artistique. Celui-ci n’étant pas l’apanage des peintres Quechua, natifs, exclusivement, certains métis s’y sont également illustrés : Julio Lopez de Uturrizafa, Juan Espinoza de los Monteros, LazarroPardodelLago, etc. Pour finir, bien que l’Ecole de Cuzco soit né dans l’ancienne capitale impériale, presque toutes les villes péruviennes possèdent des toiles de l’Ecole de Cuzco.

Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?

Quels sont les problèmes de sécurité pour un voyage au Pérou ?

La sécurité au Pérou

Question que se pose tout voyageur en Amérique Latine ; quel est le niveau d’insécurité dans les zones que je vais visiter ?

La menace principale qu’était le terrorisme s’est éteinte depuis maintenant 10 ans. Si le Pérou connait certains problèmes de délinquance et de narcotrafic, les circuits touristiques sont complètement exempts de tout risque. En dehors de certains quartiers dans la capitale, Lima, où la délinquance est un vrai problème, le reste du pays est plutôt tranquille. Les transports inter-cités sont de plus en plus sécurisés grâce à des filmassions, et le risque le plus grave que vous pourriez courir lors de votre voyage serait un vol à la tir de votre porte-monnaie.

Pour cela, évitez au maximum de trop ressembler à un touriste. Laisser son énorme appareil photo numérique pendre autour du cou attire autant l’attention qu’un Chinois en Afrique. Ne gardez jamais votre porte-monnaie dans les poches du pantalon, et à plus forte raison dans une des poches arrières. Ne gardez jamais sur vous votre passeport, vos billets d’avion, vos cartes bancaires, etc. Soyez toujours très attentif/ve à vos affaires, ne les laissez jamais sans surveillance. Les voleurs n’agissent souvent pas seuls, et lorsque l’un vous jette de la terre, du ketchup ou autre pour détourner votre attention, un autre profite de ce moment de distraction pour vous faire les poches. 


Petites anecdotes sur le Pérou

La communauté allemande d’Oxapampa:Les Tapadas….les scandaleuses de LimaLe Pont Queswachaca qui se construit chaque année à CuscoQu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ? Qu’est-ce que le phénomène de «  El niño » ?
La communauté allemande d’Oxapampa:

La communauté allemande d’Oxapampa:

Au milieu du XIX° siècle, avec le boum du caoutchouc, la nécessité de peupler la forêt amazonienne devient de plus en plus forte. Un contrat est passé entre le gouvernement péruvien et un baron allemand : en échange de terres et de facilités pratiques une fois sur place, plusieurs dizaines de familles prendraient la route du Nouveau Monde, afin de fuir les difficultés économiques de l’époque en Europe. La première colonie s’installe en 1859 à Pozuzo, dans l’Amazonie centrale.
Aujourd’hui, les descendants de ces familles habitent toujours certaines régions. Dans des villages érigés selon des techniques et un style architectural typiquement germano-autrichien, ces grands blonds aux yeux bleus ont maintenu leurs traditions (particulièrement au niveau culinaire, et particulièrement les fromages alpins) : les vêtements, les danses, les fêtes traditionnelles (dates, motifs, manifestations), et même un dialecte tyrolien qu’ils continuent à parler. Cependant, sous certains aspects, ces coutumes se sont mélangées avec le temps avec les coutumes locales. Avec les matériaux disponibles, ces colonies ont reproduit l’artisanat de leur pays. Aujourd’hui, elles vivent principalement de l’agriculture, de leur artisanat et du tourisme, curiosité au milieu de la campagne indigène du Pérou. 

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Au 18º siècle à Lima la cohabitation entre Espagnols nés en Espagne et métisses (Indiens/Espagnols) créa des tensions qui mena à l’indépendance du Pérou.
De ces tensions, a émergé une rivalité originale entre les femmes nées en Espagne et les métisses nées au Pérou.
Les Espagnoles qui arrivaient avec leurs somptueuses robes et leurs bijoux du vieux continent rendaient jalouses les métisses de Lima ; et à leur tour, ces dernières créèrent la mode des Tapadas (les couvertes). Cela consistait à se cacher tout le visage sauf un œil, mais en montrant une partie des jambes à l’air libre, ce qui, à cette époque, était proprement scandaleux. En prônant un comportement volontairement « féministe » et tapageur pour l’époque, elles ont attiré sur elles les foudres de l’Eglise catholique.
La plus connues de ces Tapadas fut sans doute l’actrice Micaela VILLEGAS, qui fut l’amante du vice-roi Amat y Juniet. Celui-ci, lors d’une dispute en public, la traita de « Chienne de Métisse » ce qui lui valu le surnom de « Perrichola ».
C’est de cette histoire que Jacques OFFENBACH s’inspira pour composer l’opéra La Périchole, créé en 1868.

