Explorateur de nature

Couleurs Pérou

13 jours / 12 nuits    difficulté: 1/3

Couleurs Pérou

13 jours / 12 nuits      difficulté: 1/3


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Lac TiticacaLe palais de l'archevêque de LimaPort de ParacasPlace des armes à ArequipaRéserve nationale de ParacasSalines de Maras - Vallée sacrée des IncasMonasterio de Santa Catalina à ArequipaPlace des armes à CuscoMusée de Pucara

Un voyage tout spécialement destiné au petit budget désirant profiter de l’essentiel du Pérou en couple ou en petit groupe.Ce séjour permet de visiter les lieux réputés des civilisations Incas ainsi que celles qui les ont précédées tels que les Nazca.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima et route vers Paracas

Jour 3 - Iles Ballestas et trajet vers Nazca en bus de ligne

Jour 4 - Matinée libre à Nazca et route vers Arequipa

Jour 5 - Visite de la ville blanche d'Arequipa

Jour 6 - Arequipa / Puno

Jour 7 - Iles Uros et Amantani

Jour 8 - Ile de Taquile

Jour 9 - Traversée de l’Altiplano

Jour 10 - Cusco et ses environs

Jour 11 - Visite de la Vallée sacrée, train pour Aguas-Calientes

Jour 12 - Machu Picchu

Jour 13 - Cusco / Lima

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Cathédrale d'Arequipa

Détruite régulièrement par des tremblements de terre, elle a presque toujours été restaurée en fonction du style d’origine. Son impressionnante façade de sillar brut domine toute une partie de la Plaza de Armas, ainsi que deux hautes tours blanches. Les immenses portes en bois valent le détour à elles seules. L’intérieur étant assez moyen, son intérêt principal réside surtout dans l’incroyable façade, immensément blanche. Petite curiosité, c’est l’une des rares églises autorisée à hisser le drapeau du Vatican.

Monasterio de Santa Catalina

C’est un des édifices religieux les plus impressionnants de tout le pays : il apparait même sur les nouvelles pièces d’un sol. Avec ses 20 000m², cette citadelle est comme une ville au cœur de la ville : ses rues étroites, ses toutes petites places, ses cages d’escalier discrètes… On visite tout, tout,  tout, jusqu’aux cuisines et aux chambres-cellules. La pierre blanche, crème voire ocre de ses murs contrastent avec les fleurs aux couleurs vives des patios. Certaines religieuses ayant fait un vœu de retrait total de la société y vivent encore.  Le monastère abrite un petit musée archéologique, ainsi que quelques toiles d’art religieux de l’école de Cusco. C’est sans aucun doute l’un des arrêts inévitables et l’une des plus grandes merveilles de la ville d’Arequipa (qui n’en manque pourtant pas).

Horaires d'ouverture:
De 9.00 à 17.00
Le mardi et le jeudi de 08.00 à 20.00 


Place des armes

Arequipa compte, comme toutes les autres villes péruviennes, une magnifique place  centrale. Elle est faite entièrement de la pierre blanche avec laquelle on a construit une bonne partie de la ville, le sillar : c’est ce qui lui vaut le surnom de la Ville Blanche. Tout autour, des arcades surplombées de balcons à colonnades en bois sculpté, abritant des cafés chics. Sur la place, les palmiers sont l’habitat naturel de nombreux pigeons, et au centre, une fontaine métallique peinte en vert. Dans ce cadre reposant et rafraichissant, la vue sur le Misti est à couper le souffle. 

Iles Ballestas

Accessibles uniquement en bateau, ces îles abritent une quantité étonnante d’espèces marines. On passe par des grottes, des pics de roche isolés où se dorent au soleil quelques lions de mer, avec le survol des cormorans de Bougainville et des pélicans au dessus de nos têtes. Dans l’eau, dauphins et manchots de Humboldt font la course. Sur l’île, des colonies entières de flamants roses profitent de leur journée. Une excursion vraiment particulière, dû à l’incroyable densité de la biodiversité.

