Explorateur de nature

Les marches Andines

19 jours / 18 nuits    difficulté: 2/3

Découvrir les Andes Péruviennes par la marche

Les marches Andines

19 jours / 18 nuits      difficulté: 2/3
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 Trekking de LaresEl Catador - Bodega de vin à Ica Eglise de la Compañia de Jesus à ArequipaEglise de Santo Domingo à ArequipaPlace des armes à ArequipaRuelle d'ArequipaTrekking de LaresCanyon de ColcaIle Amantani

Le principe de ce voyage est de découvrir le Pérou d´une façon originale et par la marche facile dans des zones de toute beauté. Vous découvrirez ainsi les iles Ballestas, peuplées de millions d'oiseaux, de phoques et d'otaries; le canyon de Colca (le plus profond du monde); le lac Titicaca; la Vallée Sacrée des Incas;  le Machu Picchu; l'incroyable ville de Cusco (le nombril du monde pour les Incas) et les communautés Huayruro.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima et route vers Paracas

Jour 3 - Les îles Ballestas et l'Oasis de Huacachina

Jour 4 - Matinée libre à Nazca et route vers Arequipa

Jour 5 - Journée libre à Arequipa

Jour 6 - Arequipa – Cabanaconde – San Juan de Chuccho

Jour 7 - San Juan de Chuccho – Sangalle

Jour 8 - Sangalle – Cabanaconde

Jour 9 - Arequipa / Puno

Jour 10 - Iles Uros et Amantani

Jour 11 - Ile de Taquile

Jour 12 - Traversée de l’Altiplano

Jour 13 - Cusco

Jour 14 - Cusco – bains thermaux de Lares – Huacahuasi

Jour 15 - Huacahuasi – col Epsay – Patacancha

Jour 16 - Patacancha – Willoq – Ollantaytambo – Aguas Calientes

Jour 17 - Aguas Calientes - Machu Picchu - Cusco

Jour 18 - Journée libre à Cusco

Jour 19 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Cabanaconde

Moins visité que d'autre village du canyon, Cabanaconde est situé 20 minutes environ après Cruz del Condor en venant de Chivay. Il est possible d’y dormir pour être de très bon heure à Cruz del Condor, mais c’est surtout le point de départ des treks menant vers le fon du canyon de Colca.

Canyon de Colca

A quatre heures de route environ, au nord d'Arequipa s'étend l'impressionnant canyon de Colca, le plus profond du monde avec jusqu’à 3400 m de profondeur à certains endroits (deux fois plus que le Gran Canyon des Etats-Unis !). Entouré des hauts sommets volcaniques, il s’étend sur plus 100km. Le fleuve  Colca coule au fond de la vallée ; il est parsemé de petits villages typiques, dont les habitants cultivent encore les terrasses construites à l’époque inca. Le canyon est surtout l’endroit idéal pour l’observation d’un emblématique animal andin : le condor. A Cruz del condor (la croix du condor), ils se rassemblent tôt le matin et volent parfois à quelques mètres des visiteurs  regroupés au bord de la falaise.

Le minuscule village de Cabanaconde est la base d’exploration du canyon de Colca : c’est là qu’il plonge le plus profond dans les antres de la terre. On y accède par des minibus en provenance de Chivay. 

Chivay

Chivay est un petit village situé dans le canyon de Colca à 3600 mètres d’altitude. Lieu de passage obligé lors de la visite du canyon de de Colca, la plupart des voyageurs choisissent de dormir à Chivay pour sa structure hôtelière, ses sources thermales et son typique marché.

Cruz del Condor

L’arrivée à ce point de vue est considérée comme le clou du spectacle en ce qui concerne la visite du le Canyon du Colca. Son nom, « la croix du condor », vient de l’incroyable densité de colonies de condors qui nichent dans les corniches alentours, et qui s’approchent extrêmement près de la falaise pendant leur vol –et donc des visiteurs ; et de la présence d’une immense croix au niveau du Mirador. La vue plongeante sur les 1200m de profondeur du canyon, la rivière au fond, les pics qui en sortent et les volcans environnants (l’ombre du Mismi surplombe tous les environs), rend l’observation du vol des Condors d’autant plus impressionnante. C’est le matin qu’il est le plus probable de les voir : le soleil commençant à réchauffer la roche, ces majestueux oiseaux prennent leur envol et commencent à planer au dessus de ce paysage de rêve. 

Oasis Sangalle

Au bout d’un trek, qui mène au fond du canyon du Colca, on peut découvrir une petite oasis au climat tropical. Coincés entre palmiers et piscines naturelles (chaudes), quelques campings et hébergements rudimentaires proposent de rester quelque temps dans ce petit paradis encadré par les hautes falaises du Canyon. Dans les alentours, de petites cascades ruissellent le long de la roche volcanique et vont grossir le fleuve Colca qui serpente au milieu de l’oasis et entre les terrasses chargées d’arbres fruitiers. Les trek dans le canyon de Cocla durent de 2 à 4 jours, 3 jours étant la durée de recommandé.

Patapampa

Le col de Patapampa, point le plus haut en direction du canyon de Colca (et certainement également de votre voyage au Pérou) culmine à 4910m d’altitude.  Vous y trouverez souvent de la neige et pourrez observer les sommets alentours tels que les volcans d’Ampato, Sacanbaya et Hualca-Hualca

San Juan de Chuccho

Au fond du canyon de Colca, l'un des lieux ou il est possible de dormir en refuge.

