Explorateur de nature

Au pays de Zia

15 jours / 14 nuits    difficulté: 1/3

Découvrir le Pérou en famille

Au pays de Zia

15 jours / 14 nuits      difficulté: 1/3
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Côte Verte à LimaCathédrale de LimaPaysage - PunoVolcan Misti à ArequipaPlace des armes à CuscoPlage à LimaQuartier de MirafloresLac TiticacaMonasterio de Santa Catalina à Arequipa

Pour découvrir les Andes en famille depuis la ville blanche d’Arequipa jusqu’au mystère de la citadelle de Machu Picchu. Un voyage à pied qui combine la randonnée avec des nuits chez l’habitant où vous serez chaleureusement accueillis pour partager un moment de vie. Un étonnant séjour sur les pas de Zia, la fille du grand prêtre Inca.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - Lima - Le début de l’aventure

Jour 2 - Lima et transfert pour Arequipa - Vol pour la cité blanche

Jour 3 - Visite d’Arequipa - Attention les yeux !

Jour 4 - Canyon de Colca - Une leçon de géologie vivante

Jour 5 - Canyon de Colca En route pour rencontrer le Roi des Andes !

Jour 6 - Ile de Taquile - Titicaca…c’est un gros mot ?

Jour 7 - Transfert de Puno à Cusco - En route pour le pays Inca !

Jour 8 - Matinée libre puis visite de Cusco - Sur les traces des Incas !

Jour 9 - Les sites archéologiques autour de Cusco - Cusco le nombril du monde !

Jour 10 - Pinchec - Patabamba - A pied dans la vallée sacrée !

Jour 11 - Patabamba – Pisac - Un vrai bouillon de culture !

Jour 12 - Mandor - Plouf !

Jour 13 - Visite de Machu Picchu

Jour 14 - Cusco / Lima - Le vol du condor !

Jour 15 - Lima - C’est quand que l’on revient ?

Les étapes de votre voyage

Arequipa

Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Lima. S’étendant sur un plateau à 2 380m, elle est dominée par l’imposant volcan Misti. Son surnom, «  la ville blanche », est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le sillar. Entre les monuments les plus remarquables de ce centre, le Monasterio Santa Catalina est tout un symbole. Mais le charme d’Arequipa réside dans son atmosphère chaleureuse, animée, pleine d’étudiants, d’artistes et de petits parcs pleins de fraîcheur… Les habitants de cette ville sont si fiers qu’ils se disent parfois ‘’indépendantistes’’. On les comprend un peu : cette ville est un petit bijou au style particulier dans le paysage péruvien

Canyon de Colca

A quatre heures de route environ, au nord d'Arequipa s'étend l'impressionnant canyon de Colca, le plus profond du monde avec jusqu’à 3400 m de profondeur à certains endroits (deux fois plus que le Gran Canyon des Etats-Unis !). Entouré des hauts sommets volcaniques, il s’étend sur plus 100km. Le fleuve  Colca coule au fond de la vallée ; il est parsemé de petits villages typiques, dont les habitants cultivent encore les terrasses construites à l’époque inca. Le canyon est surtout l’endroit idéal pour l’observation d’un emblématique animal andin : le condor. A Cruz del condor (la croix du condor), ils se rassemblent tôt le matin et volent parfois à quelques mètres des visiteurs  regroupés au bord de la falaise.

Le minuscule village de Cabanaconde est la base d’exploration du canyon de Colca : c’est là qu’il plonge le plus profond dans les antres de la terre. On y accède par des minibus en provenance de Chivay. 

Cathédrale d'Arequipa

Détruite régulièrement par des tremblements de terre, elle a presque toujours été restaurée en fonction du style d’origine. Son impressionnante façade de sillar brut domine toute une partie de la Plaza de Armas, ainsi que deux hautes tours blanches. Les immenses portes en bois valent le détour à elles seules. L’intérieur étant assez moyen, son intérêt principal réside surtout dans l’incroyable façade, immensément blanche. Petite curiosité, c’est l’une des rares églises autorisée à hisser le drapeau du Vatican.

Chivay

Chivay est un petit village situé dans le canyon de Colca à 3600 mètres d’altitude. Lieu de passage obligé lors de la visite du canyon de de Colca, la plupart des voyageurs choisissent de dormir à Chivay pour sa structure hôtelière, ses sources thermales et son typique marché.

Cruz del Condor

L’arrivée à ce point de vue est considérée comme le clou du spectacle en ce qui concerne la visite du le Canyon du Colca. Son nom, « la croix du condor », vient de l’incroyable densité de colonies de condors qui nichent dans les corniches alentours, et qui s’approchent extrêmement près de la falaise pendant leur vol –et donc des visiteurs ; et de la présence d’une immense croix au niveau du Mirador. La vue plongeante sur les 1200m de profondeur du canyon, la rivière au fond, les pics qui en sortent et les volcans environnants (l’ombre du Mismi surplombe tous les environs), rend l’observation du vol des Condors d’autant plus impressionnante. C’est le matin qu’il est le plus probable de les voir : le soleil commençant à réchauffer la roche, ces majestueux oiseaux prennent leur envol et commencent à planer au dessus de ce paysage de rêve. 

