Explorateur de nature

Grand trek de la cordillère blanche

18 jours / 17 nuits    difficulté: 3/3

La découverte du Pérou par la marche

Grand trek de la cordillère blanche

18 jours / 17 nuits      difficulté: 3/3
La découverte du Pérou par la marche

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Salines de Maras - Vallée sacrée des IncasParapente à LimaLarcomar - Côte Verte à LimaLarcomar - Côte Verte à LimaParapente à LimaPlace des armes à CuscoCircuito de las aguasCircuito de las aguasParc de l’amour à Lima

Un long trekking à travers la cordillère blanche pour découvrir ses hauts sommets et ses profondes vallées. Un séjour pour s’imprégner des traditions andines, sans oublier les hauts lieux de la culture Inca avec Cusco et sa région.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Transfert vers Huaraz en bus

Jour 3 - Journée de visite du site archéologique de Chavin - (acclimatation)

Jour 4 - Trekking d'acclimatation dans les communautés Andines de Huaraz

Jour 5 - Trekking d’acclimatation au lac 69 (4530m)

Jour 6 - Randonnée dans la Quebrada Yanacolpa (3600 m)

Jour 7 - Randonnée jusqu'à Huillca (4000 m)

Jour 8 - Randonnée jusqu'au lac Safuna (4200 m)

Jour 9 - Quatrième journée de marche du trekking de l'Alpamayo

Jour 10 - Randonnée jusqu'à Ruina Pampa (4000m)

Jour 11 - Randonnée jusqu'à Wishcash (4300 m)

Jour 12 - Randonnée jsuqu'à Hualcayan (3139 m) et retour à Huaraz

Jour 13 - Transfert en bus public entre Huaraz et Lima

Jour 14 - Cusco / Visite de la ville

Jour 15 - Visite de la vallée sacrée des Incas

Jour 16 - Visite de Machu Picchu

Jour 17 - Cusco

Jour 18 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Cathédrale de Cusco

Les colons espagnols firent construire ce gigantesque édifice en 1559 sur les vestiges du palais de l’Inca Viracocha, le dernier empereur inca, en signe de domination pure et simple de la nouvelle civilisation sur l’ancienne. Du haut de ses marches, surélevée, la cathédrale de Cusco et ses deux tours semblent trôner sur la Plaza de Armas. En réalité, ce sont trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite, l’église du Triomphe et l’église de Jésus Marie. L’intérieur est surchargé de détails, de petites chapelles adjacentes, d’or et d’argent, de sculptures (dont certaines d’artistes célèbres), de tableaux (plus de 400 !), très représentatifs de l’école cusquénienne… Mais le syncrétisme est omniprésent, avec ce mélange incessant de symboles andins avec des signes de la religion catholique classique. Lors des fêtes religieuses, la cathédrale se pare de ses habits de fêtes, et donne une certaine légèreté à cet édifice autrement lourd d’histoire et détails. Pour la petite histoire, on dit qu’un tunnel relierait la cathédrale avec le site de Sacsayhuaman…

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Maras

La ville de Maras est sur la route entre Cusco et Urubamba. Deux attractions principales qui justifient le détour : premièrement, les marais salins. Depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire ce précieux élément. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les hauts plateaux andins… L’autre attraction, un peu plus loin, est le site archéologique de Moray : des terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Moray

A une dizaine de kilomètres du village de Maras, le site archéologique de Moray est du jamais vu dans la région. Il s’agit de terrasses incas en cercles circonscrits qui s’enfoncent dans la terre, atteignant jusqu'à 1,20m de hauteur pour chaque cercle, en deux cuvettes distinctes. En les regardant depuis le haut ou bien depuis le bas, toutes les perspectives sont incroyables. On pense que cela aurait été une sorte de laboratoire agricole où l’on faisait des expériences en fonction des microclimats correspondant à chaque niveau de terrasse. Très impressionnant, et à ne surtout pas manquer.

Ollantaytambo - Site archéologique

Accrochée à la falaise au dessus du village, la citadelle inca d’Ollantaytambo fut le théâtre d’une des grandes victoires des Incas sur les envahisseurs espagnols. Forteresse mais également centre cérémoniel, un observatoire céleste et un site d’expérimentation agricole (comme à Tipon ou encore à Moray). Plusieurs grands ensembles sont visitables : les bains de l’Inca, et le Palais de la princesse au début de la visite ; puis, en remontant les terrasses agricoles, on accède à la Forteresse, avec ses remparts et ses hauts murs de protection, et avec, au centre, le Temple du Soleil. Les blocs de pierre, venus d’une carrière à 6km de là, sont si impressionnants que s’imaginer comment on a pu les entasser à une telle hauteur au dessus de la vallée est toute une épopée de l’imagination…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Puka Pukara

Le nom signifie “fort rouge” en quechua, et vient de la couleur rosâtre que prend la pierre à certains moments de la journée, en fonction de la lumière. Il s’agit de l’un des sites archéologiques situés à la sortie de Cusco en direction de la Vallée Sacrée ; c’était probablement une place forte pour la protection de la ville, ainsi qu’une sorte d’entrepôt d’un certain nombre de produits agricoles. Depuis l’esplanade à l’arrière du site, la vue sur Cusco est superbe. 