Bodega de vin à Ica 

Dans toute la région entre Pisco et Nazca, les plaines désertiques ont été transformées en de grands vignobles à l’arrosage intensif. Sur la route entre les deux villes, ça pullule de petites bourgades ou de caves isolées qui produisent encore le vin et le pisco de manière artisanale. Dans chacune, on a droit à une pause, explication et dégustation de l’alcool national, qui fait la fierté des Péruviens et alimente les revendications face à son voisin chilien. Pour citer quelques caves importantes : la Bodega Ocucaje, qui produit les meilleurs vins du pays, se situe à environ 30km au sud d’Ica ; la Bodega el Catador, l'une des plus visités qui foule encore le raisin au pied pour la plus grande joie des visiteurs et qui propose aussi un restaurant ; la Bodega Tacama, grand complexe industriel qui fournit tout le pays et certains de ses voisins en rouges et en champagnes. 

Huacachina

Au creux de plusieurs hautes dunes de sable, au milieu d’un désert aride, l’oasis et le lac de Huacachina semblent être un mirage. Au centre, le lac, d’une eau couleur émeraude, dégage une odeur sulfureuse –ce qui lui vaut la réputation d’être d’une grande aide curative pour toutes les maladies de la peau. Tout autour, de vieilles maisons coloniales, les hauts palmiers et les bougainvilliers en fleur rendent l’atmosphère presque idyllique. Le cadre est si beau qu’il a été reproduit au dos des billets de s/ 50. Autrefois point de rendez-vous de la bonne société péruvienne.

Ica

La région d’Ica est la première productrice de vins et de pisco. Un peu plus élevée que le niveau de la mer, entourée de dunes de sables et d’un désert sec, le climat est idéal pour la culture des vignobles. Plus que la ville, ce sont les alentours qui méritent le détour : on peut se promener en compagnie des caballeros aux grands chapeaux montés sur leur cheval de paso péruvien, entre dunes et oasis, en passant par de magnifiques lacs, ou bien faire d’autres sports comme le surf de sable, etc…

Iles Ballestas

Accessibles uniquement en bateau, ces îles abritent une quantité étonnante d’espèces marines. On passe par des grottes, des pics de roche isolés où se dorent au soleil quelques lions de mer, avec le survol des cormorans de Bougainville et des pélicans au dessus de nos têtes. Dans l’eau, dauphins et manchots de Humboldt font la course. Sur l’île, des colonies entières de flamants roses profitent de leur journée. Une excursion vraiment particulière, dû à l’incroyable densité de la biodiversité.

Nazca

Les célèbres lignes de Nazca… Elles continuent à alimenter les spéculations les plus folles. Dessinées à même le sable et la roche des dunes qui environnent la ville elle-même, elles forment des géoglyphes aux formes étranges, des animaux, des formes géométriques, etc. La meilleure façon pour apprécier l’ampleur des travaux est de les survoler en avionnettes, pour un circuit de 30min environ. En outre, plusieurs musées expliquent l’histoire de ces signes et de la civilisation du même nom qui les aurait tracées entre 300 av JC et l’an 800 ; d’autres restes archéologiques de premier intérêt bordent la ville ; et un immense parc naturel commence là et s’étend en direction de Cusco. La ville est devenue hypra-touristique, mais ses trésors en valent vraiment la peine.

Paracas

A une vingtaine de kilomètres de Pisco, le petit village de Paracas est entouré de plages, de palmiers, de restaurants tranquilles bercés par la brise et de stands à coquillage. Mais c’est surtout pour le parc naturel de sa presqu’île que l’on vient à Paracas. Le mariage du désert et de la mer a permis à des milliers d’espèces de fleurir dans un environnement de toute beauté : poissons, oiseaux, mammifères… Le parc contient aussi d’incroyables pièces archéologiques de la civilisation du même nom que la ville (céramiques, poteries, etc.), ainsi que des ruines vieilles de plus de 5000 ans !

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Lares

Lares est un petit village dans la cordillère des Andes sur la route vers l’Amazonie. C’est le départ de plusieurs trekkings qui sont pour la plupart des anciens chemins Incas pour rejoindre la vallée sacrée des Incas.
Le village a aménagé des bains thermaux aux eaux chaudes naturelles qui font le plaisir des habitants et des voyageurs.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Trekking de Lares

Une des meilleures alternatives au chemin des incas : le trekking de Lares est aussi un ancien chemin emprunté par les incas qui relie les hauteurs de la vallée sacrée avec le village de Ollantaytambo. Cette marche à la particularité de traverser des villages andins typiques au costumes, traditions et mode de vie encore préservé de la mondialisation. La randonnée de 3 ou 4 jours est connectable avec une visite au Machu-Picchu en prenant le train depuis Ollantaytambo le dernier jour pour rejoindre le village d’Aguas-calientes.

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Amantani

Tout comme sa voisine Taquile, Amantani est relativement éloignée du littoral au départ de Puno, soit environ 4h. Et également comme Taquile, l’organisation sociale est remarquable : collectivisation du travail, des ressources apportées par le tourisme et par l’artisanat… L’activité dominante de l’île est l’agriculture : avec les terrasses de style inca, les céréales, tubercules et fèves sont la base de l’alimentation. D’autre part, l’artisanat est important, que ce soit la céramique, la laine ou encore le cuir. Moins touristique que Taquile, la beauté des paysages, des promenades et des ciels étoilés (attention au froid la nuit…) est à couper le souffle. Il est possible de dormir chez l’habitant, et on se déplace exclusivement à pied entre les 8 petits hameaux de l’île. Sur les deux sommets, à 300m au dessus du niveau du lac, des vestiges de l’empire de Tiahuanaco sont le centre des offrandes aux dieux de la nature de la religion altiplanique. 

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

Quels sports sont pratiqués au Pérou ?Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ? La Gastronomie au PérouQuel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?
Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Le sport au Pérou

Comme dans toute l’Amérique Latine, le fútbol est LE sport fétiche des Péruviens. Transportés par une fièvre invincible lors des matchs opposant des rivaux traditionnels, tout le pays semble s’arrêter de vivre le temps du match. La pichanga du dimanche est elle aussi un grand incontournable : match entre différents clubs, entre amis, sur un terrain vague ou sur les hauts plateaux dans des communautés perdues dans les Andes, tout le monde joue de près ou de loin au foot. L’absence de l’équipe péruvienne aux différentes Coupe du Monde est un sujet qui ne cesse d’alimenter les frustrations nationales.