Monasterio de Santa Catalina

C’est un des édifices religieux les plus impressionnants de tout le pays : il apparait même sur les nouvelles pièces d’un sol. Avec ses 20 000m², cette citadelle est comme une ville au cœur de la ville : ses rues étroites, ses toutes petites places, ses cages d’escalier discrètes… On visite tout, tout,  tout, jusqu’aux cuisines et aux chambres-cellules. La pierre blanche, crème voire ocre de ses murs contrastent avec les fleurs aux couleurs vives des patios. Certaines religieuses ayant fait un vœu de retrait total de la société y vivent encore.  Le monastère abrite un petit musée archéologique, ainsi que quelques toiles d’art religieux de l’école de Cusco. C’est sans aucun doute l’un des arrêts inévitables et l’une des plus grandes merveilles de la ville d’Arequipa (qui n’en manque pourtant pas).

Horaires d'ouverture:
De 9.00 à 17.00
Le mardi et le jeudi de 08.00 à 20.00 


Patapampa

Le col de Patapampa, point le plus haut en direction du canyon de Colca (et certainement également de votre voyage au Pérou) culmine à 4910m d’altitude.  Vous y trouverez souvent de la neige et pourrez observer les sommets alentours tels que les volcans d’Ampato, Sacanbaya et Hualca-Hualca

Place des armes

Arequipa compte, comme toutes les autres villes péruviennes, une magnifique place  centrale. Elle est faite entièrement de la pierre blanche avec laquelle on a construit une bonne partie de la ville, le sillar : c’est ce qui lui vaut le surnom de la Ville Blanche. Tout autour, des arcades surplombées de balcons à colonnades en bois sculpté, abritant des cafés chics. Sur la place, les palmiers sont l’habitat naturel de nombreux pigeons, et au centre, une fontaine métallique peinte en vert. Dans ce cadre reposant et rafraichissant, la vue sur le Misti est à couper le souffle. 

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Cathédrale de Cusco

Les colons espagnols firent construire ce gigantesque édifice en 1559 sur les vestiges du palais de l’Inca Viracocha, le dernier empereur inca, en signe de domination pure et simple de la nouvelle civilisation sur l’ancienne. Du haut de ses marches, surélevée, la cathédrale de Cusco et ses deux tours semblent trôner sur la Plaza de Armas. En réalité, ce sont trois églises juxtaposées : la cathédrale proprement dite, l’église du Triomphe et l’église de Jésus Marie. L’intérieur est surchargé de détails, de petites chapelles adjacentes, d’or et d’argent, de sculptures (dont certaines d’artistes célèbres), de tableaux (plus de 400 !), très représentatifs de l’école cusquénienne… Mais le syncrétisme est omniprésent, avec ce mélange incessant de symboles andins avec des signes de la religion catholique classique. Lors des fêtes religieuses, la cathédrale se pare de ses habits de fêtes, et donne une certaine légèreté à cet édifice autrement lourd d’histoire et détails. Pour la petite histoire, on dit qu’un tunnel relierait la cathédrale avec le site de Sacsayhuaman…

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

jardin de mandor

La visite des jardins de Mandor situés à environ 1 heure d'Aguas-Calientes est une belle balade botanique o`l'on peut admirer de belles orchidées et des colibris.

Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Marché de San Pedro

Le grand marché central de Cusco se tient dans un immense hangar en fer, en face de l’église San Pedro. On y trouve de tout : dans la partie haute, des objets et tissus d’artisanat, ensuite la section jus, puis viande, fromage, légumes, fleurs, objets en bois, avec tout au fond quelques rangées de cantine avec, au choix, cochon de lait (lechon), ceviche ou menu du jour. Malgré sa situation centrale et la présence constante de touristes, ce marché a gardé son ambiance locale et traditionnelle, et les prix sont relativement ceux que l’on trouve dans d’autres zones de la ville.

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Patabamba

Ce petit village traditionnel andin situé sur les hauteurs de la vallée sacrée est situé à environ 40 minutes de Cusco.
Antipode propose en partenariat avec les villageois du tourisme « Vivenciel » avec des nuits chez l’habitant (Confort sommaire), des ateliers de teintures de tissus, de tissage et des repas traditionnels Pachamanka.

Pisaq village

L’autre intérêt de Pisac est le village lui-même. Pris en étau entre les deux hautes montagnes, au fond de la vallée où on cultive le maïs, Pisac est une petite bourgade tranquille où le tourisme a pris une importance conséquente. C’est le dimanche que le visage traditionnel de Pisac est le plus visible : après la messe (dite en quechua), les habitants sortent de l’église et traversent le village avec leurs habits et leurs coiffes traditionnelles, en soufflant dans leurs pututus, ces coquillages qui font l’effet d’une corne tyrolienne. Le marché dominical est riche en produits de la zone : patates, maïs, mais aussi fruits, légumes, pain et jus de fruits. Le reste du temps, c’est un marché plutôt touristique, mais qui a son charme, bariolé de couleurs et de saveurs bien typiques. Dans ce contexte, on a vu apparaitre un four à empanadas (ces snacks fourrés à la viande et aux légumes) : cuites dans un four à bois des plus traditionnels, colonial, c’est une attraction en tant que tel, et le goût et les saveurs des empanadas sont probablement les plus authentiques qu’on puisse trouver au Pérou.