Q'enqo

Derrière le site de Sacsayhuaman et du Christ Blanc qui domine la ville, le site de Q’enko signifie « zigzag ». Il tire son nom des tunnels, des escaliers, et des cuves creusés dans le gros rocher calcaire, en forme de zigzag, probablement pour recevoir le sang ou la chicha lors des cérémonies rituelles. Au sommet de ce rocher, on peut distinguer des sculptures en bas relief de pumas, de lamas et de condors. En dessous, une petite grotte servait probablement de lieu de cérémonie. 

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Salines de Maras

Un peu après le village de Maras, s’étend une plaine étonnante : en effet, depuis l’époque inca, des milliers de puits sont creusés chaque année pour en extraire un précieux élément, le sel. Il vient de la source d’eau chaude, chargée en minéraux, qui coule d’un peu plus haut. Pour le recueillir, une technique assez développée a été de construire des terrasses, afin de retenir l’eau et qu’en s’évaporant, seul le sel reste, prêt à être recueilli. Le paysage est époustouflant : les couleurs contrastent ; le blanc du sel, le vert/brun de l’herbe, les différentes terrasses allant de l’ocre au brun, les hauts plateaux andins…

Saqsayhuaman

Du haut des hauteurs environnantes de Cusco, se dresse l’incroyable site de Sacsayhuaman. Retenez ce nom, malgré la difficulté à le prononcer : c’est, de loin, le plus impressionnant dans les environs immédiats de Cusco (on peut y accéder à pied). De toute première importance tant sur le plan militaire que religieux, il ne reste que 20% de ce que c’était ; une grande forteresse, un complexe d’immenses remparts à trois étages, construits en zigzag, avec des blocs de pierre hauts de plusieurs mètres et lourds de plusieurs dizaines (voire centaines!) de tonnes. Au sommet de ces remparts encastrés, on trouve ce qui semble être un temple dédié au dieu solaire Inti ; et non loin de là, le trône de l’Inca et un autel sacré, appelé ushnu. On dit que Cusco fut conçu par l’Inca Pachacutec comme un puma ; Sacsayhuaman en serait la tête. C’est également ici que les festivités de l’Inti Raymi prennent fin, avec une représentation de la cérémonie traditionnelle qu’est le sacrifice de lamas pour pouvoir lire l’avenir dans leurs entrailles (rassurez-vous, ca n’est aujourd’hui plus qu’une mise en scène).

Tambomachay

C’est l’un des sites que l’on trouve à la sortie de Cusco, sur la route vers la Vallée Sacrée des Incas, un peu à l’écart de la route principale. On y découvre trois grandes terrasses en pierre taillée, reliées entre elles par des escaliers et des murs d’enceinte gravés de différents motifs liés à la religion des Incas. De plus, Tombamachay doit son surnom du Baño del Inca (bain de l’Inca) à la source d’eau naturelle qui jaillit dans la deuxième terrasse jusqu’à un bain de pierre cérémoniel ; les Incas auraient détourné des sources environnantes pour approvisionner en eau ce centre. 

Trekking de la cordillère Ocongate

La cordillère Ocongate est situé à mi chemin entre la ville impériale de Cusco et l'Amazonie et en face de la cordillère du Vilcanota.

Urubamba

Au milieu environ de la Vallée Sacrée, Urubamba est un carrefour important. A une altitude plus clémente que celle de Cusco, le climat est plus chaleureux, et les cultures de maïs, de légumes et de tubercules sont plus nombreuses. Les excursions en nature que proposent les environs d’Urubamba sont magnifiques (VTT, randonnée, parapente, balade à cheval…). Bordées des hautes montagnes des Andes, les paysages sont à couper le souffle. Le marché trisemanal est également gai et intéressant à visiter. 

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Chavin de huantar

Cet immense site archéologique est le seul de la culture Chavin, qui est l’une des plus anciennes d’Amérique Latine, entre 1200 et 800 av JC. Ce fut un centre religieux et artistique majeur, et probablement  un lieu de pèlerinage selon les premiers espagnols.  Le plus intéressant de la visite se trouve au sous sol : les éboulements de 1945 ont tout enseveli. Sur la place centrale, un escalier mène vers le Castillo, ce temple à 3 niveaux est en pierre brute, avec des ornements (aujourd’hui surtout visibles dans différents musées). D’immenses tunnels traversent le site, avec des salles sous-terraines. La présence de miroirs, de coquillages etc. semble indiquer qu’on y faisait des effets visuels et sonores impressionnants, afin d’inspirer la terreur et d’assoir l’autorité hiérarchique. Le petit musée contient également des statues effrayantes. 

