Explorateur de nature

La marche de l'Inca

13 jours / 12 nuits    difficulté: 2/3

Sur le chemin des anciens chemins Incas

La marche de l'Inca

13 jours / 12 nuits      difficulté: 2/3
Sur le chemin des anciens chemins Incas

Demande d'informations
Demande d'informations et de tarifs
(En gras: les champs obligatoires)




Votre date de naissance

Date du début du voyage
Recommandez cette page à un ami




Maison poste et télégraphe de LimaPlace des armes à LimaPort de PunoTrekking de Lares Trekking de LaresPort de PunoTrekking de Lares Trekking de LaresMaison de la littérature à Lima

Un voyage au Pérou qui vous fera découvrir le majestueux lac Titicaca, ses îles et la région de Cusco avec un trekking sur les hauteurs de la vallée sacrée qui traverse les communautés andines Huayruro. Un circuit authentique et inoubliable.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Transfert à Juliaca / Nuit au bord du lac Titicaca

Jour 3 - Iles Uros et Amantani

Jour 4 - Ile de Taquile

Jour 5 - Traversée de l’Altiplano

Jour 6 - Cusco

Jour 7 - Cusco – bains thermaux de Lares – Huacahuasi

Jour 8 - Huacahuasi – col Epsay – Patacancha

Jour 9 - Patacancha – Willoq – Ollantaytambo – Aguas Calientes

Jour 10 - Aguas Calientes - Machu Picchu - Cusco

Jour 11 - Journée libre à Cusco

Jour 12 - Cusco / Lima

Jour 13 - Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Lares

Lares est un petit village dans la cordillère des Andes sur la route vers l’Amazonie. C’est le départ de plusieurs trekkings qui sont pour la plupart des anciens chemins Incas pour rejoindre la vallée sacrée des Incas.
Le village a aménagé des bains thermaux aux eaux chaudes naturelles qui font le plaisir des habitants et des voyageurs.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Trekking de Lares

Une des meilleures alternatives au chemin des incas : le trekking de Lares est aussi un ancien chemin emprunté par les incas qui relie les hauteurs de la vallée sacrée avec le village de Ollantaytambo. Cette marche à la particularité de traverser des villages andins typiques au costumes, traditions et mode de vie encore préservé de la mondialisation. La randonnée de 3 ou 4 jours est connectable avec une visite au Machu-Picchu en prenant le train depuis Ollantaytambo le dernier jour pour rejoindre le village d’Aguas-calientes.

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Amantani

Tout comme sa voisine Taquile, Amantani est relativement éloignée du littoral au départ de Puno, soit environ 4h. Et également comme Taquile, l’organisation sociale est remarquable : collectivisation du travail, des ressources apportées par le tourisme et par l’artisanat… L’activité dominante de l’île est l’agriculture : avec les terrasses de style inca, les céréales, tubercules et fèves sont la base de l’alimentation. D’autre part, l’artisanat est important, que ce soit la céramique, la laine ou encore le cuir. Moins touristique que Taquile, la beauté des paysages, des promenades et des ciels étoilés (attention au froid la nuit…) est à couper le souffle. Il est possible de dormir chez l’habitant, et on se déplace exclusivement à pied entre les 8 petits hameaux de l’île. Sur les deux sommets, à 300m au dessus du niveau du lac, des vestiges de l’empire de Tiahuanaco sont le centre des offrandes aux dieux de la nature de la religion altiplanique. 

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

Juliaca

Juliaca est un quelque sorte la sœur jumelle de Puno. Aussi froide et aussi animée commercialement, avec une population très typique, mais avec l’accès au lac en moins. C’est avant tout une plaque tournante des transports dans la région et donc un point de passage obligé, à la croisé des chemin entre Arequipa, Puno et Cusco. 

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

Sillustani

Le site et la presqu’île de Sillustani, sur la route entre Puno et Juliaca, abrite plusieurs tours de pierre rondes, appelées chullpa, dans un décor féérique à cette altitude. Ces tours seraient des sépultures de l’époque inca et pré-inca (civilisation Colla, de langue aymara), aujourd’hui vides, mais dont l’allure imposante se reflète encore dans les eaux cristallines du lac Umayo. Au milieu des eaux, une île, seule, isolée, intrigante, semble fixer les visiteurs. Ce site archéologique hors du commun donne la sensation d’avoir été transporté dans une dimension parallèle. 