Nazca

Les célèbres lignes de Nazca… Elles continuent à alimenter les spéculations les plus folles. Dessinées à même le sable et la roche des dunes qui environnent la ville elle-même, elles forment des géoglyphes aux formes étranges, des animaux, des formes géométriques, etc. La meilleure façon pour apprécier l’ampleur des travaux est de les survoler en avionnettes, pour un circuit de 30min environ. En outre, plusieurs musées expliquent l’histoire de ces signes et de la civilisation du même nom qui les aurait tracées entre 300 av JC et l’an 800 ; d’autres restes archéologiques de premier intérêt bordent la ville ; et un immense parc naturel commence là et s’étend en direction de Cusco. La ville est devenue hypra-touristique, mais ses trésors en valent vraiment la peine.

Paracas

A une vingtaine de kilomètres de Pisco, le petit village de Paracas est entouré de plages, de palmiers, de restaurants tranquilles bercés par la brise et de stands à coquillage. Mais c’est surtout pour le parc naturel de sa presqu’île que l’on vient à Paracas. Le mariage du désert et de la mer a permis à des milliers d’espèces de fleurir dans un environnement de toute beauté : poissons, oiseaux, mammifères… Le parc contient aussi d’incroyables pièces archéologiques de la civilisation du même nom que la ville (céramiques, poteries, etc.), ainsi que des ruines vieilles de plus de 5000 ans !

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Awanacancha

Sur le chemin entre Cusco et la vallée sacrée des Incas, le  centre de tissage de Awanacancha offre une démonstration de fabrication de tissus traditionnels, un élevage de camélidés andin et une boutique de produits traditionnels. C’est une bonne approche de l’artisanat Péruvien.

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Marché de San Pedro

Le grand marché central de Cusco se tient dans un immense hangar en fer, en face de l’église San Pedro. On y trouve de tout : dans la partie haute, des objets et tissus d’artisanat, ensuite la section jus, puis viande, fromage, légumes, fleurs, objets en bois, avec tout au fond quelques rangées de cantine avec, au choix, cochon de lait (lechon), ceviche ou menu du jour. Malgré sa situation centrale et la présence constante de touristes, ce marché a gardé son ambiance locale et traditionnelle, et les prix sont relativement ceux que l’on trouve dans d’autres zones de la ville.

Ollantaytambo - Site archéologique

Accrochée à la falaise au dessus du village, la citadelle inca d’Ollantaytambo fut le théâtre d’une des grandes victoires des Incas sur les envahisseurs espagnols. Forteresse mais également centre cérémoniel, un observatoire céleste et un site d’expérimentation agricole (comme à Tipon ou encore à Moray). Plusieurs grands ensembles sont visitables : les bains de l’Inca, et le Palais de la princesse au début de la visite ; puis, en remontant les terrasses agricoles, on accède à la Forteresse, avec ses remparts et ses hauts murs de protection, et avec, au centre, le Temple du Soleil. Les blocs de pierre, venus d’une carrière à 6km de là, sont si impressionnants que s’imaginer comment on a pu les entasser à une telle hauteur au dessus de la vallée est toute une épopée de l’imagination…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

pierre aux 12 angles et les murs incas et la

Dans tout le centre ville de Cusco, les fondations de la plupart des maisons sont d’origine inca. Ces murs, formés de pierres de très grande taille, encastrées les unes dans les autres de façon remarquable, sont souvent agrémentés de sculptures comme des corps ou têtes de serpent, ou encore des protubérances qui sortent des pierres. L’exemple le plus beau et le mieux conservé se trouve dans la rue Hatunrumiyoc, un peu à l’arrière de la cathédrale : c’est la fameuse pierre aux douze angles. Elle est parfaitement intégrée à toutes les autres pierres qui l’entourent, sans laisser ni un centimètre de vide : cette technique architecturale est vraiment très impressionnante. 