D’autres sports sont également pratiqués, mais très loin derrière le football : par exemple, le volleyball (surtout féminin) et le basketball. Le jogging et la randonnée sont des choses complètement inconnues de la plupart des Péruviens, qui considèrent la marche à pied comme chose réservée aux paysans qui n’ont pas la possibilité de prendre un bus (par manque d’argent ou manque d’infrastructures routières) ; ou des touristes. En effet, les possibilités de sports d’extérieur abondent : rafting, VTT, treks et andinisme (l’équivalent sud-américain de l’alpinisme), escalade ; sur la côte, plongée, surf, sandboard… 

Outre les « sports » à proprement parler, un centre d’intérêt particulier des Péruviens sont les corridas, d’une part, et les combats de coqs, de l’autre. Les paris vont bon train et l’argent et la bière circulent, dans ces réunions dominicales très typiquement latino-américaines. 

Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?

Quels sont les différentes fêtes et festivités au Pérou ?

Janvier : 
Pendant la dernière quinzaine du mois, Trujillo s’anime autour des concours de marineras sur la place centrale et dans différents lieux de la ville.

Février : 
C’est le mois du Carnaval à travers tout le Pérou : la cérémonie centrale consiste à planter un arbre et danser autour ; puis on coupe l’arbre et on se précipite sur les cadeaux accrochés à ses branches. Pendant ce temps, les bombes à eau volent dans tous les sens et on vaporise de mousse tous les passants. Une ambiance de fête comme aucune autre.
A partir du 2, et pendant les deux semaines suivantes, Puno célèbre la Candelaria (la chandeleur) :danses et musiques folkloriques comme la Diablada, masques monstrueux représentant des esprits et des monstres, c’est une fête pour le cycle de fertilité et aux récoltes, qui se finit par un culte aux morts.

Mars : 
Au sud de Lima, à San Vincente de Cañete, c’est le festival des sports d’extérieur : on peut  y pratiquer du VTT, du rafting, du parapente, du trekking dans les dunes…

Fin mars/début avril, tout le Pérou fête la Semaine Sainte (semana santa) : les marques de ferveur religieuse prennent le dessus sur la vie des habitants, et les rues s’enflamment de défilés, musiques et danses. Cette célébration est particulièrement intéressante à Ayacucho, où un tapis de fleurs est installé par terre pour que les foules viennent le piétiner. 

Avril :
Dans les environs de Cusco, on fête le Señor de los Temblores (seigneur des tremblements)en jetant des petites fleurs rouges sur le sol, en représentation du sang du Christ.
Du 15 au 20, à Pachacamac, site préhispanique dans les environs proches de Lima, on fête le CaballoPeruano de Paso (cheval péruvien de promenade, mélange de race espagnole et arabe), fierté des Péruviens.

Mai :
Le 1°, Arequipa fête la Virgen de Chapi : tout un pèlerinage se constitue pour parcourir 45km de nuit, soit environ 15 heures de marche, pour se laver de ses péchés.
Pendant la 1° semaine, se déroule dans les environs de Cusco le pèlerinage le plus célèbre de toute l’Amérique Latine : le Q’oyllurRit’i, qui signifie Etoile des Neiges en quechua. Partant du village d’Ausangante, il s’agit de monter à mi-chemin du mont du même nom. Déguisés en ours, vêtus de costumes traditionnels, chargés de cadeaux et d’encens, environ 10 000 pèlerins viennent chaque année adorer l’image d’un Christ qui serait apparu à un berger, mais aussi vénérer les Apus, divinités des montagnes, Pachayaya, la mère-Eau, etc. Un des plus beaux exemples de syncrétisme religieux au Pérou.

Juin :
Au cours de la 1° semaine, Cusco est animée la fête de la bière.
Du 1° au 7 juin, Huaraz organise pour la Semaine de l’Alpinisme.
Pendant la deuxième semaine de juin, Ica fête les vendanges avec Festival International de la Vendemia.

Le Corpus Cristi est un point commun dans de nombreuses villes, mais est particulièrement intéressant à Cusco : aujourd’hui, vénération des saints, c’était à l’origine des fêtes nettement païennes. Défilés de danses et de saints dans toutes les rues.

Le 24, à Cusco, c’est l’Inti Raymi : fête inca par excellence, il s’agit de l’adoration du soleil au moment de l’équinoxe d’hiver pour ces latitudes sud. Fête très touristique, mais non moins intéressante pour la recréation fidèle de l’Inti Raymi préhispanique : l’Inca s’adresse au peule, défile avec ses soldats et ses nobles, le tout au milieu de fêtes, de musique, de danses. Départ au Q’oricancha et arrivée à Sacsayhuaman, où un(faux) sacrifice de deux lamas précèdent les incantations et les rituels magiques.


Le 24 également, dans le reste du Pérou, on fête la Saint Jean. Au programme,  feux de joie, danses, musiques traditionnelles, et défilés, surtout dans la jungle amazonienne au nord du pays (Iquitos).


Le 29, la région du lac Titicaca particulièrement, fête la St Pierre et St Paul, avec ses danses, costumes traditionnels, musique et défilés.


Juillet : 
Lors de la 2° semaine du mois, Paucartambo, dans la région de Cusco, fête la Virgendelcarmen (mamachadelcarmen), patronne des métis. C’est l’autre grand pèlerinage et défilés avec le Q’oyllurRit’i, tel l’aspect mâle et femelle d’une même chose, croyance chère aux incas. Comme en mai, les danses, célébrations, défilés, processions et costumes et masques sont pour le moins impressionnants, et draine des pèlerins de tout le pays.

Fin juillet, autour du 28 qui est jour de l’indépendance péruvienne, ce sont les fêtesnationalesdu Pérou  (Fiestas Patrias). C’est un temps privilégié pour être en famille et assister à des combats de coqs, des corridas et des défilés de chevaux.