Puka Pukara

Le nom signifie “fort rouge” en quechua, et vient de la couleur rosâtre que prend la pierre à certains moments de la journée, en fonction de la lumière. Il s’agit de l’un des sites archéologiques situés à la sortie de Cusco en direction de la Vallée Sacrée ; c’était probablement une place forte pour la protection de la ville, ainsi qu’une sorte d’entrepôt d’un certain nombre de produits agricoles. Depuis l’esplanade à l’arrière du site, la vue sur Cusco est superbe. 

Q'enqo

Derrière le site de Sacsayhuaman et du Christ Blanc qui domine la ville, le site de Q’enko signifie « zigzag ». Il tire son nom des tunnels, des escaliers, et des cuves creusés dans le gros rocher calcaire, en forme de zigzag, probablement pour recevoir le sang ou la chicha lors des cérémonies rituelles. Au sommet de ce rocher, on peut distinguer des sculptures en bas relief de pumas, de lamas et de condors. En dessous, une petite grotte servait probablement de lieu de cérémonie. 

Qoricancha

“Qoricancha” signifie le temple (cancha) de l’or (qori) en quechua. C’est un centre religieux et spirituel majeur pour les Incas et les Andins en général. Dédié au Dieu Soleil, des milliers de prêtres et de serviteurs y vivaient, au milieu des murs que l’on voit aujourd’hui, autrefois couverts de feuilles d’or, et meublés d’objets et de statues en or massif. Ils y rendaient les cultes et y observaient le mouvement des astres. Il est difficile d’imaginer telle splendeur aujourd’hui : il ne reste que les murs, tout l’or s’est envolé, pillé et emporté par les colonisateurs, et les grandes terrasses herbeuses, descendant de l’église de Santo Domingo, avec en contrebas une grande cour recouverte d’herbe, et au milieu un bassin octogonal, qui était, à l’époque, couvert de 55kg d’or. Aujourd’hui, ce qu’il reste de spirituel à ce centre, est que le Coricancha est le point de départ obligé de la fête de l’Inti Raymi, la fête du soleil, le 24 juin de chaque année, au moment du solstice solaire. Outre les quelques vestiges à l’intérieur du temple de Santo Domingo, un petit musée mal éclairé se situe sous la grande cour. C’est un des plus intéressants de Cusco, avec des crânes trépanés, des céramiques, des pièces de métal, etc. et d’excellentes explications sur la cosmovision andine et les rites et croyances religieuses inca. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Saqsayhuaman

Du haut des hauteurs environnantes de Cusco, se dresse l’incroyable site de Sacsayhuaman. Retenez ce nom, malgré la difficulté à le prononcer : c’est, de loin, le plus impressionnant dans les environs immédiats de Cusco (on peut y accéder à pied). De toute première importance tant sur le plan militaire que religieux, il ne reste que 20% de ce que c’était ; une grande forteresse, un complexe d’immenses remparts à trois étages, construits en zigzag, avec des blocs de pierre hauts de plusieurs mètres et lourds de plusieurs dizaines (voire centaines!) de tonnes. Au sommet de ces remparts encastrés, on trouve ce qui semble être un temple dédié au dieu solaire Inti ; et non loin de là, le trône de l’Inca et un autel sacré, appelé ushnu. On dit que Cusco fut conçu par l’Inca Pachacutec comme un puma ; Sacsayhuaman en serait la tête. C’est également ici que les festivités de l’Inti Raymi prennent fin, avec une représentation de la cérémonie traditionnelle qu’est le sacrifice de lamas pour pouvoir lire l’avenir dans leurs entrailles (rassurez-vous, ca n’est aujourd’hui plus qu’une mise en scène).

Tambomachay

C’est l’un des sites que l’on trouve à la sortie de Cusco, sur la route vers la Vallée Sacrée des Incas, un peu à l’écart de la route principale. On y découvre trois grandes terrasses en pierre taillée, reliées entre elles par des escaliers et des murs d’enceinte gravés de différents motifs liés à la religion des Incas. De plus, Tombamachay doit son surnom du Baño del Inca (bain de l’Inca) à la source d’eau naturelle qui jaillit dans la deuxième terrasse jusqu’à un bain de pierre cérémoniel ; les Incas auraient détourné des sources environnantes pour approvisionner en eau ce centre. 

Vallée sacrée des Incas

A une trentaine de kilomètres à peine de la ville de Cusco, la Vallée Sacrée des Incas est un espace agricole très fertile, grâce à présence de la rivière Vilcanota. Les Incas y avaient appris à dominer la culture du maïs, grâce entre autre à l’invention des cultures en terrasses. Allant de Pisaq à Ollantaytambo, c’est aussi l’emplacement d’importants centres cérémoniels qui le jonchent ; la vallée se termine par la descente vers le Machu Picchu. Aujourd’hui, cette vallée est un centre de grand intérêt archéologique au niveau mondial, où les visiteurs viennent des quatre coins du monde pour admirer l’œuvre incroyablement préservée des grands constructeurs incas. 