Cordillère blanche

C’est parmi les chaines de montagnes les plus impressionnantes du continent. On y trouve 33 des plus hauts sommets du Pérou, dont le Nevado Alpamayo, à 5947m, le Nevado Santa Cruz, à 6241m, et le Nevado Huascaran, à 6768m, le plus haut du Pérou. Les hauts pics éternellement enneigés rivalisent de splendeur avec les lacs de haute altitude reflétant l’azur pur,  les glaciers gigantesques et les sources d’eau chaude, comme surgies par magie dans ce paysage gelé. 

Huaraz

Huaraz est sans conteste la capitale du sport de haute montagne au Pérou. La ville n’a, en tant que tel, pas grand intérêt : détruite pendant un terrible tremblement de terre en 1970, elle ne s’est jamais remise des dommages subits. Cependant, c’est sa situation géographique exceptionnelle, coincée entre la cordillère blanche et la cordillère noire, qui fait l’attrait incontestable de Huaraz. Beaucoup de touristes le considère comme l’un plus beaux paysages de montagne au monde. La ville vit au rythme des allers-retours de ces alpinistes qui viennent se mesurer à la nature, en quête d’adrénaline et d’air pur. 

Laguna 69

Probablement la mascotte de Huaraz. Une randonnée de 3 ou 4h de marche mène au lac bleu turquoise situé au pied du mont Chararju. L’altitude, 4750m, commence à se faire sentir ; il faut donc une bonne acclimatation. Mais dans l’ensemble, accompagné de votre guide, tout ira bien, et ce mini-trek est vraiment de toute beauté. Un bon premier aperçu de la Cordillère Blanche et des merveilles qu’elle recèle.

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

A savoir sur le Pérou

La culture «  Chicha » au PérouQuels est le mode de vie de la population dans les Andes ? La Gastronomie au PérouLes médias au Pérou et la liberté d’expressionQuels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?
La culture «  Chicha » au Pérou

La culture « Chicha » au Pérou

La culture populaire au Pérou

La culture chica est le nom donné à une fusion de bien des styles différents : produit de l’histoire et de la diversité des cultures péruviennes, c’est aujourd’hui une mouvance extrêmement forte. Bien que rejetée pendant longtemps par l’élite péruvienne, aujourd’hui, la musique chicha, au moins, fait l’unanimité chez les jeunes.

Tout d’abord, expliquons l’origine du mot « chicha » : c’est une boisson que préparaient les Incas, à base de maïs fermenté, alcoolisée, qui était au cœur des fêtes avant l’arrivée des Espagnols dans les Andes. 

Ensuite, il faut savoir que cette culture « chicha » a commencé dans les pueblos jovenesde Lima, ces quartiers périphériques, sales et désordonnés. En effet, par vagues successives, la Lima coloniale s’est vue affublée petit à petit d’un nombre croissant de quartiers nouveaux, pauvres, fabriqués de toute pièce par des migrants andins, avec tout ce qu’ils pouvaient trouver : carton, planches dépareillées, tuiles en fer, bâche en plastique... D’abord dans les années 1950, à la recherche d’un travail et d’une vie plus digne (à l’époque les Indiens étaient employés comme servants dans bien des haciendas, propriétés agricoles gérées par des blancs). Puis, dans les années 1970 à 2000, en conséquence des terribles évènements liés au terrorisme et à la violence armée entre l’armée et le mouvement de guérilla. C’est ainsi qu’en une vingtaine d’année, Lima va tripler de taille : les migrants de l’exode rural ne sont plus minoritaires, mais bien majoritaires dans la capitale. 

Reprenant donc le terme de la boisson andine, toute une culture urbaine se développe dans ces nouveaux quartiers : andins, certes, mais non plus campagnards, et d’une culture andine aménagée. C’est la culture Chicha. 

Le plus représentatif de cette culture est sans aucun doute la musique : mélange de cumbia colombienne et de rythmes andins comme le huayno, on y a ajouté le rythme du bigbox américain, du hiphop, et les sonorités ont été réarrangées pour qu’elles soient plus « modernes ». Cette cumbia non traditionnelle fait donc fureur dans les quartiers pauvres de Lima, et rapidement s’étend à tout le pays. Les affiches et posters pour ces groupes « chicha » (citons par exemple Los Shapis, los HermanosYaypén) arborent des couleurs fluo et des formes presque psychédéliques. La plupart de la cumbia moderne qui s’écoute dans tout le Pérou appartient à la culture chicha. 

Chicha, on le dit également de la presse : dans ces quartiers pauvres, habités par des personnes de classes socio-culturelles basses voire très basses, apparaissent des journaux qui promeuvent le scandale, les pin-ups, les déclarations sensationnelles, les campagnes d’humiliation publique et la désinformation totale. L’ex-président Alberto Fujimori a d’ailleurs été impliqué dans plusieurs affaires de corruption ayant affaire à la presse chicha : il a souvent décidé des titres que ces journaux allaient faire paraitre, et orienté volontairement les sujets que cette frange de la population allait lire, car elle était la base de son électorat. Aujourd’hui, la presse chica est n’importe quel journal de basse qualité journalistique mais qui divertit en relatant les agissements scandaleux des célébrités.