Enfin, la Yawar Fiesta alieu dans la campagne profonde, à 8h d’Abancay ou d’Ayacucho, sur des routes défoncées. Cet évènement qui met en scène un condor accroché au dos d’un taureau remonte à l’époque de la colonisation, et est une sorte de revendication indigène. La position de supériorité du condor (représentant les autochtones des Andes) le mène le plus souvent à la victoire sur le taureau (représentant l’empire espagnol) et à la mort de ce dernier, comme une revanche sur l’empire espagnol. Cette fête a entre autre été dépeinte par José Maria Arguedas (voir Littérature péruvienne), dans son œuvre du même nom que la fête.

Aout :
Lima fête sa patronne, Santa Rosa de Lima (Ste Rose de Lima), en une célébration plein de ferveur religieuse, de défilés et de musique.

Septembre : 
Fête du printemps à Trujillo pour la dernière semaine (danses chants défilés…)

Andahuaylas (près d’Abancay) célèbre la Virgen de Cocharcas, une sorte de reprise de la Virgen de la Candelaria à Copacabana en Bolivie et sur les rives du lac Titicaca (bénédiction de voitures, processions religieuses, …etc)

Octobre :
Saint le plus populaire de toute l’Amérique Latine, le Señor de los Milagros(seigneur des miracles) est adoré tout au long du mois d’octobre. C’est un des seuls saints ‘’moreno ‘’, noir, du continent. Pour cette époque, beaucoup de gens s’habillent volontiers en violet (couleur favorite de ce saint, qui est connu pour répondre aux prières en ce mois d’octobre et pour faire des miracles.) Les dimanches sont souvent réservés aux corridas. 

Pendant la 2° semaine du mois, à Abacaya, Piura, on célèbre le Señor Cautivo(seigneur captif), réputé pour être également miraculeux. 

Pendant la 3° semaine, Ica fête le Señor de Luren.

Novembre : 
Le, 1° la Toussaintest célébrée dans tous le pays, et le 2, pour la fête des morts, les familles vont au cimetière pour rendre visite à leurs proches.

A partir du 5, c’est la Semaine de Puno, avec moultes festivités, où l’on évoque la fondation de l’empire Inca.

Décembre : 
Evidemment, la Navidad (nativité, noël) est fêtée avec ferveur dans tout le pays. Dans les Andes, les images de syncrétisme religieux entre catholicisme et repères culturels andins remplissent les places publiques.

A Cusco, le 24 (soit la veille de Noël), le Santiranticuyest un peu notre marché de Noël, avec sur la place d’armes de nombreux articles d’artisanat à admirer ou à acquérir, comme des poteries, des céramiques, des poupées, etc.

Enfin, le 27 décembre, sur la côte, les communautés noires afro-américaines fête leur patronnela Virgendel Carmen, surnommée à cette époque Peoncita.

Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?

Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?

La musique au Pérou

Héritage de son histoire métissée et colorée, la musique (ou plutôt, les musiques) du Pérou sont d’une incroyable richesse et diversité. 

De l’époque pré inca, les Andins ont gardé plusieurs instruments : la zampoña, cette flûte de pan sur laquelle est jouée El Condor Pasa ; la quena, sorte de flûte en bois au son très distinctif ; le charango, espèce de mini guitare à douze cordes et aux harmonies très aiguës ; le pututo, coquillage dans lequel on souffle, telle la corne tyrolienne. Ces mélodies andines sont encore jouées dans toutes les communautés et accompagnent toutes sortes de danses : c’est l’image parfaite que l’on se fait de la musique péruvienne. L’air le plus classique dans ce genre est le huayno, à la fois mélodie et danse typique des Andes.

D’autre part, sur la côte, l’influence des rythmes afro-américains est très importante: le landó, accompagné de tambours et du cajon typique (caisse de résonnance utilisée comme percussion). Deux chanteuses incarnent cette tendance musicale : Susana Baca, nommée Ministre de la Culture en 2011, et Eva Ayllon, toutes deux d’origine noire, dont le charisme n’a d’égal que leur fierté pour leurs origines afro-américaines.

Et puis, hérité de la colonie pure, la musica criolla est un style qui est toujours très apprécié des Péruviens. Raul Garcia Zarate, le meilleur guitariste que le Pérou ait connu, s’est révélé par la musique créole. Deux chanteuses méritent d’être citées, Chabuca Granda et Lucha Reyes, dont les chansons constituent le répertoire classique des Péruviens, ce qui serait pour les francophones Edith Piaf ou Jacques Brel. 

En dehors de ces grandes tendances musicales, la musique à la mode est une fusion de plusieurs styles. Ce qu’on appelle la musique chicha est un mélange des sonorités des instruments andins, des rythmes de la cumbia importée de Colombie ou de Bolivie et des influences rock qui traversent toute l’Amérique Latine, pour donner le style inimitable du groupe Los Shapis.


 La Gastronomie au Pérou

La Gastronomie au Pérou

Quels sont les plats typiques et emblématiques du Pérou ?

La cuisine péruvienne est, avec le foot, LA fierté nationale et le trait d’union entre toutes ces populations aux cultures et aux réalités très différentes. C’est véritablement une composante essentielle de la culture nationale. Reconnue (selon eux) comme la meilleure cuisine du monde, voici quelques pistes pour partir à la découverte d’un menu aussi varié que savoureux.

Les caractéristiques majeures de la cuisine péruvienne est la présence de riz à tous les repas (les péruviens ne peuvent pas concevoir un repas sans riz) accompagné de tubercules (pommes de terre, yuca et autre). La viande est présente dans presque tous les plats, ainsi que l’aji, une sauce qui se décline sous divers variantes mais qui ne manque jamais d’être très piquante. La soupe est un élément crucial du repas, et les menus disponibles sont à 80% composé d’une soupe et d’un plat principal (qui peut parfois être remplacée par une entrée).