Pisaq archéologique

Porte d’entrée à la Vallée Sacrée des Incas, le petit village de Pisac se trouve en contrebas d’un des sites archéologiques majeurs de la vallée. Suspendu au flanc de la montagne, encadré par deux falaises vertigineuses, cet ensemble exceptionnellement conservé se compose d’escaliers, de terrasses, de maisons, d’un centre cérémoniel, et d’autres encore. On y accède soit en taxi, soit, pour les plus courageux, par les 4kms d’escaliers abruptes qui montent les 400m de dénivelé, en passant par les larges terrasses de culture du maïs, et de quelques tours de surveillances que les Incas utilisaient probablement pour la défense de la vallée. Puis, après avoir traversé un tunnel pour traverser la roche, on arrive au centre même du site archéologique : un ensemble de cours carrées qui encadrent ce qui semble être un temple, avec un cadran solaire (Intihuatana) au milieu. L’état de conservation est absolument exceptionnel ; les murs, les portes, les fenêtres, tout est en parfait état. De l’autre côté, le long de la falaise, des trous à même la roche seraient les sépultures de nombreux nobles incas. Ce site est incontestablement un must de la vallée sacrée, et la promenade entre ses terrasses et ses édifices presque entiers laissent un souvenir inoubliable. 

Pisaq village

L’autre intérêt de Pisac est le village lui-même. Pris en étau entre les deux hautes montagnes, au fond de la vallée où on cultive le maïs, Pisac est une petite bourgade tranquille où le tourisme a pris une importance conséquente. C’est le dimanche que le visage traditionnel de Pisac est le plus visible : après la messe (dite en quechua), les habitants sortent de l’église et traversent le village avec leurs habits et leurs coiffes traditionnelles, en soufflant dans leurs pututus, ces coquillages qui font l’effet d’une corne tyrolienne. Le marché dominical est riche en produits de la zone : patates, maïs, mais aussi fruits, légumes, pain et jus de fruits. Le reste du temps, c’est un marché plutôt touristique, mais qui a son charme, bariolé de couleurs et de saveurs bien typiques. Dans ce contexte, on a vu apparaitre un four à empanadas (ces snacks fourrés à la viande et aux légumes) : cuites dans un four à bois des plus traditionnels, colonial, c’est une attraction en tant que tel, et le goût et les saveurs des empanadas sont probablement les plus authentiques qu’on puisse trouver au Pérou.

Place des armes de Cusco

Comme toute ville latino-américaine, le cœur de la ville bat sur sa Place d’Armes. A Cusco, c’est véritablement le centre historique, car avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui, c’était un centre cérémoniel, social, agricole majeur qui s’étendait sur plus de 4000m². C’est de là que partait les quatre grandes routes cardinales qui formaient les quatre grandes provinces de l’empire inca. Aujourd’hui, c’est un ravissant parterre fleuri, avec en son centre une fontaine surmontée de la statue de l’Inca Pachacutec, le fondateur de la grandeur inca. Tout autour, des bancs en fer où il fait bon s’assoir un moment au soleil, profitant de la vue. De part et d’autre, la Plaza de Armas est bordée par la cathédrale, l’église de la Compagnie de Jésus, ainsi que des maisons coloniales aux balcons en bois sculptés, un délice pour les yeux. Sur ces balcons, quelques cafés où se reposent les voyageurs en partance pour le Machu Picchu; des discothèques, aussi, qui s’animent le soir et donne un autre visage à la Plaza de Armas, celui de la fête jusqu’au bout de la nuit.

Puka Pukara

Le nom signifie “fort rouge” en quechua, et vient de la couleur rosâtre que prend la pierre à certains moments de la journée, en fonction de la lumière. Il s’agit de l’un des sites archéologiques situés à la sortie de Cusco en direction de la Vallée Sacrée ; c’était probablement une place forte pour la protection de la ville, ainsi qu’une sorte d’entrepôt d’un certain nombre de produits agricoles. Depuis l’esplanade à l’arrière du site, la vue sur Cusco est superbe. 

Q'enqo

Derrière le site de Sacsayhuaman et du Christ Blanc qui domine la ville, le site de Q’enko signifie « zigzag ». Il tire son nom des tunnels, des escaliers, et des cuves creusés dans le gros rocher calcaire, en forme de zigzag, probablement pour recevoir le sang ou la chicha lors des cérémonies rituelles. Au sommet de ce rocher, on peut distinguer des sculptures en bas relief de pumas, de lamas et de condors. En dessous, une petite grotte servait probablement de lieu de cérémonie. 