Maintenant, chicha, on le dit de tout et n’importe quoi, tant que cela promeut la fête, la musique, et représente ce mélange de l’histoire et de la culture péruvienne, la masse souvent peu formée, l’urbain et l’andin en général.
Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?

Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?

Une vie andine encore préservé de la mondialisation

Loin des villes, de la société de l’information et de la culture globalisée, il existe, dans les Andes, des communautés rescapées d’une époque aujourd’hui révolue.
Souvent à plusieurs heures de marche des derniers villages, les dernières communautés andines perpétuent un mode et rythme de vie bien particulier. Ayant intégré par la force la religion catholique, ils continuent cependant à croire à la religion andine.
Leurs maisons, construites en adobe ou en pierre, ressemblent plus à des refuges qu’à de véritables demeures. La vie quasiment autarcique est très liée à l’élevage de l’Alpaga et à l’agriculture vivrière.
La journée commence bien avant le lever du soleil, le plus souvent avec une soupe de pommes de terre et de fèves pour commencer les travaux agricoles, et se finit à la tombée de la nuit lorsque l’obscurité et le froid s’emparent des Andes.
La plupart du temps, sans aucun avantage social ou véritable salaire, les habitants ont organisé les communautés autour de principes stricts de solidarité, qui font écho au mode de vie des Incas.
L’Ayllu est le groupe familial élargi qui est la base de la structure sociale de la communauté. L’Ayniest un système d’échange et de réciprocité (sans argent), comme par exemple le fait d’aider à labourer le champ d’un voisin contre de l’aide pour construire sa maison. LesMinkasont les travaux d’intérêt général qui sont obligatoires, sous peine d’amende.
Chaque année, une fête du village est organisée par un Carguyocqui doit payer et organiser les festivités, et dont la générosité reflète les positions sociales des villageois.

 La Gastronomie au Pérou

La Gastronomie au Pérou

Quels sont les plats typiques et emblématiques du Pérou ?

La cuisine péruvienne est, avec le foot, LA fierté nationale et le trait d’union entre toutes ces populations aux cultures et aux réalités très différentes. C’est véritablement une composante essentielle de la culture nationale. Reconnue (selon eux) comme la meilleure cuisine du monde, voici quelques pistes pour partir à la découverte d’un menu aussi varié que savoureux.

Les caractéristiques majeures de la cuisine péruvienne est la présence de riz à tous les repas (les péruviens ne peuvent pas concevoir un repas sans riz) accompagné de tubercules (pommes de terre, yuca et autre). La viande est présente dans presque tous les plats, ainsi que l’aji, une sauce qui se décline sous divers variantes mais qui ne manque jamais d’être très piquante. La soupe est un élément crucial du repas, et les menus disponibles sont à 80% composé d’une soupe et d’un plat principal (qui peut parfois être remplacée par une entrée).

On ne peut pas commencer à parler de la cuisine péruvienne sans parler du cebiche. Ce plat à base de poisson est le fer de lance de la fierté nationale péruvienne car le conflit avec le Chili (ennemi juré) à propos de l’origine de ce plat est encore extrêmement vif. Le principe est simple : prenez du poisson frais, coupez-le en petits dés, laissez-le cuire (oui, j’ai bien dit cuire) dans le jus de citron, ajoutez des lamelles d’oignons et de l’aji, ce piment local très fort, et servez très frais. Servi avec sa soupe de poisson, le chilcano, ce plat est tellement apprécié que même loin de la côte et dans les hautes montagnes des Andes, on fait importer du poisson de Lima pour faire des cebiche et les servir à toute heure. 

Plusieurs tendances culinaires (en fonction de la zone géographique) se déclinent à travers le pays. La comida criolla, originaire de la côte et fortement influencée par la cuisine espagnole et coloniale, est aujourd’hui répandue dans tout le pays. C’est celle qui fait sa reconnaissance internationale. L’aji de gallina est un plat à base de morceaux de poulet baignés dans une sauce jaune plus ou moins piquante, à base d’aji amarillo, variante jaune et douce du même piment que celui du cebiche. C’est lui que l’on utilise aussi pour la papa a la huancaina, entrée typique composée de morceaux de pomme de terre recouverts d’une sauce jaune légèrement pimentée. Délicieux. Autre entrée criolla, el escabeche de pollo : chou-fleur, carotte et oignon marinés dans du vinaigre, avec des lamelles de poulet. La papa rellena, littéralement ‘’pomme de terre fourrée’’, est une entrée où la purée de pomme de terre enrobe un fourrage fait de viande, carotte, petit pois, œuf dur, raisins secs, olives, que l’on frit. Ce même fourrage est utilisé dans le rocoto relleno : le rocoto est une forme d’aji plus grande, vert ou rouge, qui est dans ce cas fourré. La causa limeña est une sauce à base de mayonnaise et de thon coincée entre deux couches de pâte de pomme de terre, froide. Parfois, par manque d’accès à ce poisson, il est remplacé par du poulet. Toutes ces entrées peuvent aussi être consommées dans les marchés ou dans les rues comme piqueos, des snacks sur le pouce, comme le tamal, à base de farine de maïs ou autre, sucré ou salé, enrobé de feuille de bananier ou de maïs selon la région…