Eglise de San-Francisco

La construction de cet imposant bâtiment pris fin en 1674 ; le style baroque musulman, Moorish, y est archi-présent. Sa façade de pierre taillée et son parvis peuplé d’innombrables pigeons lui donnent un petit air de la place Saint Marc à Venise. L’importance de cette église tient avant tout à l’immense bibliothèque, qui contient des textes très anciens, en particulier des textes sur l’arrivée des conquistadors et le temps de la conquête espagnole. Certains manuscrits sont de véritables trésors de l’humanité. Les statues de saints et de martyrs dans la sacristie sont également un centre d’intérêt important. Finalement, ce qui fait la réputation de San Francisco est la présence  de catacombes : plus de 25 000 restes d’ossements, mystérieux, sont visitables le long de ces tunnels sombres dans les entrailles de la terre. 

Eglise et couvent de Notre Dame de la merced

Construite avant même la fondation de la ville, elle comprend un autel impressionnant et doré, et des reliques en argent précieuses. Elle a beaucoup souffert des catastrophes naturelles, et trois constructions successives et réparations ont été nécessaires à travers les siècles pour lui permettre de conserver sa fière allure d’origine.  

Eglise et couvent de Santo Domingo

Le plus ancien couvent de Lima, avec sa magnifique tour rose. On y trouve les restes de saints célèbres, comme Santa Rosa de Lima, Juan Masias et San Martin de Porres. L’influence mauresque de l’Espagne est palpable, et le cloître est d’une fraîcheur agréable avec ses grandes plantes, décoré d’azulejos ou d’arcades en pierre. Une jolie fresque en carrelage représente la vie de Saint Dominique. 

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

Place des armes

Comme pour toutes les villes d’Amérique Latin, la Plaza de Armas est le cœur et le centre ville du Lima. C’est là que Pizarro, conquistador qui soumit l’empire inca et assis la royauté espagnole sur cette partie de l’Amérique, fonda la Ville des Rois. Au milieu de la place bordée de palmiers, trônent une grande fontaine en bronze et une statue du même Pizarro à cheval. Tout autour de la place, la Cathédrale, imposante, le Palais du gouvernement (on peut assister au renouvellement de la garde tous les jours à midi et 18h, avec trompette, descente du drapeau et discipline de fer de rigueur), le Conseil Municipal de style néocolonial, et enfin le Palais de l’Archevêché. C’est le centre de la vie politique et historique, et à chaque épisode marquant de la vie du pays, la Plaza de Armas est immédiatement au cœur des manifestations.  

Place San-martin

Reliée à la Plaza de Armas par le Jiron la Union (rue piétonne et commerçante bordée de quelques beaux bâtiments coloniaux), cette majestueuse place de pierre blanche est fortement influencée par un mélange de style français Louis XV et espagnol. Au centre, la statue équestre de San Martin, le libérateur latino-américain. Cette place donne une impression de grandeur et de noblesse ; elle est bordée par le Grand Hôtel Bolivar, à la réputation luxueuse, et par le théâtre Colon, le tout premier cinéma de Lima.   

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

A savoir sur le Pérou

Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?La culture «  Chicha » au PérouLangues au PérouLa Danse au PérouQuels sont les Péruviens les plus connus ?
Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?

Quels sont les principales caractéristiques de la population au Pérou ?

La population au Pérou

La Pérou est, avec la Bolivie et l’Equateur, l’un des pays connaissant la plus forte proportion de population indigène d’Amérique Latine. 

Malgré tout, la caractéristique principale de la population péruvienne reste le métissage : entre le descendant d’européen, blanc, l’autochtone des Andes, et l’afro-américain, les mélanges de populations sont très importants. Cependant, ces métissages sont plus présents dans certaines zones géographiques que dans d’autres : sur la côte, qui accueille près de la moitié de la population, la diversité de couleur de peau est réelle. Les blancs, les mestizos encore appelés criollos, et les afro-américains, mais aussi des asiatiques se côtoient dans la zone la plus économiquement dynamique du pays. C’est également dans cette région qu’une élite politique et sociale concentre tout le pouvoir du pays. Cette centralisation et cette élite sociopolitique est un de ces héritages de la coloniaux qui n’ont jamais été remis en question. 

Dans les Andes et dans la forêt amazonienne, au contraire, la proportion de population amérindienne est beaucoup plus forte. Dans des villes comme Cusco, Puno, Huaraz, ou encore Cajamarca, et dans toute la campagne andine et amazonienne, la grande majorité de la population est très nettement amérindienne. Attention, il faut noter que le terme indio, en espagnol, est connoté négativement et est très facilement perçu comme une insulte : à user avec précaution. L’importance de la « race » est encore très forte au Pérou, et les préjugés raciaux et les discriminations (de toutes les « races » vers toutes les autres) vont encore bon train. 