On ne peut pas commencer à parler de la cuisine péruvienne sans parler du cebiche. Ce plat à base de poisson est le fer de lance de la fierté nationale péruvienne car le conflit avec le Chili (ennemi juré) à propos de l’origine de ce plat est encore extrêmement vif. Le principe est simple : prenez du poisson frais, coupez-le en petits dés, laissez-le cuire (oui, j’ai bien dit cuire) dans le jus de citron, ajoutez des lamelles d’oignons et de l’aji, ce piment local très fort, et servez très frais. Servi avec sa soupe de poisson, le chilcano, ce plat est tellement apprécié que même loin de la côte et dans les hautes montagnes des Andes, on fait importer du poisson de Lima pour faire des cebiche et les servir à toute heure. 

Plusieurs tendances culinaires (en fonction de la zone géographique) se déclinent à travers le pays. La comida criolla, originaire de la côte et fortement influencée par la cuisine espagnole et coloniale, est aujourd’hui répandue dans tout le pays. C’est celle qui fait sa reconnaissance internationale. L’aji de gallina est un plat à base de morceaux de poulet baignés dans une sauce jaune plus ou moins piquante, à base d’aji amarillo, variante jaune et douce du même piment que celui du cebiche. C’est lui que l’on utilise aussi pour la papa a la huancaina, entrée typique composée de morceaux de pomme de terre recouverts d’une sauce jaune légèrement pimentée. Délicieux. Autre entrée criolla, el escabeche de pollo : chou-fleur, carotte et oignon marinés dans du vinaigre, avec des lamelles de poulet. La papa rellena, littéralement ‘’pomme de terre fourrée’’, est une entrée où la purée de pomme de terre enrobe un fourrage fait de viande, carotte, petit pois, œuf dur, raisins secs, olives, que l’on frit. Ce même fourrage est utilisé dans le rocoto relleno : le rocoto est une forme d’aji plus grande, vert ou rouge, qui est dans ce cas fourré. La causa limeña est une sauce à base de mayonnaise et de thon coincée entre deux couches de pâte de pomme de terre, froide. Parfois, par manque d’accès à ce poisson, il est remplacé par du poulet. Toutes ces entrées peuvent aussi être consommées dans les marchés ou dans les rues comme piqueos, des snacks sur le pouce, comme le tamal, à base de farine de maïs ou autre, sucré ou salé, enrobé de feuille de bananier ou de maïs selon la région…

Dans les plats criollo, le carapulcra (très différent de son presque homonyme bolivien) est une sorte de mélange juteux à base de patate sèche de couleur marron, typique de la côte au climat chaleureux, mais encore une fois récupéré dans tout le pays. De même,l’arroz con pollo (riz et poulet, avec assaisonnement),l’arroz con pato (même chose avec du canard), oul’arroz con mariscos  (avec des fruits de mer). Le lomo saltado est un mélange de tomate et oignon à la poêle avec des frites et des morceaux de viande de bœuf. Le seco de res (de porc, mais aussi possible avec du poulet, du bœuf, etc.) est un plat avec seulement du riz et de la viande recouverte d’une sauce verte, succulente.

Pour les amateurs de viande, le Pérou est le pays des merveilles, tant par la qualité de la viande que par la diversité des préparations. La grande surprise que le Pérou vous réserve est le cuy (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Le cuy chactado d’Arequipa ou al horno de Cusco sont différentes variantes. D’autre part, lechicharrónest un morceau  de viande de porc frit, grillé, servi avec du mote (mélange de maïs, de fèves, etc. bouillis) et des feuilles de menthe. Comme on dit, ‘’tout est bon dans le cochon’’ : même les tripes (la pansa), même l’estomac (le rachi, estomac de vache lavé, bouilli et frit)… Dans le poulet, les mollejitas sont une partie de l’appareil digestif de l’animal très recherchée. On en mange aussi les pattes, dans un plat appelé patita con mani (avec des cacahuètes). On en trouve partout dans le pays. De la même manière, les anticuchos se trouvent littéralement à tous les coins de rue : ce sont des brochettes de viandes (poulet, bœuf, et le plus typique : le cœur de bœuf) surmontées d’une pomme de terre, qui se mangent sur le pouce avec de l’ají. Et puis, un passage par le Pérou ne peut pas se concevoir sans goûter à la viande de lama… 

Des Andes, on retiendra particulièrement tous les types de tubercules : en dehors de la pomme de terre, il y a l’olluco (servi avec une sauce particulière), la yuca (sorte de manioque, souvent frite et servie avec de l’avocat), le camote (orange, sorte de patate douce), la virraca, la uncucha… Et les différentes préparations de ceux-ci : le chuño et la moraya sont des patates déshydratées, condensées, que l’on prépare souvent en soupe. Pendant la saison sèche, de mai/juin à octobre, on les prépare souvent en huatia : on construit un four de terre sèche à l’intérieur duquel on allume un feu. Quand les braises sont chaudes, on met les tubercules et/ou la viande, on fait s’effondrer le four au dessus, et le tout cuit lentement, récupérant le goût de la terre rouge des Andes. On trouve aussi quelques céréales typiques : lequinoa (voir Particularités pour plus de précisions), le tarwi, la kiwicha…De la forêt amazonienne, il faut mentionner la pachamanca : c’est un mélange de tubercules et de viandes enrobés dans une grande feuille de bananier, que l’on cuit dans la terre, sous une grosse pierre, un peu comme la huatia. Le plus typique de la région est la préparation de tout ce qui dérive de la banane : soupe de banane, farine de banane, pancake de banane, gâteau de banane, banane frite… ainsi que tous les poissons d’eau douce : le zungaro, le paiche, etc. 
En dehors de ces spécialités, classiques du Pérou, les Péruviens raffolent de certaines choses pas si typiques… Le chifa, mélange entre cuisine chinoise et ingrédients/saveurs péruviennes, est un succès total. De la même façon, le pollo a la brasa, simple poulet rôti servi avec des frites, une salade et parfois une petite soupe, est la diète hebdomadaire (voir plus) de tout le pays.