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

C’est l’un des derniers ponts de tradition Inca dans les Andes péruviennes. A l’origine, l’empire inca avait besoin de consolider les voies de communication entre les différentes régions. Or, du fait des paysages accidentés et des nombreuses catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, éboulements, etc.) la maintenance de grandes œuvres était assez compliquée. On en est venu à la conclusion que la solution la plus adaptée serait d’avoir un pont que l’on pourrait déployer et retirer à souhait, en utilisant des matériaux locaux et disponibles rapidement et en grande quantité.
Avec des herbes sèches nommées « ichu », écrasée puis trempée et tressée en des cordelettes de plus en plus épaisses, on obtient des grosses cordes très résistantes. Puis, ces cordes, agencées, tressées, attachées entre elles, deviennent un pont de corde que les hommes vont accrocher de part et d’autre du précipice. C’est un travail collectif qui exige du temps, de l’organisation et de la collaboration. Il est accompagné de danses et de rituels magiques traditionnels, afin de demander la permission aux Apus de construire cette voie de communication en toute sécurité. A la fin du travail, au moment de l’inauguration du pont, ce sont des explosions de joie, de musique, de danses, et d’alcool pendant toute une journée.Plus de 1000 paysans locaux participent chaque année, au mois de juin, à la construction du pont de Queswachaca. Celui-ci est donc un pont suspendu d’environ 33m au dessus du fleuve Apurimac, à environ 100km de la ville de Cusco. Et tous les ans, pendant la saison des pluies, il est retiré, selon l’usage stratégique que les Incas en avaient, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui. 

Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?

Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?

Les huaqueros
Comme dans toutes les régions du monde qui abritent des trésors archéologiques, le Pérou connait des problèmes dus auxdits « huaqueros », ces pilleurs de tombes incas et préincas. Les légendes et les mythes sur les trésors que renferment ces huaca (lieu sacré, en quechua), attirent depuis toujours des personnes sans foi ni loi qui, après avoir profané les tombes, se dédient au commerce illégal d’objets anciens, précieux, archéologiques trouvés à l’intérieur. De façon plus ample, il y a aussi le cas d’héritiers de certaines pièces qui vendent ces biens, du fait de la nécessité de satisfaire des besoins primaires et qui ignorent la valeur réelle de ces objets. De manière générale, le commerce au noir a dilapidé des pièces inestimables qui auraient permis de retracer avec une grande exactitude des pages entière de l’Histoire du Pérou et de l’Humanité. On estime à environ 20 000 pièces la quantité des pertes annuelles au Pérou.

 Qu’est-ce que le phénomène de «  El niño » ?

Qu’est-ce que le phénomène de « El niño » ?

Le phénomène El Niño 
Le phénomène climatique ‘’El Niño’’ (l’Enfant, sous-entendu l’enfant Jésus) tire son nom de l’époque de l’année où il se donne, c'est-à-dire au moment de Noël. Des eaux chaudes arrivent de l’équateur jusqu’aux rives péruviennes, perturbant le climat normal. Son antithèse, la Niña, est le courant d’eau froide qui remonte depuis le Chili, qui en temps normal chasse les eaux chaudes superficielles. Mais quand le phénomène d’El Niño est trop fort, les eaux chaudes venant du nord l’emportent. Ce phénomène intervient par cycle tous les 3 à 8 ans.
Il a un impact très important sur l’industrie de la pêche, qui s’arrête du fait que les poissons préfèrent des eaux froides. Le climat est lui aussi déréglé, et de très fortes précipitations inondent tout le littoral péruvien (provoquant d’immenses pertes agricoles), et causant des sécheresses sans précédent en Australie. Les vents soufflent en tempête sur tout le continent Sud-Américain. Dans les périodes incas et préincas, les effets de ce phénomène climatique était sujet à de nombreuses offrandes et rituels afin de regagner la confiance et la paix de la Pachamama…

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