L’autre caractéristique de la population péruvienne est l’incroyable densité de population de sa capitale, Lima, qui accueille plus de 9 millions d’habitants, soit un tiers de la population péruvienne. Ce statu lui confère une place véritablement à part dans la vie économique, sociale et politique du pays. L’exode rural des années 1980 à 2000 a provoqué une augmentation fulgurante des pueblos jovenes, ces quartiers à l’organisation déstructurée et chaotiques où la pauvreté urbaine se développe très rapidement. La population rurale et agraire a diminué de moitié entre 1960 et aujourd’hui, la concentration humaine dans la région de Lima commence à devenir assez problématique.

La culture «  Chicha » au Pérou

La culture « Chicha » au Pérou

La culture populaire au Pérou

La culture chica est le nom donné à une fusion de bien des styles différents : produit de l’histoire et de la diversité des cultures péruviennes, c’est aujourd’hui une mouvance extrêmement forte. Bien que rejetée pendant longtemps par l’élite péruvienne, aujourd’hui, la musique chicha, au moins, fait l’unanimité chez les jeunes.

Tout d’abord, expliquons l’origine du mot « chicha » : c’est une boisson que préparaient les Incas, à base de maïs fermenté, alcoolisée, qui était au cœur des fêtes avant l’arrivée des Espagnols dans les Andes. 

Ensuite, il faut savoir que cette culture « chicha » a commencé dans les pueblos jovenesde Lima, ces quartiers périphériques, sales et désordonnés. En effet, par vagues successives, la Lima coloniale s’est vue affublée petit à petit d’un nombre croissant de quartiers nouveaux, pauvres, fabriqués de toute pièce par des migrants andins, avec tout ce qu’ils pouvaient trouver : carton, planches dépareillées, tuiles en fer, bâche en plastique... D’abord dans les années 1950, à la recherche d’un travail et d’une vie plus digne (à l’époque les Indiens étaient employés comme servants dans bien des haciendas, propriétés agricoles gérées par des blancs). Puis, dans les années 1970 à 2000, en conséquence des terribles évènements liés au terrorisme et à la violence armée entre l’armée et le mouvement de guérilla. C’est ainsi qu’en une vingtaine d’année, Lima va tripler de taille : les migrants de l’exode rural ne sont plus minoritaires, mais bien majoritaires dans la capitale. 

Reprenant donc le terme de la boisson andine, toute une culture urbaine se développe dans ces nouveaux quartiers : andins, certes, mais non plus campagnards, et d’une culture andine aménagée. C’est la culture Chicha. 

Le plus représentatif de cette culture est sans aucun doute la musique : mélange de cumbia colombienne et de rythmes andins comme le huayno, on y a ajouté le rythme du bigbox américain, du hiphop, et les sonorités ont été réarrangées pour qu’elles soient plus « modernes ». Cette cumbia non traditionnelle fait donc fureur dans les quartiers pauvres de Lima, et rapidement s’étend à tout le pays. Les affiches et posters pour ces groupes « chicha » (citons par exemple Los Shapis, los HermanosYaypén) arborent des couleurs fluo et des formes presque psychédéliques. La plupart de la cumbia moderne qui s’écoute dans tout le Pérou appartient à la culture chicha. 

Chicha, on le dit également de la presse : dans ces quartiers pauvres, habités par des personnes de classes socio-culturelles basses voire très basses, apparaissent des journaux qui promeuvent le scandale, les pin-ups, les déclarations sensationnelles, les campagnes d’humiliation publique et la désinformation totale. L’ex-président Alberto Fujimori a d’ailleurs été impliqué dans plusieurs affaires de corruption ayant affaire à la presse chicha : il a souvent décidé des titres que ces journaux allaient faire paraitre, et orienté volontairement les sujets que cette frange de la population allait lire, car elle était la base de son électorat. Aujourd’hui, la presse chica est n’importe quel journal de basse qualité journalistique mais qui divertit en relatant les agissements scandaleux des célébrités.

Maintenant, chicha, on le dit de tout et n’importe quoi, tant que cela promeut la fête, la musique, et représente ce mélange de l’histoire et de la culture péruvienne, la masse souvent peu formée, l’urbain et l’andin en général.
Langues au Pérou

Langues au Pérou

Que parle-t-on au Pérou ?

L’espagnol est la langue officielle du Pérou, et la seule enseignée à l’école. C’est la langue des institutions publiques, des échanges commerciaux, et celle qui est communément la plus acceptée dans tout le pays. Cependant, la réalité bilingue du pays est incontestable. Dans toute la région andine et amazonienne, la population des villes mais surtout des campagnes, parle le Quechua, l’Aymara dans la zone de Puno et dans les environs du lac Titicaca, et différentes langues natives dans l’Amazonie. Il faut noter qu’entre un et deux millions de personnes ne parlent pas du tout l’espagnol, et ne parle que leur langue régionale maternelle. Cette diversité de langue est le reflet de la diversité de cultures qui existe dans le pays. C’est à la fois une richesse de par le dynamisme culturel que cela implique, et à la fois une difficulté majeure pour des thèmes aussi importants que l’éducation, la santé, bref, la vie en société.