A savoir sur le Pérou

Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?Langues au PérouLa famille Péruvienne Le système éducatif au PérouLe cinéma Péruvien
Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?

Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?

Une vie andine encore préservé de la mondialisation

Loin des villes, de la société de l’information et de la culture globalisée, il existe, dans les Andes, des communautés rescapées d’une époque aujourd’hui révolue.
Souvent à plusieurs heures de marche des derniers villages, les dernières communautés andines perpétuent un mode et rythme de vie bien particulier. Ayant intégré par la force la religion catholique, ils continuent cependant à croire à la religion andine.
Leurs maisons, construites en adobe ou en pierre, ressemblent plus à des refuges qu’à de véritables demeures. La vie quasiment autarcique est très liée à l’élevage de l’Alpaga et à l’agriculture vivrière.
La journée commence bien avant le lever du soleil, le plus souvent avec une soupe de pommes de terre et de fèves pour commencer les travaux agricoles, et se finit à la tombée de la nuit lorsque l’obscurité et le froid s’emparent des Andes.
La plupart du temps, sans aucun avantage social ou véritable salaire, les habitants ont organisé les communautés autour de principes stricts de solidarité, qui font écho au mode de vie des Incas.
L’Ayllu est le groupe familial élargi qui est la base de la structure sociale de la communauté. L’Ayniest un système d’échange et de réciprocité (sans argent), comme par exemple le fait d’aider à labourer le champ d’un voisin contre de l’aide pour construire sa maison. LesMinkasont les travaux d’intérêt général qui sont obligatoires, sous peine d’amende.
Chaque année, une fête du village est organisée par un Carguyocqui doit payer et organiser les festivités, et dont la générosité reflète les positions sociales des villageois.

Langues au Pérou

Langues au Pérou

Que parle-t-on au Pérou ?

L’espagnol est la langue officielle du Pérou, et la seule enseignée à l’école. C’est la langue des institutions publiques, des échanges commerciaux, et celle qui est communément la plus acceptée dans tout le pays. Cependant, la réalité bilingue du pays est incontestable. Dans toute la région andine et amazonienne, la population des villes mais surtout des campagnes, parle le Quechua, l’Aymara dans la zone de Puno et dans les environs du lac Titicaca, et différentes langues natives dans l’Amazonie. Il faut noter qu’entre un et deux millions de personnes ne parlent pas du tout l’espagnol, et ne parle que leur langue régionale maternelle. Cette diversité de langue est le reflet de la diversité de cultures qui existe dans le pays. C’est à la fois une richesse de par le dynamisme culturel que cela implique, et à la fois une difficulté majeure pour des thèmes aussi importants que l’éducation, la santé, bref, la vie en société.

En outre, il faut noter que l’anglais est très peu parlé (voire pas du tout parlé) par la population péruvienne. Seul dans les sites touristiques, hôtels-restaurants, ou compagnies aériennes, trouverez-vous la possibilité de parler anglais. Le français l’est donc encore moins. 