Dans les plats criollo, le carapulcra (très différent de son presque homonyme bolivien) est une sorte de mélange juteux à base de patate sèche de couleur marron, typique de la côte au climat chaleureux, mais encore une fois récupéré dans tout le pays. De même,l’arroz con pollo (riz et poulet, avec assaisonnement),l’arroz con pato (même chose avec du canard), oul’arroz con mariscos  (avec des fruits de mer). Le lomo saltado est un mélange de tomate et oignon à la poêle avec des frites et des morceaux de viande de bœuf. Le seco de res (de porc, mais aussi possible avec du poulet, du bœuf, etc.) est un plat avec seulement du riz et de la viande recouverte d’une sauce verte, succulente.

Pour les amateurs de viande, le Pérou est le pays des merveilles, tant par la qualité de la viande que par la diversité des préparations. La grande surprise que le Pérou vous réserve est le cuy (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Le cuy chactado d’Arequipa ou al horno de Cusco sont différentes variantes. D’autre part, lechicharrónest un morceau  de viande de porc frit, grillé, servi avec du mote (mélange de maïs, de fèves, etc. bouillis) et des feuilles de menthe. Comme on dit, ‘’tout est bon dans le cochon’’ : même les tripes (la pansa), même l’estomac (le rachi, estomac de vache lavé, bouilli et frit)… Dans le poulet, les mollejitas sont une partie de l’appareil digestif de l’animal très recherchée. On en mange aussi les pattes, dans un plat appelé patita con mani (avec des cacahuètes). On en trouve partout dans le pays. De la même manière, les anticuchos se trouvent littéralement à tous les coins de rue : ce sont des brochettes de viandes (poulet, bœuf, et le plus typique : le cœur de bœuf) surmontées d’une pomme de terre, qui se mangent sur le pouce avec de l’ají. Et puis, un passage par le Pérou ne peut pas se concevoir sans goûter à la viande de lama… 

Des Andes, on retiendra particulièrement tous les types de tubercules : en dehors de la pomme de terre, il y a l’olluco (servi avec une sauce particulière), la yuca (sorte de manioque, souvent frite et servie avec de l’avocat), le camote (orange, sorte de patate douce), la virraca, la uncucha… Et les différentes préparations de ceux-ci : le chuño et la moraya sont des patates déshydratées, condensées, que l’on prépare souvent en soupe. Pendant la saison sèche, de mai/juin à octobre, on les prépare souvent en huatia : on construit un four de terre sèche à l’intérieur duquel on allume un feu. Quand les braises sont chaudes, on met les tubercules et/ou la viande, on fait s’effondrer le four au dessus, et le tout cuit lentement, récupérant le goût de la terre rouge des Andes. On trouve aussi quelques céréales typiques : lequinoa (voir Particularités pour plus de précisions), le tarwi, la kiwicha…De la forêt amazonienne, il faut mentionner la pachamanca : c’est un mélange de tubercules et de viandes enrobés dans une grande feuille de bananier, que l’on cuit dans la terre, sous une grosse pierre, un peu comme la huatia. Le plus typique de la région est la préparation de tout ce qui dérive de la banane : soupe de banane, farine de banane, pancake de banane, gâteau de banane, banane frite… ainsi que tous les poissons d’eau douce : le zungaro, le paiche, etc. 
En dehors de ces spécialités, classiques du Pérou, les Péruviens raffolent de certaines choses pas si typiques… Le chifa, mélange entre cuisine chinoise et ingrédients/saveurs péruviennes, est un succès total. De la même façon, le pollo a la brasa, simple poulet rôti servi avec des frites, une salade et parfois une petite soupe, est la diète hebdomadaire (voir plus) de tout le pays.

Pour les gourmands qui ne peuvent pas se passer de sucre, les desserts péruviens sont assez riches et variés, malgré le peu d’intérêt des Péruviens eux-mêmes pour les choses sucrées. Dans les gâteaux, il faut mentionner le tres leches (‘’trois laits’’), le suspiro a la limeña (très sucré et surmonté de meringue), la torta helada (‘’gâteau congelé’’, avec de la gélatine). D’autres douceurs sucrées qui valent le détour, les picarones, cette espèce de pâte de camote et de citrouille frite dans de l’huile bouillante et servie avec une espèce de miel –à en tomber à la renverse ; la mazamorra morada, une pâte un peu gélatineuse faite à partir de maïs violet bouillie et d’épice comme la cannelle et le clou de girofle, souvent accompagnée de riz au lait (arroz con leche). Niveau pâtisserie, pas grand-chose à part l’alfajor, rond, fourré de manjar blanco(comme le dulce de leche, crème de lait bouillie sucrée). Leturrón de doña Pepeest aussi à mentionner. 