En outre, il faut noter que l’anglais est très peu parlé (voire pas du tout parlé) par la population péruvienne. Seul dans les sites touristiques, hôtels-restaurants, ou compagnies aériennes, trouverez-vous la possibilité de parler anglais. Le français l’est donc encore moins. 

La Danse au Pérou

La Danse au Pérou

De par la grande variété de musiques coexistant au Pérou, il existe également une grande variété de danses. On peut les admirer tout au long de l’année, mais particulièrement lors des carnavals (Carnaval de Puno en mars) ou célébrations particulières (Inti Raymi à Cusco fin juin).

Sur la côte, les danses afro, avec son zapateo typique (où l’on frappe des pieds par terre) et le vals peruano sont les deux expressions classiques des influences venues d’Afrique et d’immigrants européens. La trace la plus claire de l’héritage colonial est la marinera, où les femmes portent de grandes robes, un peu à la flamenco espagnole, et brandissent des mouchoirs blancs de façon très élégante. C’est une danse de séduction où jamais l’on ne se touche. Cette danse est devenue le symbole national de l’identité péruvienne. 

Dans les Andes, une multitude de danses issues d’un mélange d’influences pourraient être mentionnées : danses préhispaniques, moquerie des colonisateurs, à caractère religieux et catholique, de séduction... Citons pour le moins la danza de las tijeras, la danse des ciseaux, qui tire son nom d’un instrument étrange au son duquel les danseurs font mille et une acrobaties. La diablada est caractéristique de la région aymara de Puno et du lac Titicaca : importée de Bolivie, elle représente la lutte entre le Bien et le Mal. Et puis, comme la musique que l’on a citée plus haut, le huayno est LA danse des Andes par excellence, et dansée lors de toutes les réunions sociales et fêtes dans la sierra.

Quels sont les Péruviens les plus connus ?

Quels sont les Péruviens les plus connus ?

Sofia Mulanovich
Née le 24 Juin 1983 à Punta hermosa, Sofia Mulanovich est une surfeuse péruvienne professionnelle. Dès son plus jeune âge, elle a pratiqué ce sport sur tous les spots péruviens. 
Considérée par les spécialistes comme l’une des meilleures surfeuses au monde, elle est la porte drapeau et un des facteurs de l’engouement de ce sport au Pérou.

Son palmarès est impressionnant :
2004  Championne du monde
2003  Deuxième place au  World Qualifying Series WQS
2003  Septième place au World Championship Tour WCT
2003  Elue comme meilleure espoir au  WCT
2002  Deuxième place au WQS
2002  Championne nationale du Pérou pour la quatrième fois consécutive

Mario Testino
Ainée d’une famille nombreuse de Lima, il s’installa à Londres en 1976 et commença à travailler comme photographe de mode. Très vite, son talent le propulsa au premier rang des photographes et il collabora avec les plus grands magazines comme Vogue ou Vanity Fair.
Il a beaucoup travaillé avec Kate Moss et cette collaboration participera beaucoup au succès du mannequin.

Gastón Acurio
Fils d’un sénateur péruvien, il fit des études de droit à l’université de Lima mais abandonna rapidement pour partir à Paris faire des études au Cordon Bleu, par passion pour la cuisine et le terroir.
Véritable entrepreneur, il est à la tête d’un empire de la cuisine avec des franchises partout sur le territoire national et dans le monde. Il contribue largement au développement et au rayonnement de la cuisine péruvienne, notamment avec l’organisation, chaque année, de la foire internationale de gastronomie à Lima. Il est selon les spécialistes le meilleur chef d’Amérique du sud et chaque ouverture de restaurant est un événement.

Juan Diego Flores
Ancien élève du Conservatorio Nacional de Música de Lima né le 13 janvier 1973, il commença sa carrière de chanteur au Coro Nacional du Pérou. Repéré très tôt pour son aptitude comme ténor et sa maîtrise remarquable dans les aigües, il obtint une bourse Curtis Institute de Philadelphie.
Dès ses 23 ans, il fit ses débuts au très célèbre Rossini Opera festival et enchaina les prestations dans les plus prestigieux Opéras du monde comme le Metropolitan Opera de New-York, Carnegie hall et le Théâtre des champs Elysées.

Mario vargas llosa
Mario Vargas Llosa est certainement le Péruvien le plus célèbre, lauréat du prix Nobel de littérature en 2010. Il écrivit son premier roman en 1963 à Paris, La ville et les chiens, œuvre inspirée de sa jeunesse et de son éducation dans une école militaire à Lima. Encensé par la critique et connaissant un succès commercial mondial, il est traduit dans plus de 20 pays : c’est le début d’une formidable carrière d’écrivain qui commence.