La famille Péruvienne

La famille Péruvienne

C’est l’un des piliers fondamentaux de la société péruvienne. Si le film « Tanguy » a pu faire rire en France parce que, décidément, quand à 28 ans un fils n’est pas parti de la maison, l’heure est grave ; cet humour serait totalement incompris au Pérou. En effet, les jeunes (même quand ils ne sont plus si jeunes) restent chez leurs parents jusqu’à tard… très tard. Il n’est pas rare de voir des personnes de 35 ou 40 ans vivre encore chez leurs parents. Première raison évidente : les restrictions financières. Le monde du travail étant assez difficile et informel, rester chez ses parents reste la solution de facilité au niveau économique. Mais au-delà de cette explication matérielle, la réalité est que le poids de la famille est très, très fort dans la culture péruvienne. 
La mère a un statut presque sacralisé et fait de son devoir suprême le fait de servir ses enfants (et souvent aussi son mari) à tous les niveaux : repas, lavage des vêtements, rangement des affaires, etc. Pourquoi partir si Maman met un point d’honneur à tout faire pour soi ? Et pire, se sent abandonnée et reniée en tant que mère si l’on part ? Les fils, en particulier, sont ultra-choyés par leurs mères, qui les appellent « hijito » (mon fils, mon petit, mon tout petit) toute leur vie. Les pères sont aussi surprotecteurs avec leurs filles et ne laissent que difficilement des prétendants s’approcher. D’ailleurs, quand ils déménagent de chez leurs parents (au moment de se marier, souvent), c’est pour habiter dans la maison d’à côté, ou même dans une dépendance de la même maison. 
D’autre part, la solidarité familiale est extrêmement importante. Les relations sociales se font d’abord avec la famille, et ensuite avec d’autres personnes. La plupart du temps, ayant grandis entre cousins et cousines, les Péruviens devenus adultes sortent, dînent, se réunissent, passent leur temps entre membres de la famille. La grand-mère est souvent chargée de s’occuper des enfants pendant que les enfants vont travailler ; et le problème d’une personne est prise à bras le corps par toute la communauté. 
Il faut également savoir que la conception de « famille », au Pérou, est extensive. Il n’est pas rare d’appeler « tio » ou « tia » (oncle ou tante) des amis intimes des parents, bien qu’ils ne soient pas reliés par le sang. Par conséquent, les enfants de ces personnes sont nos « primos », nos cousins. Entre cette généralité et le fait que les familles ont encore tendance à être assez nombreuses, on voit donc qu’il n’est nullement besoin de sortir de la famille pour avoir une vie sociale.  



Le système éducatif au Pérou

Le système éducatif au Pérou

Quel est le niveau éducatif et scolaire au Pérou ?

Officiellement, et selon la Constitution, l’éducation au Pérou est gratuite et obligatoire dans les institutions publiques jusqu’à l’école secondaire. La réalité est pourtant bien différente de cette déclaration d’intention. 

Comme pour le secteur de la santé, le clivage entre école urbaine et école rurale est flagrant. Ce sont les problèmes intrinsèques à la vie en campagne : les centres éducatifs sont souvent très éloignés du lieu de vie des enfants (plusieurs heures de marche par jour sont souvent nécessaires) ; la réalité des enfants dans les campagnes est très différente des villes (ils doivent obligatoirement participer aux tâches de la famille, emmener les bêtes au pâturage, couper du bois, etc) ; de plus, l’éducation interculturelle-bilingue est plus un vœu pieu qu’une réalité (ce qui limite les possibilités d’apprentissage des enfants de peuples autochtones) et il n’y a souvent qu’un professeur pour tous les niveaux. Le caractère obligatoire de l’éducation est donc fortement limité par la situation géographique.

De plus, le caractère gratuit est lui aussi à relativiser. Officiellement, l’école est gratuite, et l’inscription n’est conditionnée à aucun paiement. Cependant, l’inscription à l’APAFA (Association des Parents d’Elèves) est obligatoire, et est relative au ‘’prestige’’ de chaque établissement. De plus, jusqu’à l’heure d’aujourd’hui où la question fait débat, l’obligation d’acheter des livres scolaires neufs (par pression des grandes éditions) ainsi que qu’un uniforme est une réalité dans un grand nombre d’établissements même publics, bien que son obligation soit interdite par la loi. Pour ces motifs, un certain nombre de familles péruviennes n’envoient pas leurs enfants à l’école, par manque de moyens économiques. 

Parmi ces classes sociales désavantagées, la population féminine est la plus touchée. L’éducation des filles n’est pas prioritaire par rapport à celle des garçons lorsque la famille n’a pas les moyens d’envoyer tous ses enfants à l’école. L’autre grande barrière à l’éducation des filles est le problème des grossesses adolescentes, qui poussent les jeunes filles de 14 à 17 ans à abandonner la segundaria (équivalent de collège + lycée). Le manque d’accès à la santé sexuelle oblige les jeunes filles à chercher coûte que coûte un travail qui puisse leur permettre de vivre décemment avec leur enfant, les empêchant par là même de finir leur éducation secondaire. 