Pour les gourmands qui ne peuvent pas se passer de sucre, les desserts péruviens sont assez riches et variés, malgré le peu d’intérêt des Péruviens eux-mêmes pour les choses sucrées. Dans les gâteaux, il faut mentionner le tres leches (‘’trois laits’’), le suspiro a la limeña (très sucré et surmonté de meringue), la torta helada (‘’gâteau congelé’’, avec de la gélatine). D’autres douceurs sucrées qui valent le détour, les picarones, cette espèce de pâte de camote et de citrouille frite dans de l’huile bouillante et servie avec une espèce de miel –à en tomber à la renverse ; la mazamorra morada, une pâte un peu gélatineuse faite à partir de maïs violet bouillie et d’épice comme la cannelle et le clou de girofle, souvent accompagnée de riz au lait (arroz con leche). Niveau pâtisserie, pas grand-chose à part l’alfajor, rond, fourré de manjar blanco(comme le dulce de leche, crème de lait bouillie sucrée). Leturrón de doña Pepeest aussi à mentionner. 

Quant aux boissons, le Pérou a de nombreuses choses à vous faire découvrir. Pour commencer sans alcool, la chicha morada a pour beaucoup le goût du Pérou. Comme la mazamorra, faite à base de maïs violet bouilli avec quelques autres fruits, de la cannelle et des clous de girofle, on en vend à tous les coins de rue. Les boissons gazeuses appelées gaseosas sont très consommées : en dehors du Coca Cola typique et autres fanta et sprite, la particularité locale s’appelle l’Inca Kola : jaune fluorescent et au goût de chewing gum, les Péruviens ne vous laisseront pas repartir sans l’avoir goûtée. Puis, différentes infusions (mate) sont disponibles : de coca, d’anis, de camomille (manzanilla)…

En ce qui concerne les boissons alcoolisées, il faut évidemment commencer par le pisco : avec le cebiche, c’est l’autre rivalité avec le Chili. Il est principalement produit sur la côte au sud de Lima : liqueur de raisin distillée, il est à environ 40°. Son utilisation la plus connue est pour la confection du fameux Pisco Sour, cocktail à base de pisco, de jus de citron, de sucre et de blanc d’œuf. Un must des soirées péruviennes. On l’utilise aussi pour le cocktail appelé algarrobina, du nom de la gousse de mestique (sucrée et très protéinée) qui est sa composante principale, avec du pisco, du lait, du jaune d’œuf, du sucre et de la cannelle. En ce qui concerne les bières, elles sont assez diversifiées : la plus connue est la cusqueña, dans sa bouteille au design très particulier, la plus consommée (blonde ou brune) de par sa qualité nettement supérieure aux autres. Ensuite, la Pilsen, avec sa bouteille d’1,1 litre, la plus populaire lors des réunions de famille ou dans les communautés ; la Cristal, surtout consommée sur la côte ; laBramha pas forcément la meilleure, et donc légèrement en perte de vitesse. Avec la bière, le rhum est l’alcool le plus consommé (souvent mélangé avec des sodas). 

Le Pérou produit de très bons vins, bien que leur consommation ne soit pas particulièrement répandue. Pour cette raison, la majorité du raisin produit sur la côte (Ica, Nazca, Moquegua, etc…) est distillé pour en faire du pisco. Cependant, quelques vins sont à mentionner : le Borgoña, vin rouge extrêmement sucré (!!) est présent dans tous les points de vente.  L’une des grandes marques du vin péruvien est Tacama ; situé au sud de la ville d’Ica, ce vignoble importe depuis les années 1920 des plants et des technologies de France. La collaboration étroite avec des spécialistes français a, entre autre, participé à l’obtention de plusieurs prix internationaux. L’autre grand vignoble, Ocucaje, a aussi été récompensé de nombreuses fois au niveau international, tant pour leurs blancs que pour leurs rouges. Tabernero s’est, quant à lui, spécialisé dans les champagnes, plutôt secs, ainsi que dans les vins sucrés (qui connaissent un grand succès au Pérou). Enfin, les vins péruviens doivent faire face à la concurrence des vins chiliens et argentins qui sont importés en large quantité et très populaires au Pérou.

Les festivals de gastronomie sont importants au Pérou. Le plus connu est le festival de Lima nommé Mistura, littéralement «mélange» en espagnol, ce qui reflète bien à la fois la variété de la gastronomie péruvienne et celle des plats présentés à ce festival. A travers le pays, de multiples initiatives voient le jour : le festival PROVOCARTE, où la mise en ligne de vidéos de recettes et de préparations cherche à promouvoir et conserver les traditions péruviennes ; le Cusco Come (qosqo mijuy, ou encore Cusco Mange) ; la Feria de lagastronomía y el vina en Chiclana ; etc. De très grands chefs péruviens sont également reconnus internationalement : d’abord, Gaston Acurio, le co-fondateur de Mistura ; Pedro Miguel Schiaffino, dont la cuisine expérimentale et innovatrice a fait ses preuves ; Don Cucho la Rosa, connu pour ses recettes strictement traditionnelles mais incroyablement savoureuses et Patrick Vogin qui mélange de façon subtile la cuisine Française avec la cuisine Péruvienne dans son restaurant l’Indio Feliz de Aguas Calientes… Bref, pour les amoureux de bonne chaire, le Pérou vous attend pour vous faire découvrir la richesse et la diversité de ses coups de fourchette.


Quel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?

Quel était l’une des principales écoles de peinture dans les Andes durant la conquête espagnole ?