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Saqsayhuaman

Du haut des hauteurs environnantes de Cusco, se dresse l’incroyable site de Sacsayhuaman. Retenez ce nom, malgré la difficulté à le prononcer : c’est, de loin, le plus impressionnant dans les environs immédiats de Cusco (on peut y accéder à pied). De toute première importance tant sur le plan militaire que religieux, il ne reste que 20% de ce que c’était ; une grande forteresse, un complexe d’immenses remparts à trois étages, construits en zigzag, avec des blocs de pierre hauts de plusieurs mètres et lourds de plusieurs dizaines (voire centaines!) de tonnes. Au sommet de ces remparts encastrés, on trouve ce qui semble être un temple dédié au dieu solaire Inti ; et non loin de là, le trône de l’Inca et un autel sacré, appelé ushnu. On dit que Cusco fut conçu par l’Inca Pachacutec comme un puma ; Sacsayhuaman en serait la tête. C’est également ici que les festivités de l’Inti Raymi prennent fin, avec une représentation de la cérémonie traditionnelle qu’est le sacrifice de lamas pour pouvoir lire l’avenir dans leurs entrailles (rassurez-vous, ca n’est aujourd’hui plus qu’une mise en scène).

Tambomachay

C’est l’un des sites que l’on trouve à la sortie de Cusco, sur la route vers la Vallée Sacrée des Incas, un peu à l’écart de la route principale. On y découvre trois grandes terrasses en pierre taillée, reliées entre elles par des escaliers et des murs d’enceinte gravés de différents motifs liés à la religion des Incas. De plus, Tombamachay doit son surnom du Baño del Inca (bain de l’Inca) à la source d’eau naturelle qui jaillit dans la deuxième terrasse jusqu’à un bain de pierre cérémoniel ; les Incas auraient détourné des sources environnantes pour approvisionner en eau ce centre. 

Urubamba

Au milieu environ de la Vallée Sacrée, Urubamba est un carrefour important. A une altitude plus clémente que celle de Cusco, le climat est plus chaleureux, et les cultures de maïs, de légumes et de tubercules sont plus nombreuses. Les excursions en nature que proposent les environs d’Urubamba sont magnifiques (VTT, randonnée, parapente, balade à cheval…). Bordées des hautes montagnes des Andes, les paysages sont à couper le souffle. Le marché trisemanal est également gai et intéressant à visiter. 

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Ile Amantani

Tout comme sa voisine Taquile, Amantani est relativement éloignée du littoral au départ de Puno, soit environ 4h. Et également comme Taquile, l’organisation sociale est remarquable : collectivisation du travail, des ressources apportées par le tourisme et par l’artisanat… L’activité dominante de l’île est l’agriculture : avec les terrasses de style inca, les céréales, tubercules et fèves sont la base de l’alimentation. D’autre part, l’artisanat est important, que ce soit la céramique, la laine ou encore le cuir. Moins touristique que Taquile, la beauté des paysages, des promenades et des ciels étoilés (attention au froid la nuit…) est à couper le souffle. Il est possible de dormir chez l’habitant, et on se déplace exclusivement à pied entre les 8 petits hameaux de l’île. Sur les deux sommets, à 300m au dessus du niveau du lac, des vestiges de l’empire de Tiahuanaco sont le centre des offrandes aux dieux de la nature de la religion altiplanique. 

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

La culture «  Chicha » au PérouQuels sports sont pratiqués au Pérou ?Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?Le cinéma PéruvienLe système éducatif au Pérou
La culture «  Chicha » au Pérou

La culture « Chicha » au Pérou

La culture populaire au Pérou

La culture chica est le nom donné à une fusion de bien des styles différents : produit de l’histoire et de la diversité des cultures péruviennes, c’est aujourd’hui une mouvance extrêmement forte. Bien que rejetée pendant longtemps par l’élite péruvienne, aujourd’hui, la musique chicha, au moins, fait l’unanimité chez les jeunes.

Tout d’abord, expliquons l’origine du mot « chicha » : c’est une boisson que préparaient les Incas, à base de maïs fermenté, alcoolisée, qui était au cœur des fêtes avant l’arrivée des Espagnols dans les Andes. 