Malgré cela, l’éducation au Pérou est en nette amélioration. L’exode rurale a favorisé l’envoi des enfants à l’école (plus accessible en ville que dans les campagnes : en arrivant en ville, les enfants sont à la charge d’un parent, d’un ami, d’une connaissance du village, et rentrent pendant les vacances) ; en conséquence, le taux d’alphabétisme s’est amélioré, passant la barre des 90% dans le courant des années 2000. Malgré les difficultés mentionnées, les efforts pour améliorer l’éducation rurale sont réels, et la croissance économique que connait le Pérou depuis 10 ans donne plus de moyens à l’Etat pour soutenir ces efforts ; l’éducation –primaire- est en nette progression par rapport à ce qu’elle était 15 ans auparavant.

Le cinéma Péruvien

Le cinéma Péruvien

Pendant longtemps marqué par l’influence –et l’affluence— du cinéma nord-américain mais surtout mexicain, le Pérou a mis du temps à proposer des œuvres originales. La seule grande œuvre du milieu du siècle est «La Perricholi», et raconte les aventures amoureuses et politiques d’une jeune andine dans la haute société liménienne. 

Les violences politiques des années 1980 à 2000 limitent fortement les possibilités de production et d’aide à la production de la part de l’Etat, mais alimentera plus tard toute une vague de production cinématographique relatant la barbarie des violences infligées dans les campagnes, tant de la part de terroristes que de la part de l’armée («Paloma de Papel», «En la Boca del Lobo», etc.)

Quelques cinéastes récents se démarquent : Fransisco José Lombardi, qui gagne en 2003 le prix du Meilleur Long Métrage au Festival de Biarritz, dédié aux productions latino-américaines, avec le film «Ojos que no ven» qui décrit la chute du gouvernement de Fujimori. Il est aussi connu pour l’adaptation à l’écran de l’œuvre de Mario Vargas Llosa, La ville et les chiens. L’autre cinéaste qui s’est fait remarqué est Claudia Llosa, la nièce de Mario, avec son film Madeinusa. La description très réaliste de la psychologie et de la vie d’une jeune femme vivant dans les Andes est d’autant plus impressionnante dans son film «La teta asustada», qui a gagné l’Ours d’Or du meilleur film à Berlin en 2009. 

Plusieurs studios de production sont installés à Lima, et tous les ans est organisé à Paris le Festival du Cinéma Péruvien, le Pérou Pacha, dont les informations sont disponibles sur le site internet (www.perou-pacha.com).

Petites anecdotes sur le Pérou

Où se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ?Où peut-on trouver des chiens sans poils ?Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?C’est quoi un gringo ?Cuy –le cochon d’inde…
Où se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ?

Où se trouve la plus ancienne arène du continent Américain ?

La tauromachie au PérouLa tauromachie, aussi connue sous le nom de corrida de taureaux, est évidemment un des nombreux héritages de la colonie. En 1558, elle devient le spectacle officiel de la Vice-Royauté du Pérou, et jusqu’à l’heure d’aujourd’hui, c’est un divertissement très prisé des Péruviens. La représentation majeure de cet enthousiasme pour la corrida est la Feria du Señor de los Milagros, pendant tout le mois d’octobre jusqu’à début novembre. A Lima, les Arènes d’Acho, situées près du centre, accueillent des corridas tous les dimanches. Construites en 1766, ce sont les plus vastes et les plus anciennes arènes de tauromachie du continent sud-américain.En dehors de cette fête majeure de la tauromachie dans la capitale, les petits villages de campagne organisent leurs propres corridas. Mais par manque de moyen, le temps et l’énergie que coûte l’élevage de telles bêtes, le taureau n’est presque jamais mis à mort à la fin du combat, et il est même rarement blessé pour le simple divertissement des humains. Il s’agit réellement de mesurer la force de l’homme contre celle de la bête, et non de montrer sa mise à mort.

Où peut-on trouver des chiens sans poils ?

Où peut-on trouver des chiens sans poils ?

Le chien nu Péruvien : 
Cette race de chien est originaire du Pérou, comme en témoigne les céramiques pré-incas ornées de motifs représentant ces animaux. Leur caractéristique principale est l’absence totale de poil sur leur corps, excepté sur leur tête en une petite crête noire. Pour compenser la perte de chaleur due à l’absence de poils, la température de leur corps est donc plus élevée d’environ 3°C par rapport à d’autres races de chiens. D’où, un usage traditionnellement médicinal de ces animaux, afin de traiter les rhumatismes ou encore l’asthme. 

Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?

Qu’est-ce qu’un huaquero ou pilleur de tombe ?

Les huaqueros
Comme dans toutes les régions du monde qui abritent des trésors archéologiques, le Pérou connait des problèmes dus auxdits « huaqueros », ces pilleurs de tombes incas et préincas. Les légendes et les mythes sur les trésors que renferment ces huaca (lieu sacré, en quechua), attirent depuis toujours des personnes sans foi ni loi qui, après avoir profané les tombes, se dédient au commerce illégal d’objets anciens, précieux, archéologiques trouvés à l’intérieur. De façon plus ample, il y a aussi le cas d’héritiers de certaines pièces qui vendent ces biens, du fait de la nécessité de satisfaire des besoins primaires et qui ignorent la valeur réelle de ces objets. De manière générale, le commerce au noir a dilapidé des pièces inestimables qui auraient permis de retracer avec une grande exactitude des pages entière de l’Histoire du Pérou et de l’Humanité. On estime à environ 20 000 pièces la quantité des pertes annuelles au Pérou.

C’est quoi un gringo ?

C’est quoi un gringo ?

C’est qui un gringo ? Quel est l’histoire de l’origine du mot gringo ? 
On entend le mot « gringo », et tout de suite, nous passe devant les yeux le mexicain moustachu au grand sombrero des vieux films de western. En réalité, si ce mot est aujourd’hui relativement célèbre, son origine l’est beaucoup moins. Deux versions principales de l’histoire : la première raconte que lors de la guerre entre Etats-Unis et Mexique de la fin du XIX° siècle, l’uniforme des soldats américains était vert, d’où les cris de leur généraux « GREENS GO ! », repris et ridiculisé par les Mexicains avec le mot « gringo ». La deuxième version raconte que, pendant ce même épisode de guerre, les soldats américains avançaient en chantant une chanson dont le refrain est « Green Grow the Lilacs » (les lilas verts poussent) : d’où, à nouveau « gringo ».

Quoiqu’il en soit, depuis la fin du XIX° siècle, ce mot s’est incorporé dans le langage courant au Mexique, et, puis rapidement dans le reste de l’Amérique Latine. Au Pérou, « gringo » est très couramment utilisé. Le terme n’est pas nécessairement péjoratif, au contraire, il est généralement utilisé de façon neutre ; mais cela dépend du contexte de la conversation, du pays où vous êtes, et du ton avec lequel il est utilisé. S’il s’emploie avant tout pour un habitant d’Amérique du Nord, le terme « gringo » (ou gringa) désigne généralement un étranger (surtout blanc) venu d’Amérique du Nord ou d’Europe, dont la langue maternelle, souvent, n’est pas l’espagnol... Bref, les gringos, c’est vous☺

Cuy –le cochon d’inde…

Cuy –le cochon d’inde…

Vous pensiez que le cochon d’inde était un animal domestique tout doux et tout chaud que les enfants cajolent ? Eh bien en tout cas, pas au Pérou ! En effet, ici le cochon d’inde, appelé le cuy, est une spécialité culinaire…
Cet animal se reproduit très rapidement et en grande quantité, ne prend pas d’espace, ne demande pas beaucoup de soins et ne consomme pas grand-chose ; c’est donc un animal très facile et pratique à élever pour sa viande ! Viande savoureuse, d’ailleurs, et très bien mise en valeur par l’assaisonnement typique du pays. Malgré tout, la présentation de ce plat on-ne-peut-plus traditionnel (dans les campagnes, toutes les familles élèvent –au moins— quelques familles de cuys) peut choquer les âmes sensibles : il est servi entier, avec la tête, les oreilles, les pattes, les petites griffes… 
Cela dit, aller au Pérou et ne pas goûter au cuy, c’est comme aller en France et ne pas goûter aux fromages. Ca serait vraiment dommage.

Ile AmantaniVue panoramique de LimaLac TiticacaCentre Colonial de LimaVue panoramique de LimaPoste centrale de LimaIle AmantaniVue Panoramique de CuscoCôte Verte à Lima