L’école de peinture de Cusco

La conquête espagnole des territoires du Nouveau Monde aura connu deux temps forts : d’abord la conquête politique, obtenue par la force en peu de temps, et la conquête des esprits, plus difficile à obtenir, car sur le long terme. Si l’épée réussit à soumettre par la peur, c’est le lavage de cerveau religieux qui permettra aux Espagnols de gagner pleinement et complètement la bataille sur les autochtones. 

Evangéliser ces populations païennes et condamnées au feu éternel de l’Enfer pour ne pas croire au Dieu chrétien, c’est le but que se fixent toutes les sectes chrétiennes qui arrivent sur ces territoires inconnus : Jésuites, Franciscains, et autres se lancent rapidement dans une compétition féroce pour ramener le plus de monde à soi. Première étape : frapper les esprits, impressionner, instiller la peur et le respect. Il faut donc construire, du grand et de l’imposant : d’où la multitude d’églises qui poussent comme des champignons aux quatre coins du pays. On déverse une bonne partie de l’or pillé dans les monuments religieux, comme pour montrer où doit aller la nouvelle allégeance. 

Mais pour décorer ces églises, il faut des peintures, des sculptures, de l’art. Il faut aussi instruire ces peuples, souvent peu éduqués, qui ne se savent ni lire ni écrire, et qui souvent dominent mal la langue du colonisateur : l’œuvre d’art prend alors une dimension très didactique. Commence alors la formation de toute une génération d’artistes autochtones, dans but qu’ils abreuvent de leurs pièces les églises nouvellement construites et qu’ils travaillent à convertir les autochtones récalcitrant à la Parole Divine.

Mais ces artistes ne répondent pas stricto sensu à la demande des « padrecitos » (prêtres) : ils incorporent, aux scènes commandées, des éléments de leur culture andine et de leur cosmovision. Ainsi, la Vierge Marie est représentée comme une grande pyramide, représentation de l’Apu (divinité des montagnes) et associée à la Pachamama ; le Christ en croix est entouré de symbole comme le soleil et la lune, avec à ses pieds le serpent et dans le ciel le condor ; les paysages de fond sont très représentatifs des hauts plateaux des Andes, ou encore de la végétation exubérante de la jungle amazonienne, etc… Ce mélange d’éléments strictement chrétiens et de cosmovision andine est le principal trait de reconnaissance de l’Ecole de Cuzco.

D’autres aspects sont également très caractéristiques : l’absence de perspective (un peu comme l’art médiéval en Europe), le traitement très expressif des sujets (les Christs en croix sont particulièrement forts), les couleurs vives (ainsi que l’utilisation d’or liquide sur les toiles elles-mêmes), certains sujets comme les anges-soldats, et, surtout, l’anonymat complet de la plupart des artistes, dont l’origine indigène ne pouvait évidemment pas être une fierté. Ce n’est qu’avec le temps que le racisme et la discrimination laisseront la place à quelques artistes. Le premier qui s’est fait un nom est Diego Quispe Tito (1611-1681), un jeune descendant de la noblesse inca, qui après avoir suivi un temps le style appelé « maniérisme », donne ses lettres de noblesses à ce qui va devenir l’Ecole de Cusco. Après lui, d’autres comme Basilio de Santa Cruz Pumacallao (1635-1710) ou encore Marcos Zapata (1710-1773), continueront le mouvement artistique. Celui-ci n’étant pas l’apanage des peintres Quechua, natifs, exclusivement, certains métis s’y sont également illustrés : Julio Lopez de Uturrizafa, Juan Espinoza de los Monteros, LazarroPardodelLago, etc. Pour finir, bien que l’Ecole de Cuzco soit né dans l’ancienne capitale impériale, presque toutes les villes péruviennes possèdent des toiles de l’Ecole de Cuzco.

Petites anecdotes sur le Pérou

Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?C’est quoi un gringo ? Combat de coq au Pérou La feuille de coca… des indiens au coca-colaFriajes dans l’Amazonie
Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?

Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?

Les huaqueros
Comme dans toutes les régions du monde qui abritent des trésors archéologiques, le Pérou connait des problèmes dus auxdits « huaqueros », ces pilleurs de tombes incas et préincas. Les légendes et les mythes sur les trésors que renferment ces huaca (lieu sacré, en quechua), attirent depuis toujours des personnes sans foi ni loi qui, après avoir profané les tombes, se dédient au commerce illégal d’objets anciens, précieux, archéologiques trouvés à l’intérieur. De façon plus ample, il y a aussi le cas d’héritiers de certaines pièces qui vendent ces biens, du fait de la nécessité de satisfaire des besoins primaires et qui ignorent la valeur réelle de ces objets. De manière générale, le commerce au noir a dilapidé des pièces inestimables qui auraient permis de retracer avec une grande exactitude des pages entière de l’Histoire du Pérou et de l’Humanité. On estime à environ 20 000 pièces la quantité des pertes annuelles au Pérou.

C’est quoi un gringo ?

C’est quoi un gringo ?

C’est qui un gringo ? Quel est l’histoire de l’origine du mot gringo ? 
On entend le mot « gringo », et tout de suite, nous passe devant les yeux le mexicain moustachu au grand sombrero des vieux films de western. En réalité, si ce mot est aujourd’hui relativement célèbre, son origine l’est beaucoup moins. Deux versions principales de l’histoire : la première raconte que lors de la guerre entre Etats-Unis et Mexique de la fin du XIX° siècle, l’uniforme des soldats américains était vert, d’où les cris de leur généraux « GREENS GO ! », repris et ridiculisé par les Mexicains avec le mot « gringo ». La deuxième version raconte que, pendant ce même épisode de guerre, les soldats américains avançaient en chantant une chanson dont le refrain est « Green Grow the Lilacs » (les lilas verts poussent) : d’où, à nouveau « gringo ».