Ensuite, il faut savoir que cette culture « chicha » a commencé dans les pueblos jovenesde Lima, ces quartiers périphériques, sales et désordonnés. En effet, par vagues successives, la Lima coloniale s’est vue affublée petit à petit d’un nombre croissant de quartiers nouveaux, pauvres, fabriqués de toute pièce par des migrants andins, avec tout ce qu’ils pouvaient trouver : carton, planches dépareillées, tuiles en fer, bâche en plastique... D’abord dans les années 1950, à la recherche d’un travail et d’une vie plus digne (à l’époque les Indiens étaient employés comme servants dans bien des haciendas, propriétés agricoles gérées par des blancs). Puis, dans les années 1970 à 2000, en conséquence des terribles évènements liés au terrorisme et à la violence armée entre l’armée et le mouvement de guérilla. C’est ainsi qu’en une vingtaine d’année, Lima va tripler de taille : les migrants de l’exode rural ne sont plus minoritaires, mais bien majoritaires dans la capitale. 

Reprenant donc le terme de la boisson andine, toute une culture urbaine se développe dans ces nouveaux quartiers : andins, certes, mais non plus campagnards, et d’une culture andine aménagée. C’est la culture Chicha. 

Le plus représentatif de cette culture est sans aucun doute la musique : mélange de cumbia colombienne et de rythmes andins comme le huayno, on y a ajouté le rythme du bigbox américain, du hiphop, et les sonorités ont été réarrangées pour qu’elles soient plus « modernes ». Cette cumbia non traditionnelle fait donc fureur dans les quartiers pauvres de Lima, et rapidement s’étend à tout le pays. Les affiches et posters pour ces groupes « chicha » (citons par exemple Los Shapis, los HermanosYaypén) arborent des couleurs fluo et des formes presque psychédéliques. La plupart de la cumbia moderne qui s’écoute dans tout le Pérou appartient à la culture chicha. 

Chicha, on le dit également de la presse : dans ces quartiers pauvres, habités par des personnes de classes socio-culturelles basses voire très basses, apparaissent des journaux qui promeuvent le scandale, les pin-ups, les déclarations sensationnelles, les campagnes d’humiliation publique et la désinformation totale. L’ex-président Alberto Fujimori a d’ailleurs été impliqué dans plusieurs affaires de corruption ayant affaire à la presse chicha : il a souvent décidé des titres que ces journaux allaient faire paraitre, et orienté volontairement les sujets que cette frange de la population allait lire, car elle était la base de son électorat. Aujourd’hui, la presse chica est n’importe quel journal de basse qualité journalistique mais qui divertit en relatant les agissements scandaleux des célébrités.

Maintenant, chicha, on le dit de tout et n’importe quoi, tant que cela promeut la fête, la musique, et représente ce mélange de l’histoire et de la culture péruvienne, la masse souvent peu formée, l’urbain et l’andin en général.
Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Quels sports sont pratiqués au Pérou ?

Le sport au Pérou

Comme dans toute l’Amérique Latine, le fútbol est LE sport fétiche des Péruviens. Transportés par une fièvre invincible lors des matchs opposant des rivaux traditionnels, tout le pays semble s’arrêter de vivre le temps du match. La pichanga du dimanche est elle aussi un grand incontournable : match entre différents clubs, entre amis, sur un terrain vague ou sur les hauts plateaux dans des communautés perdues dans les Andes, tout le monde joue de près ou de loin au foot. L’absence de l’équipe péruvienne aux différentes Coupe du Monde est un sujet qui ne cesse d’alimenter les frustrations nationales.

D’autres sports sont également pratiqués, mais très loin derrière le football : par exemple, le volleyball (surtout féminin) et le basketball. Le jogging et la randonnée sont des choses complètement inconnues de la plupart des Péruviens, qui considèrent la marche à pied comme chose réservée aux paysans qui n’ont pas la possibilité de prendre un bus (par manque d’argent ou manque d’infrastructures routières) ; ou des touristes. En effet, les possibilités de sports d’extérieur abondent : rafting, VTT, treks et andinisme (l’équivalent sud-américain de l’alpinisme), escalade ; sur la côte, plongée, surf, sandboard… 

Outre les « sports » à proprement parler, un centre d’intérêt particulier des Péruviens sont les corridas, d’une part, et les combats de coqs, de l’autre. Les paris vont bon train et l’argent et la bière circulent, dans ces réunions dominicales très typiquement latino-américaines. 

Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?

Quels est le mode de vie de la population dans les Andes ?

Une vie andine encore préservé de la mondialisation

Loin des villes, de la société de l’information et de la culture globalisée, il existe, dans les Andes, des communautés rescapées d’une époque aujourd’hui révolue.
Souvent à plusieurs heures de marche des derniers villages, les dernières communautés andines perpétuent un mode et rythme de vie bien particulier. Ayant intégré par la force la religion catholique, ils continuent cependant à croire à la religion andine.
Leurs maisons, construites en adobe ou en pierre, ressemblent plus à des refuges qu’à de véritables demeures. La vie quasiment autarcique est très liée à l’élevage de l’Alpaga et à l’agriculture vivrière.
La journée commence bien avant le lever du soleil, le plus souvent avec une soupe de pommes de terre et de fèves pour commencer les travaux agricoles, et se finit à la tombée de la nuit lorsque l’obscurité et le froid s’emparent des Andes.
La plupart du temps, sans aucun avantage social ou véritable salaire, les habitants ont organisé les communautés autour de principes stricts de solidarité, qui font écho au mode de vie des Incas.
L’Ayllu est le groupe familial élargi qui est la base de la structure sociale de la communauté. L’Ayniest un système d’échange et de réciprocité (sans argent), comme par exemple le fait d’aider à labourer le champ d’un voisin contre de l’aide pour construire sa maison. LesMinkasont les travaux d’intérêt général qui sont obligatoires, sous peine d’amende.
Chaque année, une fête du village est organisée par un Carguyocqui doit payer et organiser les festivités, et dont la générosité reflète les positions sociales des villageois.

Le cinéma Péruvien

Le cinéma Péruvien

Pendant longtemps marqué par l’influence –et l’affluence— du cinéma nord-américain mais surtout mexicain, le Pérou a mis du temps à proposer des œuvres originales. La seule grande œuvre du milieu du siècle est «La Perricholi», et raconte les aventures amoureuses et politiques d’une jeune andine dans la haute société liménienne. 

Les violences politiques des années 1980 à 2000 limitent fortement les possibilités de production et d’aide à la production de la part de l’Etat, mais alimentera plus tard toute une vague de production cinématographique relatant la barbarie des violences infligées dans les campagnes, tant de la part de terroristes que de la part de l’armée («Paloma de Papel», «En la Boca del Lobo», etc.)

Quelques cinéastes récents se démarquent : Fransisco José Lombardi, qui gagne en 2003 le prix du Meilleur Long Métrage au Festival de Biarritz, dédié aux productions latino-américaines, avec le film «Ojos que no ven» qui décrit la chute du gouvernement de Fujimori. Il est aussi connu pour l’adaptation à l’écran de l’œuvre de Mario Vargas Llosa, La ville et les chiens. L’autre cinéaste qui s’est fait remarqué est Claudia Llosa, la nièce de Mario, avec son film Madeinusa. La description très réaliste de la psychologie et de la vie d’une jeune femme vivant dans les Andes est d’autant plus impressionnante dans son film «La teta asustada», qui a gagné l’Ours d’Or du meilleur film à Berlin en 2009. 

Plusieurs studios de production sont installés à Lima, et tous les ans est organisé à Paris le Festival du Cinéma Péruvien, le Pérou Pacha, dont les informations sont disponibles sur le site internet (www.perou-pacha.com).

Le système éducatif au Pérou

Le système éducatif au Pérou

Quel est le niveau éducatif et scolaire au Pérou ?

Officiellement, et selon la Constitution, l’éducation au Pérou est gratuite et obligatoire dans les institutions publiques jusqu’à l’école secondaire. La réalité est pourtant bien différente de cette déclaration d’intention. 

Comme pour le secteur de la santé, le clivage entre école urbaine et école rurale est flagrant. Ce sont les problèmes intrinsèques à la vie en campagne : les centres éducatifs sont souvent très éloignés du lieu de vie des enfants (plusieurs heures de marche par jour sont souvent nécessaires) ; la réalité des enfants dans les campagnes est très différente des villes (ils doivent obligatoirement participer aux tâches de la famille, emmener les bêtes au pâturage, couper du bois, etc) ; de plus, l’éducation interculturelle-bilingue est plus un vœu pieu qu’une réalité (ce qui limite les possibilités d’apprentissage des enfants de peuples autochtones) et il n’y a souvent qu’un professeur pour tous les niveaux. Le caractère obligatoire de l’éducation est donc fortement limité par la situation géographique.