Son œuvre :

La ciudad y los perros, 1963 
La maison verte, 1965 
Les chiots, 1967 
Conversation à la cathédrale, 1969 
Pantaleón et les visiteuses, 1973 
La tante Julia et le sribouillard, 1977 
La guerre de la fin du monde, 1981 Histoire de Mayta, 1984 
Qui a tué Palomino Molero ?, 1986 
L’homme qui parle, 1987 
Eloge de la marâtre, 1988 
Lituma dans les Andes, 1993 
Les cahiers de Don Rigoberto, 1997
La fête au bouc, 2000 
Le paradis – Un peu plus loin, 2003 
Tours et détours de la vilaine fille, 2006 
Un Rasta à Berlin, octobre 2009 
Comment j'ai vaincu ma peur de l'avion, 2009 
Le rêve du Celte, 2010 

Victor Delfin
Peintre et sculpteur péruvien né le 20 Décembre 1927, il est connu mondialement pour ses œuvres qui tournent autour des oiseaux, des chevaux et d’autres animaux, chargés de sensualité. Il réalisa la sculpture la plus connue de Lima qui est dans le parc de l’amour : « El beso ».
Il s’est illustré notamment contre la dictature de Fujimori dans les années 90 et contre la guerre entre le Pérou et l’Equateur.
Sa maison à Lima est un musée privé qu’il est possible de visiter (seulement sur demande).

Yma Sumac
Yma Sumac, de son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chávarri del Castillo, née le 12 Septembre 1922 et décédée le 1 Novembre 2008, était une chanteuse Mezzo-Soprano péruvienne.
Elle est une descendante directe du dernier empereur Inca Atahualpa.
Dès son plus jeune âge, elle chantait dans des groupes de musique folklorique andine. Repérée par le ministère de l’éducation, elle commença d’abord une carrière nationale au Pérou.
Très vite, son art s’exporta dans les Opéras du monde entier, mais son véritable succès fut aux Etats Unis d’Amérique : surnommée «  La castafiore Inca », elle termina sa carrière par des films à Hollywood 


Javier Perez del Cuellar
Né le 19 Janvier 1920, il commença sa carrière d’avocat au service diplomatique du Pérou et fut très vite nommé ambassadeur en France, au Royaume-Uni, en Bolivie et au Brésil.
Après avoir été pendant de longues années la voix du Pérou à l’ONU il devient pour deux mandats le secrétaire général des nations unis.
Il est connu pour avoir apaisé les tensions entre l’Angleterre et l’Argentine après la guerre des Malouines, avoir ramené la paix et la stabilité en Amérique centrale et avoir aidé à maintenir la paix au Sahara occidental entre le front Polisario et le Maroc.


Chabuca granda
Chabuca Granda, de son vrai nom Maria Isabel Granda y Larco, née le 3 Septembre 1920 et décédée le 8 Mars 1983, est considérée comme l'une des plus grandes chanteuses-compositrices du Pérou. Son style de chanson fut d'inspiration Afro-péruvienne, principalement la valse, mais aussi le Tondero,  la  Copla et  le Lando.
Véritable icône de la culture péruvienne, il n’y a pas de fête au Pérou sans une de ces compositions.



Petites anecdotes sur le Pérou

 La feuille de coca… des indiens au coca-colaOù peut-on trouver des chiens sans poils ? Où Werner Herzog a tourné son film « Fitzcarraldo » ?Cuy –le cochon d’inde…El condor pasa
 La feuille de coca… des indiens au coca-cola

La feuille de coca… des indiens au coca-cola

La feuille de coca, tantôt vénérée, tantôt combattue, a toujours occupé une place prépondérante dans les différentes civilisations qui ont peuplé le Pérou actuel. En effet, à l’origine, c’est une plante sacrée des Andes que l’on utilisait (et que l’on utilise encore) dans de nombreux rituels, comme l’offrande à la Pachamama, etc. Mais lors de la colonisation espagnole, le clergé chrétien l’a condamnée comme « feuille du diable », un des nombreux dispositifs ayant pour but de déraciner la culture et les croyances locales pour imposer le christianisme à ces peuples païens.A la fin du XIX° siècle, l’américain John Pemberton mélange cette feuille andine avec du vin rouge français, inventant par là même l’ancêtre du Coca-Cola. Puis, le mélange de la feuille de coca avec la noix de kola a produit une boisson stimulante et énergisante. Jusqu'à l’heure d’aujourd’hui, la Coca Cola Company achète quelques centaines de tonnes de feuilles de coca par an pour la confection de la fameuse boisson gazeuse.
A partir des années 1960, le narcotrafic commence à s’étendre peu à peu sur le continent sud-américain, et la culture de la feuille de coca commence à devenir celle des paysans pauvres qui cherchent à gagner un petit peu plus en cultivant la coca au lieu de produits agricoles aux prix en chute libre. Dans les années 1990, les programmes de lutte contre la production de coca vont bon train. Le seul ayant eu une répercussion positive sans pour autant exciter le mécontentement des paysans a été le blocus aérien entre la Colombie et le Pérou, empêchant par là même le commerce des substances nécessaires pour la production de pâte basique de la cocaïne. Des programmes de desarrollo alternativo, développement alternatif, soutenant la production agricole pour éviter un détournement de la main d’œuvre vers la culture du coca, ont été mis en œuvre, mais la plupart sont de véritables échecs du fait, entre autre, des bas prix des produits agricoles qu’on tentait de substituer à la culture de la coca. 
Malgré la mauvaise image internationale qu’a cette petite feuille, les paysans péruviens continuent à la mâcher et à l’utiliser dans les rituels andins. En effet, les propriétés vertueuses de cette feuille sont innombrables. Radicale contre les maux de têtes et autres symptômes du mal d’altitude, contre la fatigue du travail physique avec le peu d’oxygène disponible, coupe-faim (deux des principales raisons pour lesquelles les paysans andins mâchent cette précieuse feuille tout au long de la journée), aidant la digestion, analgésique… On peut la mastiquer doucement afin d’en extraire le jus, et y ajouter de la llijta un peu sucrée pour passer son goût amer, ou la prendre en infusion. Mais attention, malgré tout, la feuille de coca est toujours considérée internationalement comme une drogue ; ne tentez pas d’en ramenez chez vous, vous risquez de passer un sale moment à l’aéroport...