Quant aux boissons, le Pérou a de nombreuses choses à vous faire découvrir. Pour commencer sans alcool, la chicha morada a pour beaucoup le goût du Pérou. Comme la mazamorra, faite à base de maïs violet bouilli avec quelques autres fruits, de la cannelle et des clous de girofle, on en vend à tous les coins de rue. Les boissons gazeuses appelées gaseosas sont très consommées : en dehors du Coca Cola typique et autres fanta et sprite, la particularité locale s’appelle l’Inca Kola : jaune fluorescent et au goût de chewing gum, les Péruviens ne vous laisseront pas repartir sans l’avoir goûtée. Puis, différentes infusions (mate) sont disponibles : de coca, d’anis, de camomille (manzanilla)…

En ce qui concerne les boissons alcoolisées, il faut évidemment commencer par le pisco : avec le cebiche, c’est l’autre rivalité avec le Chili. Il est principalement produit sur la côte au sud de Lima : liqueur de raisin distillée, il est à environ 40°. Son utilisation la plus connue est pour la confection du fameux Pisco Sour, cocktail à base de pisco, de jus de citron, de sucre et de blanc d’œuf. Un must des soirées péruviennes. On l’utilise aussi pour le cocktail appelé algarrobina, du nom de la gousse de mestique (sucrée et très protéinée) qui est sa composante principale, avec du pisco, du lait, du jaune d’œuf, du sucre et de la cannelle. En ce qui concerne les bières, elles sont assez diversifiées : la plus connue est la cusqueña, dans sa bouteille au design très particulier, la plus consommée (blonde ou brune) de par sa qualité nettement supérieure aux autres. Ensuite, la Pilsen, avec sa bouteille d’1,1 litre, la plus populaire lors des réunions de famille ou dans les communautés ; la Cristal, surtout consommée sur la côte ; laBramha pas forcément la meilleure, et donc légèrement en perte de vitesse. Avec la bière, le rhum est l’alcool le plus consommé (souvent mélangé avec des sodas). 

Le Pérou produit de très bons vins, bien que leur consommation ne soit pas particulièrement répandue. Pour cette raison, la majorité du raisin produit sur la côte (Ica, Nazca, Moquegua, etc…) est distillé pour en faire du pisco. Cependant, quelques vins sont à mentionner : le Borgoña, vin rouge extrêmement sucré (!!) est présent dans tous les points de vente.  L’une des grandes marques du vin péruvien est Tacama ; situé au sud de la ville d’Ica, ce vignoble importe depuis les années 1920 des plants et des technologies de France. La collaboration étroite avec des spécialistes français a, entre autre, participé à l’obtention de plusieurs prix internationaux. L’autre grand vignoble, Ocucaje, a aussi été récompensé de nombreuses fois au niveau international, tant pour leurs blancs que pour leurs rouges. Tabernero s’est, quant à lui, spécialisé dans les champagnes, plutôt secs, ainsi que dans les vins sucrés (qui connaissent un grand succès au Pérou). Enfin, les vins péruviens doivent faire face à la concurrence des vins chiliens et argentins qui sont importés en large quantité et très populaires au Pérou.

Les festivals de gastronomie sont importants au Pérou. Le plus connu est le festival de Lima nommé Mistura, littéralement «mélange» en espagnol, ce qui reflète bien à la fois la variété de la gastronomie péruvienne et celle des plats présentés à ce festival. A travers le pays, de multiples initiatives voient le jour : le festival PROVOCARTE, où la mise en ligne de vidéos de recettes et de préparations cherche à promouvoir et conserver les traditions péruviennes ; le Cusco Come (qosqo mijuy, ou encore Cusco Mange) ; la Feria de lagastronomía y el vina en Chiclana ; etc. De très grands chefs péruviens sont également reconnus internationalement : d’abord, Gaston Acurio, le co-fondateur de Mistura ; Pedro Miguel Schiaffino, dont la cuisine expérimentale et innovatrice a fait ses preuves ; Don Cucho la Rosa, connu pour ses recettes strictement traditionnelles mais incroyablement savoureuses et Patrick Vogin qui mélange de façon subtile la cuisine Française avec la cuisine Péruvienne dans son restaurant l’Indio Feliz de Aguas Calientes… Bref, pour les amoureux de bonne chaire, le Pérou vous attend pour vous faire découvrir la richesse et la diversité de ses coups de fourchette.


Les médias au Pérou et la liberté d’expression

Les médias au Pérou et la liberté d’expression

Le Pérou est l’un des pays d’Amérique Latine qui a le plus souffert des dictatures et conflits armés, lesquels ont eu comme principales conséquences de restreindre la liberté d’expression. Depuis le gouvernement de Alejandro Toledo en 2001, la démocratie est revenue et avec elle la liberté d’expression.

Quels sont les principaux journaux au Pérou ?

La presse écrite au Pérou
Aujourd’hui la presse écrite au Pérou révèle de nombreux titres et une grande pluralité.