Quoiqu’il en soit, depuis la fin du XIX° siècle, ce mot s’est incorporé dans le langage courant au Mexique, et, puis rapidement dans le reste de l’Amérique Latine. Au Pérou, « gringo » est très couramment utilisé. Le terme n’est pas nécessairement péjoratif, au contraire, il est généralement utilisé de façon neutre ; mais cela dépend du contexte de la conversation, du pays où vous êtes, et du ton avec lequel il est utilisé. S’il s’emploie avant tout pour un habitant d’Amérique du Nord, le terme « gringo » (ou gringa) désigne généralement un étranger (surtout blanc) venu d’Amérique du Nord ou d’Europe, dont la langue maternelle, souvent, n’est pas l’espagnol... Bref, les gringos, c’est vous☺

 Combat de coq au Pérou

Combat de coq au Pérou

Le combat de coqs est un divertissement et une passion commune à bien des pays d’Amérique Latine qui prend toute son expression au Pérou. Importée d’Espagne pendant la colonisation, la  race d’oiseaux utilisée –de manière exclusive-- dans ces combats est de nature très territoriale et incroyablement agressive (à l’état naturel, c'est-à-dire sans l’élevage humain, cette race se serait éteinte il y a longtemps du fait de la confrontation à mort constante des mâles mais aussi des femelles entre eux).  
Il existe deux types de combats : celle de navaja, avec une arme affilée qui rend le combat assez aléatoire, et celle de pico ou piquero, avec des armes beaucoup plus réduites qui imitent l’ergot naturel de l’animal : l’intérêt du combat consiste alors à observer les qualités de combattants de ces animaux de combat. 
Les tournois de combats de coqs se donnent à chaque fois que le temps se présente ; mais particulièrement fin juillet, lors de la fête nationale, Fiestas Patrias.

 La feuille de coca… des indiens au coca-cola

La feuille de coca… des indiens au coca-cola

La feuille de coca, tantôt vénérée, tantôt combattue, a toujours occupé une place prépondérante dans les différentes civilisations qui ont peuplé le Pérou actuel. En effet, à l’origine, c’est une plante sacrée des Andes que l’on utilisait (et que l’on utilise encore) dans de nombreux rituels, comme l’offrande à la Pachamama, etc. Mais lors de la colonisation espagnole, le clergé chrétien l’a condamnée comme « feuille du diable », un des nombreux dispositifs ayant pour but de déraciner la culture et les croyances locales pour imposer le christianisme à ces peuples païens.A la fin du XIX° siècle, l’américain John Pemberton mélange cette feuille andine avec du vin rouge français, inventant par là même l’ancêtre du Coca-Cola. Puis, le mélange de la feuille de coca avec la noix de kola a produit une boisson stimulante et énergisante. Jusqu'à l’heure d’aujourd’hui, la Coca Cola Company achète quelques centaines de tonnes de feuilles de coca par an pour la confection de la fameuse boisson gazeuse.
A partir des années 1960, le narcotrafic commence à s’étendre peu à peu sur le continent sud-américain, et la culture de la feuille de coca commence à devenir celle des paysans pauvres qui cherchent à gagner un petit peu plus en cultivant la coca au lieu de produits agricoles aux prix en chute libre. Dans les années 1990, les programmes de lutte contre la production de coca vont bon train. Le seul ayant eu une répercussion positive sans pour autant exciter le mécontentement des paysans a été le blocus aérien entre la Colombie et le Pérou, empêchant par là même le commerce des substances nécessaires pour la production de pâte basique de la cocaïne. Des programmes de desarrollo alternativo, développement alternatif, soutenant la production agricole pour éviter un détournement de la main d’œuvre vers la culture du coca, ont été mis en œuvre, mais la plupart sont de véritables échecs du fait, entre autre, des bas prix des produits agricoles qu’on tentait de substituer à la culture de la coca. 
Malgré la mauvaise image internationale qu’a cette petite feuille, les paysans péruviens continuent à la mâcher et à l’utiliser dans les rituels andins. En effet, les propriétés vertueuses de cette feuille sont innombrables. Radicale contre les maux de têtes et autres symptômes du mal d’altitude, contre la fatigue du travail physique avec le peu d’oxygène disponible, coupe-faim (deux des principales raisons pour lesquelles les paysans andins mâchent cette précieuse feuille tout au long de la journée), aidant la digestion, analgésique… On peut la mastiquer doucement afin d’en extraire le jus, et y ajouter de la llijta un peu sucrée pour passer son goût amer, ou la prendre en infusion. Mais attention, malgré tout, la feuille de coca est toujours considérée internationalement comme une drogue ; ne tentez pas d’en ramenez chez vous, vous risquez de passer un sale moment à l’aéroport...

Friajes dans l’Amazonie

Friajes dans l’Amazonie

Vous pensiez que l’Amazonie était une des rares zones au monde à connaitre un ensoleillement constant, toute l’année, avec le thermomètre au beau fixe et une humidité étouffante ? Vous allez déchanter. 
En effet, en dehors de la saison de forte précipitation (donc souvent entre juin et septembre), des vents froids et secs venus des hauts plateaux des Andes font un petit tour du côté des zones basses. La température baisse alors soudainement, passant de 27° à quelques 9° ou 10° et faisant chuter le taux d’humidité de façon drastique. De plus, les vents sont régulièrement très forts quand ils passent à ces basses altitudes.
Ce phénomène peut causer un gros problème pour des cultures semi-constantes, comme le sont le cacao, le café, le thé etc. (ne supportant ni le froid ni le manque d’humidité), ainsi que pour des populations sensibles (enfants et personnes âgées) non habituées au froid en général. Mais, d’un autre côté, il semblerait qu’il soit bénéfique à la biodiversité et à l’endémisme biologique de cette zone. 
En tout cas, si vous pensez faire un tour dans le Sud de l’Amazonie péruvienne entre juin et septembre, pensez à prendre quelque chose à vous mettre sur le dos : tongs et petit short ne seront pas suffisants si vous tombez juste sur l’une de ces vagues de froid.

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