Où peut-on trouver des chiens sans poils ?

Où peut-on trouver des chiens sans poils ?

Le chien nu Péruvien : 
Cette race de chien est originaire du Pérou, comme en témoigne les céramiques pré-incas ornées de motifs représentant ces animaux. Leur caractéristique principale est l’absence totale de poil sur leur corps, excepté sur leur tête en une petite crête noire. Pour compenser la perte de chaleur due à l’absence de poils, la température de leur corps est donc plus élevée d’environ 3°C par rapport à d’autres races de chiens. D’où, un usage traditionnellement médicinal de ces animaux, afin de traiter les rhumatismes ou encore l’asthme. 

 Où Werner Herzog a tourné son film « Fitzcarraldo » ?

Où Werner Herzog a tourné son film « Fitzcarraldo » ?

Dans le célèbre film de Werner Herzog de 1982, Brian Sweeney Fitzgerald, ou Fitzcarraldo, représente un personnage réel, Carlos Fitzcarrald : fils d’un marin nord-américain et d’une Péruvienne, il fut l’un des plus intrépides aventuriers à se lancer à travers la forêt amazonienne. Après quelques déboires pendant la guerre du Pacifique contre le Chili en 1881, il se gagne le surnom de « fou de la forêt », quand, se cachant dans la région d’Iquitos (au milieu de la forêt amazonienne), il est l’un des premiers « barons du caoutchouc ». Mais le transport de cette matière première incroyable se trouvait bloqué par la présence imposante des Andes.De là lui surgit l’idée de chercher un fleuve qui naitrait dans l’Amazonie péruvienne ou bolivienne et qui rejoindrait le grand fleuve Amazone pour emporter directement par voie fluviale le caoutchouc en direction de l’Atlantique. Cette quête prit rapidement des dimensions colossales : il tenta de creuser lui-même un fleuve, eut à se confronter à des rébellions de populations natives, acheta des terrains dans une zone réputée inaccessible de l’Amazonie, lança des milliers de barques et d’hommes au milieu de la forêt vierge à la recherche d’un passage miraculeux, dû les transporter à dos d’hommes quand les rapides se faisaient trop forts… Il fit construire des mansardes de taille disproportionnée, au confluent de deux fleuves pour en faire sa base d’opérations, au milieu de nulle part…Le film de Herzog met évidemment en avant la figure du visionnaire-fou ayant vécu des aventures dignes d’Indiana Jones ; mais l’histoire vraie n’est finalement pas bien loin de la fiction.

Cuy –le cochon d’inde…

Cuy –le cochon d’inde…

Vous pensiez que le cochon d’inde était un animal domestique tout doux et tout chaud que les enfants cajolent ? Eh bien en tout cas, pas au Pérou ! En effet, ici le cochon d’inde, appelé le cuy, est une spécialité culinaire…
Cet animal se reproduit très rapidement et en grande quantité, ne prend pas d’espace, ne demande pas beaucoup de soins et ne consomme pas grand-chose ; c’est donc un animal très facile et pratique à élever pour sa viande ! Viande savoureuse, d’ailleurs, et très bien mise en valeur par l’assaisonnement typique du pays. Malgré tout, la présentation de ce plat on-ne-peut-plus traditionnel (dans les campagnes, toutes les familles élèvent –au moins— quelques familles de cuys) peut choquer les âmes sensibles : il est servi entier, avec la tête, les oreilles, les pattes, les petites griffes… 
Cela dit, aller au Pérou et ne pas goûter au cuy, c’est comme aller en France et ne pas goûter aux fromages. Ca serait vraiment dommage.

El condor pasa

El condor pasa

Probablement la mélodie andine la plus connue au monde. A l’origine, c’est une œuvre théatro-musicale du même nom, dont l’air principal a été composé au début du XX° siècle : c’est une reprise d’une mélodie typique des Andes, agencée en une histoire d’exploitation des indigènes dans les mines du Pérou. Le Condor représente l’aspiration à la liberté de ces populations opprimées.
Présenté en 1960 à Paris par le groupe péruvien Los Incas, cet air sera récupéré à maintes reprises (Simon and Garfunkel en 1970, entre autres) avec des paroles de plus en plus différentes. Depuis 2004, cet air est classé comme Patrimoine Culturel National, et on peut l’entendre très souvent aux quatre coins du pays.

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