Nous pouvons conseiller quelques titres :
El comercio est l’un des journaux les plus vieux en langue espagnole, fondée en 1839 d’obédience conservatrice, c’est la référence au Pérou.
La República fondée en 1981, plutôt de centre gauche fût un média d’opposition durant la dictature de Alberto Fujimori.
Perú21 appartenant au groupe « El comercio » est un journal visant des lecteurs jeunes et décontractés.
Caretas est un hebdomadaire influent de la presse Péruvienne fondé en 1950 avec une grande liberté d’expression et de ton.


Quels sont les principales chaînes de télévision au Pérou ?

La télévision au Pérou
Ces dernières années au Pérou, il y a eu une explosion de création de chaines de télévision. Les dernières venues ne proposent pas encore de programme de qualité et beaucoup de publicité.

Les chaines de télévision les plus connues sont les suivantes :
TVPERU est la chaîne de télévision nationale, elle a la plus grande couverture au niveau national et propose des programmes divers mais aussi les activités du président.
ATV est sûrement la plus grande chaîne privée du Pérou avec souvent les meilleurs scores d’audience, elle propose pour la plupart du temps des programmes de divertissements et des films de productions Américaines.
FRECUENCIA LATINA est la seconde chaîne privée du Pérou, elle a la particularité d’avoir aussi un studio aux États-Unis qui touche les Péruviens qui vivent aux U.S.A

Dans la plupart des hôtels de bonne catégorie, vous pourrez accéder à la télévision par câble avec un grand choix de chaînes du monde entier.


Quels sont les principales radio au Pérou ?

La radio au Pérou 
De nombreuses radios couvrent le Pérou et pour la plupart proposent des programmes de divertissement et de la musique latine.

Nous pouvons vous conseiller les radios suivantes :
RPP est la radio d’information 24h/24, souvent utile à la campagne quand il n’y a pas de télévision.
RADIO PANAMERICANA est une radio privée généraliste avec beaucoup de musique latine contemporaine.

Dans toutes les villes du Pérou, il existe des radios pirates offrant des actualités locales.

Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?

Quels sont les instruments de musique péruviens et les principaux artistes musicaux péruviens ?

La musique au Pérou

Héritage de son histoire métissée et colorée, la musique (ou plutôt, les musiques) du Pérou sont d’une incroyable richesse et diversité. 

De l’époque pré inca, les Andins ont gardé plusieurs instruments : la zampoña, cette flûte de pan sur laquelle est jouée El Condor Pasa ; la quena, sorte de flûte en bois au son très distinctif ; le charango, espèce de mini guitare à douze cordes et aux harmonies très aiguës ; le pututo, coquillage dans lequel on souffle, telle la corne tyrolienne. Ces mélodies andines sont encore jouées dans toutes les communautés et accompagnent toutes sortes de danses : c’est l’image parfaite que l’on se fait de la musique péruvienne. L’air le plus classique dans ce genre est le huayno, à la fois mélodie et danse typique des Andes.

D’autre part, sur la côte, l’influence des rythmes afro-américains est très importante: le landó, accompagné de tambours et du cajon typique (caisse de résonnance utilisée comme percussion). Deux chanteuses incarnent cette tendance musicale : Susana Baca, nommée Ministre de la Culture en 2011, et Eva Ayllon, toutes deux d’origine noire, dont le charisme n’a d’égal que leur fierté pour leurs origines afro-américaines.

Et puis, hérité de la colonie pure, la musica criolla est un style qui est toujours très apprécié des Péruviens. Raul Garcia Zarate, le meilleur guitariste que le Pérou ait connu, s’est révélé par la musique créole. Deux chanteuses méritent d’être citées, Chabuca Granda et Lucha Reyes, dont les chansons constituent le répertoire classique des Péruviens, ce qui serait pour les francophones Edith Piaf ou Jacques Brel. 

En dehors de ces grandes tendances musicales, la musique à la mode est une fusion de plusieurs styles. Ce qu’on appelle la musique chicha est un mélange des sonorités des instruments andins, des rythmes de la cumbia importée de Colombie ou de Bolivie et des influences rock qui traversent toute l’Amérique Latine, pour donner le style inimitable du groupe Los Shapis.


Petites anecdotes sur le Pérou

 Qu’est-ce que le jeu du sapo ?Les Tapadas….les scandaleuses de LimaLe Pont Queswachaca qui se construit chaque année à CuscoLe Caballo de paso Quel est l’origine du coton Pima ? Où trouve-t-on du coton écologique et de grande qualité ?
 Qu’est-ce que le jeu du sapo ?

Qu’est-ce que le jeu du sapo ?

Jeux du sapo au Pérou
Ce jeu, présent dans plusieurs autres pays d’Amérique Latine, signifie ‘’jeu du crapaud’’. Il s’agit d’un jeu traditionnel dans les chicherias ou les picanterias (où on allait pour manger et pour boire, surtout les weekends) : il faut lancer des pièces de monnaie en direction d’une table en fer ou en bronze au milieu de laquelle trône un crapaud qui attend, bouche ouverte. Celui qui arrive à faire rentrer la pièce dans la bouche du crapaud remporte le jeu –et l’argent que tous les joueurs auront misé. En attendant, des trous sont répartis autour du crapaud, le joueur marquant certains points en fonction de la proximité de ce trou avec le crapaud.
Ce jeu remonte à la légende inca selon laquelle les crapauds étaient des animaux magiques qui accordaient des vœux à qui lui donnait une pièce de monnaie à manger, et que celui-ci se transformait en or. L’Inca lui-même allait régulièrement sur le lac Titicaca pour tenter sa chance. Encore aujourd’hui, les Péruviens jouent volontiers à ce jeu, qui s’accompagne souvent de musique, de rires et de bière.