De plus, le caractère gratuit est lui aussi à relativiser. Officiellement, l’école est gratuite, et l’inscription n’est conditionnée à aucun paiement. Cependant, l’inscription à l’APAFA (Association des Parents d’Elèves) est obligatoire, et est relative au ‘’prestige’’ de chaque établissement. De plus, jusqu’à l’heure d’aujourd’hui où la question fait débat, l’obligation d’acheter des livres scolaires neufs (par pression des grandes éditions) ainsi que qu’un uniforme est une réalité dans un grand nombre d’établissements même publics, bien que son obligation soit interdite par la loi. Pour ces motifs, un certain nombre de familles péruviennes n’envoient pas leurs enfants à l’école, par manque de moyens économiques. 

Parmi ces classes sociales désavantagées, la population féminine est la plus touchée. L’éducation des filles n’est pas prioritaire par rapport à celle des garçons lorsque la famille n’a pas les moyens d’envoyer tous ses enfants à l’école. L’autre grande barrière à l’éducation des filles est le problème des grossesses adolescentes, qui poussent les jeunes filles de 14 à 17 ans à abandonner la segundaria (équivalent de collège + lycée). Le manque d’accès à la santé sexuelle oblige les jeunes filles à chercher coûte que coûte un travail qui puisse leur permettre de vivre décemment avec leur enfant, les empêchant par là même de finir leur éducation secondaire. 

Malgré cela, l’éducation au Pérou est en nette amélioration. L’exode rurale a favorisé l’envoi des enfants à l’école (plus accessible en ville que dans les campagnes : en arrivant en ville, les enfants sont à la charge d’un parent, d’un ami, d’une connaissance du village, et rentrent pendant les vacances) ; en conséquence, le taux d’alphabétisme s’est amélioré, passant la barre des 90% dans le courant des années 2000. Malgré les difficultés mentionnées, les efforts pour améliorer l’éducation rurale sont réels, et la croissance économique que connait le Pérou depuis 10 ans donne plus de moyens à l’Etat pour soutenir ces efforts ; l’éducation –primaire- est en nette progression par rapport à ce qu’elle était 15 ans auparavant.

Petites anecdotes sur le Pérou

El condor pasaLa communauté allemande d’Oxapampa:Les Tapadas….les scandaleuses de LimaQu’est-ce que le Paititi ou les cités d’or ? Ou se trouve-t-il ?Quels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?
El condor pasa

El condor pasa

Probablement la mélodie andine la plus connue au monde. A l’origine, c’est une œuvre théatro-musicale du même nom, dont l’air principal a été composé au début du XX° siècle : c’est une reprise d’une mélodie typique des Andes, agencée en une histoire d’exploitation des indigènes dans les mines du Pérou. Le Condor représente l’aspiration à la liberté de ces populations opprimées.
Présenté en 1960 à Paris par le groupe péruvien Los Incas, cet air sera récupéré à maintes reprises (Simon and Garfunkel en 1970, entre autres) avec des paroles de plus en plus différentes. Depuis 2004, cet air est classé comme Patrimoine Culturel National, et on peut l’entendre très souvent aux quatre coins du pays.

La communauté allemande d’Oxapampa:

La communauté allemande d’Oxapampa:

Au milieu du XIX° siècle, avec le boum du caoutchouc, la nécessité de peupler la forêt amazonienne devient de plus en plus forte. Un contrat est passé entre le gouvernement péruvien et un baron allemand : en échange de terres et de facilités pratiques une fois sur place, plusieurs dizaines de familles prendraient la route du Nouveau Monde, afin de fuir les difficultés économiques de l’époque en Europe. La première colonie s’installe en 1859 à Pozuzo, dans l’Amazonie centrale.
Aujourd’hui, les descendants de ces familles habitent toujours certaines régions. Dans des villages érigés selon des techniques et un style architectural typiquement germano-autrichien, ces grands blonds aux yeux bleus ont maintenu leurs traditions (particulièrement au niveau culinaire, et particulièrement les fromages alpins) : les vêtements, les danses, les fêtes traditionnelles (dates, motifs, manifestations), et même un dialecte tyrolien qu’ils continuent à parler. Cependant, sous certains aspects, ces coutumes se sont mélangées avec le temps avec les coutumes locales. Avec les matériaux disponibles, ces colonies ont reproduit l’artisanat de leur pays. Aujourd’hui, elles vivent principalement de l’agriculture, de leur artisanat et du tourisme, curiosité au milieu de la campagne indigène du Pérou. 

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Les Tapadas….les scandaleuses de Lima

Au 18º siècle à Lima la cohabitation entre Espagnols nés en Espagne et métisses (Indiens/Espagnols) créa des tensions qui mena à l’indépendance du Pérou.
De ces tensions, a émergé une rivalité originale entre les femmes nées en Espagne et les métisses nées au Pérou.
Les Espagnoles qui arrivaient avec leurs somptueuses robes et leurs bijoux du vieux continent rendaient jalouses les métisses de Lima ; et à leur tour, ces dernières créèrent la mode des Tapadas (les couvertes). Cela consistait à se cacher tout le visage sauf un œil, mais en montrant une partie des jambes à l’air libre, ce qui, à cette époque, était proprement scandaleux. En prônant un comportement volontairement « féministe » et tapageur pour l’époque, elles ont attiré sur elles les foudres de l’Eglise catholique.
La plus connues de ces Tapadas fut sans doute l’actrice Micaela VILLEGAS, qui fut l’amante du vice-roi Amat y Juniet. Celui-ci, lors d’une dispute en public, la traita de « Chienne de Métisse » ce qui lui valu le surnom de « Perrichola ».
C’est de cette histoire que Jacques OFFENBACH s’inspira pour composer l’opéra La Périchole, créé en 1868.

Qu’est-ce que le Paititi ou les cités d’or ? Ou se trouve-t-il ?

Qu’est-ce que le Paititi ou les cités d’or ? Ou se trouve-t-il ?

Paititi – Mythe ou réalité ?
Cette légende prend racine au moment de l’effondrement de l’empire Inca, quand Pizarro tient prisonnier l’empereur Atahualpa qui propose de verser une rançon en échange de sa liberté ; il promet alors à l’envahisseur espagnol de lui remettre les richesses du grand Paititi. 
Ce serait une ville immense, recouverte par la densité de la végétation amazonienne, sur le flanc oriental des Andes péruviennes. Elle aurait accueilli les nobles et des grands prêtres incas en fuite, ainsi qu’un trésor merveilleux. Plusieurs légendes courent sur ce qu’abrite cette cité-mystère, l’El Dorado disparu de l’empire Inca, mais nul ne le sait précisément.
Ces dernières années, un français, Thierry Jamin, multiplie les recherches dans la région de Madre de Dios, à cheval entre les Andes et l’Amazonie ; peut être la découverte de ce site mythique et de ce qu’il contient n’est-elle pas loin…

Quels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?

Quels sont les lieux qui ont inspiré les œuvres d’Ernest Hemingway ?

Ernest Hemingway au Pérou
Histoire inconnue des biographes du célèbre auteur américain, son court passage par la côte péruvienne nord en 1956 est pourtant des plus intéressants. Il avait entendu parler d’un paradis de la pêche où vivait encore le marlin noir, cette espèce de poisson qu’il décrivit dans son œuvre la plus célèbre Le vieil homme et la mer et dont la présence est assez rare dans la majorité des eaux. C’est dans le but de tourner certaines scènes du film basé sur son livre qu’Hemingway passa 32 jours dans le petit village de Cabo Blanco. Tous les jours, un bateau chargé d’équipement cinématographique sortait du port, dans l’espoir de pouvoir capturer des images de ce fameux poisson. Le séjour d’Hemingway à 1000km au nord de Lima ne passa pas inaperçu, ayant gagné le prix Pulitzer en 1953 et le prix Nobel de Littérature en 1954, soit quelques années auparavant ; et cela reste encore une des grandes fiertés des Péruviens.

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