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Au 18º siècle à Lima la cohabitation entre Espagnols nés en Espagne et métisses (Indiens/Espagnols) créa des tensions qui mena à l’indépendance du Pérou.
De ces tensions, a émergé une rivalité originale entre les femmes nées en Espagne et les métisses nées au Pérou.
Les Espagnoles qui arrivaient avec leurs somptueuses robes et leurs bijoux du vieux continent rendaient jalouses les métisses de Lima ; et à leur tour, ces dernières créèrent la mode des Tapadas (les couvertes). Cela consistait à se cacher tout le visage sauf un œil, mais en montrant une partie des jambes à l’air libre, ce qui, à cette époque, était proprement scandaleux. En prônant un comportement volontairement « féministe » et tapageur pour l’époque, elles ont attiré sur elles les foudres de l’Eglise catholique.
La plus connues de ces Tapadas fut sans doute l’actrice Micaela VILLEGAS, qui fut l’amante du vice-roi Amat y Juniet. Celui-ci, lors d’une dispute en public, la traita de « Chienne de Métisse » ce qui lui valu le surnom de « Perrichola ».
C’est de cette histoire que Jacques OFFENBACH s’inspira pour composer l’opéra La Périchole, créé en 1868.

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

Le Pont Queswachaca qui se construit chaque année à Cusco

C’est l’un des derniers ponts de tradition Inca dans les Andes péruviennes. A l’origine, l’empire inca avait besoin de consolider les voies de communication entre les différentes régions. Or, du fait des paysages accidentés et des nombreuses catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, éboulements, etc.) la maintenance de grandes œuvres était assez compliquée. On en est venu à la conclusion que la solution la plus adaptée serait d’avoir un pont que l’on pourrait déployer et retirer à souhait, en utilisant des matériaux locaux et disponibles rapidement et en grande quantité.
Avec des herbes sèches nommées « ichu », écrasée puis trempée et tressée en des cordelettes de plus en plus épaisses, on obtient des grosses cordes très résistantes. Puis, ces cordes, agencées, tressées, attachées entre elles, deviennent un pont de corde que les hommes vont accrocher de part et d’autre du précipice. C’est un travail collectif qui exige du temps, de l’organisation et de la collaboration. Il est accompagné de danses et de rituels magiques traditionnels, afin de demander la permission aux Apus de construire cette voie de communication en toute sécurité. A la fin du travail, au moment de l’inauguration du pont, ce sont des explosions de joie, de musique, de danses, et d’alcool pendant toute une journée.Plus de 1000 paysans locaux participent chaque année, au mois de juin, à la construction du pont de Queswachaca. Celui-ci est donc un pont suspendu d’environ 33m au dessus du fleuve Apurimac, à environ 100km de la ville de Cusco. Et tous les ans, pendant la saison des pluies, il est retiré, selon l’usage stratégique que les Incas en avaient, et qui perdure jusqu’à aujourd’hui. 

Le Caballo de paso

Le Caballo de paso

Qu’est-ce qu’un caballo de paso ou cheval de dressage Péruvien ?

Le Paso péruvien est une race de cheval typiquement péruvienne qui doit ses particularités au croisement entre cheval espagnol et cheval arabe. Du fait d’un certain isolement d’autres lieux d’élevages de ces animaux, ces caractéristiques se sont préservées de manière exceptionnelle à travers les siècles. L’une de ces caractéristiques principales est sa capacité et sa grâce pour le pas latéral, appelé le paso llano. On le retrouve particulièrement dans le nord du pays.

 Quel est l’origine du coton Pima ? Où trouve-t-on du coton écologique et de grande qualité ?

Quel est l’origine du coton Pima ? Où trouve-t-on du coton écologique et de grande qualité ?

Le coton Péruvien Pima
Le coton endémique  péruvien Pima (gossypium barbadense) est récolté par les peuples précolombiens depuis plus de 4000 ans dans le nord du Pérou, et plus spécifiquement dans la région de Piura. Ce coton est cultivé encore aujourd’hui sans pesticides et sans engrais, ce qui en fait un produit écologique. Le climat tropical, les terres riches et la pureté de l’eau, combinée à sa finesse et à sa longueur, en fait un des meilleurs cotons au monde.
Ce coton rare et d’une exceptionnelle qualité est appelé «  La soie des Andes ».
Les vêtements en coton péruvien Pima ont comme avantage d’être très respirants, résistants à la chaleur et à l’humidité, écologiques, lavables en machine à 40ºC et hypoallergéniques.

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